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mardi 25 avril 2017

Biscuits au Thé Earl Grey


Combiner les biscuits et le thé avec lequel on les accompagne d'habitude... c'est possible 😉

Et c'est pour répondre à la demande de ma chère Hélène de Keskonmangemaman que j'ai préparé ces petits gâteaux. C'est elle qui organise cette nouvelle édition du Foodista challenge et en grande amatrice de thé, elle en a fait l'ingrédient principal de nos recettes ! Ça et la présence d'une petite théière sur nos photos 😊 La mienne est un peu vieille et pas en très bon état alors elle fait une apparition furtive dans le fond de la première photo 😏

Pour ce qui est de la recette en elle-même, j'ai eu beaucoup d'idées mais j'ai fini par faire simple et délicat avec ces petits gâteaux

Ce sont des biscuits au lait, une préparation assez courante au Portugal (c'est en tout cas là que je les ai mangé la première fois) mais aussi dans une partie de l'Italie où ils font office de biscuits de petit-déjeuner. On les parfume souvent à la vanille ou au citron mais ici... ils sont au Earl Grey

vendredi 26 août 2016

Les Bussolai buranei {Petits biscuits de Vénétie}


De retour d'Italie... heureusement le soleil m'a suivi jusqu'en France. La chaleur aussi, ce qui ne m'a pas empêcher de faire fonctionner le four pour cette recette. 
Comme vous avez pu le voir sur mon Instagram stories, j'ai fait un détour par Venise pour rentrer en France. Ça n'est pas un choix (c'est une contrainte pour relier mes deux chez-moi assez isolés) mais je dois avouer qu'au delà de la chaleur étouffante, c'était un agréable mini séjour de quelques heures ^^

Il faut dire que chéri et moi sommes de véritables amoureux de la Sérénissime... mais que nous ne la connaissions qu'en version hiver ! Calme et brumeuse, glaciale et mystérieuse. Rien à voir avec la version estivale - beaucoup plus (trop) touristique - dont j'ai eu un rapide aperçu. Mais j'ai tout de même trouvé plein de points positifs. En dehors du soleil qui par chance m'avait souvent tenu compagnie même en hiver, je dois avouer que le bruit des cigales m'a beaucoup étonné (assez bêtement puisqu'il y a beaucoup de jardins et de parcs à Venise). C'était assez déroutant mais tellement plaisant ! Pour la quantité de touristes, je suis restée dans le sestiere de Dorsoduro qui est en réalité été comme hiver (j'en ai eu la confirmation cette fois) plus que tranquille. Les clichés vénitiens ne sont pas dans cette zone ;-) 

L'autre point - super positif - c'est qu'en été, manger une glace prend tout son sens et ne peut pas être marqué du sceau de la gourmandise... alors que par une température de 2°, cette dernière explication est presque la seule valable. J'ai donc fait un pit stop "glace" et un autre "bussolai" (pour ne pas mourir de faim dans l'avion bien évidemment). 


dimanche 24 avril 2016

Patatas bravas Made in Limousin


Depuis quelques temps déjà, le dimanche est un rendez-vous dédié à la Battle food (un dimanche par mois pour être exacte). Après avoir cuisiné les fruits exotiques avec Emilie de Emilie Sweetness, cette fois, c'est ma chère Béatrice du blog Popote et Nature qui est la marraine de la 42ème édition. Je dis ma chère parce que je me sens liée à Béatrice qui est une poitevine d'adoption alors que je le suis - en partie - d'origine. Nous échangeons donc parfois sur les macarons de Montmorillon ou autres farcis poitevins ^^

Mais vous l'aurez compris, si Béatrice vit dans le Poitou, elle n'en est pas originaire. Le thème qu'elle a choisi pour cette édition va vous donner un indice : 


Alors ? Où voue-t-on un véritable culte à la pomme de terre ? Ok, en Limousin aussi nous sommes traditionnellement de gros consommateurs de pommes de terre, mais sinon, c'est bien dans le nord de la France qu'il faut chercher. Notre Béa est une fille du Nord, amoureuse des pommes de terre :-)

Il fallait donc une recette à base de pomme de terre + de la couleur dans l'assiette au travers des ingrédients ou de la décoration. Après une très longue réflexion j'ai opté pour les deux, ainsi que pour un métissage un peu incongru mais délicieux entre l'Espagne et le Limousin.

