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samedi 18 février 2017

Camembert rôti mariné au Calvados


Contrairement à Obélix tombé dans la potion magique lorsqu'il était petit, je ne suis pas tombée dans le calva étant enfant (heureusement d'ailleurs) mais mes jeunes oreilles ont été bercées d'histoires de famille relatives à cet alcool 😄

Je vous en parle souvent - pour justifier mon amour de la crème - mon papa est normand. Et s'il y a une chose qui fait l'unité gustative de la partie occidentale de la Normandie, c'est le Calvados. C'était avant les années 50 quelque chose que l'on produisait aussi dans les familles où l'un des membres était le détenteur du  droit de "bouillir" le cidre, la base du calvados. 

mardi 15 novembre 2016

Mac and Cheese {Gratin de pâtes au Cheddar}


Encore une fois, les séries télé s'invitent dans ma cuisine. Pourquoi ? Je ne suis pas très fière de l'admettre mais la première fois que j'ai entendu parlé du plat que je vous propose aujourd'hui... c'est dans Friends ^^

Pour ceux qui - comme moi - ont suivi attentivement ce qui était LA série de la fin des années 90, Matt LeBlanc incarnait Joey Tribbiani, un (piètre) acteur italo-américain dont la passion pour la nourriture n'avait d'égal que sa passion pour les femmes et - soyons honnêtes - sa bêtise. Dans un épisode intitulé The One With Mac and C.H.E.E.S.E. (le fameux) Joey décroche une audition pour le rôle dans une série de science fiction. Il sera le détective Mac et travaillera en binôme avec un robot policier nommé C.H.E.E.S.E.

Et je n'avais pas tout de suite compris le jeu de mots caché derrière ce nom mais peu importe puisque le show a duré un seul épisode et je savais désormais ce qu'était le mac & cheese

lundi 31 octobre 2016

Pasta ca'muddica {Pâtes à la chapelure comme en Sicile}


Aujourd'hui je vous emmène dans une Italie sans fromage puisque c'est le thème que Eric du blog Chez papa Rico nous a donné pour ce foodista challenge

Vous allez me dire "oui, mais pourquoi se priver de ce qui fait l'un des charmes de la cuisine italienne ?". Tout simplement parce que Madame Rico est allergique à la caséine, d'où la recette d'une recette non seulement sans fromage mais d'une manière générale sans laitages. Et comme le dit Eric, "c'est embêtant surtout pour elle et un peu pour moi qui suis fan de cuisine italienne et du parmesan fraîchement râpé sur mes pâtes". Vous allez voir, cette dernière remarque de sa part n'est pas tombée dans l'oreille d'un sourd. 

J'ai eu du mal à trouver mon idée puisqu'en réalité, la cuisine italienne contient énormément de recette traditionnelles sans laitages. Et puis est venue l'illumination ;-) 

Comme le dit si bien Eric, c'est sur les pâtes bien évidemment que le fromage est un incontournable. Sauf... sur les plats de pâtes contenant du poisson ! Petite précision, faire ça en Italie, c'est un peu du style mettre du ketchup dans un bœuf bourguignon : c'est mal ! Très mal ! ^^
Chéri m'a longtemps testée sur la chose en me posant la question - traître - "et là, tu mets du parmesan ?" devant un plat de pasta alle vongole. J'ai rapidement appris ;-) et en plus ça n'est pas terrible donc on ne perd rien.

vendredi 20 mai 2016

Flans à l'Arroche


À la quoi ? À l'arroche ;-)

Vous avez peut-être déjà rencontré ces feuilles vert sombre et de couleur pourpre claire sur le dessous. Leur couleur les rend un peu étranges, mais elles ressemblent fortement aux petites feuilles des épinards. Et pour cause, ces deux plantes sont de la même famille. 

D'implantation européenne beaucoup plus ancienne que son cousin venu du moyen orient, l'arroche est une plante relativement simple à cultiver et que l'on trouve aussi dans différentes variétés à l'état sauvage. On la considère parfois à tort comme une "mauvaise herbe" alors que la pauvre est tout à fait délicieuse. C'est peut-être aussi ce qui explique qu'elle a disparu de nombre de jardins. 

Sa saveur est en réalité - à mon goût - assez éloignée de l'épinard mais on lui retrouve la même goût un peu plat lorsqu'elle est cuite. Pour avoir essayé différentes préparations, celle que je vous présente aujourd'hui est celle que je préfère. Peut-être que le fromage y est pour quelque chose (avec un peu de fromage gratiné, tout est toujours meilleur ^^). 

Cette recette est une variante d'une recette que je fais habituellement avec les restes de légumes feuilles : le gâteau des prés. Ici pas de pain ni de lait mais de la brousse ou de la ricotta mélangées à des œufs pour retrouver une consistance suffisamment solide. 

Le résultat est très rustique en apparence mais assez délicat au niveau de la saveur, tout à fait ce que j'aime en cette saison :-)


mardi 15 mars 2016

Polpette au Citron et à la Menthe


Avec le week-end dernier tout ensoleillé, j'ai presque l'impression que le printemps revient. Il y a des primevères et des jonquilles depuis presque déjà un mois et si on ajoute une fête de Pâques particulièrement précoce dans le calendrier, le printemps est en train de l'emporter sur l'hiver. 

