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vendredi 13 avril 2018

Sarrasin grillé {Kasha} cuit comme un Risotto


La recette du jour est un peu printanière - puisque les oignons nouveaux sont arrivés - mais c'est aussi un croisement entre la Russie et l'Italie. 

Pourquoi cette association ? Parce qu'un produit au demeurant très présent dans la cuisine russe - et du Nord de l'Europe de l'Est en général - est ici cuisiné selon une méthode très italienne : celle du risotto 😉

Si j'ai cherché une idée un peu différente de la Kasha russe, c'est parce que pour cette Battle food, ma chère Hélène de Keskonmangemaman nous a demandé de cuisiner des petites graines : lentilles, quinoa, blé, riz... mais aussi le sarrasin ! Et comme c'est un produit que j'aime beaucoup et que j'utilisais seulement pour faire la kasha en version russe, je me suis dit que le moment était venu de se creuser un peu la tête. 

lundi 19 février 2018

Nouilles chinoises au Porc {Recette anti-gaspi}


Vous n'avez pas pu y échapper, c'est la semaine dernière qu'a eu lieu le nouvel an chinois. Les magasins ont mis en avant une débauche de produits asiatiques ce qui, il faut bien l'admettre, n'est pas pour me déplaire.

C'est en effet une cuisine que j'adore, même dans sa version occidentalisée qui malheureusement est souvent notre lot. Il faut bien avouer qu'une pincée de gingembre ou une petite larme de sauce soja ont toujours un certain charme sur différents plats. Je ne suis pas encore arrivée au point d'en mettre dans un bœuf mode - quoi qu'il y ait de l'idée - mais je suis une grande fan de ces produits pour "retravailler" des produits. 

Et c'est tout à fait l'idée derrière ce plat. Il s'agit d'un reste de rôti de porc - votre reste de rôti de porc du dimanche midi - accommodé à la mode asiatique pour en faire un nouveau plat mais aussi pour s'adapté aux quantités restantes souvent petites. 

mercredi 20 décembre 2017

Carottes anciennes rôties au Sirop d'agave et Huile de sésame


Comme tout les ans au moment des fêtes, je me creuse la tête pour savoir quel accompagnement servir. Cette année je n'ai pas à y réfléchir, c'est peut-être pour cette raison que j'ai des idées 😏

Je ne sais pas si c'est le cas chez vous mais chez moi c'est toujours une grande interrogation pour sortir des classiques pommes de terre (sous toutes leurs formes). Il y a bien évidemment les châtaignes, les choux - notamment ceux de Bruxelles qui sont un classique du Noël outre-Manche - le fenouil, les navets ou les rutabaga et tous les légumes d'hiver. On peut également piocher de bonnes idées du côté de l'Italie avec une délicieuse recette de chou-fleur napolitaine ou une association pommes de terre / artichauts venue de Sardaigne (oui, je sais, encore des patates)... D'ailleurs si jamais vous cherchez d'autres idées d'accompagnement, vous trouverez la liste ICI.

mercredi 5 juillet 2017

Banh mi végétarien {Tofu mariné et Mayonnaise épicée}


C'est mercredi, c'est banh mi ! Et c'est surtout Bataille food 😉 Amateurs de pique-nique et de repas au grand air, vous allez adorer le thème choisi par notre marraine, Lova de Graine de faim kely : Sandwichs du monde. Vous avez l'eau à la bouche ? Moi aussi 😏

Bien évidemment avec un thème comme celui-ci, j'ai tout de suite pensé à l'Italie. Mais entre le panino de melanzane alla parmigiana, les tramezzini ou la piadina farcie au straccino (un grand classique en Emilie-Romagne), j'étais un peu bloquée... Je vous avais déjà proposé le premier, les deuxièmes ne me semblaient pas adaptés (tout le monde est capable de préparer des tramizzini classiques (ceux de Venise sont un défi à la logique) et pour la piadina il suffisait d'ajouter le fromage à l'intérieur du pain... C'est presque une non-recette 😄 

vendredi 19 mai 2017

Soupe de Fanes de Carottes


Après les pommes de terre nouvelles... les carottes nouvelles ! Oui, je suis une monomaniaque des légumes de printemps ces jours-ci 😉

