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vendredi 8 juin 2018

Club sandwich marseillais


Vous le savez, je ne suis pas de Marseille... même pas de très loin. Et pourtant, comme beaucoup de gens je pense, j'adore la Provence et sa gastronomie.

Il faut dire qu'elle fleure bon le soleil et les préparations gourmande. Elle est aussi proche sous plein d'aspect de la cuisine italienne (et a dès lors tout pour me plaire ^^). 

Malheureusement, j'en connais mal les préparations car en dehors de quelques échanges avec des voisins venus du Sud ou des rencontres de petites mamies originaires de la région... je n'ai pas de recettes. Alors pourquoi vous proposer un sandwich marseillais Pour ma marseillaise préférée pardi !

mardi 30 janvier 2018

Salade de quinoa à l'orange et au gingembre


Le petit soleil froid du week-end nous avait apporté un peu d'espoir mais le ciel est aujourd'hui désespérément gris... 

Pour ce remonter le moral - et le taux de vitamine C - voici une recette pleine de couleurs et d'agrumes ! Ce sont des fruits que j'ai toujours aimé, des petits soleils au cœur de l'hiver et une gourmandise qui peut être aussi bien sucrée que salée. 

Comme je garde l'espoir que le printemps reviendra un jour, je vous propose une petite salade de quinoa. Elle peut se déguster aussi bien tiède (pour ces jours-ci) que froide (lorsqu'il fera meilleur) et elle fait un délicieux plat complet.

lundi 25 septembre 2017

Le Préfou {Vendée}


Désormais connu partout en France dans sa version industrielle et apéritive, le pain préfou est une spécialité de Vendée. Gourmandise absolue lorsque l'on aime l'ail, ce pain beurré, poivré et fortement aillé est dans la droite lignée des pains à l'ail que l'on trouve un peu partout en Europe. Entre le garlic bread anglo-saxon et les pains frottés à l'ail du sud de l'Europe (Italie et Espagne en tête) se trouve le préfou vendéen 😉

Autrefois, le préfou servait tout simplement à attendre que la température du four baisse un peu pour la cuisson du pain. En effet après avoir fait monter le four à bois en température, il fallait attendre avant d'enfourner puisque "la goule do fou" était encore trop brûlante. Le "pré-four" servait donc à cuire le préfou (plutôt sympa comme attente, non ?). 

Vous ne le savez peut-être pas mais j'ai une mamie vendéenne. Et pourtant, elle ne m'a jamais parlé du pain préfou. Je l'ai découvert lors de vacances dans le Marais poitevin (puisque c'est une spécialité maraîchine) comme beaucoup de monde je pense. Encore une fois, je vais tirer des conclusions - peut-être hâtives - mais je crois que c'est justement son origine géographique qui fait que ma grand-mère ignorait cette préparation. 

samedi 21 janvier 2017

Recette anti-froid : l'Aligot - Saucisse


Puisque les températures sont négatives et que l'hiver a remporté la partie... pourquoi ne pas manger un délicieux aligot ? (toutes les excuses sont bonnes n'est-ce pas 😄)

Je fais partie de ceux qui pensent qu'il n'y a pas de saison pour se délecter de fromage fondu mais le froid donne toujours une excuse supplémentaire : "on brûle plus de calories...", "il faut se tenir chaud...", toussatoussa... 😉

Si vous avez des amis du Cantal ou de l'Aveyron... ils vous ont forcément fait manger un aligot-saucisse ! Plat roboratif et tout simple en apparence, l'aligot c'est toujours des pommes de terre réduites en purée, de la tome fraîche, de l'ail et de la crème. Pour les proportions : les avis divergent mais l'important c'est que ça file ! Pour les calories : beh on l'a déjà dit... il fait froid ! Tout est permis 😅

mardi 8 novembre 2016

Tzatziki d'Hiver {Tzatziki au Céleri branche}


Alors oui, je vous l'accorde, ce n'est pas encore l'hiver... pourtant si l'on met le nez dehors, c'est un peu la sensation que l'on a ^^

Et puis j'aime beaucoup cette recette qui me permet de manger des plats d'été même lorsque les légumes en question ne sont plus sur les étals. C'est le cas notamment - vous l'aurez compris - du tzatziki que j'adore ! Cette sauce à base de yaourt - plus ou moins dense - et de concombre est un délice à l'apéritif / entrée. Mais pas d'été, pas d'concombres, pas d'concombres, pas d'tzatziki. 

