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dimanche 20 mai 2018

Vin parfumé aux Fleurs d'Acacia


Les vins parfumés aux fleurs... le retour !

Le week-end dernier en me promenant, j'ai eu le plaisir de voir les acacias commencer à se charger de quelques grappes de fleurs blanches... mais c'était en Charente, là où la nature est toujours plus en avance par rapport à chez moi. 

Et ce week-end, bingo ! Elles étaient aussi bien belles et bien fleuries en Limousin ! C'est toujours plus ou moins aux alentours de la mi-mai que les acacias sont en fleur ici et c'est toujours pour moi une grande joie. Je trouve ces arbres fleuris très beau, leur parfum agréable mais surtout... leurs fleurs sont comestibles ! Encore un cadeau printanier de la nature 😊 

vendredi 28 juillet 2017

Granita au Rosé {Frozé}


Lorsque Nathalie et Sandra ont proposé comme thème "la cuisine des paillotes" pour l'édition estivale de "Compile-moi un menu", j'ai tout de suite pensé aux délicieux calamars frits qui font depuis des années mon apéritif à la plage en Sardaigne... et puis je me suis souvenue que je n'en préparait que très rarement, pour ne pas dire jamais 😄

J'ai donc décidé d'opter pour autre chose et pour une nouvelle marotte : la granita au rosé. Avec une amie, nous avons élaboré toute une technique pour avoir le meilleur rendu possible... à grand renfort de dégustation 😅 Il faut dire qu'elle avait pour idée de base d'inventer un cocktail rose à base de rosé

vendredi 14 octobre 2016

Coda alla Vaccinara { Queue de bœuf comme à Rome }


Il fait froid hein ? (Ouiiii !) 
Vous avez envie de plats mijotés et réconfortants ? (Ouiiii !)
Mais un peu de soleil romain ça vous tente aussi ? (Ouiiii !)

Vous êtes au bon endroit ^^

La recette que je vous propose aujourd'hui correspond parfaitement à mon envie du moment (qui je l'espère est aussi la votre) : du chaud, du gourmand, du réconfortant. C'est un grand classique de la cuisine romaine : la coda alla vaccinara. Ce plat met en oeuvre l'un des éléments importants du  quinto quarto romain, la queue de bœuf

Dans la cuisine romaine, le quinto quarto - le cinquième quart - c'est la partie qui reste de l'animal une fois que les bons morceaux ont été détaillés et vendus. Ce sont tous les abats mais aussi la langue et la queue. Archétype de la nourriture pauvre (seuls les riches pouvaient ce permettre les morceaux de viande dits nobles) partout dans le monde pendant des siècles, ces bas morceaux sont désormais souvent très recherchés. 

Je crois qu'à Rome comme dans beaucoup d'endroits en Italie, la cuisine est une affaire sérieuse... Il suffit de voir Sora Lella et son pollo alla Romana rudoyer le pauvre journaliste de la Rai (enfin Sora Lella pas le poulet ^^) lorsque celui-ci a le malheur de dire que ça n'est pas la seule manière de préparer cette volaille ! Cependant, si on peut vous houspiller pour beaucoup de crime de lèse majesté (la pasta alla carbonara avec les mauvais ingrédients, les maritozzi avec ou sans raisins secs, etc.) pour ce plat les différentes versions se côtoient étrangement à Rome même... sans trop de grabuge.

Plat pauvre à l'origine (comme tous les plats réalisés avec les bas morceaux), la recette tiendrait son nom du quartier de Rome où elle est née, quartier où habitaient les Vaccinari, ceux qui abattaient et dépeçaient les bœufs dans la ville éternelle. Un peu comme le quartier de la boucherie à Limoges mais avec beaucoup plus de soleil et d'accent romain ^^ 

vendredi 9 septembre 2016

Pizzette aux Figues et au Gorgonzola


L'été et les vacances ne peuvent pas durer éternellement (dommage). Mais entre le retour au travail et les impératifs de la vie de tous les jours, s'accorder un peu de détente et tenter de prolonger quelques habitudes des vacances, cela reste essentiel... Les apéritifs en  plein air en font partie ;-)

Et quoi de mieux qu'un apéritif dînatoire ? Ça ne requiert pas une grosse organisation et permet de profiter de ses invités. Un des classiques pour moi dans ce cas, ce sont les pizzette.  