Lorsque je suis allée à Madrid (auparavant l'Espagne se limitait pour moi à Barcelone et à l'aéroport de Gérone qui desservait la Sardaigne ^^) j'ai eu le plaisir de découvrir un truc pour lequel je suis prête à faire des kilomètres : les patatas bravas
Alors certes, c'est quelque chose de tout simple (si vous voulez la recette originale, vous la trouverez chez Annie de By acb for you) mais que je trouve fantastique à l'apéritif

Dans l'absolu, la tomate donne déjà de la couleur à la sauce d'un orange un peu flashy dans certains bars lorsqu'elle est industrielle, beaucoup plus doux et de couleur brique lorsqu'elle est faite maison. Mais j'ai décidé d'ajouter (comme souvent ces temps-ci) une petite "limouzi touch" à ma recette et d'orange, la sauce est devenue... rose !

J'ai déjà eu l'occasion de vous en parler dans d'autres recettes, l'un des produits phare de la Corrèze, c'est la moutarde violette de Brive. Très douce et à la saveur à la fois sucrée et acide, on aime ou on aime pas mais personnellement je l'adore. Et il se trouve que cela fonctionne très bien pour faire une variante d'aïoli (qui je vous l'accorde ne contient pas de moutarde). La sauce pour les patatas bravas, c'est un peu un aïoli "soft" (le goût d'ail n'est pas très fort) agrémenté de sauce tomate et d'un peu de piment doux

Donc c'est parti pour un vol direct Brive-la-Gaillarde / Madrid (on peut toujours rêver ;-)


lundi 25 janvier 2016

Mini galette des rois... salée !


Le mois de janvier touche bientôt à sa fin et voici la dernière "galette" de l'année. Les guillemets étaient plus que nécessaire au regard de la recette que je vous propose pour cette Battle Food

Pour cette 39ème édition, c'est Seb de Poivré Seb qui nous a proposé comme thème : 


Entre la galette des rois et Carnaval qui arrive à grand pas, c'était parfait ! Il fallait un peu d'innovation, de revisitation et de surprise. Avec une décoration chic, pailletée, scintillante ou colorée, j'ai choisi de sortir ma vaisselle dorée et mes assiettes à paillette ;-) 

Pour la galette, j'ai choisi de réunir la quasi totalité des idées proposées par Seb et de faire une galette mini et salée. Pour faire un repas 100% galette si le cœur - et l'estomac - vous en dit. 


Dans l'idée d'une préparation festive, j'ai utilisé une association qui fait plus Noël qu'Épiphanie : le boudin blanc et les pommes. Je ne sais pas ce qu'il en est ailleurs en France, mais dans la campagne autour de chez moi (et même chez mes grands-parents lorsque j'étais enfant) le boudin blanc était un mets festif par excellence. Ça n'est pourtant pas un ingrédient très cher - sauf à le prendre truffé - mais c'est peut-être sa douceur qui contrastait avec la nourriture de tout les jours beaucoup moins recherchée. 

Pour avoir une texture agréable en bouche (pâte feuilletée + boudin blanc c'est un peu sec), j'ai ajouté un fruit local qui se marie très bien avec les produits salés : la pomme sainte germaine. Pas particulièrement portée à être cuite en compote puisqu'elle est très ferme et parfaite à croquer, je l'ai choisi pour trois raisons : c'est une pomme locale (on la nomme aussi Reinette de Brive), elle a un goût très prononcé (ce qui lui permet de ne pas disparaître derrière la saveur des autres ingrédients) et surtout c'est une pomme d'hiver.   

Le résultat ressemble en fait à une petite tourte mais l'association du boudin blanc et de la pomme fait un délicieux sucré salé

mercredi 2 septembre 2015

Glace légèrement vanillée {Gelato alla crema} et Coulis de Mûres

Après un mois de pause bien méritée, la Bataille Food est de retour ! 

