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mercredi 15 août 2018

Salade de tomates au Pourpier d'été


Vous l'avez peut-être remarqué (ou pas d'ailleurs) mais le blog est un peu en pause estivale ces jours-ci... la faute non pas aux vacances (elles seront très courtes cette année) mais la faute aux températures caniculaires qui m'ont éloigné de toute forme d'alimentation dépassant la soupe froide ou la tomate-mozza 😌

Je sors donc un peu de ma torpeur culinaire pour vous proposer une idée de salade tout à fait dans la tendance "farniente gourmand". 

Plus qu'une recette, il s'agit d'une idée - j'ai toujours du mal à considérer les mélanges d'ingrédients comme des recettes à part entière - et surtout d'un glanage à base, en partie, de plante sauvage.

dimanche 3 septembre 2017

Gaspacho pêches et tomates


Contrairement à ce que la photo peut laisser supposer... ceci n'est pas un smoothie bol, c'est un gaspacho 😉

Alors je vous l'accorde, la présentation fait un peu plat sucré et les pêches ne sont pas là pour arranger la chose 😊 Vous allez peut-être trouver que je prépare un peu trop de fruits en version salée après les chausson aux abricots et au roquefort du début d'été. Mais je dois bien avouer que j'ai toujours eu un faible pour le sucré-salé. 

D'ailleurs, les deux ingrédients principaux étant des fruits, cette soupe froide n'a en réalité absolument pas une saveur sucrée-salée. Le vinaigre est aussi là pour l'en préserver 😄

mardi 11 juillet 2017

Spaghetti alle vongole fujute {Pâtes aux palourdes... sans palourdes}


La recette que je vous propose aujourd'hui est une illusion des papilles... Vous connaissez sans aucun doute les pâtes aux palourdes, grand classiques du sud de l'Italie.

Les spaghetti alle vongole sont l'un des essentiels et des incontournables de la cuisine napolitaine. Simples et tellement savoureux, ils font partie de ces plats qui - lorsqu'ils sont réalisés à la perfection - peuvent vous faire tomber amoureux d'une cuisine (ou du cuisinier 😄). Il faut dire qu'en matière de mariage gastronomique entre les pâtes et les produits de la mer, les napolitains sont de vrais champions. 

Mais ici... point de vongole, zéro palourdes, aucun produit de la mer ! Pourquoi ? Parce qu'elles se sont échappées 😉 ("fujute" en dialecte de Naples). Ce plat est donc un plat de spaghetti d'où les palourdes se sont enfuies 😊 

mardi 27 juin 2017

Ojja tunisienne {Oeufs à la sauce tomate}


La recette que je vous propose aujourd'hui est mon plat préféré de la cuisine tunisienne : la ojja

A base d'oeufs et de tomates, c'est à la fois un plat simple - il faut peu d'ingrédients - et très roboratif. Il est aussi plein de saveur notamment grâce à un mélange d'épices : le tabel (ou tabil). Sa composition diffère beaucoup en fonction des familles (c'est traditionnellement une préparation maison) mais ce qui domine sa saveur c'est la coriandre.

A déguster avec du pain ou - dans une version spéciale gros gourmands - avec des frites (œufs + tomates + frites c'est tout simplement excellent) c'est vraiment un plat minute. Il se doit d'ailleurs d'être dégusté bien chaud et surtout... très très épicé 😏

jeudi 19 janvier 2017

Cannelloni Brocciu, Blettes et Menthe comme en Corse


Cette semaine est un peu sous le signe du voyage... Après la Russie mardi, je vous emmène sous des latitudes plus proches : en Corse.

Plus proche mais pas moins enneigé ces jours-ci. La Sardaigne aussi est sous la neige et je dois bien avouer que c'est un spectacle dont j'aurais aimé profiter... Fort heureusement, sans profiter du spectacle, on peut toujours profiter de la nourriture et des délicieux produits que nous offrent ces deux îles 😉

Pour l'une comme pour l'autre, j'ai toujours beaucoup de mal à trouver les produits en question hors de leur terre d'origine. Pour la Sardaigne, belle-maman y remédie deux fois par an 💕 pour la Corse, il me faut compter sur la chance. Alors lorsque j'ai croisé du brocciu (du vrai, de Corse, Ghisoni pour être exacte) je me suis dit que c'était un jour où il fallait jouer au loto. 

vendredi 14 octobre 2016

Coda alla Vaccinara { Queue de bœuf comme à Rome }


Il fait froid hein ? (Ouiiii !) 
Vous avez envie de plats mijotés et réconfortants ? (Ouiiii !)
Mais un peu de soleil romain ça vous tente aussi ? (Ouiiii !)