Les carottes sont arrivées un peu après d'autres légumes de saison chez ma maraîchère, mais elles n'en sont pas moins excellentes (et très attendues en ce qui me concerne). Je n'étais d'ailleurs pas la seule à les attendre puisque depuis quelques années, je rencontre devant l'étal un petit garçon - avec ses parents je vous rassure - qui a une véritable passion pour les carottes ! A tel point qu'il la fait souvent nettoyer sur le moment par ses parents pour ensuite la dévorer 😊 

Au delà du fait qu'il soit adorable, cela me fait toujours beaucoup sourire car je repense à la petite fille que j'étais... petite fille qui ne mangeait des carottes que lorsqu'elles étaient soigneusement (et pas en trop grande quantité) cachées dans une purée de pommes de terreDésormais j'adore les carottes et je dois avouer que les premières du printemps sont absolument exquises : douces, tendres et presque sucrées... cela serait dommage de les manger autrement que crues. 

vendredi 3 mars 2017

Petits Chaussons à la Carotte et au Chèvre


Les carottes, ça rend aimable... heureusement parce que c'est la deuxième recette autour de ce légume que je vous propose cette semaine 😊

Après avoir fait un détour par l'Inde, voici une préparation sans origine réelle... sauf celle d'un reste de carottes cuites ! C'est en effet ainsi qu'est née il y a déjà quelques temps cette recette toute simple. Je n'ai pas pour habitude de jeter la nourriture - je ne le fait jamais en réalité - mais il m'arrive d'en préparer trop. Cela fait le plaisir de mes proches, mais cela fait aussi l'objet de différents recyclages 😉

mercredi 1 mars 2017

Paratha aux carottes {Pain plat indien}


Aujourd'hui c'est le premier jour du mois de mars mais aussi le premier mercredi... c'est donc la Bataille food. Cette fois, c'est Maman est psychomot' qui nous a proposer comme thème "cachons les fruits et les légumes". 

Il est vrai que c'est une gentille attention à l'égard de toutes les mamans qui - comme la mienne autrefois - font face à un refus catégorique lorsqu'il s'agit de manger des légumes ! Mais en réalité, c'est la deuxième règle qui m'a permis de trouver l'idée de cette recette : il fallait une graisse d'origine végétale

Parmi la cuisine indienne qui reste une de mes préférées (du moins celle que j'ai mangé en Angleterre) ce trouve un pain qui contient de la graisse végétale mais qui est souvent servi nappé de ghee : le paratha. C'est quelque chose que l'on retrouve dans différentes régions de l'Inde et sous différentes formes. J'en ai mangé farcis à la viande, au fromage et aux herbes... Vérification faite, il existe aussi des parathas aux légumes ! Et notamment le Gajar paratha, le paratha aux carottes (yes !)

mercredi 1 février 2017

Crumble de Légumes d'Hiver épicés


J'aime beaucoup le rutabaga et j'ai l'impression que c'est un légume trop souvent délaissé... sauf peut-être en Limousin où il reste un incontournable. Sa saveur puissante en est peut-être la raison mais je  que trouve que cela donne de délicieux résultats une fois bien assaisonné. 

Lorsque ma chère Hélène de Keskonmangemaman - celle du fondant aux amandes 😉 - a lancé comme thème pour la nouvelle Bataille food "crumble mania", je suis tout de suite partie sur une idée sucrée. Après tout, c'est l'essence même du crumble. Et puis au détour de mon panier du marché, j'ai croiré mon - très gros - rutabaga qui me regardait d'un air suppliant pour ne pas finir simplement bouilli et servi avec de la moutarde (c'est ainsi que je l'aime 😋). Après m'être un peu préoccupée sur cette tendance à d’anthropomorphisation des légumes, j'ai pensé au défi en cours pour lequel je n'avais toujours pas de véritable recette.

mardi 17 janvier 2017

Kasha ou Kacha de Sarrasin {Recette russe}


On passe parfois à côté de certaines choses... La recette d'aujourd'hui en est l'illustration 😏

Je l'ai déjà évoqué dans de précédentes recettes, j'aime beaucoup le livre Recettes végétariennes slaves de Daria Sobowiec. C'est une vraie mine d'or pour la cuisine végétarienne d'hiver ! Pour celle d'été - avec les poivrons notamment - aussi, mais ce sont des légumes que j'ai moins de difficultés à accommoder.

