vendredi 30 janvier 2015

Tamagozake au Gingembre confit... le lait de poule japonais

En ces jours de froid et pluvieux (et c'est peu dire), rien de mieux qu'une boisson chaude et réconfortante. Et si comme moi vous avez passé quelques jours à "barler" avec le nez bouché, voici une bonne idée ;-)
Le tamagozake est une boisson chaude d'origine japonaise qui est perçue comme un des remèdes possibles contre les coups de froid... Exactement ce qu'il me faut en ce moment. La recette est en fait d'un simple mélange d’œuf (tamago) et de saké... le mot est du coup beaucoup plus transparent surtout si comme moi, vous avez été l'heureux possesseur d'un petit animal virtuel à élever dans un œuf (oui, je suis née dans les années 80 ;-)
C'est comme le lait de poule chez nous et en réalité seul l'alcool change et le côté très mousseux de la préparation (un peu disparu sur la photo en raison du temps entre la prise du cliché et la préparation). 
Je ne sais pas si c'est le cas partout mais c'est vrai qu'à la campagne, mes grand-parents avaient pour habitude de me préparer un lait de poule - dans la version sans alcool je vous rassure - quand j'étais un peu patraque à cause du temps... Comme quoi, les recettes de grand-mères se ressemblent parfois à des milliers de kilomètres de distance :-) 
Le gingembre confit est un petit ajout personnel, mais il n'apparaît pas dans la recette d'origine. 


mercredi 28 janvier 2015

Fregola sarde au Filet-mignon et Vermentino di Gallura

Le plat que je vous propose en ce début de semaine est à la fois simple, savoureux et roboratif (eh oui, il fait froid à ne pas mettre une fourchette dehors). 

La recette est inspirée par des ingrédients que l'on trouve de manière omniprésente en Sardaigne et que j'aime beaucoup. La fregola, base du plat est cette petite pâte toastée en forme de bille qui se prête aussi bien à une cuisson comme celle du risotto ou à la préparation de soupes. Jusqu'à maintenant je ne vous l'avais proposée que dans des versions "mer" ou végétariennes mais cette fois je me rapproche de la terre. 


L'autre ingrédient, c'est un peu de filet-mignon. Rien de typiquement sarde, mais la viande de porc en général reste l'une des plus consommées, sans parler du mythique porcetto
Dans cette recette, la viande ne va ni mijoter, ni cuire très longtemps, donc pensez à choisir des morceaux tendres et rapides à cuire. Ici j'ai choisi du filet mignon mais une côte coupée dans la longe ou un morceau dans le filet va très bien aussi. 

Dernier élément du plat, un peu de vin blanc. C'est sans aucun doute le cépage blanc le plus connu de l'île, le Vermentino di Gallura. Situé dans la partie Nord-Est de l'île, cette zone est une des plus jolies de la Sardaigne, que ce soit au niveau des côtes ou de la campagne :-) 

Comme le Vermentino di Gallura n'est pas toujours facile à trouver en France, je vous conseille de le substituer par un vin blanc du même cépage (on en trouve parmi les vins corses par exemple) le résultat sera identique. 

Pour le reste, il s'agit simplement de faire cuire ce plat... à la manière d'un risotto. Un peu de pecorino sardo pour lier le tout et le tour est joué ;-)


samedi 24 janvier 2015

Mini Quiches lorraines à la mode italienne

Pour  continuer cette semaine placée sous le signe des classiques et toujours dans l'esprit italien de la recette précédente, voici un détournement qui - je l'espère - fera sourire mes amis lorrains. La quiche lorraine comme tous les plats qui sont inscrits dans la tradition culinaire subissent autant de variante (surtout dans l'appareil) qu'il y a de cuisinier. Chacun a son secret pour plus de moelleux, de parfum, de saveurs... Et comme ma version n'est pas homologuée - c'est celle de mon papa qui en bon normand fait un appareil en remplaçant tout le lait par de la crème, très light - je me suis clairement éloignée de la tradition pour la faire voyager ;-)

Elles sont très à la mode depuis plusieurs années en Italie sous toutes leurs formes - et on les nomme d'ailleurs "quiche" en italien aussi - alors j'ai transporté la Lorraine au-delà des Alpes. La base de l'appareil reste le mélange lait / œufs / crème mais à la place des classiques lardons, j'ai utilisé du speck. Typique de l'Alto Adige (la partie de la botte ou on parle italien avec l'accent allemand ;-) ce produit bénéficie d'une IGP - Indication Géographique Protégée - mais si vous connaissez le jambon sec du sud de l'Allemagne, la saveur en est très voisine. Cela fait partie des charcuteries italiennes qu'il n'est pas trop difficile de trouver en France et j'en ai même déniché coupé très finement comme en Italie !

