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samedi 1 août 2015

Bonnes adresses gourmandes en Sardaigne { Cabras }

 


Comme l'année dernière, me voilà de retour avec les bonnes adresses en Sardaigne :-)

Encore une fois, nous sommes dans le sud-ouest de l'île mais dans un registre moins dispendieux - et moins restaurant - que mon lieu chouchou (rassurez-vous, je ne vais pas tous les jours dans les restaurants étoilés) voici donc une adresse proche de Cabras

Connue pour le poisson et principalement le mulet, fût un temps où la pointe du Sinis (la région en question) était un des lieux de la pêche au thon, mais la tonnara de Su Pallosu a aujourd'hui disparue. On y pêche pourtant toujours et dans certains endroit, les pêcheurs se sont organisés pour vous faire déguster le produit de la pêche. 

C'est le cas du lieu que je vous présente aujourd'hui et qui est un incontournable dans la région. Pour être un peu plus exacte, il s'agit d'un ittitourisme (comme l'agritourisme mais pour la pêche) : l'Ittiturismo Sa Pischera e' Mar e' Pontis.
Connu ici sous le simple nom de "la peschiera" (c'est vous dire si elle est fameuse), c'est une coopérative qui gère l'endroit et qui pêche les mulets ainsi que la quasi totalité des produits qui vous sont présentés. Si vous aimez les ambiances feutrées et la porcelaine de Limoges, ça n'est pas vraiment un endroit fait pour vous car ici c'est avant tout pour la qualité de la nourriture que l'on vient. Sinon ça vous fera peut être penser à une grande cantine. Ceux qui vous servent ne sont pas non plus des professionnels de la restauration - même si certains de ceux qui portent ce titre le méritent fort peu - mais ils sont extrêmement gentils et disponibles. Personnellement, je préfère y aller le midi - on y croise aussi les pépés du cru - mais le repas reste identique le soir.

Comme souvent en Sardaigne, vous aurez à table plus de nourriture que vous ne pouvez en manger. Mais si comme moi vous êtes une bonne fourchette doublée d'une grosse gourmande, vous irez jusqu'à la fin ;-)

dimanche 9 novembre 2014

Mon Top 5 pour un "Fika" à Stockholm

Après vous avoir plongé un peu dans la beauté de la Stockholm automnale, voici comme promis quelques bonnes adresses gourmandes.

L'un des incontournable en Suède pour
 les becs sucrés, c'est le - ou la, visiblement tout dépend des personnes - "Fika". Sorte de pause-café très détendue, elle a la capacité de rendre les rigueurs climatiques beaucoup plus supportable (je vous parle en connaissance de cause ;-) 

Avant de partir, j'avais jeté un coup d'oeil ICI pour avoir quelques adresses. Une fois sur place, je me suis aussi laissée guider par mon nez... au sens propre puisque l'on sent rapidement la cannelle en s'approchant de certaines pâtisseries. Voici les 5 cafés, bars ou pâtisseries (parfois les trois ensemble) que j'ai préféré à Stockholm pour cette pause-café toujours gourmande :-)





1. Vete-Katten

Kungsgatan 55, 111 22 Stockholm


mercredi 29 octobre 2014

Cartes postales... Week-end d'Automne à Stockholm

Aujourd'hui pas de recette mais des petites cartes postales de Stockholm

Voici donc quelques images de cette superbe capitale, fascinante et très coloréeLes cieux n'ont pas toujours été cléments, mais dans les moments de calme et de soleil (relatif), j'ai eu la possibilité de découvrir de magnifiques couleurs et une nature omniprésente, même en pleine ville. Il semble d'ailleurs que les suédois en cette saison, vouent un véritable culte à la bruyère. Plante de landes et de tourbières, elle a un côté romantique qui me plait beaucoup. A Stockholm, on en voit partout ! Dans les jardinières, sur les tables en décoration, sur le rebord des fenêtres à l'intérieur des maisons... il me semble qu'ici, on aime vraiment cette fleur hivernale :-)



Avant de partir, j'avais envoyé un petit message à Delphine qui réside à Stockholm depuis 5 ans notamment pour la rencontrer. Elle m'a tout de suite parlé des couleurs de la ville en cette période de l'année. Et elle n'avait pas tort ! Entre les arbres des très nombreux parcs qui se parent de rouges, d'oranges et de jaunes splendides et la présence de l'eau de manière récurrente, Stockholm est une ville aux multiples couleurs. La lumière parfois un peu crépusculaire du ciel n'atténue pas la beauté de la nature et la vivacité de ses couleurs automnales. 