Mais l'an dernier, j'ai testé une excellente alternative : le tzatziki... au céleri branche

mardi 25 octobre 2016

Salade de Carottes comme en Tunisie {Ommek houria}


Le sous-titre aurait pu être : la recette qui m'a réconciliée avec les carottes cuites !

Pendant des années j'ai refusé d'en manger, marquée par les détestables carottes vichy de la cantine... Et c'est en Tunisie que j'ai découvert que les carottes cuites, cela pouvait être non seulement mangeable mais aussi délicieux. J'ai également appris que la notion de "piquant" est toute relative (enfin ma maman surtout ;-)

C'est d'ailleurs grâce à elle que je connais un peu la cuisine tunisienne - elle y a résidé quelques temps - que je voue une véritable passion à la ojja (un plat d’œuf délicieux) et que je cherche depuis longtemps à refaire de la mloukhiya, ce plat d'un vert très sombre et à la saveur si particulière. 

dimanche 26 juin 2016

Lasagnes roulées façon Puttanesca


Le soleil est (enfin) revenu ! Du coup c'est un peu lui la star de mes photos. L'autre star reste bien évidemment le plat ^^

Cette fois à plus forte raison l'esthétique du plat puisque ces lasagnes sont un peu particulières. Lorsque Bénédicte de Osez la gourmandise nous a proposé comme thème pour cette 44ème Battle food : le roulé dans tous ses états ; je dois bien avouer que j'étais un peu en peine... 

S'il y a bien une chose que je n'ai pas l'habitude de faire en cuisine, c'est celle de rouler des préparations. Peut-être aussi parce que je ne suis pas très manuelle comme fille. Je crois d'ailleurs qu'il n'y a aucune recette correspondant à cette caractéristique sur le blog. 

Donc nouveauté : désormais, je roule. Oui, mais quoi ? Les bûches et autres desserts à base de génoise étaient pour moi inenvisageables. Et au détour d'un placard de cuisine, illumination ! J'allais rouler des lasagnes ! Dans une frénésie d'achat de pâtes, j'avais mis la main sur un paquet de lasagna riccia, des lasagnes "bouclées" avec de jolies petites ondulations sur les bord. Comme souvent j'étais super contente en les achetant ("je vais faire des belles lasagnes") et puis en y réfléchissant bien, cachées sous de la sauce tomate et de la béchamel... mes feuilles de lasagne pouvaient tout autant être classiques. 


mardi 7 juin 2016

Fave a ribisari { Fèves en persillade comme à Sassari }


Après avoir fait une rapide étape sucrée vers l'est, nous voici de retour en terres plus proches et plus connues pour moi : la Sardaigne

La recette que je vous propose aujourd'hui est marqué par son extrême simplicité et par son goût prononcé très représentatif de la cuisine sardeSi l'on retrouve la préparation ailleurs dans l'île et surtout en dehors de l'île, elle est emblématique de mon deuxième chez moi, Sassari

Je vous en avait déjà parlé lors d'un précédent article, la ville a une culture gastronomique assez particulière faite en grande partie d'abats, d'escargots et de quelques légumes parmi lesquels l'aubergines et les fameuses fèves

Vous auriez nommé ce plat fave aglio e prezzemolo (fève à l'ail et au persil), les habitants de Sassari l'appellent fave a ribisari. C'est d'ailleurs assez intraduisible et le véritable sens est lui-même incertain. La version la plus répandue voudrait que cela signifie "qui attire le sel" car le plat se mange - et si vous le testez vous allez vite vous en rendre compte - bien salé pour en développer toute la saveur. C'est vrai que le sel est l'un des principaux exhausteurs de goût...

Quel qu’en soit le nom, cette préparation reste encore aujourd'hui très consommée et l'autre de ses particularités c'est qu'elle est réalisée en toute saison grâce aux fèves sèches, un ingrédient peu utilisé chez nous mais très consommé dans toute l'Italie du sud et en Sardaigne


mardi 10 mai 2016

Lapin aux Tomates séchées et au Romarin


Il me semble que je vous en avais déjà parlé lors d'un précédent article, mais à la maison la viande que nous consommons a deux origines : mon éleveur-boucher pour tout ce qui est bœuf et porc et l'un de mes oncles maternels pour les lapins et les poulets (enfin les poules). 

