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samedi 25 août 2018

Pickles de Peau de Pastèque


Après avoir cuisiné la chair de la pastèque, je me retrouve bien évidemment avec la peau dont je n'ai su quoi faire pendant des années. 

Il faut dire que je n'en mange que depuis que la Sardaigne fait partie de ma vie. Auparavant, je trouvais que c'était un fruit insipide et sans intérêt. Peut-être que ces pastèques n'étaient tout simplement pas bonnes (maturité, transport, soleil,...). 

En Sardaigne j'ai découvert le "vrai" goût de la pastèque. Délicat et très sucré, c'est un beau fruit à la texture fondante. J'ai donc développé une grande passion - et une grande consommation - pour l'anguria, ou la sindria comme on la nomme à Sassari. C'est aussi une manière rigolote de parler de la "brioche" des messieurs avec un certain embonpoint 😏

mercredi 3 janvier 2018

Zaatar fait maison {Mélange d'épices libanais}


Avant toute chose... très belle année 2018 à tous 💖🎉💖

Nous avions fini 2017 avec un classique français, nous voici en 2018 avec un délicieux condiment qui nous emmène en voyage : le za'atar

C'est un produit de la cuisine libanaise que j'aime par dessus tout - avec de l'huile d'olive et un peu de pain c'est le paradis - et qu'à force d'acheter, j'ai fini par faire moi-même. Il faut dire qu'il n'y a rien en soi de bien compliqué puisqu'il suffit de mixer les ingrédients ensemble (théoriquement de les moudre ensemble).  

Comme pour la quasi totalités des plats moyen-orientaux, j'y suis arrivée par le biais de la cuisine syrienne. Qui en réalité possède elle aussi une forme de zaatar bien spécifique. Il contient beaucoup d'épices (le cumin était bien présent dans celui que j'ai goûté) mais aussi des fruits à coque comme les amandes. 

lundi 4 juillet 2016

Huile d'olive parfumée à l'Aneth


L'été est - théoriquement - arrivé. C'est donc le moment de manger des salades et autres légumes d'été. C'est aussi le moment d'acheter ou de récolter (pour les plus chanceux) l'aneth

C'est pour moi une herbe qui a le goût du grand nord, de la Suède ou de la Scandinavie en général... Peut-être parce qu'on a pris l'habitude de l'associer au saumon dans de nombreuses préparations. Et je dois avouer que je l'ai souvent consommée ainsi. 

L'autre jour au marché, chez les nouveaux voisins d'étals de ma maraîchère, j'ai découvert de jolis bouquets d'herbes aromatiques. Basilic, aneth et même (plus rare en Limousin ;-) coriandre ! Ils sont en plus en reconversion bio donc autant vous dire que j'ai fait une razzia. 

Surtout sur l'aneth en réalité car j'ai goûté il y a peu un plat qui en contenait et que j'ai littéralement adoré ! Elle était présente sous forme d'une petite émulsion et cette huile aromatisée s'en inspire. 

Côté utilisation, elle est idéale avec les poissons bien sûr, mais aussi les légumes cuits (je vous prépare une recette en ce sens) notamment ceux grillés ou les salades. En réalité vous pouvez en faire ce que vous voulez, même l'offrir :-)

C'est tout simple et délicieux alors pourquoi ne pas essayer ?


jeudi 9 juillet 2015

Pindjour {en Tartines pour l'apéritif}


Après nous être promenées en Asie, avoir fait un arrêt au Portugal, nous voici arrivées avec quelques copines blogueuses dans les Balkans

C'est la douce Gordana du délicieux blog Des recettes à gogo qui nous a proposé de partir à la découverte de cette cuisine qui est la sienne, géographiquement assez proche mais aussi - à tort - assez méconnue. 