L'autre "atteinte" à la recette de base, c'est le fromageDans la version originale de la quiche lorraine, le fromage est facultatif, mais ici j'ai fait pire ;-) j'ai utilisé de la mozzarella. On part alors jusqu'en Campanie (la patrie d'origine de ce fromage si célèbre) et la quiche prend une saveur très douce et délicate qui s'éloigne beaucoup du goût de la quiche classique. 

Pour renforcer le côté italien du plat mais aussi pour une touche plus rustique, j'ai préparé une pâte brisée à l'huile d'olive sur le modèle de celle-ci. Un peu d'origan pour parfumer le tout et... 
è pronto :-)



jeudi 22 janvier 2015

Pasta alla Carbonara... pas D.O.P.

Cette semaine sera - un peu involontairement - la semaine des grands classiques. 
En bonne petite française, j'ai grandi avec l'idée que les pâtes à la carbonara étaient un plat contenant de la crème et des jaunes d’œufs crus (beurk !). Alors quand j'ai découvert en Italie que un plat bien différent et délicieux, je me suis convertie à la vraie carbonara donc sans œuf cru posé dessus et surtout SANS crème (désolée papa).
Il faut dire qu'à l'image des pâtes à la bolognaise, les pâtes à la carbonara font partie des plats de la gastronomie italienne les plus maltraités en France... Si vous vous demandez ce que les italiens pensent de la version française, allez lire cet article du blog Mangiare et ridere. Il est très drôle mais surtout il vous expliquera pourquoi vos amis italiens deviennent tout rouges quand ils passent devant un restaurant "italien" qui propose notre version de la carbonara. Mon italien à moi est proche de l'infarctus à chaque fois qu'il consulte un menu à l'extérieur desdits restaurants ;-)

Cependant, dans la recette que je vous propose aujourd'hui, j'ai enfreint l'une des règles fondamentale... l'usage du guanciale (ou au pire de la pancetta). Mais je n'habite pas dans la région de Rome (déception) et dans la diagonale du vide où je réside, il est plus facile de trouver des châtaignes que du guanciale. Il faut dire aussi que la seule pancetta que je trouve, c'est celle sous-vide du supermarché, coupée bien trop épaisse par rapport aux standards "papier à musique" de la charcuterie italienne et pas folichonne au niveau du goût. 

Alors - comme je ne renonce pas à faire un plat que j'adore - je me suis penchée vers les variantes locales de la pancetta. En réalité, la pancetta c'est de la poitrine de porc (roulée ou pas, différentes version existent tout le long de la botte). Du coup, j'ai trouvé la meilleure alternative possible : la ventrèche séchée que fait mon éleveur-boucher. Quand je dis la meilleure possible, je plaisante à moitié car grâce à ça, je prépare désormais une carbonara qui rivalise niveau saveur avec celle que je prépare en Italie (correction... que mon cher et tendre prépare, puisque c'est lui qui m'a appris à les préparer). 

Je ne vais pas revenir sur le laïus "pourquoi acheter des produits pas terribles qui viennent de loin quand on peut acheter des produits d'excellente qualité près de chez soi" mais l'idée reste celle-ci :-) 
Et pour le coup, on est loin d'y perdre en saveur puisque le goût des pâtes à la carbonara (en dehors des pâtes elles-mêmes) vient principalement du fromage et de la charcuterie que l'on y met. 

Alors j'espère que Sora Lella, mon idole de toujours, de là où elle est ne m'en voudra pas trop pour cette substitution :-)


mardi 20 janvier 2015

Chocolate Chip Cookies {Cookies aux Pépites de Chocolat}

Bon, il fait moche... faisons des cookies ! Je ne sais pas vous mais personnellement dès que je vois le ciel s'assombrir et les températures baisser, j'ai des envie de petits gâteaux.

Cette fois, je vous propose un grand classique, les cookies aux pépites de chocolat ! On en mangeait pas vraiment chez moi quand j'étais enfant et c'était du coup devenu pour moi un mythe très américain et bien évidemment influencé par la télévision. Quand j'ai découvert (assez tard en réalité) ce qu'étaient les cookies dans leur version industrielle, j'ai été plus que déçue... c'est un peu toujours le risque je pense quand on imagine la saveur des choses à l'avance. Alors je me suis lancée dans la réalisation de cookies (ils font partie des premiers gâteaux que j'ai réalisé seule). Après avoir testé plusieurs variantes - en réalité toutes les recettes de cookies sont sur la même base et seules les quantités évoluent - j'ai trouvé ma version favorite (mais qui ne sera pas forcément la votre j'en conviens :-)

A la fois croustillants et moelleux - cette dernière caractéristique est une des choses à laquelle je tiens le plus - ces cookies restent ceux que j'aime le plus... peut-être à parités avec ceux à la cannelle.  


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