Et si - comme moi - vous êtes un peu frileux... les cafés sont là pour vous accueillir ;-) Je vous en reparlerai par la suite, mais je me suis tout de suite conformée à la tradition du "fika". C'est la version suédoise et beaucoup plus détendue du "Kaffee Kuchen" allemand, une pause goûter en somme. 
Bien que le fika puisse être parfois aussi salé, côté sucré, on trouve plein de bonnes choses. C'est un peu le royaume de la pâte d'amande (Marsipan) et surtout de la cannelle. Si vous n'aimez aucun des deux, je mangerai volontiers votre part ^_^ 
Je passe rapidement sur les plus que célèbres Kanelbullar que l'on trouve un peu partout (d'ailleurs victime de leur notoriété, on en trouve d'excellents et aussi de moins bon). Cette petite brioche à la cannelle dont le parfum embaume nombre de café est le roi des gâteaux à Stockholm tout comme - je l'imagine - dans tout le reste de la Suède. 

jeudi 21 août 2014

S'Apposentu... Petit paradis gourmand au beau milieu de la Sardaigne


Pour continuer dans les bonnes adresses gourmandes en Sardaigne, voici mon gros coup de coeur de cette année : S'Apposentu. De son nom complet S'Apponsentu di Casa Puddu, c'est dans ce restaurant établi dans un ancien pastificio qu'officie Roberto Petza, le seul chef étoilé de Sardaigne. S'Apposentu en sarde, c'est la pièce confortable de la maison, dédiée à l'accueil des invités. C'est donc dans celui de ce qui un temps fut la maison Puddu que vous serez convié.

Pour trouver le restaurant, il vous faudra vous enfoncer dans le cœur de la Sardaigne et rejoindre la province du Medio Campidano, qui est aussi la région du safran cher à mon cœur et à mon palais.  On a véritablement l'impression d'arriver au milieu de nulle part (autour de Siddi, c'est une succession de collines couvertes de maquis), mais je vous assure que le voyage vaut le détour. Nous y sommes allés sur le conseil de deux amis qui avaient apprécié leur repas au point d'y revenir une deuxième fois avec nous :-)

Le village est tout petit, et cette grande demeure est donc facilement identifiable avec son grand jardin clos comme on en trouve beaucoup dans cette partie de l'île. La décoration du lieu comme des salles est élégante et chaleureuse. Les très belles tapisseries sont d'ailleurs une jolie illustration du mariage entre tradition sarde et modernité que l'on retrouve ensuite dans les plats.


Côté cuisine, j'ai choisi le menu de dégustation de la mer et F. celui du territoire, ce qui nous a permis de goûter un peu à tout, avec la complicité des autres convives de notre table.
Après un apéritif de petites bouchées très intéressantes accompagnées d'un très bon vin du Jura (peut-être mon seul regret du repas puisque ça n'était pas un vin insulaire) j'ai dégusté le plat que j'ai le plus apprécié de mon menu, à savoir une glace d'oignon et de l'espadon fumé sur place. Un véritable délice ! 
L'ensemble des plats a été une succession d'excellents produits - souvent à kilomètres "moins que zéro" puisqu'il y a des poules et un jardin derrière le restaurant -  interprétés de manière magistrale. Lorsqu'on les connais un peu, on est véritablement bluffé par le résultat final et par la richesse de ce terroir sarde que l'on a trop souvent tendance à limiter à quelques produits cuisinés bruts. Les plats réinterprétant de manière gastronomique certains classiques de la cuisine italienne étaient simples mais parfaits (tout comme la totalité des cuissons). 

Mention spéciale pour les ravioli - parfaits avec leur pâte fine comme un voile - mais surtout pour le plat qui m'a le plus marqué : le porchettone. Si vous êtes déjà passé par la Sardaigne, vous connaissez nécessaire le célèbre porcetto, un cochon de lait rôti avec des branches de myrte (plat dont la qualité varie considérablement d'un endroit à l'autre). Ici, c'est un "porchettone brado" - c'est-à-dire élevé en liberté - très certainement cuit à basse température et à la viande d'une tendresse indescriptible... 

Question dessert, mon choix s'est porté sur la glace au safran de San Gavino (pas très loin de Siddi). Servie avec un peu de miel et des amandes enrobées, c'était un accord très réussi.