L'une des recettes du livre est celle de la kasha de sarrasin. Plat symbole de la cuisine russe, il s'agit de grains de sarrasin cuits et agrémentés de légumes, autrement dit le menu parfait au cœur de l'hiver. Si j'aime beaucoup le sarrasin, je dois avouer que l'idée de manger une bouillie (c'est ce que signifie le mot en russe) ne m'enchantait pas... j'avais donc laissé cette recette de côté. 

mardi 25 octobre 2016

Salade de Carottes comme en Tunisie {Ommek houria}


Le sous-titre aurait pu être : la recette qui m'a réconciliée avec les carottes cuites !

Pendant des années j'ai refusé d'en manger, marquée par les détestables carottes vichy de la cantine... Et c'est en Tunisie que j'ai découvert que les carottes cuites, cela pouvait être non seulement mangeable mais aussi délicieux. J'ai également appris que la notion de "piquant" est toute relative (enfin ma maman surtout ;-)

C'est d'ailleurs grâce à elle que je connais un peu la cuisine tunisienne - elle y a résidé quelques temps - que je voue une véritable passion à la ojja (un plat d’œuf délicieux) et que je cherche depuis longtemps à refaire de la mloukhiya, ce plat d'un vert très sombre et à la saveur si particulière. 

vendredi 14 octobre 2016

Coda alla Vaccinara { Queue de bœuf comme à Rome }


Il fait froid hein ? (Ouiiii !) 
Vous avez envie de plats mijotés et réconfortants ? (Ouiiii !)
Mais un peu de soleil romain ça vous tente aussi ? (Ouiiii !)

Vous êtes au bon endroit ^^

La recette que je vous propose aujourd'hui correspond parfaitement à mon envie du moment (qui je l'espère est aussi la votre) : du chaud, du gourmand, du réconfortant. C'est un grand classique de la cuisine romaine : la coda alla vaccinara. Ce plat met en oeuvre l'un des éléments importants du  quinto quarto romain, la queue de bœuf

Dans la cuisine romaine, le quinto quarto - le cinquième quart - c'est la partie qui reste de l'animal une fois que les bons morceaux ont été détaillés et vendus. Ce sont tous les abats mais aussi la langue et la queue. Archétype de la nourriture pauvre (seuls les riches pouvaient ce permettre les morceaux de viande dits nobles) partout dans le monde pendant des siècles, ces bas morceaux sont désormais souvent très recherchés. 

Je crois qu'à Rome comme dans beaucoup d'endroits en Italie, la cuisine est une affaire sérieuse... Il suffit de voir Sora Lella et son pollo alla Romana rudoyer le pauvre journaliste de la Rai (enfin Sora Lella pas le poulet ^^) lorsque celui-ci a le malheur de dire que ça n'est pas la seule manière de préparer cette volaille ! Cependant, si on peut vous houspiller pour beaucoup de crime de lèse majesté (la pasta alla carbonara avec les mauvais ingrédients, les maritozzi avec ou sans raisins secs, etc.) pour ce plat les différentes versions se côtoient étrangement à Rome même... sans trop de grabuge.

Plat pauvre à l'origine (comme tous les plats réalisés avec les bas morceaux), la recette tiendrait son nom du quartier de Rome où elle est née, quartier où habitaient les Vaccinari, ceux qui abattaient et dépeçaient les bœufs dans la ville éternelle. Un peu comme le quartier de la boucherie à Limoges mais avec beaucoup plus de soleil et d'accent romain ^^ 

jeudi 23 juin 2016

Crème d'Asperges au Paprika



Les asperges... le retour !

Après les vertes en risotto, voici les blanches dans une recette bien loin de l'Italie. J'ai récemment découvert en discutant avec Sandra - la productrice de ces asperges blanches - que les blanches et les violettes sont souvent les mêmes asperges... C'est seulement que certaines ont pris le soleil et d'autres non. 