En cuisine aussi le changement de saison se fait sentir... On est au moment où les légumes d'hiver arrivent à épuisement (j'ai mangé mes dernières blettes ces jours-ci) et où les légumes de printemps n'ont pas encore pointé le bout de leur nez. La terre se repose un peu avant l'explosion printanière :-) 

Du coup, pas de légumes de printemps - en réalité pas de légumes tout court - dans la recette que je vous propose aujourd'hui mais un grand classique italien : les polpette di carne

Plat pauvre par excellente puisqu'il y a beaucoup de pain (rassis en théorie) par rapport à la quantité totale de viande, il fait les délices des petits italiens... mais aussi des plus grands ;-) 

jeudi 25 février 2016

Apéritif fleuri en Provence {Pommes de Terre et Mojito à la Lavande}


C'était un jour que j'attendais avec impatience... voici le 16ème foodista challenge

J'avais déjà vécu cette sensation de curiosité et d'impatience lors de la Bataille food que j'avais eu le plaisir d'organiser il y a déjà longtemps. Avant donc d'entrer dans le vif du sujet, je tiens à tous vous remercier pour votre enthousiasme pour ce thème un peu farfelu du flower power :-) 

Comme souvent lorsqu'il m'a fallu faire un choix - ici du thème - je suis partie sur ma première idée de la cuisine des fleurs sans même m'interroger sur ce que j'allais proposer... Du coup cette édition m'a demandé (comme toutes les précédentes) pas mal de réflexion ^^

Mais comme souvent, l'idée que je vous propose aujourd'hui est née d'une association d'idée pas forcément très logique. En allant fêter un moment important pour un ami qui m'est cher, j'ai croisé un mimosa ! Ce n'est pas l'oranger sur le sol irlandais de la chanson mais presque puisque je pensais le climat Limousin adapté à tout sauf à voir s'épanouir un beau mimosa plein de petites fleurs (sous la pluie ce jour là ^^). 

Et pour moi mimosa = Provence. J'imagine que je ne suis pas la seule (du moins je l'espère), mais pour moi il symbolise à parité avec la lavande cette région baignée de soleil. Cuisiner le mimosa c'est un peu compliqué (je ne suis même pas certaine que cela soit comestible) mais cuisiner la lavande, c'est très facile :-) 
Voici comment l'idée de cet apéritif sous un soleil d'hiver était né ;-)

Pour les pommes de terre rôties, je pensais au départ faire un peu comme des patatas bravas espagnoles (avec une sauce sans tomates mais avec de la lavande) puis je suis restée sur une option plus simple mais aussi à la saveur plus délicate. Pour la cuisson, j'ai opté pour celle-ci qui est désormais devenue ma référence à la maison (essayez-là, elle est parfaite). 

Mais pas d'apéritif sans boisson et ici encore parfumée à la lavande. N'étant pas une experte en cocktail, je me suis penchée sur un de ceux que j'affectionne et qui se prête volontiers à des adaptations : le mojito (enfin ma version du mojito). 

Pas de mimosas sur ma photo (je n'allais tout de même pas piller l'arbre d'un inconnu) mais je me suis rabattue sur celles qui chez moi annonce les beaux jours : quelques petites jonquilles pas encore toutes écloses :-) 


jeudi 28 janvier 2016

Gratin de côtes de blettes au Pecorino


Pecorino sardo... le retour ! Oui je sais, ça ne fait pas bien longtemps que je vous ai proposé la dernière recette avec cet ingrédient mais que voulez-vous, quand on aime, on en met partout ^^

Cependant à la différence d'autres recettes pour lesquelles une substitution risque de donner quelque chose de moins savoureux, vous pouvez ici tranquillement utiliser un autre type de pecorino ou même un bon grana padano. Voire un fromage de brebis basque au regard de mes vagabondages fromagers... 

L'idée est encore une fois avec les côtes de blettes - si vous jetez un œil sur l'ensemble des recettes en contenant, le but est à chaque fois le même - d'en masquer un peu la saveur terreuse. C'est vraiment ce que je reproche encore à ce légume que j'ai longtemps détesté (je dois en manger depuis 5-6 ans seulement). Le gingembre s'est avéré être un bon allié et cette fois, le pecorino ne m'a pas déçue ;-) Sa saveur très puissante et un peu fumée se marie bien avec l'ensemble mais le domine très clairement. C'est positif si vous n'aimez pas trop les côtes de blettes, un peu moins si vous raffolez de leur saveur. 

Encore une fois j'ai utilisé de la chapelure de maïs à la fois en dessous pour absorber le surplus de liquide rendu par le légume (même très bien égoutté malheureusement)  et au dessus pour apporter un peu de croustillant supplémentaire. 

En somme une recette toute simple et délicieuse... pour les ennemis des côtes de blettes ^^  


vendredi 22 janvier 2016

Cotoletta alla milanese ou Wiener Schnitzel ? Escalope panée...


La recette du jour a plusieurs noms et plusieurs origines possibles. Ce qui est rassurant c'est que dans tous les cas elle est délicieuse ^^ 

Si jamais vous êtes passés par Milan, vous avez nécessairement rencontré dans un restaurant une escalope de veau très plate et panée. Mais si vous avez visité Vienne (et l'Autriche plus généralement) vous avez certainement eu l'occasion de déguster le même plat. Eh oui, qu'on les nomme cotoletta alla milanese ou wiener Schnitzel les préparations sont identiques ! Mais qui a eu en premier la délicieuse idée de paner une escalope de veau ? 

