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mercredi 5 octobre 2016

La Pasta e Ceci de "I soliti ignoti"


Peu de défis culinaires m'auront enthousiasmé autant que cette Bataille foodLa Cuisine Fait Son Cinema

Avec ce thème, Lucie et Ariana de Cosmic tomatoes touchaient en plein mes deux plus grandes passions : la cuisine et le cinéma (l'histoire aussi m'ai j'en ai fait autre chose ^^). J'avais d'ailleurs déjà réalisé quelques recettes tirées de films que j'aimais tout particulièrement comme la sachertorte de Bianca (de Moretti) ou les beignets de tomates vertes du film éponyme. 

Bien évidemment, j'avais une multitude d'idées parmi lesquelles il m'a fallu trier pour n'en retenir qu'une... Comme beaucoup de gens, j'ai mes préférences en matière de cinéma. J'aime beaucoup le cinéma asiatique - j'ai bien pensé un instant aux dorayaki du superbe film les délices de Tokyo - je suis fan de Lynch et je continue d'adorer la Nouvelle Vague. Mais j'ai aussi une vraie passion pour les vieux films italiens (petite je voulais être Monica Vitti... ça n'a pas trop marché ;-)

Comme je vous parle souvent de la gastronomie italienne, je me suis décidée à choisir un film et un plat très représentatifs de l'un et de l'autre (et qu’accessoirement j'adore) : I soliti ignoti et sa célèbre pasta e ceci

mercredi 7 septembre 2016

Pizza bianca au romarin { Souvenirs de Rome }


La rentrée est faite, les vacances sont terminées... et pourtant on a envie de retenir l'été, les apéritifs entre copains et le farniente au soleil ! Il faut dire que le temps y incite ;-) 

Fort heureusement Gaëlle de My Nomad Cuisine avait bien pressenti nos envies de vacances à rallonge en proposant le thème de cette nouvelle Bataille food : Délices d'ailleursDu voyage, de l'aventure, de la gourmandise (très important) mais qui se mange avec les doigts et avec une petite touche de vert dans la recette ou le décor. 

Comme nous étions autorisés à ne pas trop nous éloigner de nos sentiers battus, je suis restée sur un endroit et une cuisine que je connais bien : Rome

A Rome comme dans beaucoup d'autres endroits en Italie, ce que l'on nomme le street food - cibo di strada en VO - est un incontournable. De la pizza al taglio au maritozzo (un pain brioché farci à la crème fouettée) en passant par les supplì, il y en a pour tous les goûts. Et l'une des choses que j'aime le plus parmi toutes celles-ci, c'est la pizza bianca

Institution romaine s'il en est, cette pizza ressemble à vrai dire plus à un pain plat. C'est une peu la petite soeur de la focaccia, mais n'allez pas dire ça à un romain... il risquerait de le prendre mal (n'est-ce pas Graziella ;-)

mardi 10 mai 2016

Lapin aux Tomates séchées et au Romarin


Il me semble que je vous en avais déjà parlé lors d'un précédent article, mais à la maison la viande que nous consommons a deux origines : mon éleveur-boucher pour tout ce qui est bœuf et porc et l'un de mes oncles maternels pour les lapins et les poulets (enfin les poules). 

En allant le voir l'autre jour, je me suis retrouvée à la tête d'une montagne d’œufs, de kilos de noix (je sais, ça n'est pas un produit animal ^^) et de 3 lapins ! Après une petite distribution autour de moi, j'ai décidé de préparer mon lapin d'une façon relativement simple mais que j'apprécie beaucoup : avec du romarin et surtout beaucoup d'ail et de tomates séchées

Dans ma famille (en réalité chez ma grand-mère) le lapin se mangeait toujours simplement cuit à la cocotte pendant longtemps. J'ai le souvenir de cette énorme cocotte noire en fonte dans lequel le lapin logeait toujours en entier... Ce qui est loin d'être le cas avec ma petite cocotte. J'ai aussi le souvenir de l'odeur qui se dégageait dans la cuisine et qui me donnait faim bien des heures avant le déjeuner :-)

Mais chez moi, je n'arrive pas à cuisiner le lapin "nature". Je suis moins douée que ma mamie (ou que mon oncle) et j'ai toujours trouvé le résultat quand je le préparais trop sec. Du coup s'était souvent lapin en sauce, à la moutarde ou en civet

Et un jour, invitée chez une amie, j'ai eu l'occasion de découvrir cette recette de lapin aux tomates séchées. Je devrais mettre des guillemets au mot recette car en réalité, elle n'avait pas de véritable recette, juste l'envie de préparer ensemble ces produits très méditerranéens (pour une limousine de naissance, c'est un comble ^^). Mais j'ai l'habitude car elle cuisine toujours ainsi, un peu au hasard - comme beaucoup d'entre nous je pense, la seule différence c'est que moi j'essaye de noter les quantités au fur et à mesure - pour des résultats toujours fantastiques ! 