Simples à faire puisque seule la pâte à pizza nécessite un peu de travail (et on peut toujours faciliter les choses avec une pâte toute prête ;-) ce genre de grignotage permet aussi toutes les variations d'ingrédients imaginables. Ici j'ai détourné la classique pizza figues / jambon cru pour ne garder que le fruit et lui donner un compagnon avec lequel il se marie à merveille : le fromage


mardi 10 mai 2016

Lapin aux Tomates séchées et au Romarin


Il me semble que je vous en avais déjà parlé lors d'un précédent article, mais à la maison la viande que nous consommons a deux origines : mon éleveur-boucher pour tout ce qui est bœuf et porc et l'un de mes oncles maternels pour les lapins et les poulets (enfin les poules). 

En allant le voir l'autre jour, je me suis retrouvée à la tête d'une montagne d’œufs, de kilos de noix (je sais, ça n'est pas un produit animal ^^) et de 3 lapins ! Après une petite distribution autour de moi, j'ai décidé de préparer mon lapin d'une façon relativement simple mais que j'apprécie beaucoup : avec du romarin et surtout beaucoup d'ail et de tomates séchées

Dans ma famille (en réalité chez ma grand-mère) le lapin se mangeait toujours simplement cuit à la cocotte pendant longtemps. J'ai le souvenir de cette énorme cocotte noire en fonte dans lequel le lapin logeait toujours en entier... Ce qui est loin d'être le cas avec ma petite cocotte. J'ai aussi le souvenir de l'odeur qui se dégageait dans la cuisine et qui me donnait faim bien des heures avant le déjeuner :-)

Mais chez moi, je n'arrive pas à cuisiner le lapin "nature". Je suis moins douée que ma mamie (ou que mon oncle) et j'ai toujours trouvé le résultat quand je le préparais trop sec. Du coup s'était souvent lapin en sauce, à la moutarde ou en civet

Et un jour, invitée chez une amie, j'ai eu l'occasion de découvrir cette recette de lapin aux tomates séchées. Je devrais mettre des guillemets au mot recette car en réalité, elle n'avait pas de véritable recette, juste l'envie de préparer ensemble ces produits très méditerranéens (pour une limousine de naissance, c'est un comble ^^). Mais j'ai l'habitude car elle cuisine toujours ainsi, un peu au hasard - comme beaucoup d'entre nous je pense, la seule différence c'est que moi j'essaye de noter les quantités au fur et à mesure - pour des résultats toujours fantastiques ! 

Donc cette fois, pas de véritable recette - les quantités sont approximatives, vous pouvez tranquillement mettre plus ou moins de tomates - mais une association de saveurs que je trouve à la fois très délicate (le goût du lapin n'est pas caché par une sauce) et très parfumée (ça sent bon la garrigue ;-)

dimanche 31 janvier 2016

Bigoli sauce au Vin rouge, Poireau, Pancetta et Ricotta salée


Premier Foodista challenge de l'année et première recette de pâtes (non, je blague ^^). 

Pour cet événement créé par Stéphanie de Cuisine moi un moutonDéborah de Maman pâtisse nous a proposé comme thème "la cuisine italienne"

Comme toujours deux contraintes : un plat en rapport avec l'Italie et une reprise des couleurs du drapeau italien soit dans le décor, soit dans les ingrédients. 

Le thème était bien évidemment très vaste mais mes idées se sont rapidement concentrées autour d'un petit indice laissé par Déborah : elle aime Venise (du moins il m'a semblé le comprendre). Et ça tombe bien... moi aussi ^^
Même si mes pérégrinations italiennes sont plus sardes, Venise est une ville que j'adore ! Je n'y vais qu'en période post-carnaval (quand il n'y a "personne" ou du moins bien moins de monde) et quand après une matinée à se promener dans les ruelles embrumées, on fini par déjeuner au soleil assis sur le bord d'une fondamenta, un panino al baccalà à la main... Mais je rêve et je m'égare. 

J'avais initialement pensé faire des beignets de Carnaval typiques de la Sérénissime mais pour le côté couleur ça n'était pas ça. Du coup je me suis tournée vers une autre spécialité venue de Vénétie : les bigoli. J'avais déjà eu l'occasion de vous les présenter lors d'une autre recette (bien plus typique que celle qui va suivre) et c'est un format qui ressemble à de très gros spaghetti. Très rugueuses - bien plus que des spaghetti - ces pâtes sont parfaite pour accrocher une sauce un peu liquide. 

vendredi 20 février 2015

Et si Suzette visitait le Limousin... Crêpes Suzette à la Châtaigne {Farine et Liqueur}

Pour ce deuxième "défi Chut", après le Chocolat proposé par Karine du blog Chut je pâtisse, ce sont cette fois Alice de La Fabrique à Délices et Maurylise de Homemade Maurylise qui nous proposent un thème tout en gourmandise... Crêpes (gourmandes) party !
Le sous titre "Je crêpe donc je suis" m'a particulièrement plu... "Crepo ergo sum" M. Descartes ?