Si en réalité les blanches sont couvertes pour ne pas se colorer, je dois bien avouer que ces derniers temps, elles ne risquaient pas trop l'insolation. Aussi ai-je réalisé une recette tout à fait dans l'esprit d'un printemps pluvieux et d'un début d'été un peu gris malgré la chaleur. 

Je suis allée cherché du côté de l'Est une épice que j'adore : le paprika ! Lors d'un voyage à Budapest, j'avais fait une réserve conséquente de cette épice que je ne connaissais que dans sa version douce mais que j'ai eu le plaisir de découvrir dans son aspect beaucoup plus piquant. Il y a bien longtemps que tout mon paprika hongrois a été consommé mais j'ai tout de même gardé les petites boîtes :-)

L'association avec les asperges n'est pas à ma connaissance un classique en Hongrie mais c'est en testant que l'on trouve des unions qui fonctionnent. C'est le cas de celle-ci puisque le piquant et la rondeur du paprika se marient très bien avec le côté un peu lisse de l'asperge blanche.

Toujours côté météo à table, deux intérêts pratiques à cette recette : elle se mange aussi bien chaude que froide et surtout elle peut aussi être réalisée avec des conserves d'asperges maison ! Pratique hors saison pour un repas rapide (le fait que les asperges soient déjà cuites réduit énormément le temps de cuisson ;-)


mardi 16 février 2016

Zuppa di pane toscane aka Ribollita


S'il y a un plat que le temps suggère (impose ?) en ce moment, c'est bien la soupe

Celle que je vous propose aujourd'hui est plus que roborative et derrière son nom peu amène (soupe de pain ça ne fait pas forcément envie) se cache l'un des grands classique de la cuisine toscane

Cuisine campagnarde, pauvre et savoureuse, cette gastronomie a peu conquis le reste du monde, malgré la surfréquentation de ses villes superbes et de ses paysages époustouflants. Elle se compose majoritairement de produits de la ferme (des oeufs, des abats, de la charcuterie, du blé...) ou du jardin. Si vous voulez en avoir un bon aperçu, je ne peux que vous conseiller le livre de Giulia Scarpaleggia I love Toscana (en italien ou en anglais) sur la cuisine Toscane. 
Vous le savez aussi certainement, la Toscane est connue pour son pain. On le nomme pane toscano et il s'agit de grosses miches de campagne dont la particularité est de ne pas être salées ! Le but est parait-il de pouvoir goûter au mieux l'huile d'olive et les charcuterie mais je dois avouer que cela ne m'a jamais vraiment plu. 

Ce pain entre ici dans la composition d'une soupe, un peu comme élément de recyclage (on ne jette pas le pain en Toscane ou ailleurs ;-) Rassurez-vous, vous pouvez tout à fait remplacer ce pain très spécifique par un beau pain de campagne cuit au feu de bois

Pour le reste, plus qu'une recette, c'est vraiment une idée - et le partage d'un plat que j'aime beaucoup - que je vous propose. En effet, cette soupe se prépare un peu avec les légumes du jardin auxquels on ajoute des haricots et que l'on sert avec le pain rassis. Autant vous dire qu'il y a peut-être plus de recette que de cuisinières ^^

Les deux grands indispensables (en dehors du pain) sont les haricots blancs et les choux. Notamment le cavolo nero (une variante locale du chou kale qui est devenu très à la mode) et le chou frisé (la verza) que nous appelons aussi chou de Milan. Ensuite, carottes, tomates en conserve (fraîche en saison), pommes de terre, un peu de chou blanc (cavolo cappuccio), ... Laissez libre court à votre imagination.

Et si je vous parle aussi de ribolitta - l'un des plats les plus réputés de la cuisine toscane - c'est tout simplement parce que c'est la même chose... mais servi le lendemain et donc "re-bouilli" ;-) 


vendredi 4 décembre 2015

Poêlée de Rutabaga et Carottes au Lapsang souchong et Za’atar


La recette d'aujourd'hui est un voyage au quatre coins du monde :-) 

Pour vous faire le "prequel" de la recette, je suis partie de mon Limousin pour faire long voyage vers la Chine et revenir en faisant étape au Liban. Un périple gustatif que je rêverais de faire en vrai. 