Donc cette fois, pas de véritable recette - les quantités sont approximatives, vous pouvez tranquillement mettre plus ou moins de tomates - mais une association de saveurs que je trouve à la fois très délicate (le goût du lapin n'est pas caché par une sauce) et très parfumée (ça sent bon la garrigue ;-)

vendredi 19 février 2016

Rôti de porc salé aux Herbes et Provence


Lorsque Isabelle du blog La cuisine d'ici et d'isca m'a proposé de participer à son défi autour des "recettes oubliées de nos grands-mères" je dois avouer que je n'ai tout de suite su quoi faire. En ce qui concerne mes grands-mères, seule l'une d'entre elles m'a transmis un savoir culinaire et beaucoup des recettes que j'aime étaient déjà sur le blog.  

Et puis je me suis dis qu'après tout des grands-mères il y en a beaucoup (et pas seulement les miennes). C'est vrai qu'il y a parfois dans nos vies des gens avec lesquels nous n'avons pas de liens familiaux au sens stricts mais auxquels nous sommes très liés. 

En matière de cuisine, il y a une femme qui a joué un rôle important (c'est rare puisque chez moi ce sont plutôt les hommes qui cuisinent). Elle a l’age de ma maman et c'est sa meilleure amie depuis l'adolescence. C'est peut-être parce qu'elle a elle même des petits-enfants que je la voie plus comme une mamie que comme la maman de quelqu'un. La recette que je vous propose aujourd'hui est la sienne, mot pour mot :-) 

Elle la fait depuis peu (elle aussi l'a apprise d'une grand-mère qui n'est pas la sienne ;-) mais je l'ai tout de suite adoptée. Il s'agit d'un petit rôti de porc salé comme on peut en préparer en Bretagne. Séché par l'action du sel, conservé également par l'alcool, c'est aujourd'hui plus un moyen de déguster un plat qui réveille les papilles que de réellement conserver la viande. Mais c'est une recette très ancienne qui originellement n'avait que ce but très louable. 

En y repensant, c'est dans le même esprit que le magret séché que je vous avais proposé il y a quelques années de cela. La viande change mais la technique ancestrale reste la même. 

mardi 12 janvier 2016

Zuppa di farro - Soupe de petit épeautre {Souvenirs romains}


Ça n'est pas qu'il fasse bien froid mais le temps est tellement maussade que je suis en mode soupe presque tous les soirs... Pour faire revenir un peu de soleil et de couleurs dans les cuisines, celle que je vous propose aujourd'hui porte en elle toute la douceur de vivre et le soleil de Rome. C'est plutôt bien comme programme ;-)

Bon en réalité, à Rome aussi il fait parfois moche en hiver mais cette recette est une tentative de reproduction de la zuppa di farro d'un restaurant de la ville éternelle que j'adore. 
Armando al Pantheon c'est un petit restaurant situé (comme son nom l'indique) juste à côté du Panthéon. Si j'y suis allée, c'est parce qu'une amie qui avait fait ses études à Rome n'avait de cesse de mentionner ce lieu et sa soupe dont elle essayait en vain de récupérer la recette auprès de son amie Fabiana (qui oeuvre accessoirement dans les cuisines de ce restaurant avec son papa). J'ai eu l'occasion de passer un repas en Sardaigne avec elle - toujours grâce à cette amie commune - et le seul mot qui me venait à l'esprit c'était "pétulante". Tout ce que l'on peut imaginer de la femme italienne (exception faite de sa blondeur) en rondeur, en exubérance et en accent romain :-) 

C'est ainsi que la curiosité aidant, je suis allée goûter cette fameuse soupe. Je vous annonce tout de suite deux choses : 
1-elle est divine (oui, c'est bien d'une soupe dont je parle) 
2-je ne suis pas arrivée - moi non plus - à "craquer" la recette. La texture est différente mais le goût lui est très voisin. Pour les ingrédients, je suis assez certaine de mon coup ;-) 
Si jamais vous avez l'occasion d'aller à Rome, je vous conseille fortement cet endroit, non pas pour manger "italien" (ce qui en Italie a peu de sens) mais bien pour manger romain. La carte ne comporte d'ailleurs presque que des plats issus de la tradition laziale

En France - du moins à ma connaissance - on ne trouve que très difficilement du farro, c'est-à-dire des graines d'amidonnier (triticum dicoccum) mais son frère l'engrain ou petit épeautre (triticum monococcum) et vraiment très similaire. 