Alors quand Hélène du blog Keskonmangemaman m'a attribué comme ingrédient secret la châtaigne, j'étais aux anges ! Pour connaître un peu Hélène (les blogs permettent aussi de belles rencontres), je sais que notre premier point commun est géographique puisque nous résidons toutes les deux en Limousin... et le Limousin, c'est un peu la patrie de la châtaigne ! 
La feuille de l'arbre est le symbole de la région et les châtaignes fraîches - ou séchées dans  les clédiers (des petits bâtiments destinés à sécher les fameuses châtaignes) - ont été une des bases de l'alimentation locale pendant des siècles.
Cette fois, elles se sont invitées dans un plat qui n'a rien de limousin et qui surtout par son raffinement un peu suranné s'éloigne de la rudesse de la châtaigne : les crêpes Suzette. 

Théoriquement, les crêpes Suzette sont farcies avec un beurre Suzette (d'où leur nom). C'est un beurre pommade sucré et parfumé avec des zestes d'orange. L'alcool quant à lui, se trouve dans la pâte à crêpe et dans la farce et ça se limite à ça. 
Mais personnellement, je préfère les crêpes Suzette que l'on fait chez moi et qui ne respectent pas la mémoire de ce cher Auguste Escoffier. J'ai toujours eu pour habitude de les manger avec une sorte de caramel d'orange et Grand Marnier et sans beurre... ce qui en fait en réalité une toute autre recette :-)
Alors comme de toute façon ma version à la châtaigne est déjà une infraction à la grande cuisine, j'ai gardé ma version de la Suzette. Ici, la farine de châtaigne avec son petit goût fumé apporte une touche un peu rustique aux délicates crêpes et le mélange entre le jus des oranges et la liqueur de châtaigne coupée avec un peu de vin doux donne un caramel liquide à la saveur acidulée. 

Un véritable délice ;-) 


mercredi 28 janvier 2015

Fregola sarde au Filet-mignon et Vermentino di Gallura

Le plat que je vous propose en ce début de semaine est à la fois simple, savoureux et roboratif (eh oui, il fait froid à ne pas mettre une fourchette dehors). 

La recette est inspirée par des ingrédients que l'on trouve de manière omniprésente en Sardaigne et que j'aime beaucoup. La fregola, base du plat est cette petite pâte toastée en forme de bille qui se prête aussi bien à une cuisson comme celle du risotto ou à la préparation de soupes. Jusqu'à maintenant je ne vous l'avais proposée que dans des versions "mer" ou végétariennes mais cette fois je me rapproche de la terre. 


L'autre ingrédient, c'est un peu de filet-mignon. Rien de typiquement sarde, mais la viande de porc en général reste l'une des plus consommées, sans parler du mythique porcetto
Dans cette recette, la viande ne va ni mijoter, ni cuire très longtemps, donc pensez à choisir des morceaux tendres et rapides à cuire. Ici j'ai choisi du filet mignon mais une côte coupée dans la longe ou un morceau dans le filet va très bien aussi. 

Dernier élément du plat, un peu de vin blanc. C'est sans aucun doute le cépage blanc le plus connu de l'île, le Vermentino di Gallura. Situé dans la partie Nord-Est de l'île, cette zone est une des plus jolies de la Sardaigne, que ce soit au niveau des côtes ou de la campagne :-) 

Comme le Vermentino di Gallura n'est pas toujours facile à trouver en France, je vous conseille de le substituer par un vin blanc du même cépage (on en trouve parmi les vins corses par exemple) le résultat sera identique. 

Pour le reste, il s'agit simplement de faire cuire ce plat... à la manière d'un risotto. Un peu de pecorino sardo pour lier le tout et le tour est joué ;-)


lundi 1 décembre 2014

Tagliatelle al Ragù di Coniglio... Tagliatelle au Ragoût de Lapin comme en Toscane

Je vous en parlais plus tôt dans la semaine, la pasta al ragù est un grand classique de la cuisine italienne. Si le plus connu reste le ragù alla bolognese, le principe d'une viande effilochée comme principale composante d'une sauce pour les pâtes est très largement diffusé tout le long de la botte. 

