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mercredi 28 mars 2018

Baked Beans fait maison {Petit-déjeuner en Angleterre}


Les baked beans anglais... En général on aime ou on les déteste... Vous l'aurez compris, si j'en prépare c'est que je fais partie du premier camp 😏

Pour moi ils sont un délicieux souvenir culinaire de ma période passée Outre-Manche. J'adore leur petit côté sucré salé et un "sticky" qui fait selon moi tout leur charme. En plus, en étant la petite fille d'une vendéenne, les haricots blancs et moi, c'est forcément une histoire d'amour 😄

Pendant longtemps je n'ai pas mangé de baked beans en France car la fameuse conserve était introuvable dans mon Limousin. Je ne sais pas si c'est l'évolution logique ou si l'arrivée en grand nombre d'anglo-saxons dans la région a influencé la grande distribution mais on en trouve désormais presque partout. Pour ma plus grande joie et celle de quelques uns de mes amis, eux aussi passés par la case "english breakfast". 

mardi 1 août 2017

Cipolline catanesi {Street food sicilien}


Le sous-titre de cette recette aurait pu être : je ne connais pas la Sicile mais je connais des siciliens 😉

Pourquoi ? Parce que les délicieuses cipolline que je vous propose aujourd'hui, je les ai découvertes... en France, à Limoges 😄

Depuis quelques années déjà, il y a au marché où je retrouve ma maraîchère préférée un monsieur qui vend des produits siciliens. Il cuisine également à merveille et j'ai eu l'occasion de goûter il y a quelques mois de cela à ces petits chaussons farcis.

mardi 27 juin 2017

Ojja tunisienne {Oeufs à la sauce tomate}


La recette que je vous propose aujourd'hui est mon plat préféré de la cuisine tunisienne : la ojja

A base d'oeufs et de tomates, c'est à la fois un plat simple - il faut peu d'ingrédients - et très roboratif. Il est aussi plein de saveur notamment grâce à un mélange d'épices : le tabel (ou tabil). Sa composition diffère beaucoup en fonction des familles (c'est traditionnellement une préparation maison) mais ce qui domine sa saveur c'est la coriandre.

A déguster avec du pain ou - dans une version spéciale gros gourmands - avec des frites (œufs + tomates + frites c'est tout simplement excellent) c'est vraiment un plat minute. Il se doit d'ailleurs d'être dégusté bien chaud et surtout... très très épicé 😏

vendredi 17 mars 2017

Spaghetti Currywurst {Pâtes au Curry made in Berlin}


Le sous-titre de la recette aurait pu être : "comment se fâcher avec ses amis italiens et allemands" 😄

Fort heureusement, j'ai une bonne excuse pour commettre ce genre de recette... c'est la Battle food ! Pour cette 50ème édition, j'ai eu le plaisir de remplacer Lova et de vous proposer de détourner la tradition. Avant de vous en dire un peu plus, je tenais à tous vous remercier pour vos participations sur ce thème un peu incongru. J'ai hâte de voir ce que vous avez fait 💕

Pour ma part, s'il est une tradition à laquelle il m'a fallut sacrifier ces dernières années (avec une grande joie je dois l'avouer) c'est celle italienne des pâtes. Les premiers temps de ma vie commune avec chéri ont été un vrai (crash ?) test culinaire : temps de cuisson, quantité de sel, marques de pâtes à utiliser, recettes, utilisation ou non du fromage râpé (pas sur les pâtes au poisson malheureuse !)... J'ai beaucoup appris et j'ai donc mon "permis pasta" depuis quelques années déjà. Du coup je m'autorise à jouer parfois avec la tradition (un peu comme ceux qui s'amusent à faire du tuning sur une vieille clio).

La recette que je vous propose ici est donc bien dans cet esprit puisque j'ai marié la base de la cuisine italienne avec un grand classique de la street food berlinoise : la currywurst, la saucisse au curry. Si vous êtes passés par Berlin (mais en réalité, c'est quelque chose que l'on trouve dans beaucoup d'endroits en Allemagne) vous n'avez pas pu passer à côté : elle a un musée, elle a une chanson... elle est partout !

vendredi 10 mars 2017

Quinoa à la Pizzaiola {Tomate, Origan, Mozzarella}


Aujourd'hui, cuisine pratique, facile et sent bon l'été (avec beaucoup d'avance 😄). 