En allant le voir l'autre jour, je me suis retrouvée à la tête d'une montagne d’œufs, de kilos de noix (je sais, ça n'est pas un produit animal ^^) et de 3 lapins ! Après une petite distribution autour de moi, j'ai décidé de préparer mon lapin d'une façon relativement simple mais que j'apprécie beaucoup : avec du romarin et surtout beaucoup d'ail et de tomates séchées

Dans ma famille (en réalité chez ma grand-mère) le lapin se mangeait toujours simplement cuit à la cocotte pendant longtemps. J'ai le souvenir de cette énorme cocotte noire en fonte dans lequel le lapin logeait toujours en entier... Ce qui est loin d'être le cas avec ma petite cocotte. J'ai aussi le souvenir de l'odeur qui se dégageait dans la cuisine et qui me donnait faim bien des heures avant le déjeuner :-)

Mais chez moi, je n'arrive pas à cuisiner le lapin "nature". Je suis moins douée que ma mamie (ou que mon oncle) et j'ai toujours trouvé le résultat quand je le préparais trop sec. Du coup s'était souvent lapin en sauce, à la moutarde ou en civet

Et un jour, invitée chez une amie, j'ai eu l'occasion de découvrir cette recette de lapin aux tomates séchées. Je devrais mettre des guillemets au mot recette car en réalité, elle n'avait pas de véritable recette, juste l'envie de préparer ensemble ces produits très méditerranéens (pour une limousine de naissance, c'est un comble ^^). Mais j'ai l'habitude car elle cuisine toujours ainsi, un peu au hasard - comme beaucoup d'entre nous je pense, la seule différence c'est que moi j'essaye de noter les quantités au fur et à mesure - pour des résultats toujours fantastiques ! 

Donc cette fois, pas de véritable recette - les quantités sont approximatives, vous pouvez tranquillement mettre plus ou moins de tomates - mais une association de saveurs que je trouve à la fois très délicate (le goût du lapin n'est pas caché par une sauce) et très parfumée (ça sent bon la garrigue ;-)

mercredi 4 mai 2016

Crevettes au Sel et au Poivre


Après le plat bien hivernal d'hier, nous voici de retour à la belle saison avec un plat qui voyage aussi un peu plus loin que la Creuse :-)

Pour cette nouvelle édition de la Bataille food, Oriane alias La femme à la tête de chou a pris la relève d'Olivier de Sharing cuisine et nous a proposé un thème tout en soleil et en été : 



Comme elle le dit elle même : "Des Embruns, des Récifs et une belle petite claque iodée"

Le choix était très vaste et j'avais originellement envisagé de piocher ma recette dans la tradition culinaire sarde. Et puis au détour d'une méditation sur mes tiges d'oignons blancs, m'est venue une idée très gourmande arrivée d'Asie (et de ce que j'ai compris du sud-est de la Chine). Un plat découvert à Londres et que j'aimais par dessus tout : les "salt and pepper shrimp", les crevettes au sel et au poivre

Enfant, mon goûter préféré c'était les tartines beurrées avec du sel et du poivre (ce qui a toujours un peu effrayé ma grand-mère ^^) alors vous imaginez bien que les crevettes frites au sel et au poivre, c'est un peu le rêve pour moi ! 

Cela faisait une éternité que je n'en avais pas préparé et c'était également l’occasion de partager ma passion pour le sel et le poivre avec vous (je ne suis pas certaine que l'OMS valide mais bon...). 

Il fallait de l'huile d'olive, ici elle sert de base à la friture (sans en faire un véritable bain d'huile) et elle donne un parfum supplémentaire à l'ensemble. 