Vous êtes au bon endroit ^^

La recette que je vous propose aujourd'hui correspond parfaitement à mon envie du moment (qui je l'espère est aussi la votre) : du chaud, du gourmand, du réconfortant. C'est un grand classique de la cuisine romaine : la coda alla vaccinara. Ce plat met en oeuvre l'un des éléments importants du  quinto quarto romain, la queue de bœuf

Dans la cuisine romaine, le quinto quarto - le cinquième quart - c'est la partie qui reste de l'animal une fois que les bons morceaux ont été détaillés et vendus. Ce sont tous les abats mais aussi la langue et la queue. Archétype de la nourriture pauvre (seuls les riches pouvaient ce permettre les morceaux de viande dits nobles) partout dans le monde pendant des siècles, ces bas morceaux sont désormais souvent très recherchés. 

Je crois qu'à Rome comme dans beaucoup d'endroits en Italie, la cuisine est une affaire sérieuse... Il suffit de voir Sora Lella et son pollo alla Romana rudoyer le pauvre journaliste de la Rai (enfin Sora Lella pas le poulet ^^) lorsque celui-ci a le malheur de dire que ça n'est pas la seule manière de préparer cette volaille ! Cependant, si on peut vous houspiller pour beaucoup de crime de lèse majesté (la pasta alla carbonara avec les mauvais ingrédients, les maritozzi avec ou sans raisins secs, etc.) pour ce plat les différentes versions se côtoient étrangement à Rome même... sans trop de grabuge.

Plat pauvre à l'origine (comme tous les plats réalisés avec les bas morceaux), la recette tiendrait son nom du quartier de Rome où elle est née, quartier où habitaient les Vaccinari, ceux qui abattaient et dépeçaient les bœufs dans la ville éternelle. Un peu comme le quartier de la boucherie à Limoges mais avec beaucoup plus de soleil et d'accent romain ^^ 

vendredi 12 août 2016

Pane Frattau comme en Sardaigne


La recette que je vous propose aujourd'hui est l'un des plats emblématique de la Sardaigne : le pane frattau

Je suis étonnée de ne pas vous avoir proposé cette recette plus tôt tant elle est simple et savoureuse. C'est même l'une de mes préférées ! Composée de tomates, de basilic, de pecorino et de pain carasau (ce pain sarde tout fin et craquant auquel j'avais consacré un article il y a quelques années), le tout est surmonté d'un œuf poché et servi dans la foulée. C'est un plat campagnard, très essentiel dans sa composition et sa préparation puisque le bouillon sert à cuire l’œuf puis à imbiber les feuilles de pain. 

C'est un plat unique, rassasiant et parfait pour qui travaillait dans les champs. L'origine en est inconnu - le mythe d'une création en hommage au roi d'Italie n'a a priori pas lieu d'être - mais l'utilisation des "vieux" morceaux de pane carasau fait penser à d'autres recettes présentes sur l'île, à plus forte raison parce que la tomate était présente chez beaucoup seulement les jours fastes. C'est une "recette" née de la nécessité de consommer les produits présents. 

Aujourd'hui c'est un plat que l'on sert à l'assiette mais il est normalement fait pour être partagé... libre à vous de choisir votre version préférée :-)

dimanche 26 juin 2016

Lasagnes roulées façon Puttanesca


Le soleil est (enfin) revenu ! Du coup c'est un peu lui la star de mes photos. L'autre star reste bien évidemment le plat ^^

Cette fois à plus forte raison l'esthétique du plat puisque ces lasagnes sont un peu particulières. Lorsque Bénédicte de Osez la gourmandise nous a proposé comme thème pour cette 44ème Battle food : le roulé dans tous ses états ; je dois bien avouer que j'étais un peu en peine... 