Je vous en avais parlé dans ma dernière recette de quinoa... je le fais désormais cuire - le plus souvent - au four. c'est super pratique et zéro prise de tête (et ça j'aime bien). 

Et cette fois, mon quinoa est alla pizzaiola ! Le nom vous fait penser à pizza ? C'est normal, cela vient bien de là 😊 on dit que cette manière de procéder vient de Campanie (la terre d'origine de la pizza) et tire son nom des ingrédients qui la composent : tomate, origan, huile et ail... comme la pizza marinara 😉

vendredi 10 février 2017

Supplì al telefono comme à Rome


Deuxième recette de riz de la semaine... mais cette fois salée ! 

Je vous en avais déjà parlé, pour cette Battle food, Lova du blog Graine de faim kely nous a proposé de faire une "Rice battle" ! Enfin virtuellement hein, on ne va pas commencer à s'envoyer des poignées de riz à la figure 😄 Pour la battle de Maeva, j'étais partie en Italie... c'est le cas cette fois aussi 😉

Il faut dire que l'Italie est riche (et pour une fois du nord au sud) de préparations à base de riz : les risotti du nord, les fritelle ou les torte di riso au centre, le sartù di riso à Naples - un gros gâteau salé à base de riz, une divine bombe calorique - les arancini en Sicile mais aussi... les supplì romains ! 

Notamment les fameux supplì al telefono en raison du loooong fil de mozzarella (et pas de téléphone😊) qui se forme lorsque l'on en croque une bouchée... et qui vous relie immanquablement et de façon très élégante à l'autre partie de votre déjeuner. 

jeudi 19 janvier 2017

Cannelloni Brocciu, Blettes et Menthe comme en Corse


Cette semaine est un peu sous le signe du voyage... Après la Russie mardi, je vous emmène sous des latitudes plus proches : en Corse.

Plus proche mais pas moins enneigé ces jours-ci. La Sardaigne aussi est sous la neige et je dois bien avouer que c'est un spectacle dont j'aurais aimé profiter... Fort heureusement, sans profiter du spectacle, on peut toujours profiter de la nourriture et des délicieux produits que nous offrent ces deux îles 😉

Pour l'une comme pour l'autre, j'ai toujours beaucoup de mal à trouver les produits en question hors de leur terre d'origine. Pour la Sardaigne, belle-maman y remédie deux fois par an 💕 pour la Corse, il me faut compter sur la chance. Alors lorsque j'ai croisé du brocciu (du vrai, de Corse, Ghisoni pour être exacte) je me suis dit que c'était un jour où il fallait jouer au loto. 

dimanche 30 octobre 2016

Pizzette aux araignées {Olives - Tomates - Origan}


Après les fantômes l'année dernière, voici les araignées dans la cuisine de Petite Cuillère et Charentaises ! 

La principale raison à cette soudaine passion pour ces petites bêtes de la part de l'arachnophobe que je suis ? Ma participation à cette 46ème édition de la Battle Food. Virginie du blog Like a cookie nous a en effet proposé de fêter un Halloween funky ^^ 

Quel rapport avec les araignées ? aucun... Sauf le côté rigolo que ces olives noires étrangement disposées donnent aux pizzette. La recette en elle-même est toute simple et d'ailleurs vue et revue sur les blogs américains (et italiens puisque les mamme se mettent elles aussi à Halloween ;-)

vendredi 12 août 2016

Pane Frattau comme en Sardaigne


La recette que je vous propose aujourd'hui est l'un des plats emblématique de la Sardaigne : le pane frattau

Je suis étonnée de ne pas vous avoir proposé cette recette plus tôt tant elle est simple et savoureuse. C'est même l'une de mes préférées ! Composée de tomates, de basilic, de pecorino et de pain carasau (ce pain sarde tout fin et craquant auquel j'avais consacré un article il y a quelques années), le tout est surmonté d'un œuf poché et servi dans la foulée. C'est un plat campagnard, très essentiel dans sa composition et sa préparation puisque le bouillon sert à cuire l’œuf puis à imbiber les feuilles de pain. 

C'est un plat unique, rassasiant et parfait pour qui travaillait dans les champs. L'origine en est inconnu - le mythe d'une création en hommage au roi d'Italie n'a a priori pas lieu d'être - mais l'utilisation des "vieux" morceaux de pane carasau fait penser à d'autres recettes présentes sur l'île, à plus forte raison parce que la tomate était présente chez beaucoup seulement les jours fastes. C'est une "recette" née de la nécessité de consommer les produits présents. 