Si vous n'avez aucune connaissance de la gastronomie sarde,rassurez-vous, vous profiterez tout de même avec un grand plaisir de votre repas. Mais il est vrai que voir des produits interprétés d'une si belle manière ajoute un petit quelque chose en plus. Point (très) positif : le service. Je ne suis pas une habituée des restaurants étoilés, mais j'ai apprécié que le service soit calme et surtout bienveillant.

Au regard de la qualité des produits et celle du travail qui se trouvent derrière chaque plat, le prix m'a semblé raisonnable (comptez environ 65 - 70 euros par personne, un peu plus cher en fonction du vin choisi). 

En peu de mots, un excellent restaurant gastronomique que je vous recommande vivement.


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S'Apposentu 
3 vico Cagliari, Siddi (VS)
Tél. : +39(0)70 9341 045
Fermé le dimanche soir et le lundi 
Réservation fortement conseillée


mardi 29 juillet 2014

Bonnes adresses gourmandes dans le Nord-Est de la Sardaigne : Calavrina à Bitti


Plus je passe de temps en Sardaigne, plus une réalité s'impose à moi... les meilleurs agritourismes sont hors des sentiers battus et de préférence perdus au milieu de la végétation ^_^  
Logique me direz-vous. Certes, mais hors des sentiers battus en Sardaigne signifie souvent absence d'habitations à des kilomètres et surtout petites routes avec de beaux virages. Pour arriver à Calavrina (qui en sarde signifie la pouliche) la route est en terre pendant les derniers kilomètres mais rien de bien compliqué (il suffit de suivre les panneaux et pas google maps ;-)


Il s'agit d'un petit agritourisme situé dans les collines de Bitti, un village à deux pas de Nuoro et pas très loin d'Orosei et Dorgali. La première chose que l'on remarque, c'est la superbe vue sur les collines alentours et sur les bois de chênes lièges. Le tout au milieu des brebis et des ânes, l'endroit est vraiment très beau.
Dans tous les agritourismes où nous étions passés, F. m'avais toujours annoncé doctement "c'est très bon, mais ça n'est rien comparé à Bitti"... Autant vous dire qu'en quelques années, cet endroit était devenu pour moi une sorte d'Arlésienne. Vanté par la totalité de mes amis sardes, j'ai eu enfin l'occasion de tester moi-même. 

Et si je vous en parle, c'est bien parce que tous avaient raison :-) La cuisine et les produits de la petite laiterie valent véritablement le détour. On y trouve la cuisine traditionnelle du "Bittese" (la région autour de Bitti), tout y est fait maison et minute (Lina vous expliquera qu'ils font tout eux-même sauf le Carasau, le miel... et le café ;-)
La principale différence avec de nombreux agritourismes reste la qualité du produit de base ainsi que certaines particularités comme les formagelle salate (c'est-à-dire salées) ou Casadinas. Dans la quasi totalité de l'île, c'est un petit gâteau sucré ( et délicieux) mais ici, c'est la même chose... en version salée (et tout aussi délicieuse).

Maccarones de poddighe - Antipasti - Porcetto

Lors du repas, la viande était d'excellente qualité (et du coup, la charcuterie aussi) et les fromages (bio) sont vraiment un niveau au dessus de ce que l'on peut trouver dans beaucoup d'autres endroits de l'île (dont une ricotta fraîche inoubliable !). Une mention spéciale pour la focaccina à la ricotta qui nous a été servie toute chaude à table et dont j'aurais volontiers mangé la part de mes camarades... Un autre antipasto excellent : les fegatini (ou petits foies). On m'en avait fait l'éloge et je n'ai pas été déçue. Cuisinés avec des oignons, des carottes et tout chauds, ils étaient excellents (même pour moi qui ne suis pas fan du foie). 
On mange toujours en grande quantité (et on vous propose de vous resservir) donc ne vous goinfrez pas trop d'antipasti (même s'ils sont à tomber) histoire d'arriver en vie au délicieux dessert ;-) Surtout qu'entre les deux, il y a deux plats de pâtes (dont un de ravioli) et un plat de viande.
Comme on respecte la saisonnalité, vous trouverez des choses différentes à chaque saison. 