Nous nous sommes quittés sur un  brunch (pas mal comme idée pour un retour au travail tout en douceur) proposé par Sandra de Cuisine Addict et le thème de cette rentrée choisi par Florence du très beau blog Un "Flo" de bonnes choses est celui de la "Comfort food". Mais attention, une recette doudou spécial retour de vacances. Vous savez celle qui vous fait penser à l'été tout en vous faisant entrer doucement dans l'automne (pour ne pas dire le retour au travail ;-)

Il y avait également une autre contrainte sur les ingrédients : un fruit ou un légume de saison + une épice douce. J'ai choisi le mariage délicat de la mûre et de la vanille.

Vous allez aussi certainement penser que c'est la semaine de la glace et c'est un peu vrai. C'est pour moi le plat doudou par excellence ! J'en mange aussi bien en hiver qu'en été et c'était ce que me donnais ma mamie enfant pour le goûter quand il s'agissait de le faire plaisir :-)
Les mûres aussi ont un peu un rapport avec l'enfance puisque la cueillette des mûres avec mon grand-père signifiait que l'été se terminait et que bientôt cela serait le retour à l'école. Je ne voyais donc pas de meilleur proposition de ma part que l'association de ces deux produits :-)

Pour la glace, elle a une saveur très neutre afin de faire ressortir le goût du coulis qui l'accompagne. Plus qu'une glace à la vanille, il s'agit de la glace alla crema que l'on trouve en Italie. Très délicatement vanillée, j'ai mis pas mal de temps à comprendre pourquoi c'était un parfum différent de la glace à la vanille. En réalité il gelato alla crema, c'est la glace à la crème anglaise ;-)
Donc un peu de vanille mais surtout un goût très proche de la fameuse crème et une préparation tout aussi voisine.

Je ne sais pas si cette proposition vous plaira mais elle a pour moi la gourmandise et un peu de la saveur de l'enfance :-)


mercredi 1 avril 2015

Oeufs au plat... à la crème de cancoillotte et à la sauce soja {B F 22}

Vous n'avez pas pu passer à côté, ce week-end, c'est Pâques ! Et pour cette Bataille food, Adeline de Cook'n blog nous a préparé un thème en conséquence : 


C'est vrai que la période de Pâques c'est le printemps, le renouveau de la nature, le retour du vert et des fleurs. Mais hasard du calendrier, cette Bataille food tombe aussi... le 1er Avril ! Alors l'occasion était trop belle pour ne pas vous faire une petite blague ou pour être plus honnête, un petit trompe l’œil. Pour jouer complétement la carte du poisson d'avril, j'ai bien pensé un instant intituler ce billet "comment préparer les oeufs au plat"... j'ai quelques copains à qui cela serait utile ;-)

Mais je vous dois quelques explications : Pâques, c'est la saison des oeufs et quand on me parle de cette période, c'est toujours à ça que je pense (oeufs en chocolat et pâté de Pâques oblige). Donc mon "animal" de la ferme, c'est l'oeuf... mais un faux puisque nous sommes le 1er avril. 
Il y a en réalité un peu d'oeuf dans ma recette puisque j'ai conservé le jaune - avec le blanc, j'ai fait des meringues - et je l'ai fait mariner dans un liquide acide pour le cuire. Comme il n'est pas totalement cuit (un peu comme dans un oeuf à la coque), il est essentiel qu'il soit très frais. Je vous rassure tout de suite, il s'agit tout simplement d'un mélange de sauce soja et d'un peu de vinaigre balsamique (oui, je regarde Top chef ;-) 
Pour faire le blanc, pas d'oeuf mais une crème à base de cancoillotte. Pour avoir goûté des oeufs cocotte préparés avec ce fromage, c'est un excellent mélange. La texture de la crème ressemble un peu à une béchamel très épaisse afin de pouvoir supporter le poids du jaune d'oeuf et surtout de tenir un peu comme un blanc bien cuit. 

Le contraste entre le jaune à température ambiante et la crème de cancoillotte chaude est délicieux... il ne manque plus que les mouillettes !


jeudi 22 janvier 2015

Pasta alla Carbonara... pas D.O.P.