S'il y a bien une chose que je n'ai pas l'habitude de faire en cuisine, c'est celle de rouler des préparations. Peut-être aussi parce que je ne suis pas très manuelle comme fille. Je crois d'ailleurs qu'il n'y a aucune recette correspondant à cette caractéristique sur le blog. 

Donc nouveauté : désormais, je roule. Oui, mais quoi ? Les bûches et autres desserts à base de génoise étaient pour moi inenvisageables. Et au détour d'un placard de cuisine, illumination ! J'allais rouler des lasagnes ! Dans une frénésie d'achat de pâtes, j'avais mis la main sur un paquet de lasagna riccia, des lasagnes "bouclées" avec de jolies petites ondulations sur les bord. Comme souvent j'étais super contente en les achetant ("je vais faire des belles lasagnes") et puis en y réfléchissant bien, cachées sous de la sauce tomate et de la béchamel... mes feuilles de lasagne pouvaient tout autant être classiques. 


vendredi 17 juin 2016

Lentillons de Champagne façon Caprese


Encore une fois, l'Italie s'invite dans une recette qui à la base n'est pas du tout italienne. Je ne sais pas si cela se fait beaucoup en dehors de France mais pour moi, la salade (froide) de lentilles a le goût de l'enfance... mais pas forcément bon goût à l'époque. Il faut dire que j'étais loin d'être la fan de lentilles que je suis devenue. 

Devenue grande, je les aime toutes : les très classiques lentilles vertes du Puy, les jolies lentilles corail, les lentilles beluga toutes noires, les grosses lentilles blondes et depuis peu les lentillons de Champagne. J'ai découvert cette variété dans mon épicerie en vrac et je dois avouer que j'ai été assez agréablement surprise par cette petite lentille un peu rose. Vous l'aurez compris, on la nomme lentillon en raison de sa taille et c'est notable lorsqu'elle est à côté de ses copines plus volumineuses. Inutile de préciser qu'elles viennent de Champagne, ça aussi c'est compris dans le nom. 

Vous aurez déjà eu l'occasion de le remarquer avec d'autres recettes, les lentilles permettent beaucoup de variantes en cuisine et notamment en salade (la version feta, tiges d'oignon et curcuma a toujours un certain succès à la maison). Comme on espère encore que le beau temps et l'été vont arriver, j'ai cette fois associé mes lentilles avec THE classique de la cuisine italienne : l'insalata caprese

La salade caprese est originaire comme son nom l'indique de Capri. Des tomates, de la mozzarella (en tresse en théorie donc très grosse) et du basilic. Eventuellement un peu d'huile d'olive et... c'est tout ! J'imagine déjà la tête de certains en voyant le détournement honteux que j'ai fait de cette recette ^^

Ici j'ai donc rendu cette salade beaucoup plus "nordique" et consistante en y intégrant ces petites lentilles rosées. Ça n'a rien à voir avec l'original mais je dois avouer que j'aime beaucoup cette version très italienne des lentilles. Et puis cela change de celle que nos cousins transalpins dégustent le 31 décembre ;-)

mardi 16 février 2016

Zuppa di pane toscane aka Ribollita


S'il y a un plat que le temps suggère (impose ?) en ce moment, c'est bien la soupe

Celle que je vous propose aujourd'hui est plus que roborative et derrière son nom peu amène (soupe de pain ça ne fait pas forcément envie) se cache l'un des grands classique de la cuisine toscane

Cuisine campagnarde, pauvre et savoureuse, cette gastronomie a peu conquis le reste du monde, malgré la surfréquentation de ses villes superbes et de ses paysages époustouflants. Elle se compose majoritairement de produits de la ferme (des oeufs, des abats, de la charcuterie, du blé...) ou du jardin. Si vous voulez en avoir un bon aperçu, je ne peux que vous conseiller le livre de Giulia Scarpaleggia I love Toscana (en italien ou en anglais) sur la cuisine Toscane. 
Vous le savez aussi certainement, la Toscane est connue pour son pain. On le nomme pane toscano et il s'agit de grosses miches de campagne dont la particularité est de ne pas être salées ! Le but est parait-il de pouvoir goûter au mieux l'huile d'olive et les charcuterie mais je dois avouer que cela ne m'a jamais vraiment plu. 