Et le légume de saison dans tout ça ? Et bien j'ai remplacé la ciboule chinoise que l'on emploie classiquement par des tiges d'oignon nouveau ;-)

dimanche 24 avril 2016

Patatas bravas Made in Limousin


Depuis quelques temps déjà, le dimanche est un rendez-vous dédié à la Battle food (un dimanche par mois pour être exacte). Après avoir cuisiné les fruits exotiques avec Emilie de Emilie Sweetness, cette fois, c'est ma chère Béatrice du blog Popote et Nature qui est la marraine de la 42ème édition. Je dis ma chère parce que je me sens liée à Béatrice qui est une poitevine d'adoption alors que je le suis - en partie - d'origine. Nous échangeons donc parfois sur les macarons de Montmorillon ou autres farcis poitevins ^^

Mais vous l'aurez compris, si Béatrice vit dans le Poitou, elle n'en est pas originaire. Le thème qu'elle a choisi pour cette édition va vous donner un indice : 


Alors ? Où voue-t-on un véritable culte à la pomme de terre ? Ok, en Limousin aussi nous sommes traditionnellement de gros consommateurs de pommes de terre, mais sinon, c'est bien dans le nord de la France qu'il faut chercher. Notre Béa est une fille du Nord, amoureuse des pommes de terre :-)

Il fallait donc une recette à base de pomme de terre + de la couleur dans l'assiette au travers des ingrédients ou de la décoration. Après une très longue réflexion j'ai opté pour les deux, ainsi que pour un métissage un peu incongru mais délicieux entre l'Espagne et le Limousin.

Lorsque je suis allée à Madrid (auparavant l'Espagne se limitait pour moi à Barcelone et à l'aéroport de Gérone qui desservait la Sardaigne ^^) j'ai eu le plaisir de découvrir un truc pour lequel je suis prête à faire des kilomètres : les patatas bravas
Alors certes, c'est quelque chose de tout simple (si vous voulez la recette originale, vous la trouverez chez Annie de By acb for you) mais que je trouve fantastique à l'apéritif

Dans l'absolu, la tomate donne déjà de la couleur à la sauce d'un orange un peu flashy dans certains bars lorsqu'elle est industrielle, beaucoup plus doux et de couleur brique lorsqu'elle est faite maison. Mais j'ai décidé d'ajouter (comme souvent ces temps-ci) une petite "limouzi touch" à ma recette et d'orange, la sauce est devenue... rose !

J'ai déjà eu l'occasion de vous en parler dans d'autres recettes, l'un des produits phare de la Corrèze, c'est la moutarde violette de Brive. Très douce et à la saveur à la fois sucrée et acide, on aime ou on aime pas mais personnellement je l'adore. Et il se trouve que cela fonctionne très bien pour faire une variante d'aïoli (qui je vous l'accorde ne contient pas de moutarde). La sauce pour les patatas bravas, c'est un peu un aïoli "soft" (le goût d'ail n'est pas très fort) agrémenté de sauce tomate et d'un peu de piment doux

Donc c'est parti pour un vol direct Brive-la-Gaillarde / Madrid (on peut toujours rêver ;-)


mardi 10 novembre 2015

Pesce a scabecciu... Poisson à l'aigre douce comme en Sardaigne


Nous voici revenues avec Graziella de L'Italie dans ma cuisine et Sophie de La conque d'or pour notre voyage gourmand dans nos régions respectives. Cette fois nous vous proposons un secondo piatto, le plat qui correspond à notre plat de résistance. Poisson ou viande, ils sont parfois accompagnés de contorni (des légumes). 

Notre ingrédient commun : les produits de la mer. Cela peut sembler vaste mais en réalité en Sardaigne, le choix se réduit assez vite. 

En effet, contrairement à d'autres îles italiennes mais à l'image de leur voisins corses, les sardes se sont rapidement - à quelques exceptions près - retirés vers l'intérieur des terres. Si les hommes de l'âge nuragique étaient de grands marins (principalement pour le commerce), les siècles suivant furent ceux des invasions et de la pirateries, deux dangers venus de la mer. Associés à la quantité non négligeable de zones de marais, on comprend pourquoi les hommes ont préféré la terre. 
Malgré tout, de nombreuses zones côtières sont restées peuplées. C'est le cas de la catalane Alghero, de Cagliari, de Carloforte, de la zone autour d'Oristano et de l'archipel de la Maddalena pour ne citez qu'elles. 