Cette semaine sera - un peu involontairement - la semaine des grands classiques. 
En bonne petite française, j'ai grandi avec l'idée que les pâtes à la carbonara étaient un plat contenant de la crème et des jaunes d’œufs crus (beurk !). Alors quand j'ai découvert en Italie que un plat bien différent et délicieux, je me suis convertie à la vraie carbonara donc sans œuf cru posé dessus et surtout SANS crème (désolée papa).
Il faut dire qu'à l'image des pâtes à la bolognaise, les pâtes à la carbonara font partie des plats de la gastronomie italienne les plus maltraités en France... Si vous vous demandez ce que les italiens pensent de la version française, allez lire cet article du blog Mangiare et ridere. Il est très drôle mais surtout il vous expliquera pourquoi vos amis italiens deviennent tout rouges quand ils passent devant un restaurant "italien" qui propose notre version de la carbonara. Mon italien à moi est proche de l'infarctus à chaque fois qu'il consulte un menu à l'extérieur desdits restaurants ;-)

Cependant, dans la recette que je vous propose aujourd'hui, j'ai enfreint l'une des règles fondamentale... l'usage du guanciale (ou au pire de la pancetta). Mais je n'habite pas dans la région de Rome (déception) et dans la diagonale du vide où je réside, il est plus facile de trouver des châtaignes que du guanciale. Il faut dire aussi que la seule pancetta que je trouve, c'est celle sous-vide du supermarché, coupée bien trop épaisse par rapport aux standards "papier à musique" de la charcuterie italienne et pas folichonne au niveau du goût. 

Alors - comme je ne renonce pas à faire un plat que j'adore - je me suis penchée vers les variantes locales de la pancetta. En réalité, la pancetta c'est de la poitrine de porc (roulée ou pas, différentes version existent tout le long de la botte). Du coup, j'ai trouvé la meilleure alternative possible : la ventrèche séchée que fait mon éleveur-boucher. Quand je dis la meilleure possible, je plaisante à moitié car grâce à ça, je prépare désormais une carbonara qui rivalise niveau saveur avec celle que je prépare en Italie (correction... que mon cher et tendre prépare, puisque c'est lui qui m'a appris à les préparer). 

Je ne vais pas revenir sur le laïus "pourquoi acheter des produits pas terribles qui viennent de loin quand on peut acheter des produits d'excellente qualité près de chez soi" mais l'idée reste celle-ci :-) 
Et pour le coup, on est loin d'y perdre en saveur puisque le goût des pâtes à la carbonara (en dehors des pâtes elles-mêmes) vient principalement du fromage et de la charcuterie que l'on y met. 

Alors j'espère que Sora Lella, mon idole de toujours, de là où elle est ne m'en voudra pas trop pour cette substitution :-)


mercredi 7 janvier 2015

Galette des Rois à la Crème d'amande parfumée au Café et aux Écorces d'Orange confites { BF# 19 }

Après avoir fait de la liqueur au chocolat pour le thème de Noël proposé par Stéphanie, pour une Bataille food qui a lieu le lendemain de l’Épiphanie, Audrey de Cooking N' Co nous a concocté un thème tout à fait dans l'air du temps... et de la chanson : 
"J'aime la galette, 
Savez-vous comment ?"
Bien sûr, quand elle est bien faite avec du beurre dedans ! 

En réalité la galette chez moi c'est plutôt un gâteau d'anniversaire. Mon papa étant du début du mois de janvier, ça a toujours été SON gâteau ! Mais depuis quelques années, étant donné que je suis toujours en Italie en cette période, je n'ai pas eu l'occasion de lui en préparer. 
La proposition d'Audrey m'a donc poussée pour mon plus grand plaisir à préparer une galette (deux en réalité ;-) et à la congeler pour que mon papa puisse la manger le jour de son anniversaire :-)

Pour sortir un peu de l'ordinaire, je lui ai fait une galette des rois très particulière avec une chose qu'il adore : le café. Préparé à la moka afin d'avoir un café très dense et très parfumé, pour le choix du café lui même je m'en suis remise aux conseils d'un artisan torréfacteur de chez moi. Après être entrée en demandant "du café pour faire des desserts" (sic) je suis repartie avec un arabica du Salvador. Il s'est avéré parfait pour ce type de préparation. Très équilibré, au parfum puissant mais à la saveur douce et presque sucrée, il a parfaitement rempli son rôle. 
Et pour une touche parfumée en plus, j'ai ajouté quelques écorces d'oranges confites. Un mariage réussi qui fait une galette des rois pleine de saveurs. 