Aujourd'hui c'est un plat que l'on sert à l'assiette mais il est normalement fait pour être partagé... libre à vous de choisir votre version préférée :-)

dimanche 26 juin 2016

Lasagnes roulées façon Puttanesca


Le soleil est (enfin) revenu ! Du coup c'est un peu lui la star de mes photos. L'autre star reste bien évidemment le plat ^^

Cette fois à plus forte raison l'esthétique du plat puisque ces lasagnes sont un peu particulières. Lorsque Bénédicte de Osez la gourmandise nous a proposé comme thème pour cette 44ème Battle food : le roulé dans tous ses états ; je dois bien avouer que j'étais un peu en peine... 

S'il y a bien une chose que je n'ai pas l'habitude de faire en cuisine, c'est celle de rouler des préparations. Peut-être aussi parce que je ne suis pas très manuelle comme fille. Je crois d'ailleurs qu'il n'y a aucune recette correspondant à cette caractéristique sur le blog. 

Donc nouveauté : désormais, je roule. Oui, mais quoi ? Les bûches et autres desserts à base de génoise étaient pour moi inenvisageables. Et au détour d'un placard de cuisine, illumination ! J'allais rouler des lasagnes ! Dans une frénésie d'achat de pâtes, j'avais mis la main sur un paquet de lasagna riccia, des lasagnes "bouclées" avec de jolies petites ondulations sur les bord. Comme souvent j'étais super contente en les achetant ("je vais faire des belles lasagnes") et puis en y réfléchissant bien, cachées sous de la sauce tomate et de la béchamel... mes feuilles de lasagne pouvaient tout autant être classiques. 


jeudi 28 janvier 2016

Gratin de côtes de blettes au Pecorino


Pecorino sardo... le retour ! Oui je sais, ça ne fait pas bien longtemps que je vous ai proposé la dernière recette avec cet ingrédient mais que voulez-vous, quand on aime, on en met partout ^^

Cependant à la différence d'autres recettes pour lesquelles une substitution risque de donner quelque chose de moins savoureux, vous pouvez ici tranquillement utiliser un autre type de pecorino ou même un bon grana padano. Voire un fromage de brebis basque au regard de mes vagabondages fromagers... 

L'idée est encore une fois avec les côtes de blettes - si vous jetez un œil sur l'ensemble des recettes en contenant, le but est à chaque fois le même - d'en masquer un peu la saveur terreuse. C'est vraiment ce que je reproche encore à ce légume que j'ai longtemps détesté (je dois en manger depuis 5-6 ans seulement). Le gingembre s'est avéré être un bon allié et cette fois, le pecorino ne m'a pas déçue ;-) Sa saveur très puissante et un peu fumée se marie bien avec l'ensemble mais le domine très clairement. C'est positif si vous n'aimez pas trop les côtes de blettes, un peu moins si vous raffolez de leur saveur. 

Encore une fois j'ai utilisé de la chapelure de maïs à la fois en dessous pour absorber le surplus de liquide rendu par le légume (même très bien égoutté malheureusement)  et au dessus pour apporter un peu de croustillant supplémentaire. 

En somme une recette toute simple et délicieuse... pour les ennemis des côtes de blettes ^^  


mardi 12 janvier 2016

Zuppa di farro - Soupe de petit épeautre {Souvenirs romains}


Ça n'est pas qu'il fasse bien froid mais le temps est tellement maussade que je suis en mode soupe presque tous les soirs... Pour faire revenir un peu de soleil et de couleurs dans les cuisines, celle que je vous propose aujourd'hui porte en elle toute la douceur de vivre et le soleil de Rome. C'est plutôt bien comme programme ;-)

Bon en réalité, à Rome aussi il fait parfois moche en hiver mais cette recette est une tentative de reproduction de la zuppa di farro d'un restaurant de la ville éternelle que j'adore. 
Armando al Pantheon c'est un petit restaurant situé (comme son nom l'indique) juste à côté du Panthéon. Si j'y suis allée, c'est parce qu'une amie qui avait fait ses études à Rome n'avait de cesse de mentionner ce lieu et sa soupe dont elle essayait en vain de récupérer la recette auprès de son amie Fabiana (qui oeuvre accessoirement dans les cuisines de ce restaurant avec son papa). J'ai eu l'occasion de passer un repas en Sardaigne avec elle - toujours grâce à cette amie commune - et le seul mot qui me venait à l'esprit c'était "pétulante". Tout ce que l'on peut imaginer de la femme italienne (exception faite de sa blondeur) en rondeur, en exubérance et en accent romain :-) 