On part du Limousin parce que l'association rutabaga / carotte est une idée de ma chère maraîchère. J'ai longtemps tenu bon sur mon mariage pommes de terre / rutabaga mais après m'être laissée convaincre de tenter son duo gagnant, j'ai tout de suite été séduite :-)
Le côté sucré et doux de la carotte se marie parfaitement avec la saveur si particulière du rutabaga (je ne saurais même pas comment la qualifier). Les deux légumes se complètent bien et ne masquent pas pour autant la saveur de l'autre.  

Le rutabaga est un légume parfois mal aimé... Il faut dire qu'à l'image du topinambour, l'histoire ne lui a pas taillé une bonne réputation. Les soldats allemands refusant de consommer ce légume, il a été l'un des rares (avec le topinambour) à ne pas avoir fait l'objet de réquisitions durant la Seconde Guerre mondiale... Du coup sa consommation récurrente ne lui a pas fait bonne publicité chez les plus anciens. D'autant plus que cette plante a longtemps (et encore actuellement d'ailleurs) été cultivée comme plante fourragère. Beaucoup de points communs donc avec le topinambour qui dans ma famille est toujours resté la nourriture préférée des lapins ;-) 

mardi 17 novembre 2015

Cubes de Bouillon végétal { Home made }


Pour cette nouvelle édition de la Battle food Julia des Cookines nous a proposé un thème que je ne pouvais qu'aimer... 


Alors certes il m'arrive de céder aux sirènes de l'industriel mais de manière générale, mes placards de cuisine contiennent relativement peu de produits transformés. Ça n'est pas toujours pratique en fin de journée lorsque l'on est fatigué et que l'on a bien envie de faire rapide mais pour pallier à ses moments de paresse culinaire, je congèle souvent des plats préparés en grandes quantités ou des soupes. 

Je dois donc bien avouer que je me suis longuement creusé la tête avant de trouver une idée. C'est en visitant mon placard que j'ai finalement trouvé le produit à retravailler en version home made puisqu'il y a une chose très manufacturée qui est toujours présente dans ma cuisine : le bouillon en cube

Bien que les traditions sardes soient en partie venues à mon secours pour les soupes (c'était principalement là que j'utilisais ces cubes) avec l'usage de tomates séchées sous sel, je dois avouer que je n'ai jamais renoncé - en dehors de certaines préparations où la qualité du bouillon fait le plat - à cette solution de facilité. 

Et pourtant, ça n'est pas si compliqué d'en faire une version maison ! Cela a surtout un gros avantage qui est de pouvoir contrôler la quantité de gras et de sel que l'on utilise. On ne peut tout de même pas supprimer la totalité du sel puisque c'est lui qui permet une conservation correcte. L'autre avantage, il peut aussi permettre de recycler certaines parties délaissées des légumes

mercredi 23 septembre 2015

Comme un Achard de Légumes


Le sous-titre de cet article pourrait être "où comment je me suis réconciliée avec le choux-fleur". En ce deuxième jour de voyage virtuel, je suis restée à la Réunion - en même temps je vous avais prévenus - avec une entrée que j'aime tout particulièrement. 

J'ai précisé "comme" un achard pour la bonne et simple raison que les légumes sont coupés un peu trop grossièrement par rapport aux achards que j'ai toujours mangé en dehors de chez moi... Cela explique la petite modification du temps de cuisson précisée en note. 

Je me souviens très précisément du jour où j'ai découvert ce plat car c'était pour la fête d'anniversaire d'une amie. Elle venait d'avoir 20 ans (j'en avais 19) et elle avait organisé une grande fête réunissant famille et amis. Au beau milieu du buffet, ma gourmandise croise un joli plat d'un jaune très vif et dont l'odeur me fait penser à la moutarde anglaise très douce et à la teinte voisine. Même de loin j’apercevais la présence de légumes mais sans plus de précisions ;-) 

Question n°1 : C'est super joli, qui à fait ça ? 
Réponse : Mon oncle. 
Question n°2 : Ah il est doué ton oncle. Et c'est quoi ? 
Réponse : Un achard de légumes
Question n°3 (oui quand il s'agit de nourriture je ressemble un peu à la Stasi...) : Et ça viens d'où ? 
Réponse : De la Réunion. Mon oncle est réunionnais et c'est un plat qu'il prépare souvent. 