Voici donc la "presque" zuppa di farro de Armando al Pantheon, bien chaude, très gourmande et un peu ensoleillée.  

mardi 15 septembre 2015

Pizzetta con patate {Pommes de terre - Mozzarella - Romarin}


Pour moi la "pizza pomme de terre" est longtemps restée synonyme d'une blague bien potache du duo comique Chevalier et Laspales... pour lesquels la grande spécialité de la Provence c'est la pizza pomme de terre ! Puis un jour je suis allée à Rome et j'ai découvert que la pizza pomme de terre... ça existe vraiment ! 

Aussi quand Diane du blog La médecine passe aussi par la cuisine m'a proposé de me joindre à la soixantième édition du KKVKVK (Qui qui veut qui vient cuisiner?) sur le thème de la pizza, j'ai rapidement pensé à cette recette.


Parce que oui, j'ai longtemps pensé que cette pizza à la pomme de terre ne pouvait être qu'une blague (seul Gargantua aurait l'idée de manger de la pizza avec EN PLUS des pommes de terre). Mais en découvrant l'Italie, Rome et ses pizze al taglio, j'ai découvert en même temps cette délicieuse préparation. 

Souvent réalisée avec les pommes de terre crues (coupées très fines et qui sont cuites par leur passage au four), on les trouves aussi préparées avec des pommes de terre au four disposées sur la pizza (avant ou après son passage dans le four, c'est selon). Et je dois avouer que j'aime particulièrement cette dernière option. Une seule raison à cela : les pommes de terre sont bien grillées - de leur première cuisson - et elles deviennent toutes tendres avec leur deuxième passage au four. Le contraste entre le croustillant de la pâte (c'est normalement toujours le cas pour la pizza al taglio) et le fondant des pommes de terre est un pure délice ! 

Ici je vous propose une version maison - je n'ai malheureusement toujours pas de four à bois - de cette pizzetta que j'affectionne tant. Pour la présentation, j'ai essayé de respecter la manière dont on la sert chez moi (je ne me souviens plus exactement mais il me semble que l'on procède de la même manière à Rome) : on coupe un rectangle de la teglia que l'on fait chauffer et on le recoupe en son centre une deuxième fois pour le plier et vous servir la pizza bien chaude dans du papier... Tellement meilleur avec les doigts ;-) 


samedi 20 juin 2015

Pizzette tapenade et ricotta

Pour les apéritifs du week-end qui arrive, voici une idée toute simple mais délicieuse. 

En Italie, un des grands classique pour les fêtes ou pour les spuntini - les en-cas - c'est la pizzetta, la petite pizza. Le pluriel serait d'ailleurs plus adapté car on n'en mange rarement une seule ;-) 
C'est quelque chose de très simple à faire puisqu'il s'agit le plus souvent de mini pizze garnies de sauce tomate et éventuellement d'un peu de mozzarella ou de quelques olives

Ici c'est une version un peu plus adulte des pizzette puisqu'à la place de la sauce tomate, j'ai utilisé de la tapenade d'olives noires. Ce classique qui sent bon la Provence et que j'ai toujours adoré ! Cette recette provençale à base d'olives écrasées est dans la lignée de beaucoup de préparation que l'on retrouve tout autour du bassin méditerranéen

Sa saveur puissante et sa discrète amertume en font un produit qui se marie à la perfection avec des camarades plus discrets comme c'est le cas ici pour la ricottaMême dans sa version au lait de brebis - de loin la meilleur - la ricotta reste un fromage à la saveur douce et très fraîche. Pour lui conserver cette caractéristique et atténuer la force de la tapenade, je l'ai utilisée froide sur les pizzette sorties du four. 

Il faut certes compter le temps de levé de la pâte mais sinon, il n'y a presque rien à faire sauf à les déguster. 


jeudi 19 mars 2015

Risotto Tomate, Pignons de pin et Romarin

Juste avant l'arrivée du printemps et parce que le ciel nous gâte ces jours derniers, voici un risotto à cheval sur les saisons. 