La cuisine sarde bien que plus riche de plats de viande que de plats de poisson dispose tout de même d'un éventail non négligeable de spécialités. Beaucoup sont des primi (des plats de pâtes) ou des antipasti mais les secondi ne sont pas absents. 
Au delà des diversités - la recette que je vous propose aujourd'hui existe dans différentes zones de l'île avec quelques variantes à chaque fois - on retrouve certains points communs dans les recettes traditionnelles. 

Le premier est l'utilisation très large des poissons dits pauvres. sardines, maquereaux (très prisés à Sassari),  grondinsrascasses sont des poissons très présents sur les tables. On consomme également beaucoup de crustacés et de mollusques : poulpes, sèches, petites pieuvres, moules, couteaux, oursins,... 

Un autre caractéristique est le caractère en général assez simple des préparations (je l'ai appris à mes dépens, pas forcément pour ceux qui ne sont pas habitués aux produits de la mer). Beaucoup de poissons sont tout simplement cuits sur la braise ou au four avec des pommes de terre et quelques tomates (un délice !). Une autre préparation très habituelle consiste à les cuire dans un peu de vin blanc


La recette que je vous propose aujourd'hui correspond à cette dernière idée. Il s'agit de cuisiner le poisson (frit théoriquement mais pour certains on les prépare aussi bouilli pour être plus léger) dans une préparation à base de tomate, d'ail en plus ou moins grande quantité et surtout de vinaigre : a scabecciu

jeudi 29 octobre 2015

Pasta all'Antunna {Pâtes aux Pleurotes}

Si vous êtes dans le sud de l'Italie, je vous parle aujourd'hui de cardoncelli. C'est du moins sous ce nom (je crois) que ce champignon est connu dans le reste de la péninsule. Vous l'aurez compris, en Sardaigne on nomme ce champignon antunna. Très charnu et à la saveur délicate, l'antunna est un délice que l'on peut bien sûr consommer tout simplement sautée. Mais comme souvent en Italie, les champignons peuvent aussi finir dans un plat de pâtes ;-) 

C'est le cas aujourd'hui puisque je vous propose un plat très simple et savoureux, une pasta all'antunna. Ce champignon est très répandu en Sardaigne mais on en trouve aussi dans le sud de la France et dans d'autres régions du sud de l'Italie. Un grand plaisir de cette saison est pour moi - à la pizzeria - la pizza parsemée d'antunna. Si on aime les champignons c'est un vrai délice et c'est nettement plus goûteux que la pizza aux champignons de paris
Pour avoir recherché, il s'agit d'un champignon de la famille des pleurotes (Pleurotus eryngii) que l'on nomme pleurote du panicaut. Si vous n'en trouvez pas, vous pouvez aussi les remplacer par des pleurotes plus "classiques". 

La recette que je vous propose aujourd'hui est un peu la recette de base pour cuisiner les pâtes aux champignons - quels qu'ils soient - en Italie
Les principales variantes autour de cette recette sont la quantité de champignons utilisés et l'utilisation ou non de fromage par la suite (c'est vrai qu'avec un peu de pecorino ou de ricotta mustia c'est excellent). Mais je crois qu'en dehors de ça, en matière de pasta all'antunna, tout le monde procède un peu pareil ;-) 


mercredi 9 septembre 2015

Aubergines au four comme en Sardaigne { Melanzane alla sarda }


Vous pensiez que l'été était terminé ? Que nenni ! 

Je ne sais pas chez vous mais chez moi, la saison de l'aubergine bat son plein. C'est toujours quelque chose que j'aime ce décalage des saisons entre mes deux "chez-moi". Pour l'avoir vu chez certaines blogueuses, les aubergines ont par exemple 2 mois d'avance en Provence par rapport au Limousin... et bien c'est la même chose en Sardaigne ;-) 

Du coup mon retour ce fait encore une fois en douceur niveau cuisine puisque les étals des marchés sont encore pleins de légumes et de fruits qui pour moi évoquent l'été. Et puis nous ne sommes pas encore officiellement en automne. 