Cette fois, c'est un ragoût toscan - même si le principe du ragoût de lapin ou de lièvre se retrouve dans tout le centre de l'Italie - et en blanc que je vous propose. En blanc (mauvaise traduction littérale de ma part du "in bianco" italien) car la tomate n'entre pas dans la composition du plat. 

La recette de base, c'est celle du livre I love Toscana de Giulia Scarpaleggia. Je l'av. Je l'avais demandé au père Noël l'année dernière et il me l'a apporté :-)
Un livre superbe où les recettes traditionnelles voisinent avec des explications et de très belles photos sur les produits essentiels de cette cuisine si ancrée dans son terroir. 

Il est vrai que les produits de la chasse comme le lièvre et le sanglier sont très présents dans la gastronomie du centre de la péninsule. Mais si les deux premiers sont - presque - toujours cuisinés avec du vin rouge, le lapin est lui plutôt préparé avec du vin blanc.

Le résultat est un plat plein de saveurs, nourrissant (notamment parce que ce sont des pâtes aux œufs) et pour moi presque hivernal :-)


samedi 25 octobre 2014

Baci di Dama salés à l'Olive noire {Battle Food # 25}

Pour cette 25 ème Battle Food, c'est La Cantine des Cousins qui nous a proposé le thème de la cuisine "Trompe L’œil".

Quelle bonne idée de surprendre ceux avec qui vous dégustez le plat en question. Oui, mais quel plat ? Encore une fois, j'ai opté pour la voie italienne ;-)

Les baci di dama (baisers de dame) sont des petits gâteaux que je vous avais déjà présenté dans une précédente recette. Simples à préparer - pas d'équipement particulier en dehors du four et d'un saladier - divertissants à assembler et délicieux... c'est un peu le biscuit de dépannage parfait. 

La version trompe l’œil, c'est bien évidemment une version salée. Dans les petits gâteaux, on garde les amandes, mais le sucre est remplacé par du parmesan... et surtout, le chocolat devient pâte d'olive noire.

Si vous regardez les deux photos, la ressemblance est plus que frappante... seul le noir profond de l'olive est un indice de ce que vous êtes véritablement sur le point de manger ;-)



jeudi 18 septembre 2014

Mafalde corte Poivron confit, Tomates séchées et Romarin

J'ai bien peur que ce poivron soit le dernier... Ils refusent de plus en plus de rougir et je dois admettre que verts, je les aime un peu moins. Certains d'entre eux ont fini en conserve (les poivrons sous huile, c'est délicieux) mais avec ce temps de cochon, j'ai mangé mon dernier poivron.

Seulement, comme un poivron pour deux ça fait un peu juste pour une peperonata, j'ai préparé des pâtes (la cohabitation italienne fait que je ne passe pas plus de deux jours sans en manger ;-)  

Pour changer un peu de mes habitudes, j'ai préparé la sauce dans ma cocotte en fonte. 
L'idée était de - presque - faire confire les poivrons par une cuisson lente dans une petite quantité d'huile d'olive et d'en concentrer les parfums. L'ajout de tomates séchées et de romarin fait de cette sauce toute simple un plat très estival... malgré la météo. 
Ici, une partie des tomates séchées sont conservées sous sel, mais vous pouvez parfaitement utiliser uniquement des tomates conservées sous huile, il faudra légèrement adapter la recette. 




lundi 6 janvier 2014

Spaghetti Capperi e Acciughe {Spaghetti aux Câpres et aux Anchois}

Parfois, il suffit de peu pour avoir l'impression d'être en été... C'est un peu l'effet que me fait ce plat.

Issu de la tradition du sud de l'Italie - avec la présence de "pan grattato", je serais même tentée de dire sicilienne - les pâtes avec des câpres et des anchois sont un plat extrêmement simple mais plein de saveurs et de contrastes. De manière un peu incongrue, je ne tiens pas la recette d'un sicilien (ou d'une sicilienne) mais d'un ami du Frioul, au nord-est de l'Italie. Rien à voir donc avec ses propres traditions culinaires, beaucoup plus proche de l'Autriche et de la Slovénie voisine. C'est pourtant chez lui que j'ai mangé (assez régulièrement en fait) ces pâtes que j'adore.

C'est leur simplicité qui fait tout leur intérêt - si vous ne disposez que de peu de temps ou d'envie de cuisiner - mais je dois avouer le leur goût me porte à les consommer régulièrement en dehors de toute "paresse" culinaire :-)

Belle semaine à tous !