Donc quand Gordana nous a proposé ce "Balkan tour", je me suis mise à chercher des informations sur la cuisine - notamment serbe puisque c'est le pays d'origine de notre Gogo - et je me suis immédiatement plongée dans un livre que j'adore mais que j'utilise principalement en hiver, Recettes végétariennes slaves de Daria Sobowiec
De la cuisine serbe je ne connaissais que peu de choses - du moins je le pensais - mais il y avait un produit que j'aimais beaucoup : l'ajvar (allez voir les blogs des copines, vous avez plusieurs versions). Il y a quelques années de cela un ami frioulan m'avait fait goûter cette délicieuse purée de poivron et j'avais trouvé ça excellent. Mais il l'avait acheté en Croatie donc je n'ai pas immédiatement fait le lien. C'est en regardant sur internet que j'ai vu que d'une part l'ajvar était quelque chose que l'on produisait en quantité dans une grande partie des Balkans (dont la Serbie) et qu'il avait beaucoup de cousins dont fait partie le pindjour que je vous propose aujourd'hui. 

Pindjour, Ajvar, Lutenica (dont la recette se trouve aussi dans le livre de Daria Sobowiec), sont toutes des préparations très voisines ayant pour but - plus particulièrement pour les deux premières à ma connaissance - de conserver les légumes d'été pour les utiliser comme condiment à la saison froide. Si vous êtes curieux, vous trouverez ICI un beau reportage en anglais sur la préparation de l'ajvar. 

Pour ma part après avoir réalisé la préparation (ici en petite quantité), j'ai préparé des tartines avec un peu de fromage de brebis en saumure. On trouve en Serbie ce type de fromage qui ressemble un peu à la feta en moins consistant. Je ne connais que le - joli - nom bulgare de ce fromage que l'on nomme sirene (j'ai un ami d'origine bulgare qui farci les poivrons avec... c'est tout simplement excellent) mais comme je n'en avais pas, je suis allée au plus simple ;-) 

jeudi 11 septembre 2014

Tomates séchées sous sel... comme en Sardaigne {Préparation et Utilisation}

Les tomates en plein hiver, on est d'accord, c'est une hérésie (pour le goût, l'environnement et le porte-monnaie). Sauf quand on les conserve bien évidemment ;-)

En dehors de la passata et autres coulis du genre, une méthode de conservation traditionnelle en Sardaigne est la mise des tomates sous sel. Bien plus répandue que la conservation sous huile (peut-être aussi parce que moins onéreuse) elle est assez logique dans une région où la matière première est présente en abondance. Le sel de mer bien sûr - tout au long des côtes nord et ouest de l'île, on trouve de nombreuses salines - mais aussi du sel de roche dont le sous-sol est riche.
On les préparait souvent avec des feuilles de laurier, une passion toute sarde puisqu'on en met aussi sur les figues avant de les faire sécher... c'est très particulier et pas forcément au goût de tout le monde. Aujourd'hui, on met plus facilement du basilic au goût moins prononcé et plus consensuel.

Une fois séchées, elles se conservent dans des bocaux en verre, toujours avec du sel. Elle sont ensuite utilisées en l'absence de tomates fraîches. Traditionnellement, elles les remplaçaient dans les bouillons ou autres préparations nécessitant des tomates, ce qui est de moins en moins le cas avec les habitudes actuelles.

En général, on les fait en plein été (puisque c'est le moment où le soleil est le plus présent), mais en Sardaigne comme en France, juillet a été un mois un peu maussade par rapport aux habitudes... du coup le soleil de septembre cogne fort sur les tomates ;-)



Tomates séchées sous sel
Des tomates de très bonne qualité et non traitées
Du gros sel


Laver les tomates et les ouvrir en deux dans le sens de la longueur. En théorie, il faut le faire sans détacher complètement les deux moitiés, soit en les faisant se tenir par un côté, soit par le haut. 

Les disposer sur une grande planche en bois, la face intérieure tournée vers le haut. Les parsemer généreusement de sel (il est là notamment pour accélérer le processus de séchage). 