Comme toujours chacun va gratter dans les archives, on expose les témoignages de repas des siècles passés à la recherche de la première préparation de la fameuse recette, on discute longuement sur les éventuelles différences, etc. Alors ? Milanaise ou viennoise notre escalope ?

Disons qu'au delà des preuves présentées par chacune des parties, l'histoire plaide plutôt en faveur d'une influence autrichienne sur la gastronomie milanaise. Petit retour en arrière... Après la période florissante du Duché, Milan et sa région passent sous domination espagnole. Avec le début de la guerre de Succession, Milan est occupé par l'Autriche (à partir de 1706) et en 1713 est signé le traité d'Utrecht. S'il nous intéresse nous français à plusieurs titre, pour l'histoire de notre escalope de veau, il entérine la cession d'une partie du Milanais à l'Autriche. La ville restera sous domination autrichienne jusqu'en 1796 et l'arrivée de Napoléon Bonaparte.
Si les milanais ont peu probablement influencé la gastronomie autrichienne (je risque de me faire taper sur les doigts en disant ça ^^), ce presque siècle d'occupation a de grande chance d'avoir marqué la cuisine lombarde. En même temps, dans certains plats beaucoup plus anciens, elle ne sont pas si éloignées l'une de l'autre, la cassoeula à base de porc et de chou n'est pas sans rappeler différentes préparations d'origine germanique. 
Mais il est aussi fort possible que d'un même produit on ait préparé un recette identique. 

Inutile de vous le préciser, cette cotoletta ne peut en aucun cas (jamais ! mai ! never !) être servie avec des pâtes... Vous l'aurez compris je penche plus du côté italien dans la dégustation. Mais je ne pense pas qu'en Autriche on fasse ce genre de chose. Choisissez plutôt une petite salade ou des frites pour les plus gourmands. On sert aussi souvent une vraie côtelette de veau avec l'os mais c'est bien moins pratique à consommer. 

Ici c'est une version presque "mini" notamment puisque le grand jeu en Italie est de proposer la cotoletta la plus grande (qui dépasse de l'assiette) possible. Je suis restée sage sur la taille de l'escalope mais comme d'habitude assez exigeante sur la qualité de la viande... Je vous conseille de faire de même pour avoir un résultat parfait ;-)   


mercredi 26 août 2015

Sarde a beccafico { Sardines farcies comme en Sicile }

Qui aime les sardines lève la main ! Ce plat est fait pour vous ;-) 

Aujourd'hui nous sommes encore est toujours en Italie, encore et toujours dans une île, mais pas la même île que d'habitude puisque je vous emmène en Sicile. Je vous propose une recette délicieuse qui d'une certaine manière m'a fait apprécier les sardines autrement que grillées (j'ai une sainte horreur de celles en boîte... mauvais souvenirs de cantine). 

Le nom un peu étrange - pour moi aussi parce qu'en Sardaigne on nomme le plus souvent les sarde "sardine" peut être pour éviter la confusion avec le nom des habitantes de l'île - du plat qui reprend le nom d'un petit oiseau (le beccafico c'est la fauvette) a plusieurs étymologies possible. La plus probable vient de la volonté de la faire ressembler aux plats servis à la noblesse sicilienne - les seuls à pouvoir chasser le gibier sur leurs terres - les queues des sardines disposées vers le haut les faisant ressembler à celle des petits oiseaux (dont on conservait très certainement le plumage pour la décoration des plat, bien kitsch mais très en vogue pendant des siècles partout en Europe). 

Il existe comme souvent beaucoup de variantes de la recette. Qui toaste la chapelure, qui ne la toaste pas. Qui met des anchois, qui n'en met pas. La liste est longue mais la version que je vous propose ici se rapproche de celle de Catane. La principale différence avec la version palermitaine - que vous trouverez sur le blog de ma copine Sophie puisque c'est dans cette région qu'elle réside - c'est la présence de pecorino dans la farce. Très honnêtement c'est ce qui me la fait préférer à l'autre version tout aussi bonne dans l'absolu. Autre petite variante mais en raison de la période de l'année, je n'ai pas mis d'orange comme dans la recette que j'avais - les oranges ne sont pas mûres en ce moment - mais j'ai remplacé par du citron dont certains sont déjà bien avancés sur les arbres :-)


vendredi 20 mars 2015

Arancini made in Sud-Ouest

Quand Gwendoline de Mon p'tit coin gourmand à proposé de cuisiner sur le thème "la cuisine de chez toi", j'ai tout de suite trouvé l'idée super sympa ! Nous ne sommes géographiquement pas très loin l'une de l'autre et pourtant je dois bien avouer que j'ignore tout de la cuisine berrichonne. 

Mais une fois le premier enthousiasme passé, je me suis posé la question fatidique : "chez moi, c'est où exactement ?" J'ai un papa normand, une maman poitevine, j'ai grandi dans les valises de mes parents et depuis quelques années, je suis à cheval entre le Limousin et l'Italie...  La réponse est du coup un peu moins évidente ;-)
Alors comme je sens en réalité de nulle part et de partout à la fois, j'ai décidé de faire la cuisine de chez moi telle qu'elle est vraiment... un mélange entre le Limousin où je vis et l'Italie où je suis souvent. Petite entorse à la règle, ça n'est pas un plat sarde que je vous propose mais de l'autre grande île italienne, la Sicile. Ils font les délices du commissaire Montalbano et le cauchemar des diététiciens... j'ai nommé les arancini ! 