Seadas & Digestifs

Autre point qui avec un peu de recul m'a semblé important : à notre arrivée, on nous a demandé si nous avions des allergies alimentaires. Je ne suis pas concernée par la chose, mais je trouve l'attention portée à ses hôtes plus que louable. A titre d'exemple pour les plats de pâtes, en plus des raviolis (plat de pâtes n°1 ;-) vous avez pour le deuxième plat le choix entre deux types de pâtes dont l'un des deux est préparé sans œufs. 

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Brebis sardes

Avant le départ, petite visite au mini-caseificio, la laiterie. Elle est devenu également une laiterie didactique puisqu'à Calavrina, sont accueillis régulièrement des groupes d'enfants auxquels on fait découvrir non seulement la fabrication du fromage, mais surtout des éléments essentiels comme la traite des animaux ou la manière dont on s'en occupe. En ce qui me concerne, cela a été un simple petit coucou à mesdames les brebis (nous les avons dérangées pendant leur sieste), vous comprendrez plus tard pourquoi. 
 
Préparation de la Ricotta et du Pecorino


J'ai eu une explication détaillée de la fabrication des différents fromages. Essentiellement la ricotta (fraiche ou salée) et le pecorino. Mais de manière beaucoup plus actuelle, ils ont créé une crème de pecorino qui est excellente ! J'y ai appris plein de choses, notamment concernant la traite des brebis. J'ai par exemple découvert la raison de la saisonnalité du fromage (je pensais bêtement qu'une brebis donnait du lait en continu...) et de la manière dont l'homme s'adapte à ses bêtes. En cette saison, la ricotta fraîche va petit à petit disparaître puisqu'on ne trait déjà plus qu'une fois par jour et que la régularité de la traite va aller en diminuant jusqu'à l'arrêt. C'est pourquoi je n'ai pas assisté à la traite des brebis puisqu'elle avait déjà eu lieu le matin très tôt.

La seule chose que vous ne saurez pas... c'est le nombre de bête du troupeau (en même temps, vous êtes au cœur de cette Sardaigne qui sait conserver ses secrets). En dehors de ça, on vous explique tout, même comment faire des foccacine alla ricotta fraîche si vous le demandez ;-)

Pas d'adieu au veau ou à la vache mais bien aux cochons, à la couvée... et aux chiens


samedi 15 mars 2014

Où manger à Venise... Quelques Adresses pour les Gourmands et les Gourmets

Manger des cicchetti et boire un verre de prosecco, de spritz ou une "ombra", on a beau dire, mais c'est l'un des grands plaisirs de Venise. Voici réunis pour vous quelques endroits que j'aime particulièrement. Ce sont essentiellement des osterie (ou bacari), mais vous y trouverez aussi quelques restaurants ou pâtisseries. Un grand merci à Elisa - vénitienne d'adoption - qui m'a permis de découvrir nombre de ces lieux.

Ils sont classés par Sestiere (les quartiers de Venise) et vous trouverez plus d'adresse dans ceux que je préfère mais c'est déjà un bon début ;-)

Sestiere Cannaregio


Osteria alla Vedova (Cannaregio 3912, Calle del Pistor) 
Pas évident à trouver, mais l'endroit vaut le détour ! Les meilleurs "polpette" que j'ai goûté (pas de ma vie, mais presque ;-)
On peut prendre l'apéritif debout au comptoir ou manger quelque chose d'un peu plus substantiel au restaurant. 

Osteria Al Timon (Cannaregio 2574, Fondamenta degli Ormesini)
Un endroit super où les cicchetti sont à des prix très démocratiques et les plats simples mais délicieux (étonnamment la carte contient quelques produits sardes comme la ricotta mustia). L'autre intérêt de l'endroit, c'est que l'on peut consommer tout cela sur les tables à l'extérieurs le long de la fondamenta... histoire de prendre un peu le soleil à la belle saison. 

Osteria Al Paradiso Perduto (Cannaregio 2540, Fondamenta della Misericordia)
Plus le soir qu'à midi, un très bon endroit pour grignoter quelques cicchetti. On peu aussi s'installer véritablement et manger à table. Le discours pour le précédent concernant l'extérieur est aussi valable. Les Bigoli con cozze, vongole e peperoncino sont délicieux. 