Ce pain entre ici dans la composition d'une soupe, un peu comme élément de recyclage (on ne jette pas le pain en Toscane ou ailleurs ;-) Rassurez-vous, vous pouvez tout à fait remplacer ce pain très spécifique par un beau pain de campagne cuit au feu de bois

Pour le reste, plus qu'une recette, c'est vraiment une idée - et le partage d'un plat que j'aime beaucoup - que je vous propose. En effet, cette soupe se prépare un peu avec les légumes du jardin auxquels on ajoute des haricots et que l'on sert avec le pain rassis. Autant vous dire qu'il y a peut-être plus de recette que de cuisinières ^^

Les deux grands indispensables (en dehors du pain) sont les haricots blancs et les choux. Notamment le cavolo nero (une variante locale du chou kale qui est devenu très à la mode) et le chou frisé (la verza) que nous appelons aussi chou de Milan. Ensuite, carottes, tomates en conserve (fraîche en saison), pommes de terre, un peu de chou blanc (cavolo cappuccio), ... Laissez libre court à votre imagination.

Et si je vous parle aussi de ribolitta - l'un des plats les plus réputés de la cuisine toscane - c'est tout simplement parce que c'est la même chose... mais servi le lendemain et donc "re-bouilli" ;-) 


mardi 12 janvier 2016

Zuppa di farro - Soupe de petit épeautre {Souvenirs romains}


Ça n'est pas qu'il fasse bien froid mais le temps est tellement maussade que je suis en mode soupe presque tous les soirs... Pour faire revenir un peu de soleil et de couleurs dans les cuisines, celle que je vous propose aujourd'hui porte en elle toute la douceur de vivre et le soleil de Rome. C'est plutôt bien comme programme ;-)

Bon en réalité, à Rome aussi il fait parfois moche en hiver mais cette recette est une tentative de reproduction de la zuppa di farro d'un restaurant de la ville éternelle que j'adore. 
Armando al Pantheon c'est un petit restaurant situé (comme son nom l'indique) juste à côté du Panthéon. Si j'y suis allée, c'est parce qu'une amie qui avait fait ses études à Rome n'avait de cesse de mentionner ce lieu et sa soupe dont elle essayait en vain de récupérer la recette auprès de son amie Fabiana (qui oeuvre accessoirement dans les cuisines de ce restaurant avec son papa). J'ai eu l'occasion de passer un repas en Sardaigne avec elle - toujours grâce à cette amie commune - et le seul mot qui me venait à l'esprit c'était "pétulante". Tout ce que l'on peut imaginer de la femme italienne (exception faite de sa blondeur) en rondeur, en exubérance et en accent romain :-) 

C'est ainsi que la curiosité aidant, je suis allée goûter cette fameuse soupe. Je vous annonce tout de suite deux choses : 
1-elle est divine (oui, c'est bien d'une soupe dont je parle) 
2-je ne suis pas arrivée - moi non plus - à "craquer" la recette. La texture est différente mais le goût lui est très voisin. Pour les ingrédients, je suis assez certaine de mon coup ;-) 
Si jamais vous avez l'occasion d'aller à Rome, je vous conseille fortement cet endroit, non pas pour manger "italien" (ce qui en Italie a peu de sens) mais bien pour manger romain. La carte ne comporte d'ailleurs presque que des plats issus de la tradition laziale

En France - du moins à ma connaissance - on ne trouve que très difficilement du farro, c'est-à-dire des graines d'amidonnier (triticum dicoccum) mais son frère l'engrain ou petit épeautre (triticum monococcum) et vraiment très similaire. 

Voici donc la "presque" zuppa di farro de Armando al Pantheon, bien chaude, très gourmande et un peu ensoleillée.  

mardi 10 novembre 2015

Pesce a scabecciu... Poisson à l'aigre douce comme en Sardaigne


Nous voici revenues avec Graziella de L'Italie dans ma cuisine et Sophie de La conque d'or pour notre voyage gourmand dans nos régions respectives. Cette fois nous vous proposons un secondo piatto, le plat qui correspond à notre plat de résistance. Poisson ou viande, ils sont parfois accompagnés de contorni (des légumes). 

