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vendredi 26 août 2016

Les Bussolai buranei {Petits biscuits de Vénétie}


De retour d'Italie... heureusement le soleil m'a suivi jusqu'en France. La chaleur aussi, ce qui ne m'a pas empêcher de faire fonctionner le four pour cette recette. 
Comme vous avez pu le voir sur mon Instagram stories, j'ai fait un détour par Venise pour rentrer en France. Ça n'est pas un choix (c'est une contrainte pour relier mes deux chez-moi assez isolés) mais je dois avouer qu'au delà de la chaleur étouffante, c'était un agréable mini séjour de quelques heures ^^

Il faut dire que chéri et moi sommes de véritables amoureux de la Sérénissime... mais que nous ne la connaissions qu'en version hiver ! Calme et brumeuse, glaciale et mystérieuse. Rien à voir avec la version estivale - beaucoup plus (trop) touristique - dont j'ai eu un rapide aperçu. Mais j'ai tout de même trouvé plein de points positifs. En dehors du soleil qui par chance m'avait souvent tenu compagnie même en hiver, je dois avouer que le bruit des cigales m'a beaucoup étonné (assez bêtement puisqu'il y a beaucoup de jardins et de parcs à Venise). C'était assez déroutant mais tellement plaisant ! Pour la quantité de touristes, je suis restée dans le sestiere de Dorsoduro qui est en réalité été comme hiver (j'en ai eu la confirmation cette fois) plus que tranquille. Les clichés vénitiens ne sont pas dans cette zone ;-) 

L'autre point - super positif - c'est qu'en été, manger une glace prend tout son sens et ne peut pas être marqué du sceau de la gourmandise... alors que par une température de 2°, cette dernière explication est presque la seule valable. J'ai donc fait un pit stop "glace" et un autre "bussolai" (pour ne pas mourir de faim dans l'avion bien évidemment). 


mercredi 3 février 2016

Bianchini comme en Sardaigne


Je l'avais évoqué dans la recette précédente, aujourd'hui vous aurez 2 recettes pour le prix d'une ;-) 

Après avoir vu la proposition d'Hélène de Rock the Bretzel (oui c'est aussi la journée des Hélène ^^) pour cette nouvelle édition de la Bataille food, j'ai tout de suite eu une idée ! Le thème qu'elle a choisi est le suivant : 

Il fallait bien évidemment des meringues mais il fallait aussi un ingrédient de saison. Parmi les suggestions se trouvait assez logiquement le citron. Et pour moi, meringue + citron = bianchini

On les nommes bianchinus ou biancheddus, ils ressemble à des meringues mais la consistance et la saveur sont différentes : voici les bianchini sardi :-)  

Si le goût est différent, c'est principalement en raison du zeste de citron qui parfume la meringue. La consistance, c'est le cœur d'amande toastées qui se cache à l'intérieur. Et comme l'avait prévu Hélène... je suis en passe de devenir moi aussi une meringue addict ^^

Alors je vous l'accorde, niveau originalité des ingrédients on a fait mieux. Mais la cuisine sarde est un peu ainsi : peu de choses et beaucoup de saveurs. D'ailleurs l'utilisation d'amandes avec des blancs d’œufs, des citrons et du sucre : c'est la même base que pour les amaretti sardi ! Comme quoi avec des produits identiques, on peut faire des recettes bien différentes. 
Ces bianchini qui comme leur nom l'indique en italien sont blanc (les miens sont un peu bronzés...) sont - à l'instar de presque tous les desserts venus de Sardaigne - tout secs en dehors de leur centre qui reste toujours un peu fondant autour des amandes. 

Comme vous pouvez le voir sur les photos, je suis loin d'être une championne de meringue... mais je ne pouvais pas rater une bataille ;-) 


lundi 21 décembre 2015

La Gubana, Brioche de Noël typique du Frioul


En cette fin de mois de Décembre, la Battle food revêt ses habits de fêtes et prend les couleurs de Noël pour cette 38ème édition. 