Spaghetti capperi e acciughe (pour 2 personnes)
250 g de spaghetti
6 filets d'anchois sous huile
2 cc de câpres
2 petites gousses d'ail
3 CS d'huile d'olive
2 CS de vin blanc sec
2 CS de chapelure
1 bouquet de persil
1 pincée de piment
Sel

Mettre un grand volume d'eau à chauffer. Lorsque l'eau commence à bouillir, ajouter le sel puis verser les spaghetti. Les faire cuire le temps indiqué en remuant régulièrement, surtout au début de la cuisson. 

Dans une poêle anti-adhésive, verser l'huile d'olive puis ajouter le piment et l'ail. Faire chauffer à feu doux pendant 2 petites minutes et adjoindre les filets d'anchois. Les laisser de déliter dans l'huile en mélangeant (cela doit former une sorte de crème). Verser les câpres et cuire encore deux petites minutes. 
Ajouter le vin blanc ainsi que les deux tiers du persil haché et laisser réduire.

Lorsque les spaghetti sont cuits, les retirer de l'eau à l'aide d'une grande fourchette à pâte et les verser dans la poêle (si vous voulez faire plus simple, vous pouvez utiliser un égouttoir en faisant attention à ne pas trop assécher les pâtes). Bien mélanger, parsemer du reste de persil et d'un peu de chapelure puis servir immédiatement. 


jeudi 19 décembre 2013

Tagliatelle aux Cèpes et Magret de Canard séché

Le plat que je vous présente aujourd'hui est un plat qui me tient à cœur car c'est l'invention de F. Quasiment un chant d'amour au Sud-Ouest qui l'a retiré sauvagement - en réalité c'est plutôt mon fait - de sa belle Sardaigne natale. 
Ce plat est devenu notre plat symbole de ce Noël que l'on fait ensemble dans les jours qui précédent la véritable fête (lors de laquelle nous sommes séparés par de nombreux kilomètre et surtout par la Méditerranée). 

C'est un plat qui fait une très belle symbiose (oui, oui, je sors les grands mots) entre l'Italie et ce que le Sud-Ouest offre de meilleur : les cèpes et le canard ^_^ (bon, la truffe aussi si vous êtes plus riches ;-)

Le canard est ici sous forme de magret séché (que j'avais préparé quelques semaines avant) et pour les cèpes, mon côté fourmi était entré en action lors de la saison puisque j'avais congelé ceux que l'on nous avait généreusement procurés (l'homme de ma vie trouve toujours des âmes charitables prêtes à lui donner des caisses de cèpes... allez savoir pourquoi). Bien sûr les deux peuvent être sans difficulté remplacés par des produits du commerce. Le parmesan quant à lui est là à la fois pour "lier" un peu plus les pâtes avec les différents produits et pour apporter son goût si particulier. Je vous l'accorde, c'est aussi pour remettre les tagliatelle un peu dans leur contexte (après tout, les deux sont des grands classiques du centre de l'Italie ;-)


Tagliatelle aux Cèpes et Magret de Canard séché (pour 4 personnes)
250 g de tagliatelle fraîches
200 g de cèpes (comme nous sommes hors saison, surgelés)
80 g de magret de canard séché (une recette ICI)
2 CS de vin blanc sec
2 branches de persil
30 g de parmesan fraîchement râpé (facultatif) + pour servir
2 petites gousses d'ail haché
Sel, poivre

Faire chauffer un grand volume d'eau. 

S'ils ne l'ont pas été préalablement à la congélation ou à la mise sous vide, découper les cèpes. En saison, prendre des cèpes frais, les brosser (au maximum, les passer rapidement sous un jet d'eau bien froide) et les couper. Découper le magret de canard en tranches fines, puis détailler chaque tranches en trois (voir quatre) petits morceaux plus étroits. 

Dans une poêle anti-adhésive, saisir l'espace de quelques secondes (peut-être une vingtaine, pas plus) les tranches de magrets de canard. Les retirer et les réserver. Dans la même poêle, faire chauffer doucement l'huile d'olive et l'ail haché. Lorsque l'ail devient translucide, ajouter les cèpes et augmenter le feu. Les cuire ainsi pendant  minutes puis baisser le feu, ajouter le vin blanc et laisser cuire à feu doux sept minutes. Si vous utiliser du parmesan, l'ajouter en fin de cuisson, bien mélanger puis éteindre le feu. 