Notre ingrédient commun : les produits de la mer. Cela peut sembler vaste mais en réalité en Sardaigne, le choix se réduit assez vite. 

En effet, contrairement à d'autres îles italiennes mais à l'image de leur voisins corses, les sardes se sont rapidement - à quelques exceptions près - retirés vers l'intérieur des terres. Si les hommes de l'âge nuragique étaient de grands marins (principalement pour le commerce), les siècles suivant furent ceux des invasions et de la pirateries, deux dangers venus de la mer. Associés à la quantité non négligeable de zones de marais, on comprend pourquoi les hommes ont préféré la terre. 
Malgré tout, de nombreuses zones côtières sont restées peuplées. C'est le cas de la catalane Alghero, de Cagliari, de Carloforte, de la zone autour d'Oristano et de l'archipel de la Maddalena pour ne citez qu'elles. 

La cuisine sarde bien que plus riche de plats de viande que de plats de poisson dispose tout de même d'un éventail non négligeable de spécialités. Beaucoup sont des primi (des plats de pâtes) ou des antipasti mais les secondi ne sont pas absents. 
Au delà des diversités - la recette que je vous propose aujourd'hui existe dans différentes zones de l'île avec quelques variantes à chaque fois - on retrouve certains points communs dans les recettes traditionnelles. 

Le premier est l'utilisation très large des poissons dits pauvres. sardines, maquereaux (très prisés à Sassari),  grondinsrascasses sont des poissons très présents sur les tables. On consomme également beaucoup de crustacés et de mollusques : poulpes, sèches, petites pieuvres, moules, couteaux, oursins,... 

Un autre caractéristique est le caractère en général assez simple des préparations (je l'ai appris à mes dépens, pas forcément pour ceux qui ne sont pas habitués aux produits de la mer). Beaucoup de poissons sont tout simplement cuits sur la braise ou au four avec des pommes de terre et quelques tomates (un délice !). Une autre préparation très habituelle consiste à les cuire dans un peu de vin blanc


La recette que je vous propose aujourd'hui correspond à cette dernière idée. Il s'agit de cuisiner le poisson (frit théoriquement mais pour certains on les prépare aussi bouilli pour être plus léger) dans une préparation à base de tomate, d'ail en plus ou moins grande quantité et surtout de vinaigre : a scabecciu

jeudi 24 septembre 2015

Le Rougail saucisses de Nath

Le Rougail saucisses est un plat que j'aime beaucoup mais que je n'avais jamais préparé personnellement. Du coup l'occasion était trop belle pour ne pas me lancer :-)

En la matière, je me suis fiée à la blogueuse made-in Réunion dont je suis virtuellement - mais aussi géographiquement - la plus proche, Nath de Pourquoi je grossis.

Dans son petit déménagement, elle n'a pas - ou pas encore je l'espère - porté avec elle cette délicieuse recette. Mais elle n'était pas passé inaperçue en ce qui me concerne ^_^

Du coup très peu de modification par rapport à la recette d'origine en dehors des quantités. J'ai juste mis un peu moins de curcuma et j'ai remplacé l'échalote par l'oignon. Cela ne fera pas plaisir à Carlo Cracco qui prétend que l'échalote c'est vachement plus cool que l'oignon mais tant pis... Pour les puristes j'ai aussi sauté d'étape de cuisson des saucisses dans l'eau bouillante. L'opération est là principalement pour les dégraisser et pour éviter que la viande ne se délite trop par la suite, ce qui pour le premier aspect n'était pas le cas de mes saucisses.

En effet à la maison nous avons tenté la recette en version "saucisse locale" faute d'avoir des vraies saucisses réunionnaises. Le goût est différent et si vous trouvez la V.O. je vous conseille de la choisir (et de diminuer la dose de piment). J'ai eu l'occasion de goûter la préparation avec des saucisses fumées, c'est très bon 
aussi


vendredi 18 septembre 2015

Velouté de Poivrons rouge, Tomates et Epices

C'est encore l'été... Si, si, je vous assure, regardez le calendrier ! Il va falloir le regarder de très près car le temps est lui plus qu'automnal (la lumière de la photo m'en est témoin). 