Initialement, j'avais prévu de faire une vraie crème frangipane (donc avec 1/3 de crème pâtissière) mais comme je trouve ça définitivement moins bon, j'ai adapté ma crème d'amande. Il fallait bien y incorporer le café donc pour qu'elle ne soit pas trop liquide, j'ai augmenté la proportion d'amande et pris des petits œufs. 
Ça n'en fait pas une galette plus légère mais elle est parfumée à souhait.


dimanche 28 décembre 2014

Glace au Chocolat et à l'Huile d'Olive


Quand Karine du blog Chut je pâtisse m'a proposé de participer à la première édition du 0.0 Chut, j'ai tout de suite trouvé l'idée sympa ! Le thème proposé était "Hymne au chocolat". et l''idée de proposer une recette dont l'ingrédient principal est le chocolat mais surtout... comprenant en plus un ingrédient attribué par un autre participant ! 
C'est Nathy du blog Kalou & Cook qui a été ma comparse dans cette mission. L'ingrédient qu'elle m'a attribué : l'huile d'olive

Huile d'olive + Chocolat = méninges en surchauffe ;-)
Après avoir un peu réfléchit, mon idée a rapidement été de tenter une glace. J'avais goûté (et aimé) une glace à l'huile d'olive donc l'option chocolat / huile d'olive m'a semblé viable. En réalité... c'est délicieux ! Par contre, les expérimentations ont été un peu fastidieuse. J'ai eu l'occasion de me rendre compte que le chocolat et le froid ne font pas bon ménage ;-)

Pour contourner un peu la difficulté, j'ai utilisé du cacao en poudre (ce qui m'a également permis) d'adapter une recette que j'avais déjà ;-) 

Autre soucis de taille, l'huile d'olive. Pour en avoir déjà goûté, je savais que l'huile d'olive pouvait entrer dans la composition d'une glace. Mais pour avoir fait de la vinaigrette - beaucoup plus classique - je savais également que l'huile d'olive avait la mauvaise habitude de se séparer des autres ingrédients. Donc après avoir tenté de faire une glace sans sorbetière (le sucre et le gras contenus dans la recette devraient le permettre), je me suis rabattue sur la turbine :-)

Le résultat est une glace à la saveur surprenante puisque les parfums du chocolat et de l'huile d'olive se sentent sans pour autant se confondre. 

La quantité d'huile est à mon sens approximative (la glace est suffisamment grasse avec la crème pour conserver sa texture) et tout dépend des arômes de celle que vous utilisez. 


mercredi 24 septembre 2014

Semifreddo (Parfait glacé) au Broyé du Poitou

Aaah le Broyé du Poitou ! C'est presque THE gâteau poitevin. En tout cas, c'est en général le premier auquel on pense quand on a vécu dans la région ;-)

Pour moi, il a la saveur de l'enfance et ça me fait toujours sourire quand il m'arrive de revenir dans la région d'origine de ma maman et de discuter "Broyé"... chacun a son petit truc qui fait que les broyés maison sont toujours différents les uns des autres. Il y a les partisan du broyé moelleux, ceux du croustillants (dont mon frère fait partie... il ne mange que les bords ;-), ceux qui mettent de l'eau de fleur d'oranger, un alcool au choix ou même rien du tout... Il existe aussi des gâteaux très proches dans les régions voisines. 

Ici, c'est une version bien différente du gâteau de mon enfance puisque je l'ai transformé - presque - en glace. Je l'ai intégré à un grand classique des desserts italiens, le semifreddo. Ce "demi-froid" (en fait un parfait glacé) est extrêmement pratique puisqu'il ne nécessite pas de sorbetière. Le principe est de cuire les jaunes d’œufs avec un sirop de sucre chaud avant d'ajouter de la crème fouettée. C'est certes plus "gras" que la glace, mais c'est aussi ce qui permet au semifreddo de ne pas geler à des températures très bases... et donc de rester toujours crémeux sans avoir besoin d'une sorbetière.

L'autre intérêt de cette version, c'est qu'elle est plus légère en dessert que le Broyé lui même ;-)





mardi 18 juin 2013

Sabayon charentais

On ne peut pas avoir un blog qui se nomme "Petite cuillère et Charentaises" et faire fi de cette dernière précision. Voici donc un grand classique italien - lo zabaione - revisité à la mode charentaise.