Osteria Al Ponte (Cannaregio 6378, Ponte del Cavallo)
A la limite entre Cannaregio et Castello, presque au Campo Santi Giovanni e Paolo, on la reconnaît à la couleur rouge de la devanture. Les plateaux de charcuterie sont excellents et l'ambiance sympathique. On y trouve aussi bien des gens relativement jeunes que la petite mamie du quartier qui s'arrête boire un petit quelque chose accompagné de son chariot à course ^_^ 


Sestiere San Marco


Osteria Ruga Rialto (San Polo 692, Ruga Rialto)
On la reconnaît à la botte. La friture y est délicieuse mais en plus d'être un endroit historique, Ruga Rialto vaut la peine d'y boire un petit quelque chose... pour y rencontrer Chicco ! Chicco c'est le chat noir qui se promène dans les lieux. Maintenant qu'il est vieux, il est moins agile, mais on peut encore parfois le trouver derrière le comptoir au milieu des bouteilles :-)

Rosticceria San Bartolomeo (San Marco 5424, Sottoportego della Bissa)
Un endroit tout simple qui ressemble plus à une cafétéria qu'au chose mais où la friture est excellente. Les vénitiens ne s'y trompent pas et à l'heure du déjeuner, l'endroit est plein à craquer. La mozzarella in carrozza (qui n'a rien de vénitien) y est fourrée au jambon ou aux anchois et les arancini sont succulents ! L'endroit parfait si vous voulez manger pour peu de frais (si vous voulez plus light, ils font aussi des tramezzini ;-)


Sestiere Dorsoduro


Osteria Al Bottegon (Dorsoduro 1877, Fondamenta Nani)
L'endroit où l'on mange les meilleurs cicchetti de Venise selon certains mais surtout, celui où ils sont parmis les plus économiques (à une époques, ils étaient à 1euro, maintenant c'est 1.20). Ceux au potiron et à la ricotta sont mes préférés mais ils changent très régulièrement. On trouve aussi des choses plus simple comme de la mortadelle avec du piment qui avait inspiré cette recette.  
Essayer de vous y rendre tôt (au déjeuner avant 13h et au dîner avant 21h) sinon l'endroit se rempli et les cicchetti disparaissent. 

Pasticceria da Tonolo (Dorsoduro 3764, Calle de San Pantalon)
Pour ceux qui comme moi sont des drogués du Gianduja, le "bignè" est à essayer absolument ! Toutes les pâtisseries sont bonnes et pour Carnaval, on y mange les meilleurs "fritelle" de la ville.

Salon de thé Fujiyama (Dorsoduro 2727a, Calle Lunga San Barnaba)
Pour une petite pause au calme, c'est l'endroit parfait. Avec une petite courette intérieure où l'on peut prendre le thé en toute saison (avec des moufles en hiver...) c'est un petit salon de thé tout mignon qui propose une gamme relativement étendue de thés et quelques infusions. Pour les gourmands, vous y trouverez aussi quelques gâteaux.


Sestiere Santa Croce


Osteria La zucca (Santa Croce 1762, Calle del Tintor) +39 041 524 1570
Sans aucun doute l'un de mes restaurant préféré à Venise puisque j'y retourne à chaque fois que j'y suis. Vous ne trouverez pas sur la carte les incontournables de la gastronomie vénitienne mais c'est parfait pour faire un break avec les cicchetti et l'alcool.
La cuisine est excellente avec des produits de très bonne qualité. Essayez la spécialité de la maison, le Flan di zucca (que j'avais tenté de reproduire il y a quelques temps de cela). Un peu victime de son succès, si vous trouvez une place sans réserver, c'est le moment de jouer au super loto... Il vaut mieux appeler.

Osteria da Filo (Sestier Santa Croce 30165, )
L'endroit est accueillant et le personnel aussi. Les cicchetti ne sont pas toujours vénitiens (beaucoup de petites choses orientales et quelques mini-sandwichs pleins de saveur) mais l'ambiance est vraiment sympa. Plutôt jeune on y trouve de temps en temps de concerts (si vous détestez The No Smoking Orchestra, passez votre chemin ^_^ ). 