Toujours est-il que les légumes d'été sont eux encore bien présents sur les étals des marchés. Mais qui a envie d'une salade de tomates bien fraîche alors qu'il ne fait qu'une petite dizaine de degrés dehors ? 
Du coup on s'adapte, on fait des soupes, on mange des plats bien chauds... Et surtout on ne renonce pas aux légumes gorgés de soleil - ils sont bien les seuls - en les propulsant au rang d'ingrédient principal d'un velouté

C'est bien le cas de la recette que je vous propose aujourd'hui puisqu'elle est composée de poivrons rouges - rôtis - et de tomates. Oui parce que elles, elles mûrissent et rougissent encore alors que nous, nous perdons petit à petit notre beau hâle estival... la vie est injuste parfois ;-) 

Pour renforcer le côté chaleureux de ce velouté, j'ai ajouter une belle quantité d'épices mais aussi quelques pommes de terres rôties. Après la pizza que je vous ai proposé en début de semaine, vous allez penser que cela tourne à l’obsession mais cela fait quelques temps déjà que j'y ai trouvé une bonne alternative aux croûtons de pain (surtout les dimanches soir sans pain si vos voyez ce que je veux dire).

Autre avantage de la recette, elle peut devenir super rapide. Super rapide si vous avez rôti les poivrons à l'avance et que vous utilisez des restes de pommes de terre au four ;-) 



mercredi 9 septembre 2015

Aubergines au four comme en Sardaigne { Melanzane alla sarda }


Vous pensiez que l'été était terminé ? Que nenni ! 

Je ne sais pas chez vous mais chez moi, la saison de l'aubergine bat son plein. C'est toujours quelque chose que j'aime ce décalage des saisons entre mes deux "chez-moi". Pour l'avoir vu chez certaines blogueuses, les aubergines ont par exemple 2 mois d'avance en Provence par rapport au Limousin... et bien c'est la même chose en Sardaigne ;-) 

Du coup mon retour ce fait encore une fois en douceur niveau cuisine puisque les étals des marchés sont encore pleins de légumes et de fruits qui pour moi évoquent l'été. Et puis nous ne sommes pas encore officiellement en automne. 

Alors en attendant de pouvoir cuisiner des châtaignes, des champignons et des potimarrons, voici un plat qui sent bon l'été. Je vous en parlais sur Facebook, j'ai récupéré cet été beaucoup de recettes (écrites) hérités de la grand-mère maternelle de mon cher et tendre. Et bien celle que je vous propose aujourd'hui est un héritage oral direct de la nonna du côté paternel. Je l'adore ! Elle a 90 ans et elle fait encore de la gym (plus en forme que moi en somme).  

Lors d'un repas dominical, la discussion c'est orientée sur la meilleure manière de manger les aubergines... Je crois que la France et l'Italie sont bien les deux seuls pays où l'on parle de nourriture lorsque l'on est à table. Il faut dire qu'en Sardaigne et tout particulièrement dans le Nord à Sassari, l'aubergine est une véritable religion ! La mirinzana - en dialect local - a même sa chanson (pas glamour du tout donc je vous passe l'explication de texte). 
Si on peu la consommer en parmigiana comme un peu partout en Italie, ma version préférée de l'aubergine est cuite au barbecue avec beaucoup (beaucoup) d'huile d'olive, d'ail et de persil
Mais selon la mamie - et on ne contredit pas les mamies italiennes - la meilleur version et la plus consommée dans le nord de l'île reste celle des aubergines à la sarde. C'était la première fois que j'en entendais parlé et je lui ai donc demandé de quoi il s'agissait. Si vous voulez le découvrir... il ne vous reste plus qu'à lire la recette ;-) 

jeudi 13 août 2015

Taboulé de boulghour, concombre, tomate et nectarine


Cela fait un peu semaine de la pêche mais ce fruit est présent dans la recette d'aujourd'hui sous une forme différente puisque c'est une nectarine :-)