Pendant ce temps (plutôt vers la fin de la cuisson des cèpes), lorsque l'eau des pâtes est arrivée à ébullition, saler puis jeter les tagliatelle dans l'eau et les faire cuire environ deux à trois minutes (pas plus si elles sont fraîches). Égoutter-les puis ajoutez-les aux cèpes. Ajouter les morceaux de magret, mélanger et parsemer de persil et d'un peu de parmesan. Servir. 

vendredi 22 novembre 2013

Compote façon Vin Chaud au Beaujolais nouveau

Vous n'avez pas pu passer à côté... Le beaujolais nouveau est de sortie ! 
Comme à la maison nous ne sommes pas de gros consommateurs de vin (à part dans la cuisine) je me retrouve toujours avec des bouteilles ouvertes et non terminées. Et c'est bien le cas aujourd'hui puisque comme tous les ans, j'ai vu mon petit papa arriver avec une bouteille à la main "juste pour voir le goût qu'il a cette année". 

Pas assez pour faire des poires au vin, donc à plus forte raison, pas assez pour faire mijoter une viande. Petit tour dans la cuisine et résultat : beaucoup de pommes et de poires (et oui, c'est la saison). Et bien on va tenter de faire une compote ;-)

J'adore la compote mais je suis la seule à en manger normalement... et pourtant cette fois, on a bien accepter de goûter avec moi ^_^


Compote façon vin chaud (Pour 4 personnes)
6 pommes
4 poires
120 ml de Beaujolais nouveau {ou d'un autre vin rouge}
2 bâtons de cannelle
3 grains de poivre
1 étoile de badiane
1 clou de girofle {ça c'est parce que je ne suis pas une grande amatrice, mais si vous aimez le goût, mettez-en 2}
Quelques brins d'orange confite pour la décoration (facultatif)


Dans une petite casserole, mettre le vin à chauffer doucement sans qu'il arrive à ébullition. Ajouter toutes les épices et laisser cuire 5 minutes.

Laver et éplucher les pommes et les poires puis les couper en petits dés. Les ajouter au vin et laisser cuire encore 15 minutes

Lorsque la compote est cuite, retirer les épices. Passer la compote afin de supprimer les derniers morceaux de fruits. Servir tiède ou froid avec un peu d'orange confite.


NOTE : A la différence du vin chaud, le sucre est ici apporté par les fruits. Si ils n'étaient pas suffisamment sucrés il est possible d'ajouter 1 CS de sucre.

lundi 11 novembre 2013

Civet de Lapin

En ce jour férié, je vous propose une recette familiale. Elle l'est pour deux raisons : d'une part, c'est une recette que l'on partage souvent en famille (au regard des quantités, ça n'est pas une recette pour deux comme je les fais souvent) mais c'est aussi une recette de famille puisqu'elle me vient de mon oncle :-)

D'une manière générale, toutes les recettes de gibier ou de volatiles en tous genre me viennent de lui. Grand amateur de cuisine, il m'a enseigné plein de choses et m'a appris à aimer des produits que je n'aurais jamais pensé goûter. Il existe d'ailleurs grâce à lui chez les enfants de ma famille le mythe d'un "poulet marron" qui une fois arrivé à l'âge adulte s'avère être en fait du canard ^_^

La recette n'est pas celle d'un civet traditionnel (il n'y a pas les carottes que l'on y trouve habituellement) mais c'est la version que j'aime le plus. 


Civet de Lapin (pour 6 personnes)
1 gros lapin (avec tous ses abats, foie, cœur et rognons)
300 g de champignons de Paris
200 g de lardons fumés
80 g beurre
5 petits oignons (ou 2 gros) hachés
2 gousses d’ail
1 branche de thym frais
1 feuille de laurier
1 bouquet de persil
1 litre de vin rouge (pour moi, un vin de Bourgogne)
1 verre à liqueur de Cognac
Sel, poivre

Préparer la garniture. Éplucher puis hacher les oignons. Laver rapidement les champignons puis les découper en tranches et réserver. Laver le persil . 

Hacher les abats du lapin. Les mettre dans un petit récipient, saler, poivrer et couvrir avec le Cognac. Réserver au frais, filmé. 

Découper le lapin en gros morceaux, saler et poivrer.

Dans une grande cocotte en fonte, mettre à bouillir le litre de vin rouge puis flamber. Maintenir sur feu doux.

Dans une poêle, mettre le beurre à fondre avec un petit filet d'huile d'olive. Ajouter les morceaux de lapin et laisser dorer une bonne quinzaine de minutes en remuant bien afin que les morceaux colorent sans attacher. Retirer les morceaux et les mettre dans la cocotte contenant le vin et laisser cuire à couvert à petit bouillon.