La Charente s'invite au travers d'un de ses alcools phares, le Pineau. Le goût est très proche de celui du sabayon classique puisque par principe il est réalisé avec un vin liquoreux... Mais les amateurs de Pineau le reconnaîtrons sans aucun doute :-)


Sabayon charentais (pour 2 personnes)
3 jaunes d’œuf
4-5 cs de Pineau blanc des Charentes (ou un autre vin liquoreux)
40 g de sucre

Dans un saladier, battre les jaunes avec le sucre jusqu'à ce que le mélange blanchisse. Mettre la préparation dans récipient puis commencer à la cuire au bain-marie (donc dans une casserole plus grande qui elle sera directement sur le feu). Battre les œufs et le sucre sans discontinuer en ajoutant petit à petit le Pineau. Continuer ainsi pendant une grosse dizaine de minutes, jusqu'à ce que le sabayon ai une consistance de crème assez légère.

Servir tiède ou froid dans des petites verrines.

mardi 16 avril 2013

Tartelettes de laitue

Vous avez peut-être déjà eu l'occasion de vous en rendre compte, je n'aime pas jeter, ce qui fait que j'ai tendance à utiliser le plus possible un produit. Et comme je suis une grande mangeuse de salade sous toutes ses formes, je me retrouve souvent à la tête de beaucoup de feuilles un peu abîmées donc pas assez jolies pour être mangées crues, mais tout à fait consommables. Puisque la saison des soupes est passée (avec le grand classique de la soupe de laitue revenue dans un peu de lard pour parfumer ;-), voici une recette pratique qui permet de "recycler" à la fois les restes de salade et les éventuels restes de pâte brisée. 

La tartelette a une petite touche méditerranéenne (on ne se refait pas...) avec des anchois, des pignons et des raisins secs. C'est un mélange classique en Sicile, que l'on fait aussi dans les pâtes (un véritable délice). Et puisque j'étais d'humeur sicilienne, et bien j'en ai profité pour aller jusqu'au bout et j'ai ajouté de la pistache de Bronte, cadeau de Sophie de La Conque d'Or, un blog plein de belles recettes siciliennes (si vous aimez les pistaches, allez voir son pesto).

Une recette simple pour le retour (enfin) de la belle saison :-)




Tartelettes de laitue (pour 4 personnes)

Pour la pâte brisée (on utilisera que la moitié, l'autre peut être congelée):
250 g de farine
125 g de beurre froid en dés
50 ml d'eau
1 jaune d'oeuf
5 g de sel fin (une cc bombée)

Pour la garniture :
Salade verte (environ 500g) ici un mélange de laitue et de feuille de chêne brune
6 petits filets d'anchois à l'huile d'olive
20 g de pistaches en poudre
1 CS bombée de pignons de pin
1 CS de raisins secs
1 pincée de piment
1 petite échalote
1 gousse d'ail
2 CS huile d'olive
Sel

Préparer la pâte brisée. Mélanger le sel à la farine tamisée. Ajouter le beurre coupé en dés et travailler comme pour faire des sablés. Ajouter l'eau et le jaune d'oeuf et travailler pour former une pâte bien homogène. Former une boulet et la couvrir pour la laisser au frigo pour au minimum deux heures.

Laver la salade et bien l’égoutter. La couper grossièrement en lanières. Dans une poêle, faire doucement revenir l'ail et l'échalote émincés avec l'huile d'olive. Lorsque l'échalote devient transparente, ajouter le piment, les raisins secs et les filets d'anchois. Bien mélanger (les anchois doivent se déliter pour former une sauce) puis parsemer de la moitié des pistaches en poudre et des pignons de pin. Ajouter la salade et laisser cuire jusqu'à ce que le mélange perde toute son humidité et que la salade soit bien tendre (il peut être nécessaire d'ajouter un peu d'eau). Retirer du feu et saler. 

Préchauffer le four à 180°. Étaler la pâte brisée et faire des petits disques de 8 à 10 cm de diamètre. Y répartir de la salade cuite et enfourner pour 20 minutes à 180°.

Sortir les tartelettes du four et les parsemer du reste de pistache.
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