Disposer la planche au soleil toute la journée, éventuellement recouverte d'un filet de mousseline pour éviter les insectes. Il faut qu'elle soit légèrement inclinée (le plus simple est de placer un bouchon de liège coupé en deux à chaque extrémité de la planche) pour éviter que l'eau rendue par les tomates ne reste (pensez à placer un peu de papier absorbant en bas ;-) Si les nuits sont fraîches, il est nécessaire de les rentrer à l'intérieur de la maison. 

Il faut entre 5 et 7 jours pour que les tomates soient suffisamment sèches. 

Dans un pot en verre propre et bien sec, déposer une couche de sel, puis une couche de tomates et une nouvelle couche de sel. Procéder ainsi jusqu'à épuisement des tomates en terminant par une couche de sel. 


Elles se conservent (à l'abris de la lumière et d'une trop forte chaleur) pendant presque un an. Il est possible que les tomates continuent à rendre du liquide. Le plus simple est alors de les changer de récipient afin de remplacer le sel du fond (devenu humide) par du sel sec. Avec le temps, les tomates vont aussi perdre leur couleur rouge pour devenir presque orange, mais c'est normal. 


UTILISATION : 

Avant de consommer les tomates, il faut toujours retirer l’excédent de sel. Pour cela, il suffit de les passer sous un filet j'eau froide en frottant légèrement avec les doigts l'intérieur des tomates. 

Pour les utiliser, on peut les "réhydrater", un peu sur le principe des champignons séchés. Il suffit de retirer l'excédent de sel puis de les laisser une quinzaine ou une vingtaine de minutes dans l'eau tiède. On peut ensuite utiliser également cette eau pour l'éventuelle recette. 

Dans le même esprit, elles peuvent remplacer le sel (puisqu'elles en contiennent) dans des bouillons ou des sauces.


Quelques recettes avec des tomates séchées : 

Mini Clafoutis olives noires et tomates séchées

Pâtes aux artichauts et tomates séchées



lundi 15 juillet 2013

Vinaigre de rose

En cuisine, il y a parfois des choses que je fais seulement parce qu'elles me semblent poétiques... C'est un peu le cas de ce vinaigre de rose.

Une fin après-midi dans le jardin de la maison qui était celle de mes grands-parents, l'air est empli de l'odeur des roses chauffées par le soleil. L'odeur n'est pas particulière à cet endroit et n'évoque en elle même aucun souvenir précis, mais les roses de ce jardin, oui :-)
Ce sont les roses de ma mamie et seulement de ma mamie ! Pourquoi ? Parce que mon grand-père, en homme pratique, à toujours fait la tête lorsque ma grand-mère chouchoutait ses massifs... "Les fleurs ça se mange pas ! On ferrait mieux d'y mettre des haricots !" 
Mais il n'avait pas compté sur sa petite-fille qui potentiellement, cuisine tout et n'importe quoi ;-)

Donc pour le faire mentir (un peu) et rendre hommage à ma petite mamie, la recettes sera à base de roses. 

Ce vinaigre est d'une simplicité enfantine (il suffit d'attendre) mais il fait véritablement son effet. D'une part parce que "vinaigre de rose", ça fait tout de suite conte de princesse mais surtout, parce que le parfum délicat des roses donne à toutes les salades une saveur différente.


Vinaigre de rose (pour un petit bocal de 500 ml)
100-120 g de pétales de roses comestibles (non traitées)
450 ml de vinaigre de vin blanc de bonne qualité

Rincer les pétales de rose à l'eau claire. Les mettre dans le pot puis verser lentement le vinaigre de vin blanc. Refermer le pot le mieux possible et laisser reposer trois semaines à l'abris de la lumière. Retourner régulièrement le pot.

Au bout de trois semaines, filtrer le vinaigre de rose (il doit avoir une jolie couleur rose foncée) afin de retirer tous les pétales et les impuretés.

Le vinaigre de rose peut être utilisé pendant un an, conservé au sec et à l'abris de la lumière.


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