Alors en attendant de pouvoir cuisiner des châtaignes, des champignons et des potimarrons, voici un plat qui sent bon l'été. Je vous en parlais sur Facebook, j'ai récupéré cet été beaucoup de recettes (écrites) hérités de la grand-mère maternelle de mon cher et tendre. Et bien celle que je vous propose aujourd'hui est un héritage oral direct de la nonna du côté paternel. Je l'adore ! Elle a 90 ans et elle fait encore de la gym (plus en forme que moi en somme).  

Lors d'un repas dominical, la discussion c'est orientée sur la meilleure manière de manger les aubergines... Je crois que la France et l'Italie sont bien les deux seuls pays où l'on parle de nourriture lorsque l'on est à table. Il faut dire qu'en Sardaigne et tout particulièrement dans le Nord à Sassari, l'aubergine est une véritable religion ! La mirinzana - en dialect local - a même sa chanson (pas glamour du tout donc je vous passe l'explication de texte). 
Si on peu la consommer en parmigiana comme un peu partout en Italie, ma version préférée de l'aubergine est cuite au barbecue avec beaucoup (beaucoup) d'huile d'olive, d'ail et de persil
Mais selon la mamie - et on ne contredit pas les mamies italiennes - la meilleur version et la plus consommée dans le nord de l'île reste celle des aubergines à la sarde. C'était la première fois que j'en entendais parlé et je lui ai donc demandé de quoi il s'agissait. Si vous voulez le découvrir... il ne vous reste plus qu'à lire la recette ;-) 

jeudi 3 septembre 2015

Poisson blanc avec un petit chapeau au Persil et au Parmesan

Pour fêter la rentrée, quoi de mieux que de revenir un peu sur nos souvenirs de cantine ? Vous faites la grimace ? C'est normal ;-) 

Si il y a une chose que je n'aimais pas enfant, c'est bien la cantine ! Elle m'a fait détester (en vrac) les légumes (tous avec une particulière antipathie pour la betterave et le choux-fleurs), les œufs, la salade de fruits en boîte, le poisson... La liste est longue, je m'arrête là. 

Du coup quand pour ce défi Chut à l'initiative de Karine de Chut je pâtisse et organisé par Elsa d'Envie d'une recette je me suis vue attribuer le persil, il m'est venu presque à rire. En effet, Sylvia d'Evin sur son nuage - mon binôme - ne le savait pas mais c'est l'une des choses que je détestais enfant. Je crois que même soudoyée à l'aide de sucreries (beaucoup plus dans mes goûts) je n'aurais pas cédé. 

Du coup, revival cantine oblige - depuis le saumon à l'oseille, la question me préoccupe - j'ai décidé de préparer du poisson (beuuurk) avec du persil (re-beuurk). Comme je suis une adulte qui mange de tout, j'ai décidé de faire un petit chapeau pour décorer (cacher ?) mon poisson et lui donner du goût (l'ail et le parmesan sont là aussi pour ça). J'ai même poussé le vice jusqu'à acheter du poisson "format cantine", celui avec les yeux dans les coins ;-) 

Je ne pense pas qu'enfant j'aurais accepté de goûter à mon plat mais en tant que désormais omnivore, je vous assure que c'est délicieux. 


Poisson blanc, croûte persil et parmesan (pour 2 personnes)
200 à 220 g de poisson blanc (merlu ou autre)
1 belle botte de persil
50 g de parmesan fraîchement râpé 
1 petite gousse d'ail
2 CS d'huile d'olive 
1 pincée de piment en poudre
Sel 

Bien nettoyer le persil puis le hacher grossièrement. Peler la gousse d'ail, la couper en petits morceaux puis la mettre dans un mixer avec le persil, le parmesan et une CS d'huile d'olive. Mixer assez finement puis transférer dans un bol. Allonger avec le reste d'huile d'olive jusqu'à obtenir une consistance humide mais ferme (la préparation doit pouvoir tenir sur le poisson). Saler, pimenter puis réserver. 

Préchauffer le four à 180°. Sur une plaque recouverte de papier cuisson, déposer les morceaux de poisson puis les recouvrir avec la préparation à base de persil. Enfourner pour 15 à 20 minutes (en fonction de l'épaisseur du poisson).



jeudi 9 juillet 2015

Pindjour {en Tartines pour l'apéritif}


Après nous être promenées en Asie, avoir fait un arrêt au Portugal, nous voici arrivées avec quelques copines blogueuses dans les Balkans

C'est la douce Gordana du délicieux blog Des recettes à gogo qui nous a proposé de partir à la découverte de cette cuisine qui est la sienne, géographiquement assez proche mais aussi - à tort - assez méconnue. 