Le risotto est véritablement l'un de mes plats chouchou non seulement parce qu'il est le plat préféré de mon cher et tendre - comme en réalité tous les plats à base de riz - mais surtout parce qu'il se prête à des variations dont la seule limite est celle de l'imagination (et le fait de ne pas froisser mes amis du nord de l'Italie ;-)

Cette fois, il ne voyage pas trop (ce qui est pourtant ce que je fais régulièrement subir à ce plat) mais il se balade tranquillement entre les saisons... A un plat au demeurant très hivernal, j'ai marié des ingrédients qui sentent le soleil : la tomate, les pignons de pin et un peu de romarin. Oui, mais on est d'accord, ça n'est pas encore la saison des tomates (ni des fraises, ni des framboises même si on voit déjà plein les étals...). Alors comme à chaque fois, j'ai dégainé mon coulis de tomate ! L'idée m'est venue en préparant des feuilles de vigne farcies dans lesquelles j'ai pour habitude de mettre un mélange très similaire à ce que l'on retrouve dans un risotto. Tous les métissages culinaires sont bons à prendre. 

Ce plat reste tout de même un risotto un peu étrange - car sans véritable mantecatura - mais absolument délicieux :-)


lundi 1 décembre 2014

Tagliatelle al Ragù di Coniglio... Tagliatelle au Ragoût de Lapin comme en Toscane

Je vous en parlais plus tôt dans la semaine, la pasta al ragù est un grand classique de la cuisine italienne. Si le plus connu reste le ragù alla bolognese, le principe d'une viande effilochée comme principale composante d'une sauce pour les pâtes est très largement diffusé tout le long de la botte. 

Cette fois, c'est un ragoût toscan - même si le principe du ragoût de lapin ou de lièvre se retrouve dans tout le centre de l'Italie - et en blanc que je vous propose. En blanc (mauvaise traduction littérale de ma part du "in bianco" italien) car la tomate n'entre pas dans la composition du plat. 

La recette de base, c'est celle du livre I love Toscana de Giulia Scarpaleggia. Je l'av. Je l'avais demandé au père Noël l'année dernière et il me l'a apporté :-)
Un livre superbe où les recettes traditionnelles voisinent avec des explications et de très belles photos sur les produits essentiels de cette cuisine si ancrée dans son terroir. 

Il est vrai que les produits de la chasse comme le lièvre et le sanglier sont très présents dans la gastronomie du centre de la péninsule. Mais si les deux premiers sont - presque - toujours cuisinés avec du vin rouge, le lapin est lui plutôt préparé avec du vin blanc.

Le résultat est un plat plein de saveurs, nourrissant (notamment parce que ce sont des pâtes aux œufs) et pour moi presque hivernal :-)


mercredi 5 novembre 2014

Pâtes au Potimarron rôti, Romarin, Noisettes et Huile de Noisette {BF # 17}

Pour cette dix-septième Bataille Food, c'est Béatrice du blog Popote et Nature qui nous invite à nous secouer les méninges et les casseroles. Et cette fois, c'est l'automne qui s'invite à table. Le principe, deux ingrédients imposés : des fruits ou légumes de saison et des fruits secs à coque (ce qui est aussi de saison). Résultat pour moi... une version italianisante de l'automne à grand renfort de potimarron et de noisette :-)

Le mariage entre les courges et les pâtes est un classique du Nord de l'Italie notamment avec les célèbres tortellini di zucca, les tortellini à la citrouille originaires de la zone de Mantoue en Lombardie (mais que l'on retrouve aussi largement en Emilie-Romagne). 

Les pâtes d'aujourd'hui s'accompagnent d'une crème de potimarron rôti et de ricotta avec quelques noisettes, un tout petit peu de romarin mais surtout, un filet d'huile de noisette. C'est un produit que j'aime vraiment et qui me rappelle un peu l'enfance. On en utilisait beaucoup chez ma grand-mère (dans le Poitou) à parité avec l'huile de noix pour la salade. Elle apportait un goût puissant de noisette à une simple feuille de chêne. L'huile que j'ai utilisé ici vient en réalité elle aussi du Poitou puisqu'elle est produite dans une huilerie à Neuville-de-Poitou. J'aime bien en mettre juste à trait sur un peu de pain mais ça n'aurait pas été une recette ^_^

Je ne sais pas si Béatrice et son petit écureuil aimeront mais à la maison, la recette a eu un franc succès. 


jeudi 18 septembre 2014

Mafalde corte Poivron confit, Tomates séchées et Romarin

J'ai bien peur que ce poivron soit le dernier... Ils refusent de plus en plus de rougir et je dois admettre que verts, je les aime un peu moins. Certains d'entre eux ont fini en conserve (les poivrons sous huile, c'est délicieux) mais avec ce temps de cochon, j'ai mangé mon dernier poivron.