Dans la même poêle, mettre les oignons hachés et les faire colorer. Les ajouter au lapin dans la cocotte. Procéder de la même manière pour les lardons fumés.

Faire revenir les champignons rapidement dans la poêle et les réserver.

Avec le laurier, le thym et le persil, former un bouquet garni et l'ajouter dans la cocotte en fonte. Mettre également les gousses d'ail.

Le lapin doit bien cuire environ 3 heures à feu très doux. 20 minutes avant la fin de la cuisson, ajouter les champignons ainsi que les abats égouttés. 

Servir bien chaud avec de pommes de terre vapeur, de la polenta ou de la semoule (personnellement, j'ai une grosse préférence pour la semoule recouverte de sauce ^_^).


NOTES : 

Si le "jus" dans lequel le lapin cuit est trop réduit, ajouter un peu de bouillon de volaille ou de bouillon végétal.

En théorie, le sang du lapin est lui aussi utilisé pour lier la sauce avec un trait de vinaigre (c'est ce qui donne le côté très foncé) mais si vous ne l'avez pas conservé ou si votre lapin vient du commerce, il est tout à fait possible de s'en passer. 

lundi 21 octobre 2013

Purple Risotto {Choux rouge, Gaillac et Gorgonzola}

Aujourd'hui, Petite Cuillère et d'humeur poétique et vous proposer un risotto tout violet. 
Pourtant, pas de "Purple Rain" (pour le bien de tous et la santé mentale des miens, j'ai renoncé à me lancer dans la chanson...) mais un Purple Risotto. Comment prend-il cette jolie couleur ? Par la présence du vin rouge (ici un Gaillac) qui donne au riz une belle teinte lilas, mais aussi grâce au choux rouge qui comme son nom ne l'indique pas teinte les aliments (et vos mains par la même occasion) d'un beau violet sombre tirant sur le bleu. 
Lié avec du gorgonzola et rehaussé d'un peu de thym, ce risotto est tout ce que j'aime : crémeux, parfumé et réconfortant. Bon lundi à tous :-)


Purple risotto (pour 4 personnes)
250g de riz Carnaroli
40 cl de Gaillac rouge
1 à 1,5 l de bouillon de volaille
400 g de chou rouge
1 oignon rouge
2 branches de thym
100 g de gorgonzola
30g de parmesan
30g de beurre
2 CS d’huile d’olive

Préparer le bouillon et le maintenir au chaud tout le long de la préparation. 

Nettoyer le chou rouge et le découper en fines lamelles. Dans une poêle anti-adhésive, faire chauffer à feu doux l'huile d'olive et l'oignon rouge haché. Lorsque l'oignon commence à cuire, ajouter le chou rouge et les branches de thym. Laisser cuire une vingtaine de minute à feu moyen en mélangeant régulièrement et en ajoutant l'équivalent d'une louche de bouillon. 

Lorsque le chou est devenu tendre, retirer les branches de romarin et ajouter le riz. Le laisser devenir translucide en le mélangeant régulièrement. Mouiller ensuite le riz et le choux avec le vin rouge en veillant à bien le répartir (pour obtenir dès le départ une coloration uniforme). Laisser le vin s'évaporer puis ajouter une louche de bouillon et mélanger jusqu'à absolution du liquide. Procéder ainsi jusqu'à ce que le riz soit cuit (il doit être crémeux mais encore un peu ferme).

Retirer le risotto du feu et mélanger le gorgonzola coupé en dés, le parmesan râpé puis le beurre au risotto. Bien mélanger puis servir.



samedi 1 juin 2013

Vin de Laurier

Le vin de laurier est un apéritif que l'on fabrique dans le Poitou. A base de vin rouge et de laurier, c'est une boisson que l'on prépare à cette période de l'année pour la consommer ensuite en toute saison. J'ignore si cette boisson est véritablement du Poitou, mais c'est de là que me viens la recette. C'est une amie de ma maman qui la prépare et elle la tient elle-même d'un de ses voisins. 
Consommé très frais en été ou à température ambiante (et avec modération), ce vin de laurier a un petit goût d'amande amère assez agréable et surprenant. 


Vin de laurier (pour environ 5 litres)
90 jeunes feuilles de laurier-haie
4 litres de vin rouge à 12°
1 litre d'eau de vie
800 g de sucre

Dans un grand récipient, mettre les feuilles de laurier lavées avec l'eau de vie. Laisser macérer à couvert pendant 48 heures.