Sestiere Castello 


CoVino (Castello 3829a-3829, Calle del Pestrin) Tel. +39 041 2412705
Deux garçons plein d'imagination et de talent, un restaurant minuscule où la cuisine est dans la salle... Voici une description rapide de ce qu'est CoVino.
Leur maxime pourrait être "less is more" tant la cuisine proposée semble dénuée d'artifices inutiles. Pour en avoir discuté avec Dimitri qui officie en cuisine, c'est bien l'idée recherchée... Le tartare de piémontaise - une race désormais presidio Slow food - sans câpres, sans oignon est parfait. Le risotto est fait sans "soffrito" : le résultat est déroutant et raffiné (certainement en raison d'un bouillon extrêmement soigné). Je  pourrais rester dans la même veine pour l'ensemble de ce que j'ai goûté.
Un conseil, pour le choix des vins, laissez-vous guider par Andrea qui saura vous proposer un mariage réussi avec chaque plat.
Le lieu a ouvert il y a quelques mois mais j'ai eu un véritable coup de coeur pour cet endroit ! Allez-y ;-)

Bar Zenzero' (Castello 5920a, Campo Santa Marina)
Si vous dormez dans un hôtel pas loin... allez y prendre votre petit-déjeuner ! Les pâtisseries y sont excellentes et les croissants "à l'italienne" défient largement leurs cousins français (ils en font un rempli aux fruits des bois que j'adore). En plus, les deux patrons sont super gentils, ce qui ne gâche rien.

Pasticceria Didovich (Castello 5909, Campo Santa Marina)
Juste à côté du bar précédent, c'est une des célèbres pâtisseries de la ville. 

Osteria Ai Do Pozzi e Dae Fie (Castello 2613, Campo Do Pozzi)
Le Campo est très agréable et hors des itinéraires touristiques surpeuplés. Les prix sont bons, la cuisine aussi. 


Edit de mars 2016 : Malheureusement, le bar Zenzero' n'existe plus... il faut cherchez les croissants ailleurs ;-) 

vendredi 18 octobre 2013

Amourettes, Giraud, Andouillettes et Petits ventres... Bienvenue à la Frairie des petits ventres !

Et là, vous allez penser au regard du titre que je viens de me reconvertir dans la Tripe... et ça n'est pas totalement faux ^_^
S'il y a peu de chance que les non limousins connaissent les Petits ventres et le Giraud, Andouillettes et Amourettes doivent certainement vous dire quelque chose. Oui, ce sont bien des produits tripiers.


Mais alors qu'est-ce que c'est que cette Frairie ? 
La Frairie des petits ventres est une vieille fête gastronomique qui a lieu à Limoges le troisième vendredi de chaque mois d'octobre. Remontant au Moyen-Age (il s'agissait alors pour les bouchers de fêter la reprise de la préparation et de la vente des abats), elle a été remise au goût du jour à l’initiative de l’association Renaissance du Vieux Limoges afin de faire revivre le quartier de la Boucherie (un des plus jolis de la ville) dominé jusqu'à la révolution par la puissante corporation des bouchers. Le quartier garde de nombreuses traces de ce passé, parmi lesquels la très jolie chapelle Saint Aurélien où il ne faut pas manquer un petit Jésus mangeant un rognon !)

La viande, les tripes et les abats sont rois ce jour là. En réalité, il y a tellement de choses que vous trouverez de toute façon une spécialité à déguster même si vous êtes végétarien. La fête reste cependant la principale occasion de découvrir ou redécouvrir d’anciens plats traditionnels de triperies et charcuteries un peu oubliés tels que les fameux petits ventres.


Sous ce joli nom de petits ventres, se cachent en réalité des estomacs d'agneaux farcis avec des pieds d'agneaux (en bas à gauche de la photo). Ils se mangent le plus souvent pochés puis refroidis accompagnés d'une vinaigrette bien relevée.
Le Giraud - dont l'orthographe diffère - est un cousin du boudin puisqu'il s'agit de sang (d'agneau traditionnellement, mais vous n'en trouverez plus que de porc) mis dans une baudruche de bœuf et cuit dans un bouillon. Une légende tenace veux que cela soit le petit déjeuner des gens qui travaillent aux Halles toutes proches mais je parie plutôt pour les croissants encore chauds ;-)
Les amourettes (entre deux tranches de pain sur la photo du haut) sont plus connues sous le terme d'animelle ou de rognons blancs. Pour être très clair, ce sont des testicules d'agneau... Je vous imagine déjà faisant la grimace, mais en réalité c'est délicieux. Très fin au niveau du goût elles sont en Limousin presque toujours cuisinées avec de l'ail et du persil.