Donc quand Gordana nous a proposé ce "Balkan tour", je me suis mise à chercher des informations sur la cuisine - notamment serbe puisque c'est le pays d'origine de notre Gogo - et je me suis immédiatement plongée dans un livre que j'adore mais que j'utilise principalement en hiver, Recettes végétariennes slaves de Daria Sobowiec
De la cuisine serbe je ne connaissais que peu de choses - du moins je le pensais - mais il y avait un produit que j'aimais beaucoup : l'ajvar (allez voir les blogs des copines, vous avez plusieurs versions). Il y a quelques années de cela un ami frioulan m'avait fait goûter cette délicieuse purée de poivron et j'avais trouvé ça excellent. Mais il l'avait acheté en Croatie donc je n'ai pas immédiatement fait le lien. C'est en regardant sur internet que j'ai vu que d'une part l'ajvar était quelque chose que l'on produisait en quantité dans une grande partie des Balkans (dont la Serbie) et qu'il avait beaucoup de cousins dont fait partie le pindjour que je vous propose aujourd'hui. 

Pindjour, Ajvar, Lutenica (dont la recette se trouve aussi dans le livre de Daria Sobowiec), sont toutes des préparations très voisines ayant pour but - plus particulièrement pour les deux premières à ma connaissance - de conserver les légumes d'été pour les utiliser comme condiment à la saison froide. Si vous êtes curieux, vous trouverez ICI un beau reportage en anglais sur la préparation de l'ajvar. 

Pour ma part après avoir réalisé la préparation (ici en petite quantité), j'ai préparé des tartines avec un peu de fromage de brebis en saumure. On trouve en Serbie ce type de fromage qui ressemble un peu à la feta en moins consistant. Je ne connais que le - joli - nom bulgare de ce fromage que l'on nomme sirene (j'ai un ami d'origine bulgare qui farci les poivrons avec... c'est tout simplement excellent) mais comme je n'en avais pas, je suis allée au plus simple ;-) 

dimanche 5 juillet 2015

Panino di melanzane alla parmigiana

Battle food... trente-troisième ! 
Organisé par Elise du très beau blog And so we cook, le théme de cette édition est « Un pique-nique à l’ombre des palmiers » ! Tout un programme ;-)

Comme il fallait concevoir une recette que nous emporterions avec nous sur la plage, dans un parc ou à la campagnemon choix c'est porté - après pas mal d'hésitation - sur ce qui est pour moi LE sandwich de l'été : celui à base de melanzane alla parmigiana

Vous allez dire que je suis tombée sur la tête pour envisager cela... c'est aussi ce que je pensais avant d'être en ItalieMoi qui était habituée aux plages de l'Atlantique, j'ai découvert en Sardaigne une tout autre manière de "vivre" la plage. Et quand je dis vivre la plage, je pourrais presque dire vivre À la plage ! Parce que pour certaines familles c'est véritablement ça. Les gens viennent avec la mamie, les enfants, le chien, les parasol, les chaises, les jeux et surtout la glacière. Précieuse glacière qui ne contient pas des choses basiques comme des fruits, du pain et du jambon... Non ! Elle contient des bonnes choses préparées par la mamma avec en tête les fameuses melanzane alla parmigiana (il y a un dessin de Fiamma Luzzati très rigolot sur cette habitude en Sicile). 

A Sassari il y a un autre cliché dans le même style, celui des gens qui apportent à la plage un thermos contenant des gigioni (plus connus sous le nom de gnocchetti  sardi) al sugo... a manger très chaud bien évidemment. J'exagère un peu car tout le monde ne pratique pas ainsi mais ça me fait toujours sourire de voir ces véritables campement (et je me demande toujours comment les gens ont le courage d'emporter tout ça). 