C'est ainsi que la curiosité aidant, je suis allée goûter cette fameuse soupe. Je vous annonce tout de suite deux choses : 
1-elle est divine (oui, c'est bien d'une soupe dont je parle) 
2-je ne suis pas arrivée - moi non plus - à "craquer" la recette. La texture est différente mais le goût lui est très voisin. Pour les ingrédients, je suis assez certaine de mon coup ;-) 
Si jamais vous avez l'occasion d'aller à Rome, je vous conseille fortement cet endroit, non pas pour manger "italien" (ce qui en Italie a peu de sens) mais bien pour manger romain. La carte ne comporte d'ailleurs presque que des plats issus de la tradition laziale

En France - du moins à ma connaissance - on ne trouve que très difficilement du farro, c'est-à-dire des graines d'amidonnier (triticum dicoccum) mais son frère l'engrain ou petit épeautre (triticum monococcum) et vraiment très similaire. 

Voici donc la "presque" zuppa di farro de Armando al Pantheon, bien chaude, très gourmande et un peu ensoleillée.  

mardi 10 novembre 2015

Pesce a scabecciu... Poisson à l'aigre douce comme en Sardaigne


Nous voici revenues avec Graziella de L'Italie dans ma cuisine et Sophie de La conque d'or pour notre voyage gourmand dans nos régions respectives. Cette fois nous vous proposons un secondo piatto, le plat qui correspond à notre plat de résistance. Poisson ou viande, ils sont parfois accompagnés de contorni (des légumes). 

Notre ingrédient commun : les produits de la mer. Cela peut sembler vaste mais en réalité en Sardaigne, le choix se réduit assez vite. 

En effet, contrairement à d'autres îles italiennes mais à l'image de leur voisins corses, les sardes se sont rapidement - à quelques exceptions près - retirés vers l'intérieur des terres. Si les hommes de l'âge nuragique étaient de grands marins (principalement pour le commerce), les siècles suivant furent ceux des invasions et de la pirateries, deux dangers venus de la mer. Associés à la quantité non négligeable de zones de marais, on comprend pourquoi les hommes ont préféré la terre. 
Malgré tout, de nombreuses zones côtières sont restées peuplées. C'est le cas de la catalane Alghero, de Cagliari, de Carloforte, de la zone autour d'Oristano et de l'archipel de la Maddalena pour ne citez qu'elles. 

La cuisine sarde bien que plus riche de plats de viande que de plats de poisson dispose tout de même d'un éventail non négligeable de spécialités. Beaucoup sont des primi (des plats de pâtes) ou des antipasti mais les secondi ne sont pas absents. 
Au delà des diversités - la recette que je vous propose aujourd'hui existe dans différentes zones de l'île avec quelques variantes à chaque fois - on retrouve certains points communs dans les recettes traditionnelles. 

Le premier est l'utilisation très large des poissons dits pauvres. sardines, maquereaux (très prisés à Sassari),  grondinsrascasses sont des poissons très présents sur les tables. On consomme également beaucoup de crustacés et de mollusques : poulpes, sèches, petites pieuvres, moules, couteaux, oursins,... 

Un autre caractéristique est le caractère en général assez simple des préparations (je l'ai appris à mes dépens, pas forcément pour ceux qui ne sont pas habitués aux produits de la mer). Beaucoup de poissons sont tout simplement cuits sur la braise ou au four avec des pommes de terre et quelques tomates (un délice !). Une autre préparation très habituelle consiste à les cuire dans un peu de vin blanc


La recette que je vous propose aujourd'hui correspond à cette dernière idée. Il s'agit de cuisiner le poisson (frit théoriquement mais pour certains on les prépare aussi bouilli pour être plus léger) dans une préparation à base de tomate, d'ail en plus ou moins grande quantité et surtout de vinaigre : a scabecciu

dimanche 5 juillet 2015

Panino di melanzane alla parmigiana

Battle food... trente-troisième ! 
Organisé par Elise du très beau blog And so we cook, le théme de cette édition est « Un pique-nique à l’ombre des palmiers » ! Tout un programme ;-)