Rapide présentation avec l'achard de légumes et toujours sur la même lancée curieuse /gourmande / ah ça a l'air bon, je me suis servie. Je n'ai pas été déçue, j'ai véritablement adoré ce qui pour moi était une jolie salade colorée. Pas que le reste ai été moyen mais comme cela m'avait particulièrement marquée, je suis allée demander au fameux tonton ce qu'il y avait dans la préparation. Et là horreur... il y avait du choux-fleur ! Le super ennemi de mes repas de cantine ! Celui dont l'odeur seule suffisait à me soulever le coeur ! Vous sentez que mes convictions de mangeuse de féculents (de manière exclusive) ont été fortement ébranlées... 

L'histoire se fini bien puisque la maman de mon amie avait elle aussi la recette qu'elle m'a gentiment donné. Et depuis presque 10 ans désormais, M. Choux-fleur et moi sommes réconciliés. 

jeudi 11 juin 2015

Arroz de pato {Riz au canard}

Suite de notre semaine portugaise avec cette fois, le plat. Aujourd'hui je vous propose une recette à base de riz que j'adore, le arroz de pato (que l'on peut traduire par riz au canard). 

Deux raisons m'ont poussé à vous présenter ce plat. D'une part, c'est l'un des rares plats portugais dont je tiens la recette de portugais et surtout, c'est un plat que j'adore et que je prépare régulièrement (plutôt lors de la saison froide ;-)

J'ai vu plusieurs version de ce arroz de pato mais celle que je vous propose ici est ma préférée. Le poivron - qui n'est pas tout à fait "réglementaire" - c'est une amie qu'il l'ajoute à la recette de base de sa maman et je dois dire que c'est excellent. 
Le chouriço c'est - comme sa presque homophonie l'indique - le cousin portugais du chorizo espagnol beaucoup plus connu. En réalité, il est un peu différent (et il a ma préférence dans nombre de recettes) d'une part parce qu'il est peu voir pas du tout séché mais surtout il a une saveur fumée très caractéristique que j'apprécie particulièrement. On en trouve facilement dans les épiceries portugaises mais si vous n'en avez pas, vous pouvez parfaitement le substituer, le goût sera seulement différent :-) 

Je dois bien avouer que j'adore la manière dont on mange le riz au Portugal. Même le riz tout simple est préparé avec un estrugido (j'espère ne pas faire d'erreur sur l'orthographe) c'est-à-dire en faisant revenir le riz dans un mélange oignon / huile avant de le cuire comme un riz pilaf... c'est excellent !  

Vous savez également que j'aime bien faire des liens entre les différentes cultures culinaires. Et bien ce plat pourrait tout à fait - en dehors de son passage au four en fin de cuisson - mis en rapport avec le beaucoup plus célèbre risotto italien. Du riz, de l'oignon revenu, du bouillon pour faire cuire... et dans les deux cas, un délicieux résultat ;-) 


mardi 17 mars 2015

Joue de Bœuf à la Bière brune

En ce jour de Saint Patrick voici une recette qui n'est pas irlandaise mais qui aurait pu l'être ;-)
En général, même lorsqu'on ne connait pas la cuisine irlandaise, on en retient tout de même deux choses : les pommes de terre (qui ont d'ailleurs coûté à l'Irlande de nombreuses vagues d'émigration) et la fameuse bière brune dont la réputation n'est plus à faire... même si celle que l'on consomme en Irlande n'a - à mon goût - rien à voir avec celle que l'on sert hors de l'île. Pour ce qui est des pommes de terre, je vous avais proposé il y a quelques temps déjà un Chocolate potato cake... il me restait donc la bière brune. 