Vous trouverez aussi quelques légumes égarés au milieu des étals :-) Des pommes de terre principalement puisqu'elles ont été pendant longtemps la base de l'alimentation pauvre dans la région. Elles permettent la réalisation d'une spécialité : le pâté de pomme de terre (en haut à gauche sur la photo). Réalisé avec une pâte briochée, il est traditionnellement composé d'une farce de pommes de terre complétée parfois d'un peu de viande.
Cette année, velouté aux cèpes et quiches aux cèpes étaient présentes (il y en a plein en ce moment) mais l'an dernier, j'ai le souvenir d'une très bonne soupe aux lentilles et aux châtaignes... pour faire plus léger mais roboratif.


Pour les becs sucrés dont je fais partie, il y a une grande quantité de desserts comme les galétous (des galettes de blé noir sucrées mais qui peuvent aussi être consommées salées), les gâteaux à la farine de châtaigne (l'emblème de la région) avec un peu de chocolat pour les gourmands. Vous trouverez aussi des clafoutis et autres flognardes. Si vous ne connaissez pas la flognarde, c'est tout simplement un clafoutis avec d'autres fruits que les cerises ;-) Ce qui fait toujours hurler les limousins quand ils entendent parler de clafoutis aux pommes puisque... ça n'existe pas ^_^ Préparés en cette saison, les flognardes sont très souvent aux pommes ou aux poires.
La longue tarte aux pruneaux, c'est en réalité une spécialité que l'on déguste typiquement ici pour Carnaval. Mais ça ne fait pas de mal en automne non plus.


Evènement aux dimensions restreintes - il se déroule dans la rue de la Boucherie, sur la minuscule place Saint Aurélien et depuis quelques années sur la place du Poids public - la Frairie des Petits ventres permet de découvrir des produits régionaux (je ne vous ai pas parlé d'une grande quantité de choses qui s'y trouvent) et la culture gastronomique limousine. Pour beaucoup, la Frairie reste avant tout un moment de partage et de convivialité autour d'une bonne bouffe. 

Petit conseil personnel : allez-y à midi, c'est beaucoup plus tranquille que le soir où remonter la rue de la Boucherie vous plonge dans une expérience digne de celle d'un saumon remontant une rivière ;-)

dimanche 3 mars 2013

Prague : Neige, Trdelník et Tatranky

Me voici de retour d'une petite escapade hors de mes sentiers battus :-)
Du coup, pas de recette en tant que tel, mais un petit détour (gourmand) par la République Tchèque et plus particulièrement Prague. Bref séjour, mais que j'ai bien aimé pour la découverte qu'il représentait pour moi. Dans le tour des capitales d'Europe, Prague (et bien d'autres en réalité) manquait cruellement.

Voici donc quelques images de cette superbe ville où les influences et les styles sont multiples. Capitale de la Bohème, Prague garde de nombreuses traces de son brillant passé dans la vieille ville notamment, mais le style Art-Nouveau et la période soviétique étant passés par là, les contrastes sont réellement saisissants.


Pour la cuisine, les influences du centre de l'Europe sont omniprésentes. Beaucoup de viande, des plats roboratifs (pour ne pas dire pesants), pas mal de choux... Mais tous ces éléments donnent son identité à la cuisine tchèque qui m'a semblé se caractériser par sa simplicité, son authenticité et son petit côté slave qui dépayse nos papilles. Après, je n'y ai goûté que pendant quelques jours et en touriste, mais je serai curieuse de savoir comment les tchèques perçoivent leur propre tradition culinaire. 

Pour les amateurs de salés et de cuisine qui tient au corps, soyez les bienvenus ! J'ai bien sûr goûté le jambon de Prague que j'ai véritablement adoré (servi avec une crème fouettée au raifort, c'est un incontournable). Sans cet accompagnement, il est servit au petit-déjeuner avec des petits pains (miam !). Pas de goulasch pour moi, bien qu'il soit omniprésent, mais il est en réalité d'origine hongroise. Par contre, j'ai un très bon souvenir d'un plat (ne me demandez pas le nom) qui consistait en un rôti de boeuf servi avec une crème et des canneberges, le résultat donnait un aspect sucré-salé très agréable. Une chose assez intéressante pour moi (puisque différente de mes - nos - habitudes) les knedlìky, c'est-à-dire du pain ou des pommes de terres liées avec des oeufs puis cuits dans l'eau. Ils sont servis en tranches, remplacent le pain et servent surtout à prendre les sauces (pour ceux qui le font avec du pain, cette version permet d'avoir le même résultat sans s'attirer les foudres de Nadine de Rothschild ;-)
Ce que véritablement je n'ai pas aimé (mais c'est très personnel), c'est l'escalope de poulet panée qui m'a remémoré de mauvais souvenirs de cantine scolaire (pas sur la qualité du produit, mais sur l'idée même).