Comme il fallait concevoir une recette que nous emporterions avec nous sur la plage, dans un parc ou à la campagnemon choix c'est porté - après pas mal d'hésitation - sur ce qui est pour moi LE sandwich de l'été : celui à base de melanzane alla parmigiana

Vous allez dire que je suis tombée sur la tête pour envisager cela... c'est aussi ce que je pensais avant d'être en ItalieMoi qui était habituée aux plages de l'Atlantique, j'ai découvert en Sardaigne une tout autre manière de "vivre" la plage. Et quand je dis vivre la plage, je pourrais presque dire vivre À la plage ! Parce que pour certaines familles c'est véritablement ça. Les gens viennent avec la mamie, les enfants, le chien, les parasol, les chaises, les jeux et surtout la glacière. Précieuse glacière qui ne contient pas des choses basiques comme des fruits, du pain et du jambon... Non ! Elle contient des bonnes choses préparées par la mamma avec en tête les fameuses melanzane alla parmigiana (il y a un dessin de Fiamma Luzzati très rigolot sur cette habitude en Sicile). 

A Sassari il y a un autre cliché dans le même style, celui des gens qui apportent à la plage un thermos contenant des gigioni (plus connus sous le nom de gnocchetti  sardi) al sugo... a manger très chaud bien évidemment. J'exagère un peu car tout le monde ne pratique pas ainsi mais ça me fait toujours sourire de voir ces véritables campement (et je me demande toujours comment les gens ont le courage d'emporter tout ça). 

Pour ma part, je pratique aussi les melanzane alla parmiagiana à la plage... mais dans une version plus pratique - coincées dans un petit pain - et aussi moins organisée puisque je l'achète au bar, préparé par la maman de Raffaele (si vous allez à Mugoni, arrêtez-vous au bar delle Ninfe ;-) 

Ici c'est une version clairement allégée que je vous propose - attention, pas light, juste un peu moins grasse - puisqu'au lieu de frire les aubergines, je les ai grillées. Deux avantages à cela : on réduit un peu la quantité totale d'huile (mais rassurez-vous, la lecture de la recette fera tout de même faire des bons à un nutritionniste) et surtout le résultat est un peu moins moelleux. C'est loin d'être un avantage quand on mange la parmigiana comme plat mais dans un sandwich, c'est nettement plus pratique ;-)


dimanche 31 mai 2015

Coeurs de cardons "in umido"

Pour moi les cardons, ça se prononce en italien (cardi), avec l'accent du sud-est ou pas du tout. Petite explication sur cette lubie linguistique :-)

Je vous l'ai déjà dit de nombreuses fois, les légumes et moi pendant longtemps nous avons été les meilleurs ennemis du monde... Et au panthéon des détestés, il y avait les blettes (ou les bettes comme on disait parfois chez mes grands-parents). Il faut dire que l'on ne proposait que les côtes - parfois aussi appelées cardes, vous allez le voir la précision a son importance - en gratin. Gratin de la cantine en plus (donc par essence dans les années 80, assez peu ragoûtant) ! 

Du coup quand lors d'un voyage en Provence, je me suis vue proposer des cardons... Autant vous dire que j'ai tiré le nez (pour moi à l'époque, cardons = cardes = côtes de blettes = non). Mais comme je suis une fille bien élevée et que j'ai toujours goûté les choses que l'on me proposait, j'ai goûté et... adoré (il n'y a que les idiots qui ne changent pas d'avis comme on dit). Nouveau coup de coeur en Sardaigne quand j'ai découvert une autre manière de préparer les cardons. Sur l'île il y a non seulement beaucoup d'artichauts (c'est une des raisons pour laquelle je l'aime ;-) mais aussi beaucoup de cardons avec lequel on fait un délicieux miel ou un plat appelé Gureu cun ous que l'on peut traduire par "cardons aux oeufs" et qui ressemble vaguement à une omelette aux cardons. 

Par contre, chez moi... il n'y a pas de cardons. Le Cynara cardunculus est une plante de la même famille que les artichauts ou les chardons et en Limousin les seuls chardons que nous avons sont les fleurs qui piquent. Donc je passe par les conserves. 