Organisée par Gabrielle (c'est rare mais j'ai un peu l'impression de me parler en disant ça ^^) du très beau blog LaLaLa Cuisine le thème est magique est festif : 

"Du rêve sur toutes les tables"

En plus de notre prénom, nous partageons visiblement avec Gabrielle notre âme d'enfant une fois passé la vingtaine (enfin la vingtaine + 10 en ce qui me concerne). Il fallait du rêve sur la table et transporter nos hôtes ailleurs. Chose faite au moins pour le dernier des deux éléments puisque je les envoie directement... En Frioul

Le dessert que j'ai choisi pour illustrer ce thème a été - avant de devenir une partie du rêve - une petite obsession personnelle. Depuis le jour où un ami frioulan m'a fait goûter à ce gâteau typique de Noël (mais aussi parfois de Pâques) je n'ai eu qu'une envie : pouvoir le faire moi-même ! 
Ce dessert du Frioul reste relativement peu répandu - et parfois même peu connu - en dehors de sa région d'origine... à tort d'après la gourmande que je suis. Comme son cousin le panettone, il s'agit d'une brioche farcie de fruits confits et de raisins secs. Mais la gubana contient un défit supplémentaire pour les pâtissiers amateurs dont je fais partie : la farce est compacte et contient - en plus des éléments précédents - beaucoup de fruits à coques (noix, amandes et noisettes) et de gras... pas forcément évident de faire lever une pâte roulée dans ces conditions. 

Et pourtant un peu de chaleur, beaucoup de patience et un peu de confiance dans sa pâte donnent des résultats parfaits. J'ai essayé trois recettes différentes et je vous livre ici celle qui reste selon moi la meilleure. Pour beaucoup d'aspects, c'est un peu un mélange des trois car toutes contiennent de bons conseils mais la farce correspond au goût à un ajustement personnel (il n'y a pas d'amande amère par exemple). 

C'est assez long à faire, un peu fastidieux (c'est aussi ce qui explique que la grande majorité des frioulans l'achète toute faite) mais c'est véritablement délicieux. Si vous êtes allés à Trieste ou dans la partie extrême est de la région, vous avez certainement vu une brioche identique mais portant le nom de putizza (ou putiza)... D'un oeil extérieur, c'est à quelques détails près la même chose. On met seulement plus souvent du chocolat dans cette dernière mais elles ont presque la même saveur et surtout la même forme d'escargot (pas très réussie ici je vous l'accorde). 

Petite gourmandise réservée aux adultes et à consommer avec modération : vous pouvez imprégner légèrement votre part de gubana d'un peu de grappa

La partie rêve et un peu conte de fée, j'espère que vous l'avez avec cette table toute blanche, ces petites plumes d'anges et ces étoiles qui scintillent ;-)  


mercredi 4 février 2015

Formagelle sardes - Gâteaux à la Ricotta et aux Agrumes

Un peu de soleil dans cet hiver un peu gris... Grâce à Lyne du blog Epices et moi, le soleil s'il n'est pas dans le ciel se trouve dans le plat. En effet, pour cette 20ème bataille food le thème est "Un zeste d’agrume … Tout en douceur"

C'est vrai que c'est tout à fait de saison, les agrumes étant un peu les petits soleils des grises journées d'hiver. Pourtant les agrumes sont pour moi longtemps restés ces fruits que je ne voyais que sur les étals des marchés et pas sur les arbres, climat oblige. Mais lors du premier hiver que j'ai passé en Sardaigne, j'ai découvert la beauté de ces fruits colorés au cœur de l'hiver. J'avais l'impression d'en voir partout mais c'était un peu le cas. Pour vous donner une idée, les arbres le long de l'une des principales rues de Sassari sont des orangers ornementaux :-)

J'ai par la même occasion découvert le plaisir de les cuisiner - quand on croule sous les citron de l'arbre familial, il faut bien trouver des solutions - que ce soit dans des préparations bien françaises, anglo-saxonnes (puisque je voue un culte au lemon curd) mais surtout italiennes et sardes. C'est le cas par exemple de cette recette. 

Vous l'aurez vu au travers des Seadas par exemple, le fromage dans les dessert reste une habitude assez diffusée en Sardaigne. Pour les formagelle (ou formaggelle) - qui sont aussi nommées pàrdulas ou casadinas en fonction des dialectes - on utilise soit de la ricotta, soit un mélange ricotta et pecorino, soit... seulement du pecorino comme dans la zone de Nuoro (dans la Barbagia, le cœur de l'île) où on les prépare avec du pecorino frais légèrement acidifié. 

Cette version à la ricotta est celle du sud de l'île, autour de Cagliari. C'est celle que je vous présente car il est impossible de trouver du pecorino frais en dehors de l'île. J'y ai ajouté une particularité de la zone de Sassari qui est de mettre des raisins secs dans la farce. Cela apporte beaucoup de goût et un relief supplémentaire à la recette et belle-maman (qui vient d'un village du Meilogu, juste en dessous de Sassari) les prépare ainsi ;-)

Même si elles sont traditionnelles pour les fêtes de Pâques, on en trouve maintenant pendant toute la saison de la ricotta ou du pecorino frais. Il existe également une version salé délicieuse mais ça, c'est une autre recette :-)

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