Cette fois, l'idée est d'unir le plus possible deux traditions du taboulé et une petite touche sucrée salée. Si Le plus connu en France et sans aucun doute le plus consommé reste le taboulé à base de grains de semoule de blé dur (proche de salades que l'on trouve au Maghreb), ma préférence sur beaucoup de points va à celui venu du Proche-Orient et que l'on nomme par simplification taboulé libanais

La partie "céréale" y est représentée par le boulghour. Mais il reste très peu présent en proportion puisque l'ingrédient principal est le persil. De la menthe, un peu de tomate, huile d'olive et jus de citron, c'est un plat délicieux et où la seule difficulté est de couper suffisamment fin les feuilles. Autre difficulté chez moi... Je suis la seule à aimer suffisamment le persil au point de le manger en salade :-) 

Pour rétablir l'harmonie autour de la table, voici une version toute personnelle du taboulé. Le boulghour reste mais prend les proportions que l'on retrouve dans le taboulé oriental. Le persil se fait plutôt discret au milieu d'autres herbes aromatiques et la nectarine apporte un petit côté sucré salé très agréable. 

Un taboulé pas tout à fait dans les règles de l'art mais très rafraîchissant :-) 

mardi 28 juillet 2015

Soupe froide au Melon et à la Mozzarella

Ah les grandes chaleurs... quand elles sont là on les maudit, quand elles partent on les regrette... 

Pour parer au retour des grandes chaleurs, voici un plat que j'adore en été parce qu'il ne nécessite aucune cuisson : la soupe froide. Pour certaines comme celles à base de courgettes, il faut tout de même un petit temps de cuisson et donc l'usage d'une casserole (= vaisselle en plus ;-)
Ici rien de tout ça puisqu'il suffit de mixer les ingrédients. Personnellement comme je suis véritablement nulle en choix de melon (et assez enquiquinante sur la consistance qu'il doit avoir), je ne vous cache pas que c'est aussi un bon moyen pour apprécier les melons qui ne sont pas au top de leur forme :-)

Une soupe froide au melon, ça n'a rien de bien original - il y en a des centaines sur internet - mais il y a ici un ingrédient qui change tout... Le Vinaigre à l'ail rose du Tarn. Avec la menthe il apporte beaucoup de relief à la soupe (qui sans cela pourrait presque faire un dessert). 

Dans cette recette j'ai mis - presque à regret - les dernières gouttes de ce superbe vinaigre acheté auprès de la Vinaigrerie des quatre voleurs. Je vous parlais d'un autre de leurs vinaigre dans un article précédent mais celui ci est véritablement mon préféré ! Sa saveur très délicate m'a poussée les premiers temps à en mettre presque partout et c'est seulement parce que le niveau dans la bouteille baissait que je me suis calmée. 

Si le melon peut être moyen niveau saveur, la qualité du vinaigre mais également celle de l'huile d'olive sont les deux seuls vrais secret pour réussir ce plat... en somme rien de très compliqué pour les vacances ;-) 


samedi 11 juillet 2015

Comme un Goulash...

Le sous-titre de la recette aurait pu être "entre le gulas de Gordana et celui de belle maman mon coeur balance..." pour la bonne est simple raison que la recette que je vous propose aujourd'hui - en plus de faire monter de quelques degré la température, comme si cela était nécessaire - est un mélange entre la recette de Gordana et celle préparée par la mère de mon cher et tendre. 

Le goulash n'a pourtant rien de sarde mais c'est l'un des piatti forti de ma belle maman. Et comme le goulash de Gordana, il ressemble bien peu à ce que les hongrois nomment ainsi. 
Les deux plats sont différent mais c'est pourtant bien ainsi qu'on les nomme. Celui yougoslave - et celui que je connaissais avant d'aller en Hongrie - est un ragoût de viande avec de l'oignon, du paprika et parfois de la tomate. La version italienne contient beaucoup (beaucoup !) de tomate mais ça le rend finalement assez agréable puisque la sauce est bien plus consistante. Avec une salade de poivrons et un peu de pain, ça fonctionne très bien. 