Petite explication sur le titre également, in umido en italien signifie pour un plat "en sauce" ou "en ragoût". C'est plus spécifiquement la viande que l'on prépare habituellement ainsi - un peu comme en France me direz-vous - mais on peut également préparer des légumes de cette manière. La préparation peut être "in bianco" ou "in rosso" (avec ou sans tomate en fait) mais avec mes goûts et mes habitudes du sud de l'Italie, j'ai choisi l'option avec :-)

Un peu de pancetta, de la délicieuse pulpe de tomate parfumée au basilic et les cardons font des merveilles avec leur délicats goût d'artichaut. 


mardi 12 mai 2015

Les Dolmadakia qui venaient du froid... Feuilles de betterave farcies


Aujourd'hui, je vous propose LA recette qui va vous donner envie de manger des feuilles de betterave :-) Après en avoir fait des tartes salées et des pâtes (beh oui, on ne se refait pas) voici une version un peu grecque à base d'un produit qui vient du Nord... ou l'inverse si vous préférez.

J'ignore si l'on trouve des betteraves en Grèce mais étant donné qu'en Sardaigne, il n'y en avait pas jusqu'à il y a quelques années je suppose que ça n'est pas le légume le plus répandu. Par contre, en France et surtout en Limousin, on a plus de betteraves que de vignes. C'est pourquoi je fais plus souvent cette recette que son homologue grecque. 

D'ailleurs, pour les amateurs de feuilles de vigne farcies, cette alternative locale très savoureuse est en toute honnêteté bien plus pratique que l'original (les feuilles de betterave sont très tendres donc moins difficiles à rouler que les feuilles de vigne). J'ai pour habitude de les nommer dolmates mais c'est une mauvaise habitude prise en Angleterre (là où j'en ai mangé pour la première fois). Je ne sais pas si c'est la déformation anglo-saxonne du mot mais je vais me cantonner à la forme grecque que j'ai apprise beaucoup plus tard : dolmadakia (sans les accents :-)

J'ai maintenu la base de la farce - en version végétarienne car je ne suis pas fan des feuilles de vigne farcies à la viande - donc riz, oignons et feuilles de menthe, le tout avec quelques adjonctions ou modifications. 
La première - en dehors des feuilles de betterave - est d'utiliser non pas l'oignon mais les tiges des petits oignons blancs que l'on trouve en ce moment puisqu'ils sont de saison. En plus des pignons de pin que j'utilise régulièrement, j'ai ajouté des graines de tournesol pour apporter une saveur un peu différente et surtout, j'ai fait cuire mon riz dans une sauce tomate très liquide. Le but principal - en dehors de la saveur - était de raccourcir le temps de cuisson de mes feuilles farcies. En effet, les feuilles de betterave étant beaucoup plus fines et délicates, une cuisson très longue comme pour les vrais dolmadakia les délite presque totalement. Cela m'a portée à couper les pommes de terre dont on tapisse le fond du faitout beaucoup plus finement, toujours dans le même esprit. 

Certes avec cette recette un grec n'y retrouverait pas sa dolmadakia mais après tout c'est une adaptation aux contraintes climatiques ;-) 

jeudi 9 avril 2015

Lumaconi à la Ricotta et aux Epinards

Ça y est ! Le printemps c'est finalement installé et les beaux jours ensoleillés sont là. Les épinards sont présents depuis quelques semaines déjà et la saison bat son plein.

Et comme c'est un plat de pâtes que je vous propose, il est préparé avec le duo très italien épinards / ricotta qui est plus qu'un classique. On le retrouve particulièrement dans le centre de l'Italie - les délicieux gnudi n'en sont qu'une illustration - ils sont souvent la base de la farce pour des ravioli. Aujourd'hui ce sont bien des pâtes farcies mais dans une version plus simple puisque j'ai utilisé des pâtes du commerce. 

Les lumaconi - qui signifie gros escargots en raison de la forme de cette pâtes - sont très pratiques à farcir mais vous pouvez tout à fait adapter la recette avec un autre type de grandes pâtes creuses. Dans ce cas, il sera peut être nécessaire d'adapter la quantité de pâte, les "contenances" étant bien évidemment légèrement différentes d'un format à l'autre. Originaires de la Campani, c'est pour moi une pâte de fête, aussi parce que c'est toujours un peu plus long à préparer. 

Ici, j'ai laissé le plat dans son goût le plus proche des produits avec une sauce tomate pas trop riche - pour avoir goûté avec un ragoût, c'est délicieux mais beaucoup plus lourd - et à peine un peu de noix de muscade pour parfumer la farce... après tout, c'est l'un des autres mariages heureux avec les épinards cuits :-) 


jeudi 19 mars 2015

Risotto Tomate, Pignons de pin et Romarin

Juste avant l'arrivée du printemps et parce que le ciel nous gâte ces jours derniers, voici un risotto à cheval sur les saisons. 