Spécialité sicilienne complètement dans l'esprit du street food - les cibi di strada existent depuis des siècles en Italie - c'est aussi un moyen parfait de recycler les restes de riz... Je sens que l'esprit d'Adelina me quitte quand je dis des choses comme ça ;-) 
Toujours est-il que pour leur donner une Sud-Ouest touch (n'en déplaise à certain, le Limousin c'est encore le Sud-Ouest), à la place de la farce habituelle j'ai utiliser des cuisses de canard (de canette en réalité) confites. C'est encore moins light que la version originale mais tout aussi délicieux !




samedi 2 août 2014

Fenouil gratiné aux Deux Ricotta

Ces derniers jours le beau temps n'a pas été au rendez-vous. J'ai donc allumé le four (après quelques "réparations" de mon technicien préféré)

J'en ai profité pour faire un gratin à base d'un produit que j'adore : la ricotta mustia. Typiquement sarde sous cette dénomination, il s'agit d'une variété particulière de ricotta fumée (affumicata). Cette ricotta a un goût fort très particulier qui séduira tous les amateurs de fromage (même ceux qui n'aiment pas sa sœur fraîche ;-)

Ici, la ricotta fraiche est aussi présente puisque la ricotta mustia seule risquerait de couvrir la saveur rafraîchissante, anisée et délicate du fenouil.



Fenouil gratiné aux Deux Ricotta (pour 2 personnes)
2 petits bulbes de fenouil
60 g de ricotta fraîche
60 g de ricotta mustia (ou de ricotta affumicata)
2 CS de parmesan rapé
1 et 1/2 CS de chapelure
1 CS d'huile d'olive
1 cc d'origan
Sel

Préchauffer le four à 200°. Nettoyer les bulbes de fenouils. Retirer les parties externes les plus dures ainsi que les petits restes du feuillage. Les couper en deux et séparer les petites coques. Les disposer sur un plat à gratin, saler légèrement et répartir l'huile d'olive sur le fenouil.

Enfourner pour 20 minutes pour conserver le croquant du fenouil, 30 minutes si l'on souhaite un gratin plus fondant. Sortir le plat du four et laisser tiédir. 

Dans un petit bol, mélanger la chapelure, le parmesan et l'origan.

Mélanger les morceaux de fenouil afin de laisser tomber l'excédent d'huile dans le fond du plat puis redisposer les fenouils, face creuse vers le haut. Répartir les deux types de ricotta en les émiettant au dessus du fenouil. Parsemer du mélange à base de chapelure puis enfourner à nouveau pour une grosse dizaine de minutes, jusqu'à ce que le fromage soit fondu et grillé.



jeudi 10 juillet 2014

Gratin de Courgettes au Chèvre

Après avoir profité d'une fin de printemps ensoleillé, voici un début d'été pluvieux... La photo a d'ailleurs des teintes peu estivales. Du coup dans la cuisine, le four fonctionne sans trop de difficultés et surtout, les légumes d'été se parent de leurs habits hivernaux.

Et pour faire le lien entre le temps effectif et les légumes de saison, voici un gratin de courgettes ;-)
Bien loin d'être estival, le gratin est un plat que j'aime beaucoup. C'est chaud, réconfortant et surtout il y a du fromage fondu (une de mes nombreuses passions inavouables). Mais comme le soleil n'est pas loin - du moins je l'espère - ce gratin reste assez léger. A la place de la crème, j'ai utilisé un peu de yaourt que j'ai mélangé à du fromage de chèvre. Une base de gratin que j'utilise régulièrement avec les légumes... même ceux d'hiver :-)


Gratin de Courgettes au Chèvre (pour 2 personnes)
3 petites courgettes 
60 g de chèvre mi-fait
1 yaourt nature au lait entier
1 CS d'huile d'olive
1 CS de chapelure
1 gousse d'ail
Sel, poivre

Nettoyer les courgettes. Retirer seulement une petite partie de la peau puis les découper en rondelles. Hacher l'ail et le mettre à chauffer avec l'huile d'olive dans une poêle anti-adhésive. Laisser cuire quelques minutes à feu très doux puis ajouter les courgettes et les faire cuire une dizaine de minutes en remuant régulièrement. Si elles se dessèchent trop, il est possible d'ajouter un peu d'eau. Éteindre le feu et laisser tiédir. 

Préchauffer le four à 220°. Dans un petit bol, écraser le fromage de chèvre. Verser le fromage blanc et bien mélanger pour former une crème épaisse. 

Disposer la chapelure puis les courgettes dans les moules. Recouvrir de la préparation à base de fromage de chèvre puis enfourner pour 10 minutes jusqu'à ce que le fromage soit bien doré. Servir chaud ou tiède. 


lundi 6 janvier 2014

Spaghetti Capperi e Acciughe {Spaghetti aux Câpres et aux Anchois}

Parfois, il suffit de peu pour avoir l'impression d'être en été... C'est un peu l'effet que me fait ce plat.

