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vendredi 14 octobre 2016

Coda alla Vaccinara { Queue de bœuf comme à Rome }


Il fait froid hein ? (Ouiiii !) 
Vous avez envie de plats mijotés et réconfortants ? (Ouiiii !)
Mais un peu de soleil romain ça vous tente aussi ? (Ouiiii !)

Vous êtes au bon endroit ^^

La recette que je vous propose aujourd'hui correspond parfaitement à mon envie du moment (qui je l'espère est aussi la votre) : du chaud, du gourmand, du réconfortant. C'est un grand classique de la cuisine romaine : la coda alla vaccinara. Ce plat met en oeuvre l'un des éléments importants du  quinto quarto romain, la queue de bœuf. 

Dans la cuisine romaine, le quinto quarto - le cinquième quart - c'est la partie qui reste de l'animal une fois que les bons morceaux ont été détaillés et vendus. Ce sont tous les abats mais aussi la langue et la queue. Archétype de la nourriture pauvre (seuls les riches pouvaient ce permettre les morceaux de viande dits nobles) partout dans le monde pendant des siècles, ces bas morceaux sont désormais souvent très recherchés. 

Je crois qu'à Rome comme dans beaucoup d'endroits en Italie, la cuisine est une affaire sérieuse... Il suffit de voir Sora Lella et son pollo alla Romana rudoyer le pauvre journaliste de la Rai (enfin Sora Lella pas le poulet ^^) lorsque celui-ci a le malheur de dire que ça n'est pas la seule manière de préparer cette volaille ! Cependant, si on peut vous houspiller pour beaucoup de crime de lèse majesté (la pasta alla carbonara avec les mauvais ingrédients, les maritozzi avec ou sans raisins secs, etc.) pour ce plat les différentes versions se côtoient étrangement à Rome même... sans trop de grabuge.

Plat pauvre à l'origine (comme tous les plats réalisés avec les bas morceaux), la recette tiendrait son nom du quartier de Rome où elle est née, quartier où habitaient les Vaccinari, ceux qui abattaient et dépeçaient les bœufs dans la ville éternelle. Un peu comme le quartier de la boucherie à Limoges mais avec beaucoup plus de soleil et d'accent romain ^^ 

mercredi 5 octobre 2016

La Pasta e Ceci de "I soliti ignoti"


Peu de défis culinaires m'auront enthousiasmé autant que cette Bataille food : La Cuisine Fait Son Cinema. 

Avec ce thème, Lucie et Ariana de Cosmic tomatoes touchaient en plein mes deux plus grandes passions : la cuisine et le cinéma (l'histoire aussi m'ai j'en ai fait autre chose ^^). J'avais d'ailleurs déjà réalisé quelques recettes tirées de films que j'aimais tout particulièrement comme la sachertorte de Bianca (de Moretti) ou les beignets de tomates vertes du film éponyme. 

Bien évidemment, j'avais une multitude d'idées parmi lesquelles il m'a fallu trier pour n'en retenir qu'une... Comme beaucoup de gens, j'ai mes préférences en matière de cinéma. J'aime beaucoup le cinéma asiatique - j'ai bien pensé un instant aux dorayaki du superbe film les délices de Tokyo - je suis fan de Lynch et je continue d'adorer la Nouvelle Vague. Mais j'ai aussi une vraie passion pour les vieux films italiens (petite je voulais être Monica Vitti... ça n'a pas trop marché ;-)

Comme je vous parle souvent de la gastronomie italienne, je me suis décidée à choisir un film et un plat très représentatifs de l'un et de l'autre (et qu’accessoirement j'adore) : I soliti ignoti et sa célèbre pasta e ceci. 

mardi 16 février 2016

Zuppa di pane toscane aka Ribollita


S'il y a un plat que le temps suggère (impose ?) en ce moment, c'est bien la soupe. 

Celle que je vous propose aujourd'hui est plus que roborative et derrière son nom peu amène (soupe de pain ça ne fait pas forcément envie) se cache l'un des grands classique de la cuisine toscane. 

Cuisine campagnarde, pauvre et savoureuse, cette gastronomie a peu conquis le reste du monde, malgré la surfréquentation de ses villes superbes et de ses paysages époustouflants. Elle se compose majoritairement de produits de la ferme (des oeufs, des abats, de la charcuterie, du blé...) ou du jardin. Si vous voulez en avoir un bon aperçu, je ne peux que vous conseiller le livre de Giulia Scarpaleggia I love Toscana (en italien ou en anglais) sur la cuisine Toscane. 
Vous le savez aussi certainement, la Toscane est connue pour son pain. On le nomme pane toscano et il s'agit de grosses miches de campagne dont la particularité est de ne pas être salées ! Le but est parait-il de pouvoir goûter au mieux l'huile d'olive et les charcuterie mais je dois avouer que cela ne m'a jamais vraiment plu. 

Ce pain entre ici dans la composition d'une soupe, un peu comme élément de recyclage (on ne jette pas le pain en Toscane ou ailleurs ;-) Rassurez-vous, vous pouvez tout à fait remplacer ce pain très spécifique par un beau pain de campagne cuit au feu de bois. 

Pour le reste, plus qu'une recette, c'est vraiment une idée - et le partage d'un plat que j'aime beaucoup - que je vous propose. En effet, cette soupe se prépare un peu avec les légumes du jardin auxquels on ajoute des haricots et que l'on sert avec le pain rassis. Autant vous dire qu'il y a peut-être plus de recette que de cuisinières ^^

Les deux grands indispensables (en dehors du pain) sont les haricots blancs et les choux. Notamment le cavolo nero (une variante locale du chou kale qui est devenu très à la mode) et le chou frisé (la verza) que nous appelons aussi chou de Milan. Ensuite, carottes, tomates en conserve (fraîche en saison), pommes de terre, un peu de chou blanc (cavolo cappuccio), ... Laissez libre court à votre imagination.

Et si je vous parle aussi de ribolitta - l'un des plats les plus réputés de la cuisine toscane - c'est tout simplement parce que c'est la même chose... mais servi le lendemain et donc "re-bouilli" ;-) 


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