Le risotto est véritablement l'un de mes plats chouchou non seulement parce qu'il est le plat préféré de mon cher et tendre - comme en réalité tous les plats à base de riz - mais surtout parce qu'il se prête à des variations dont la seule limite est celle de l'imagination (et le fait de ne pas froisser mes amis du nord de l'Italie ;-)

Cette fois, il ne voyage pas trop (ce qui est pourtant ce que je fais régulièrement subir à ce plat) mais il se balade tranquillement entre les saisons... A un plat au demeurant très hivernal, j'ai marié des ingrédients qui sentent le soleil : la tomate, les pignons de pin et un peu de romarin. Oui, mais on est d'accord, ça n'est pas encore la saison des tomates (ni des fraises, ni des framboises même si on voit déjà plein les étals...). Alors comme à chaque fois, j'ai dégainé mon coulis de tomate ! L'idée m'est venue en préparant des feuilles de vigne farcies dans lesquelles j'ai pour habitude de mettre un mélange très similaire à ce que l'on retrouve dans un risotto. Tous les métissages culinaires sont bons à prendre. 

Ce plat reste tout de même un risotto un peu étrange - car sans véritable mantecatura - mais absolument délicieux :-)


mercredi 25 février 2015

Penne Rigate aux Olives noires et à la Poitrine séchée

Comme une envie de tomate... Je ne sais pas vous mais personnellement après quelques mois de froid et de manque de soleil, j'ai invariablement envie de manger des légumes d'été. Heureusement, si les tomates fraîches sont impossibles à trouver en ce moment, la passata en a sauvé plus d'un en plein hiver ;-)
Ce coulis de tomates tout simple, préparé en fin d'été - quand les tomates sont bien matures et pleines de saveurs - sert largement de base aux plats in rosso de la gastronomie italienne à la mauvaise saison. En Italie, on trouve partout des pomodori da sugo, différentes espèces de tomates que l'on désigne ainsi pour leur parfaite adaptation à la réalisation de sauces. En France, j'utilise des Cornues des Andes - un joli nom pour une petite tomate en forme de corne - une variété à la chair dense et contenant peu de grains (c'est parmi celles que produit ma maraîchère celle qui ressemble le plus aux tomates que je consomme en Italie). La préparation de la passata est toujours assez longue mais si vos tomates sont bonnes, vous aurez les arômes du soleil tout l'hiver.  

Du coup, j'ai joué à 100 % la carte du plat ensoleillé ! Passata de tomates et olives noires, pour moi c'est un combo gagnant (et puis le mélange des saveurs me fait toujours penser à la pizza ;-)
Pour accompagner des pâtes, c'est un véritable délice. Chaud et très parfumé, un vrai plat de pâtes d'été... en hiver :-)


jeudi 13 novembre 2014

Tarte salée aux Côtes de Blettes, Tomates et Gingembre

Les côtes (ou cardes) de blettes sont une des choses que j'apprécie le moins parmi les légumes de saison. Autant j'adore les feuilles, autant le reste me laisse peu enthousiaste.
Mauvais souvenir de gratin de blettes de la cantine... 

Donc un jour, en expliquant à ma maraîchère que je ne savais pas quoi faire de la partie blanche, elle m'a donné une super idée : les cuisiner en tarte avec de la sauce tomate. J'aimais doublement l'idée parce que non seulement j'adore les tomates, mais surtout par expérience je savais qu'elle me permettait d'apprécier presque n'importe quel légume ;-)

Le premier test a été moyennement concluant puisque le goût assez particulier des côtes de blettes était très (trop ?) présent. Mais comme je ne renonce pas facilement, j'ai testé avec différentes épices. And the winner is... le gingembre ! Son côté à la fois rafraîchissant et piquant est le contrepoids parfait pour la blette. 

Au final, cette tarte salée est tout simplement excellente. Les côtes de blettes apportent un peu de croquant et le gingembre donne du relief à un légume à la saveur à la base un peu terreuse. Pour les gourmands et les amateurs de fromage fondu, j'ai ajouté un peu de gruyère râpé mais vous n'êtes pas obligés de faire de même ;-)




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