Pour les amoureux du sucré, la cuisine pragoise (et tchèque d'une manière générale) n'est peut-être pas celle qui vous enchantera le plus. Le sucré n'est que peu de mise en dehors de quelques spécialité. Influence oblige, les pâtisseries allemandes et autrichiennes sont largement passées dans la tradition culinaire locale. Dans sa version tchèque, le strudel était - souvent - à la pomme, mais aussi parfois - et c'est comme ça que je l'ai trouvé le plus intéressant - au pavot ! Et là vous vous doutez bien que j'ai sauté dessus puisque le pavot dans les desserts est quelque chose qui me travaille depuis quelques temps ;-)
Parmi les autres plats sucrés issus de la tradition tchèque, quelque chose que j'ai beaucoup aimé : le Trdelník. Une sorte de pâte à pain légèrement sucrée et enroulée sur un long bâton du diamètre d'un rouleau à pâtisserie. Le tout est parsemé de sucre avant d'être cuit à la broche au dessus du feu, ce qui lui donne un petit goût légèrement caramélisé très agréable. Ils peuvent être fourrés de confiture ou de chocolat, mais honnêtement, c'est natures qu'ils sont à mon sens les meilleurs.

Côté boisson, un incontournable en République Tchèque : la bière. Véritable tradition - et il faut bien l'avouer particulièrement bonne - les tchèques en sont visiblement les plus gros consommateurs au monde ! Il faut aussi être très clair, dans les restaurants elle coûte en général moins cher que l'eau minérale...

En bref, j'ai vraiment apprécié cette rapide découverte de Prague et de sa cuisine, en espérant - si j'y retourne, avoir un temps un peu plus clément (mais Prague sous la neige c'est bien aussi ;-)

Ce que j'ai particulièrement aimé :
- Malá Strana : un quartier de Prague, un peu plus préservé dans certains coin que la vieille ville et d'autant plus agréable.
- Le jambon de Prague : il faut l'avouer, j'aime bien le jambon en général, mais celui-ci (quand il est bien préparé...) est particulièrement bon avec son petit côté fumé.
- La crème parfumée au raifort : cf. juste au dessus puisque cette crème accompagne en général le jambon de Prague.
- La bière tchèque (surtout la Gambrinus).
- Prague à la tombée de la nuit : c'est certainement comme ça qu'elle est la plus belle !


Ce qui m'a fait sourire (ou même rire) :
- Le fait que le prix d'une pinte de bière soit inférieur à une bouteille d'eau de 33cl (et cela dans tous les restaurants où je suis passée à l'exception d'un très bon restaurant végétarien et biologique).
- L'aspect et la vie de ce que je serais tentée de nommer une "cantine" tout droit sortie des clichés sur les pays de l'Est avant la chute du mur (mais où j'ai en réalité très bien mangé pour un prix imbattable)
- Avoir trouvé une marque de sardine en boîte qui s'appelle... Sardinky !
- L'habitude qu'on les tchèques de s’asseoir à votre table (après vous avoir demandé gentiment si c'était libre... enfin j'imagine :-)

Ce que j'ai rapporté :
- Des canneberges (pour tenter de reproduire la fameuse recette à base de boeuf).
- Des Tatranky : Vous vous demandez certainement ce que c'est et je vais être honnête, je ne les connaissais que par le biais d'une chanson. C'est une marque de petite gaufrettes qui a donné son titre à une chanson d'un groupe italien, les Offlaga Disco Pax (originaire de Reggio Emilia). La chanson en question présente les désillusion d'un jeune italien face à ce qu'est devenue Prague par rapport à la ville qu'il l'imaginait. Comme souvenir, il a rapporté 30 paquets des fameuses gaufrettes Tatranky, avant de se rendre compte (ultime désillusion) qu'elles sont fabriquées par une marque tout ce qu'il y a de plus occidentale. Si vous comprenez l'italien je vous incite à écouter la chanson parce qu'il y a parfois un peu de vrai...
- Une tasse à l’effigie de Krtek, la petite taupe du dessin animé tchèque (elle aussi indirectement citée dans la chanson des Offlaga Disco Pax) en guise de petit souvenir kitsch de l'étape :-)


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