La bière est un produit que j'aime beaucoup, aussi bien pour la consommer telle quelle que pour l'utiliser en cuisine (elle fait des miracles sur certaines recettes). Je dois avouer que je fais partie de ceux qui ne consomment pas la même bière en fonction des saisons. De la blonde sarde qui est le symbole de l'été (pas le seul je vous rassure ;-) à la bière brune que je ne bois qu'en hiver, il y en a pour tous les goûts. Et c'est cette bière brune que j'ai choisi de cuisiner dans une préparation très hivernale et d'inspiration un peu irlandaise car c'est là bas que j'ai découvert le goût de la viande accompagnée d'une sauce à la Guinness
Ici je l'ai fait directement cuire dedans, un peu dans l'esprit d'une carbonnade flamande même si je ne connais que de très loin cette recette. D'ailleurs j'ai gardé le "truc" du sucre afin d'atténuer l'amertume bien que la farine de châtaigne (marotte toute personnelle de ces derniers temps) apporte une saveur qui reste dans cet esprit un peu rude. 

Le choix du morceau c'est l'influence ce cher Thierry qui après m'avoir fait découvrir la joue de bœuf dans la bolognaise (une tuerie... et je pèse mes mots) m'a inspiré pour beaucoup de recettes préparées avec les bas morceaux de viande. 

Bon, soyons clairs... les carottes c'est seulement pour éviter de culpabiliser ;-)


samedi 13 décembre 2014

Carottes glacées au Miel de Citronnier


Avec Jenna du Bistro de Jenna et Nathalie de Saveur Passion, je participe aujourd'hui au calendrier de l'Avent gourmand de Recettes.de
Le thème sur lequel nous vous proposons des recettes ? Les accompagnements pour les plats de fêtes ! Oui, parce qu'en général, c'est un peu la dernière chose à laquelle on pense... 

Si Jenna accompagne votre foie gras et Nathalie un beau riz rouge  de Camargue, pour ma part c'est le plat que j'essaye d'habiller :-)

Puisqu'il fait désormais bien froid dehors, même les carottes seront glacées à table ! Mais elles auront un chaleureux compagnon avec le miel de Citronnier. Ce délicieux miel que j'ai découvert en Sardaigne a vraiment un goût très particulier. Sans sentir totalement le citron, la présence de l'agrume se remarque de manière indéniable mais surtout il a un côté dynamique qui lui permet de faire avec ces carottes un sucré salé plein de peps. 

Cet accompagnement a des chances de s'entendre avec différentes viandes mais aussi avec des poissons à chair blanche. Sinon... vous pouvez aussi les manger toutes seules ;-)


lundi 1 décembre 2014

Tagliatelle al Ragù di Coniglio... Tagliatelle au Ragoût de Lapin comme en Toscane

Je vous en parlais plus tôt dans la semaine, la pasta al ragù est un grand classique de la cuisine italienne. Si le plus connu reste le ragù alla bolognese, le principe d'une viande effilochée comme principale composante d'une sauce pour les pâtes est très largement diffusé tout le long de la botte. 

Cette fois, c'est un ragoût toscan - même si le principe du ragoût de lapin ou de lièvre se retrouve dans tout le centre de l'Italie - et en blanc que je vous propose. En blanc (mauvaise traduction littérale de ma part du "in bianco" italien) car la tomate n'entre pas dans la composition du plat. 

La recette de base, c'est celle du livre I love Toscana de Giulia Scarpaleggia. Je l'av. Je l'avais demandé au père Noël l'année dernière et il me l'a apporté :-)
Un livre superbe où les recettes traditionnelles voisinent avec des explications et de très belles photos sur les produits essentiels de cette cuisine si ancrée dans son terroir. 

Il est vrai que les produits de la chasse comme le lièvre et le sanglier sont très présents dans la gastronomie du centre de la péninsule. Mais si les deux premiers sont - presque - toujours cuisinés avec du vin rouge, le lapin est lui plutôt préparé avec du vin blanc.

Le résultat est un plat plein de saveurs, nourrissant (notamment parce que ce sont des pâtes aux œufs) et pour moi presque hivernal :-)


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