Issu de la tradition du sud de l'Italie - avec la présence de "pan grattato", je serais même tentée de dire sicilienne - les pâtes avec des câpres et des anchois sont un plat extrêmement simple mais plein de saveurs et de contrastes. De manière un peu incongrue, je ne tiens pas la recette d'un sicilien (ou d'une sicilienne) mais d'un ami du Frioul, au nord-est de l'Italie. Rien à voir donc avec ses propres traditions culinaires, beaucoup plus proche de l'Autriche et de la Slovénie voisine. C'est pourtant chez lui que j'ai mangé (assez régulièrement en fait) ces pâtes que j'adore.

C'est leur simplicité qui fait tout leur intérêt - si vous ne disposez que de peu de temps ou d'envie de cuisiner - mais je dois avouer le leur goût me porte à les consommer régulièrement en dehors de toute "paresse" culinaire :-)

Belle semaine à tous !


Spaghetti capperi e acciughe (pour 2 personnes)
250 g de spaghetti
6 filets d'anchois sous huile
2 cc de câpres
2 petites gousses d'ail
3 CS d'huile d'olive
2 CS de vin blanc sec
2 CS de chapelure
1 bouquet de persil
1 pincée de piment
Sel

Mettre un grand volume d'eau à chauffer. Lorsque l'eau commence à bouillir, ajouter le sel puis verser les spaghetti. Les faire cuire le temps indiqué en remuant régulièrement, surtout au début de la cuisson. 

Dans une poêle anti-adhésive, verser l'huile d'olive puis ajouter le piment et l'ail. Faire chauffer à feu doux pendant 2 petites minutes et adjoindre les filets d'anchois. Les laisser de déliter dans l'huile en mélangeant (cela doit former une sorte de crème). Verser les câpres et cuire encore deux petites minutes. 
Ajouter le vin blanc ainsi que les deux tiers du persil haché et laisser réduire.

Lorsque les spaghetti sont cuits, les retirer de l'eau à l'aide d'une grande fourchette à pâte et les verser dans la poêle (si vous voulez faire plus simple, vous pouvez utiliser un égouttoir en faisant attention à ne pas trop assécher les pâtes). Bien mélanger, parsemer du reste de persil et d'un peu de chapelure puis servir immédiatement. 


samedi 26 octobre 2013

Petites Galettes épicées de pommes de terre et petits pois

C'est un peu le hasard, mais la pomme de terre se place sous le signe de la culture anglo-saxonne cette fois encore. Le plat que je vous propose aujourd'hui n'est absolument pas anglais mais il est - presque - la reproduction d'un plat que j'avais dégusté à Londres. Vous le verrez à la composition, ces galettes sont plus d'inspiration indienne que d'inspiration anglaise. La recette est un peu à l'image de ce qu'est la cuisine d'outre-manche aujourd'hui : riche des mélanges et des cultures qui la composent. 

Comme je ne connaissais pas la recette exacte, je suis partie sur une base de galette de pomme de terre classique, voir même de gnocchi : un peu de farine et beaucoup de pommes de terre écrasées. 
Mon seul regret... Les galettes étaient servies avec une petite sauce délicieuse dont je n'ai pas compris la composition. Je vous propose donc une autre idée : une sauce au fromage blanc, citron et coriandre. Une petite touche de fraîcheur avec ces galettes qui piquent un peu ;-)


Galettes épicées de pommes de terre et petits pois (pour environ 15 petites galettes)
500 g de pommes de terre
100 g de petits pois surgelés (en cette saison, sinon des petits pois frais)
1/2 oignon rouge
1/2 cc de piment en poudre
1 cc de garam masala
1 cc rase de paprika en poudre
2 cm de gingembre frais râpé
2 cs de coriandre hachée
4 CS de farine de sarasin
6 CS de chapelure
De l'huile de friture neutre au goût

Pour la sauce :
Fromage blanc ou faisselle
Quelques gouttes de jus de citron
1 bouquet de coriandre hachée

Laver les pommes de terre et les éplucher. Dans une casserole, porter à ébullition une grande quantité d'eau. Une fois qu'elle bout, saler et y plonger les pommes de terre coupée en gros dés. Les laisser cuire puis les égoutter et les réduire en purée. 

Dans le même temps, faire cuire les petits pois surgelés dans une casserole d'eau salée puis les égoutter. Si vous voulez - et c'est ce que je fais souvent - vous pouvez tout à fait faire cuire les petits pois et les pommes de terre ensemble, il suffira ensuite de les séparer.

Dans un saladier, mélanger la farine et l'ensemble des poudres ainsi que le gingembre et l'oignon rouge haché et la coriandre. Ajouter les pommes de terre réduites en purée et les petits pois puis bien mélanger à la main jusqu'à ce que se forme une pâte relativement homogène. Former des petites boules de la taille d'une petite pomme et les écraser légèrement en leur centre (elles doivent être relativement épaisses). 

Mettre l'huile à chauffer dans une poêle et passer toutes les petites galettes dans la chapelure. Les faire cuire 5 par 5 dans le bain de friture en les retournant de temps en temps. Les égoutter et les déposer sur du papier absorbant. 

Pendant ce temps, préparer la sauce d'accompagnement en mélangeant bien le fromage blanc avec la coriandre hachée, quelques gouttes de citron et quelques tour de moulin à poivre. 