Après 48 heures, ajouter le vin et le sucre, bien mélanger et laisser à nouveau macérer - toujours à couvert - pour 10 jours en remuant de temps en temps. Au bout de dix jours, filtrer le liquide pour en retirer le laurier et mettre en bouteille.

vendredi 10 mai 2013

Lo Spritz

Originellement, le Spritz est un mélange de vin et d'eau pétillante né en Vénétie (pendant la période de domination autrichienne d'où la consonance peu italienne du mot). Pour avoir goûté cette version "ancestrale" chez un ami frioulan qui le fait comme ça, je dois avouer que c'est plutôt agréable les jours de grande chaleur (les connaisseurs vont me jeter des pierres...). 
Avec le temps est apparu le Spritz tel qu'on le trouve maintenant, c'est à dire composé toujours de vin - cette fois, un vin blanc sec voir de plus en plus souvent du Prosecco, un vin italien "à bulle" - et d'eau gazeuse, mais avec en plus du Campari - il paraît que c'est ça la version traditionnelle du cocktail - ou de l'Aperol, un apéritif à la couleur orange fluo et au goût légèrement amer. Pour avoir goûté le Spritz avec du Campari, je trouve ça un peu trop fort, donc voici la "recette" du Spritz dans sa version à l'Aperol (qui est celle que l'on sert maintenant de manière presque systématique en Italie). Il arrive qu'il soit accompagné d'une tranche d'orange et d'une olive mais je ne suis pas fan de ces adjonctions. 

Soyons clairs, il y a autant de manière de faire le Spritz qu'il y a de vénitiens (voir même d'italiens) puisque les proportions changent et les ingrédients aussi... Le Spritz que je vous propose ici, c'est la version que je préfère, avec les proportions et le mélange que j'aime le plus, mais rien ne vous empêche de varier selon vos goûts :-)


Spritz :
Vin blanc sec (3 volumes)
Aperol (2 volumes)
Eau minérale très gazeuse (2 volumes)
Quelques glaçons

Déposer les glaçons dans le verre. Verser l'Aperol dans le verre puis ajouter le vin blanc et finalement l'eau gazeuse. Mélanger.

NOTE : Vous pouvez modifier les proportions selon votre goût puisque très souvent, on pratique le mélange 1/3 Aperol, 1/3 vin blanc, 1/3 eau gazeuse voir 3 de volumes vin blanc, 2 d'Aperol et 1 d'eau gazeuse, voir... ;-)

jeudi 31 janvier 2013

Risotto au safran

Il fait moins froid, mais ça reste quand même (pour moi au moins) un temps à risotto, donc après en avoir fait un avec de la chicorée et du chèvre, on va se rapprocher un peu de la tradition.
En effet, ce risotto n'est en fait ni plus ni moins qu'un risotto alla milanese mais sans moelle. Il est donc devenu ici un risotto au safran.

Et comme j'aime bien cuisiner les produits locaux et de préférence issus de l'agriculture biologique, j'ai utilisé un safran qui m'avait été offert à Noël et que j'ai vraiment apprécié. C'est un petit producteur (une en réalité) installé en Corrèze, Saveurs et Safran. C'est d'ailleurs aujourd'hui en Limousin que l’on trouve une des plus grandes safranières de France (donc on reste dans le local).

Risotto au safran

Risotto au safran (pour 4 personnes ou 2 si c'est un plat unique)

- 300 g de riz Carnaroli
- 1 L environ de bouillon de viande
- 80 g de parmesan râpé
- 30 g de beurre
- 1 oignon moyen émincé
- 8 pistils de safran (tout dépend de l'intensité souhaitée)
- 1 verre de vin blanc sec
- Sel, poivre

Dans une poêle à fond épais, faire revenir l'oignon avec une noix de beurre jusqu'à ce qu'il colore. Ajouter le riz, mélanger et attendre qu'il devienne translucide. Verser le vin et laisser évaporer. Ajouter les pistils de safran puis verser le bouillon chaud, une louche après l'autre en attendant que la précédente soit absorbée.
Remuer régulièrement avec une cuillère en bois. Il faudra environ 17-18 minutes de cuisson. Le riz est cuit quand il crémeux mais encore ferme à coeur (il suffit de le goûter pour savoir et rectifier éventuellement l’assaisonnement).
Hors du feu incorporer le beurre puis le parmesan. Mélanger et servir bien chaud.

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