Ici j'ai suivi les conseils de Gordana pour la préparation - j'ai pris la même viande mais libre à vous de varier - en ajoutant la "belle-mère touch" à tout ça :-)

vendredi 10 juillet 2015

Punjene paprike {Poivrons farcis au riz et à la viande comme en Serbie}

Après l'apéritif, voici l'entrée :-)

Demain je vous proposerai une recette pas tout à fait de saison - non pas au niveau des ingrédients mais pour une question de température - mais aujourd'hui nous restons en été.

Les légumes farcis c'est un grand classique dans beaucoup de pays bordant le bassin méditerranéen. On en trouve en Tunisie, en France, en Italie mais aussi tout le long de l'Adriatique et même au delà. Question thématique, nous sommes donc en plein dedans ;-)


Et si je connaissais les poivrons farcis frits - dangereusement délicieux, surtout pour les hanches - j'ai découvert que les poivrons farcis à la viande et au riz était un grand classique en ex-Yougoslavie. Cela m'a un peu fait pensé aux grands-mères d'ici qui mélangent viande et riz en cas de pénurie de chair à saucisse pour préparer des tomates farcies. Il est vrai que le riz reste moins cher que la viande et cela partout dans le monde (du moins je l'espère).

Visiblement on utilise de petits poivrons ronds mais comme c'est introuvable ici - sauf à les faire pousser - j'ai utiliser des poivrons cornus assez voisins. 

Pour avoir vu plein de recettes différentes - pas tant au niveau des ingrédients que des modalités de préparation - j'ai opté pour ce qui me semblait le plus logique. Ce ne sont donc certainement pas des poivrons farcis dans les règles de l'art... mais ils sont délicieux :-)


dimanche 5 juillet 2015

Panino di melanzane alla parmigiana

Battle food... trente-troisième ! 
Organisé par Elise du très beau blog And so we cook, le théme de cette édition est « Un pique-nique à l’ombre des palmiers » ! Tout un programme ;-)

Comme il fallait concevoir une recette que nous emporterions avec nous sur la plage, dans un parc ou à la campagnemon choix c'est porté - après pas mal d'hésitation - sur ce qui est pour moi LE sandwich de l'été : celui à base de melanzane alla parmigiana

Vous allez dire que je suis tombée sur la tête pour envisager cela... c'est aussi ce que je pensais avant d'être en ItalieMoi qui était habituée aux plages de l'Atlantique, j'ai découvert en Sardaigne une tout autre manière de "vivre" la plage. Et quand je dis vivre la plage, je pourrais presque dire vivre À la plage ! Parce que pour certaines familles c'est véritablement ça. Les gens viennent avec la mamie, les enfants, le chien, les parasol, les chaises, les jeux et surtout la glacière. Précieuse glacière qui ne contient pas des choses basiques comme des fruits, du pain et du jambon... Non ! Elle contient des bonnes choses préparées par la mamma avec en tête les fameuses melanzane alla parmigiana (il y a un dessin de Fiamma Luzzati très rigolot sur cette habitude en Sicile). 

A Sassari il y a un autre cliché dans le même style, celui des gens qui apportent à la plage un thermos contenant des gigioni (plus connus sous le nom de gnocchetti  sardi) al sugo... a manger très chaud bien évidemment. J'exagère un peu car tout le monde ne pratique pas ainsi mais ça me fait toujours sourire de voir ces véritables campement (et je me demande toujours comment les gens ont le courage d'emporter tout ça). 

Pour ma part, je pratique aussi les melanzane alla parmiagiana à la plage... mais dans une version plus pratique - coincées dans un petit pain - et aussi moins organisée puisque je l'achète au bar, préparé par la maman de Raffaele (si vous allez à Mugoni, arrêtez-vous au bar delle Ninfe ;-) 

Ici c'est une version clairement allégée que je vous propose - attention, pas light, juste un peu moins grasse - puisqu'au lieu de frire les aubergines, je les ai grillées. Deux avantages à cela : on réduit un peu la quantité totale d'huile (mais rassurez-vous, la lecture de la recette fera tout de même faire des bons à un nutritionniste) et surtout le résultat est un peu moins moelleux. C'est loin d'être un avantage quand on mange la parmigiana comme plat mais dans un sandwich, c'est nettement plus pratique ;-)


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