NOTE :
Pour une version sans gluten, il suffit de modifier la chapelure. Personnellement, j'écrase très finement des tartines grillées sans gluten pour obtenir une chapelure maison. 

jeudi 8 août 2013

Piments doux farcis à la ricotta mustia

Ricotta mustia, étape n° 2 :-)
La recette que je vous propose aujourd'hui est un peu le fruit d'une erreur. Le samedi se déroule à Sassari un marché de vente directe. Les producteurs viennent avec leurs produits, ce qui en fait un marché à kilomètre zéro, mais également sans intermédiaires... le coût est dès lors imbattable et la qualité des produits est de manière générale très bonne. Je suis toujours enthousiasmée par les produits différents de mes habitudes et quand j'ai vu ce que je pensais être de tout petits poivrons, j'en ai acheté. Mais encore une fois, petite erreur d'interprétation : "peperoncini" c'est piment en italien... et pas petit poivron ;-)
Donc lorsqu'en en goûtant un cru, j'ai finalement compris de quoi il s'agissait, il m'a fallut revoir mes plans en cuisine. Heureusement, ce sont des petits piments doux qui perdent à la cuisson une partie non négligeable de leur piquant.
L'idée de la recette est donc de préparer un plat au bon goût de piment tout en apportant un côté frais. Pour cela, la ricotta - ici ricotta mustia - et la menthe sont d'une grande aide puisqu'elles font de ces petits piments un apéritif bien équilibré au niveau des saveurs.


Piments doux farcis à la ricotta mustia (pour 4 personnes)
16 petits piments doux rouges
120 g de ricotta mustia
4 CS de yaourt grec
4 cc d'huile d'olive
3 CS de chapelure
Une dizaine de feuilles de menthe

Laver les piments à l'eau claire. Découper la partie haute et éviter le piment en enlevant également le plus possible la chaire blanche à l'intérieur. Pratiquer ainsi pour l'ensemble des piments. Les disposer dans un plat recouvert de papier cuisson. Certains ne sont pas stable, il est possible de couper légèrement la base.

Dans un grand bol, mélanger la ricotta mustia, le yaourt, l'huile et la menthe finement hachée. 

Préchauffer le four à 180°. Farcir les piments avec la préparation à base de ricotta en faisant un petit dôme. Parsemer de chapelure et enfourner pendant 35 à 40 minutes. Pour vérifier la cuisson, il suffit de piquer le plus gros des piments avec couteau : s'il entre sans difficulté, les piments sont cuits. 

Servir tiède ou froid.

NOTE : La recette est réalisable avec tous les types de ricotta fumée mais également avec une ricotta fraîche. Dans ce dernier cas, il est nécessaire d'ajouter un peu de sel à la préparation.

mercredi 5 juin 2013

Pasta con le sarde en VF

S'il y a une chose que j'aime en cuisine, c'est m'amuser et réussir à faire un repas avec les contraintes de mon frigo. Donc quand j'ai vu la proposition de Jenna de préparer une recette à base de courgette, poireau, échalote et... sardines en boîte, je me suis retrouvée un peu dans la même situation que devant mon frigo les jours où il n'est pas très coopératif ("mais qu'est-ce-que je vais faire avec ça ?!?"). 

Mon principal problème dans les ingrédients, la sardine en boîte. Pas que je n'aime pas ça, mais je n'ai pas l'habitude d'en acheter et encore moins de les préparer. Je me suis donc concentrée très fort sur le problème et la solution m'est venue de la cuisine sicilienne. Je ne suis jamais allée en Sicile (même si j'en rêve), mais la littérature sicilienne - Montalbano en tête - et mes assistantes d'italien au lycée - toutes siciliennes - m'ont laissé quelques idées de recettes appétissantes. 

Un grand classique sicilien, c'est la pasta alle sarde, les pâtes aux sardines. Que les siciliens qui passent par là ferment les yeux ! Ils risquent la syncope en se rendant compte que je les prépares ici avec des sardines à l'huile... Je suis donc très loin de la recette originale (qui ne contient ni courgette, ni poireau, ni échalote), mais l'inspiration viens de là ;-) 
C'est aussi un peu pour ça qu'elles sont "en VF" parce qu'elles n'ont en commun avec l'original que le nom et les sardines. Le reste des ingrédients les rends plus françaises qu'autre chose :-)


Pasta con le sarde en VF (pour 2 personnes)
300 g de spaghetti
1 boîte de sardines à l'huile
100 g de courgette
50 g de poireau
1/2 échalote
1 gousse d'ail
1 cs de pignons de pin
1 cs d'huile
2 cs de chapelure (mieux si faite maison)
1/2 piment oiseau
sel

Égoutter les sardines à l'huile et les passer ensuite dans du papier absorbant. Les nettoyer pour en retirer la peau et l'arrête centrale. 

Laver la courgette puis la détailler en tout petits morceaux. Procéder de même avec le poireau en faisant de fines lamelles. Émincer l'échalote et l'ail finement. 

Mettre l'eau des pâtes à chauffer. Dans une poêle, faire doucement revenir l'échalote, l'ail, les pignons de pin et le piment dans l'huile. Lorsque l'ail devient translucide, retirer le piment et ajouter les sardines. Laisser cuire pendant 2-3 minutes, le temps que  les sardines se délitent. Ajouter les poireaux émincés et la courgette. Laisse cuire pendant environ 7 minutes, le temps que les légumes soient tendres. Pendant ce temps, faire cuire les pâtes dans un grand volume d'eau salée. 

Une fois prêtes, égoutter les pâtes et, hors du feu, les ajouter à la préparation dans la poêle. Bien mélanger et saupoudrer de chapelure. Servir immédiatement.