Seulement, comme un poivron pour deux ça fait un peu juste pour une peperonata, j'ai préparé des pâtes (la cohabitation italienne fait que je ne passe pas plus de deux jours sans en manger ;-)  

Pour changer un peu de mes habitudes, j'ai préparé la sauce dans ma cocotte en fonte. 
L'idée était de - presque - faire confire les poivrons par une cuisson lente dans une petite quantité d'huile d'olive et d'en concentrer les parfums. L'ajout de tomates séchées et de romarin fait de cette sauce toute simple un plat très estival... malgré la météo. 
Ici, une partie des tomates séchées sont conservées sous sel, mais vous pouvez parfaitement utiliser uniquement des tomates conservées sous huile, il faudra légèrement adapter la recette. 




jeudi 11 juillet 2013

Sandwich chèvre, romarin et pêches

Si, si, un sandwich à la pêche ! 
J'aime bien mélanger les fruits et le fromage, mais cette fois, c'est une inspiration toute anglaise qui guide cette recette. Les produits n'ont rien des classiques de la Grande-Bretagne, mais c'est plutôt l'idée du sandwich sucré/salé qui vient d'outre-manche. Je m'explique... 

Lorsque j'étais en Angleterre, j'ai été invitée chez une petite dame à la campagne pour prendre le thé. Vous imaginez ma joie de découvrir ce rituel de la gastronomie anglaise... Et quelle ne fut pas ma surprise de découvrir, pour accompagner le thé et en plus des traditionnels scones avec de la confiture, des sandwichs ! Oui, du thé et des sandwichs (j'ai eu l'occasion de découvrir par la suite que ça n'avait rien d'inhabituel, bien au contraire...). 
Un peu étonnée au départ, je dois dire que j'ai bien aimé mes petits sandwich "comcombre/jambon" et "oignon/cheddar" avec du thé. Donc pourquoi ne pas inverser la tendance et faire d'un sandwich "normal", un sandwich un peu sucré ? 

Je ne vous propose tout de même pas un "chèvre/fraise tagada", mais le goût est surprenant. Parfait pour un pique-nique au pied levé :-)


Sandwich chèvre, thym et pêches (pour 4 sandwichs)
4 grandes tranches de pain de mie
60 g de chèvre frais
1 petite pêche
1 branche de romarin

Découper la croûte des tranches de pain. Détailler chacune d'entre elles en deux triangles et les faire griller. 

Laver la pêche et après avoir délicatement retiré le noyau, la couper en tranches fines. 

Tartiner les tranches de pain de mie grillées de fromage de chèvre et déposer sur la moitié d'entre elles des tranches de pêche. Parsemer de romarin et refermer les sandwichs. 

Servir immédiatement.

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Per la VERSIONE ITALIANA, potete leggere la ricetta sul sito Chez moi à Bordeaux QUI

mercredi 8 mai 2013

Pane guttiau

Comme Annalisa du blog Chez moi à Bordeaux me l'a inspiré, la semaine sera sous les auspices de l'apéritif (après tout, il y a beaucoup de jours fériés au mois de mai, donc beaucoup de raison de se retrouver autour d'un apéritif ;-)
Pour poursuivre dans la lignée du dernier post, l'apéritif sera sarde. Si jamais vous êtes allés en Sardaigne, vous n'avez pas pu passer à côté d'une des stars de la gastronomie insulaire, le pane carasau. Ce pain - que l'on nomme aussi "papier à musique" vous comprendrez rapidement pourquoi au regard de la photo et à la première dégustation - est peut-être le plus consommé dans la région. La Sardaigne se caractérise d'ailleurs - chose notable pour l'Italie, patrie des pâtes - pour la variété et la qualité de ses pains. 
Dans cette recette, notre pane carasau devient un pane guttiau car "guttiau" en Logudorese (le dialecte d'une grande partie du Nord de l'île), signifie plus ou moins "aspergé", la feuille de pain étant mouillée d'huile puis salée avant d'être passée au four. On peut également ajouter des herbes aromatiques (ici j'ai mis un peu de romarin sur certaines feuilles), mais la version la plus simple reste à mon sens la meilleure. 


Pane guttiau :
Pour le pane carasau :
la recette ICI

Huile d'olive de bonne qualité
Romarin (facultatif)
Sel

La veille, préparer le pane carasau comme indiqué ICI (ou l'acheter ;-)

Préchauffer le four à 180°. Disposer du papier cuisson sur la plaque du four et étaler des morceaux de pane carasau. Les badigeonner d'huile d'olive et parsemer de sel (et éventuellement de romarin).

Enfourner pour 5 minutes. Faites très attention car la cuisson est très rapide et sans surveillance, le pain risque fort de brûler. 

Servir tiède ou froid en apéritif. 

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