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Et si vous voulez découvrir les autres recettes, voici les liens des différents blogs ou pages :

dzemdzus

kuchnia sentymentalna

Mon petit coin gourmand

Little Bouillon

à table les garçons

breves de gourmandise

objectif zero miettes

l'eau a la bouche

le 848

bistro de jenna

mercredi 17 avril 2013

Maccheroni aux têtes de choux

Ces derniers temps, un légume un peu inhabituel est apparu sur les étals des marchés, j'ai nommé les têtes de choux. Pour avoir - comme à chaque fois - passé pas mal de temps à discuter avec ma maraîchère préférée, j'ai obtenu quelques explications (et je suis repartie avec un joli bouquet de têtes de choux). Le fameux légume n'est temporaire que par son existence elle-même très éphémère. Il s'agit en réalité des choux (de Bruxelles ou brocoli) montés et ce, juste avant qu'ils fleurissent. Il reste donc peu de temps pour les récolter (et en fonction de l'endroit où vous vous trouvez, elles ont peut être déjà disparu !). 
Et comme j'aime bien les pâtes, et bien j'ai adapté une recette que je fait habituellement avec des brocolis (le goût des têtes de choux est très proche, mais en beaucoup plus délicat). 

La photo rend bien ce que sont les feuilles des têtes de choux puisqu'une fois cuite (avec un peu de bicarbonate pour leur garder leur belle couleur et les rendre digestes) elles ressemblent un peu à des petites algues :-)



Maccheroni aux têtes de choux (pour 2 personnes)
250 g de Maccheroni (ou d'un autre type de pâte courte striée)
1 bouquet de têtes de choux (environ 200 g)
6 filets d'anchois à l'huile
Une pincée de piment de cayenne
1 gousse d'ail
2 cs d'huile d'olive
Un peu de chapelure (facultatif)
Sel

Bien nettoyer les têtes de choux et retirer les parties les plus dures. Couper grossièrement et plonger 5 minutes dans une grande casserole d'eau bouillante avec une cc de bicarbonate et une petite poignée de sel.

Bien égoutter les têtes de choux et réserver. Dans une poêle, faire revenir l'ail émincé dans l'huile avec la pincée de piment. Une fois l'ail devenu translucide, ajouter les filets d'anchois et les laisser se déliter dans l'huile afin de former une sauce. Ajouter les têtes de choux et laisser cuire environ 10 minutes (ou le temps de cuisson des pâtes). 

Plonger les pâtes dans un grand volume d'eau salée bouillante. Une fois qu'elles sont cuites, bien les égoutter et bien les mélanger aux têtes de choux. Parsemer de chapelure et servir immédiatement. 

samedi 23 mars 2013

Mozzarella in carrozza

La "mozzarella in carrozza" est un grand classique du street food italien. Composé - vous l'aurez deviné - de mozzarella, ce plat est originaire de la Campanie (la région de Naples), patrie du fameux fromage. Graziella du blog L'Italie dans ma cuisine vous en donne une version "carnivore" puisque la mozzarella voisine avec le jambon.

Je me souviens très bien de la première fois où j'ai entendu parlé de ce plat mais également de la première fois où j'ai eu l'occasion d'y goûter. C'est lors d'un dîner en Italie où la discussion tournait autour de la cuisine (je crois que les français et les italiens sont les seuls peuples à avoir cette habitude de parler de nourriture en mangeant ;-) qu'une amie parlait d'un nouvel endroit où elle avait goûté la mozzarella in carrozza qu'elle n'avait pas aimé. Je n'allais pas interrompre tout le monde pour avoir une explication lexicale et j'ai donc imaginé (ne me demandez pas pourquoi) que c'était une énorme mozzarella servie dans un petit carrosse (la carrozza en italien)... Heureusement que je n'ai pas ouvert la bouche pour partager mes pensées à ce moment là ;-)
Mais il m'a fallu attendre un voyage à Venise pour découvrir ce que c'était réellement (bien loin de ses origines napolitaines donc). Et je dois avouer que la découverte d'un "beignet" de mozzarrela a un peu déçu mes rêves de présentation grandiose... Mais par contre, c'est vraiment très bon ! La seule chose qui manquait ? Une petite touche en plus pour donner du peps à cette recette somme toute un peu pesante. Donc j'ai servie ma mozzarella in carrozza avec un peu de citron...
Vous pourrez retrouver cette recette sur Défi Cuisine pour leur thème de la Street food (en Italie bien sûr ;-).


Mozzarella in carrozza (pour 2 personnes)
1 boule de mozzarella
2 oeufs
4 grandes tranches de pain de mie sans la croûte
2 cs de lait
Chapelure
Huile de friture
Sel, poivre,
Quelques gouttes de jus de citron

Découper la boule de mozzarella en tranches épaisses (d'environ 1,5 cm). Découper le pain de mie de façon à ce que la mie dépasse légèrement la tranche de mozzarella (afin de pouvoir coller les bords entre eux). 

Battre les oeufs en omelette dans un grand bol avec le lait et une pincée de sel. Enfermer une tranche de mozzarella entre deux parties de pain de mie (avec un petit peu de poivre) en prenant bien soin de fermer les bords (vous pouvez appuyer sur l'ensemble du pain). Baigner le petit sandwich ainsi obtenu dans l'oeuf battu pour bien l'imbiber. Le passer ensuite dans la chapelure en l'enrobant bien. Procéder ainsi avec l'ensemble des tranches de mozzarella. 
Les mettre au frais pendant 5 minutes puis répéter l'opération du bain dans l'oeuf puis dans la chapelure.

Chauffer l'huile pour la friture et une fois bien chaude, y plonger les mozzarelle in carrozza (pas plus de deux ou trois à la fois) en les retournant de temps en temps jusqu'à ce qu'elles soient bien dorées. Il faut au moins 2 à 3 minutes pour que la mozzarella soit bien fondue à l'intérieur.

Déposer les sur du papier absorbant et laisser reposer quelques minutes avant de les manger (sinon, attention aux brûlures...). 

vendredi 30 novembre 2012

Flan di zucca de la Zucca

Encore du potiron et encore une recette italienne ! Eh oui, on ne se refait pas...
Ce flan di zucca (ou flan de potiron) est quelque chose que j'ai découvert lorsque je suis allée à Venise. C'est une ville sur laquelle j'avais beaucoup d'a priori plutôt négatifs mais après l'avoir visitée, j'y ai laissé une partie de mon cœur (et de mon estomac aussi ;-)

Donc après m'être délectée de chiquetti pendant plusieurs jours, lors de la dernière soirée là-bas, nous sommes allés dans un restaurant conseillé par une amie vénitienne d'adoption. C'était un petit endroit, La Zucca, une « Osteria » qui ne paye pas de mine mais où la cuisine est étonnante de saveur et de simplicité. Et leur spécialité, c'est le flan di zucca. Dans l'absolu, l'intitulé n'a rien de très divertissant, mais le goût était vraiment renversant ! C'était tellement bon que j'y retournerai rien que pour ça ;-)
Donc comme je ne retournerai certainement pas tout de suite à Venise, je me console avec ses petits flans :-)

Flan di Zucca


Flan di zucca (pour 4 personnes)
500 g de potiron
125 g de mascarpone
2 œufs
40 g de fécule de pomme de terre
un peu de chapelure (faite maison)
30 g de beurre + un peu pour les moules
1 échalote
1 pincée de piment
1 pincée de cannelle
1 pincée de noix de muscade
sel

Peler le potiron et le couper en petits dés. Le faire cuire dans une poêle avec le beurre et l’échalote coupée en deux (il faudra la retirer au bout de 5 minutes car elle n'est là que pour apporter un peu de goût). Après 10 minutes de cuisson, ajouter le sel et le piment. Il est possible qu'il soit nécessaire d'ajouter du liquide durant la cuisson (si le potiron devint trop sec) et dans ce cas, je vous conseil d'ajouter un peu de bouillon de poule (voir du lait).

Une fois que le potiron est cuit (il doit avoir la consistance très tendre), le réduite en purée, ajouter la pincée de cannelle et celle de noix de muscade fraîchement râpée.

Laisser refroidir puis ajouter le mascarpone, le fécule de pomme de terre et les œufs un par un. Mélanger doucement.

Beurrer le moule (un grand ou 4 petits) et chemiser avec de la chapelure. Y verser la préparation et mettre à cuire au bain-marie au four pour environ une heure à 180°.

Sortir le ou les moules du four et laisser refroidir. Démouler le flan. Saupoudrer avec un peu de fromage (parmesan ou grana padano) et servir immédiatement.


NOTE : 
Pour la version sans gluten, il faut substituer à la chapelure classique, une chapelure sans gluten. Le plus simple reste de la faire maison en écrasant très finement des tartines grillées sans gluten.

Si vous avez des graines de potiron, il est possible de les disposer sur le flan en décoration mais aussi pour apporter un peu de croquant à l'ensemble. 

jeudi 15 novembre 2012

Beignets de tomates vertes

Ça ressemble un peu à la semaine "tomates vertes", et c'est un peu le cas. Après avoir fait des confitures avec une partie de mes tomates, j'en utilise quelques unes dans une recette emblématique du Sud des Etats-Unis : les beignets de tomates vertes (Fried Green Tomatoes en anglais).

Pour une fois, c'est le cinéma qui m'a mené à la cuisine avec le film éponyme. En effet, dans le film "Beignets de tomates vertes", le personnage de Ninny Threadgoode se remémore ces beignets, servis au Whistle Stop Cafe, et qui donnent son titre au film. Donc voici une interprétation (certainement un peu éloignée de la recette originale) de ces fameux beignets.

Beignets de Tomates vertes

Beignets de tomates vertes (pour une vingtaine de beignets) :
3 tomates vertes moyennes
1 tasse de farine
1 cc d'épices cajun (facultatif)
1/2 tasse de lait
1/3 de tasse de farine de maïs
1/2 tasse de chapelure fine
1/4 de tasse d'huile de friture
1 oeuf
Sel

Laver et équeuter les tomates. Les couper en tranches d'environ 1,5 cm d'épaisseur et saler. 

Mélanger dans un bol la farine et les épices cajun. Dans un autre bol, mettre le lait et l’œuf et battre énergiquement. Dans un troisième bol, mélanger la chapelure et la farine de maïs.

Chauffer l'huile dans une poêle. Tremper les tranches de tomates dans le mélange de farine, puis dans le mélange d’œuf et ensuite dans le mélange de farine de maïs.
Frire dans l'huile 3 à 5 minutes de chaque côté. Mettre sur un papier absorbant. Servir.

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