Pour ma part, je pratique aussi les melanzane alla parmiagiana à la plage... mais dans une version plus pratique - coincées dans un petit pain - et aussi moins organisée puisque je l'achète au bar, préparé par la maman de Raffaele (si vous allez à Mugoni, arrêtez-vous au bar delle Ninfe ;-) 

Ici c'est une version clairement allégée que je vous propose - attention, pas light, juste un peu moins grasse - puisqu'au lieu de frire les aubergines, je les ai grillées. Deux avantages à cela : on réduit un peu la quantité totale d'huile (mais rassurez-vous, la lecture de la recette fera tout de même faire des bons à un nutritionniste) et surtout le résultat est un peu moins moelleux. C'est loin d'être un avantage quand on mange la parmigiana comme plat mais dans un sandwich, c'est nettement plus pratique ;-)


jeudi 21 mai 2015

Culurgiones comme en Sardaigne


Je crois que désormais vous le savez... la Sardaigne, c'est mon deuxième chez moi !

Alors quand j'ai été contactée pour participer à l'émission Péché gourmand, je n'ai pas mis très longtemps à trouver le plat à cuisiner : une recette plutôt difficile à expliquer par des mots et que j'aime par dessus tout ! 
les culurgiones

Vous trouvez ça imprononçable ? Rassurez-vous, moi aussi (du moins les 2 premières années ;-) 
Donc en plus d'être relativement difficile à prononcer sans que la langue ne fourche, les culurgiones ont la particularité d'avoir cette forme d'épi de blé. Elle leur vient tout simplement de leur pliage et c'est cela que je souhaitais montrer et partager. Même si le pliage sur la vidéo (ICI) est plus que rapide, vous pouvez cliquer ICI pour voir le pliage réalisé par un personnage mythique dans toutes les familles sardes (et peut-être italiennes), la zia ! 
Prononcé bien souvent "tzia" la tante (puisque c'est de ce membre de la famille qu'il s'agit) est souvent la détentrice de tous les secrets de cuisine, bizarrement bien plus que la maman. J'ai entendu - toujours avec beaucoup d'intérêt - des histoires de tantes parties avec leurs recettes dans la tombe ou réalisant avec la plus parfaite dextérité les seadas salées. 
Je ne sais pas si cette petite dame est la tante de quelqu'un mais en tout cas, elle a la dextérité nécessaire pour vous aider :-) 
Si vous n'avez pas le courage ou l'envie de vous lancer, vous pouvez également les fermer comme des ravioli classiques. 

Les culurgiones varient aussi bien dans leur nom - la liste de variantes locales est très longue, je vous l'épargne - que dans leur composition. En fonction des zones de l'île ou des saisons la farce change : de celle avec une adjonction de gras animal (dans la Barbagia) à celle à base de fromage très frais dont du caillé (dans certains villages en Ogliastra, la terre d'élection des culurgionis), pour le coup chaque famille a sa manière de les préparer. Pour vous donner une idée, chaque cuisinière à qui j'ai posé la question m'a donné une recette légèrement différente.

Si j'ai choisi de présenter cette version c'est à la fois parce que c'est la plus répandue - dans les restaurants, c'est presque invariablement ce que vous rencontrerez sous ce nom - mais aussi parce que c'est celle que je suis habituer à manger et que je préfère. 
Elle est d'ailleurs la plus pratique à réaliser en France puisque les ingrédients sont disponibles ou facilement substituables sans altérer la saveur finale. Même la farine de blé dur que l'on trouve en Sardaigne a une texture différente que celle que je trouve ici. Du coup comme je ne trouve pas de la farine de blé dur sarde sur internet, j'utilise la Senatore Cappelli (c'est le nom du grain) des Pouilles que l'on trouve chez S.O.G.N.O. et qui est parfaite pour toutes les pâtes "du sud". Si vous êtes musclé, vous pouvez préparer la pâte avec 100 % de farine de blé dur, c'est tout simplement plus long et aussi un plus compliqué. 
Pour le fromage, on utilise du pecorino frais - introuvable en France - mélangé à du fromage en saumure très voisin de notre caillé mais à base de lait de brebis - donc pour le substituer, le plus adapté est un mélange tant pour tant de tome fraiche d'excellente qualité et de pecorino sarde peu affiné (celui-ci on le trouve dans les bonnes épiceries italiennes ;-) 

Je ne sais pas si vous allez vous lancer dans la réalisation de la recette mais si c'est le cas et si au moins je vous ai fait découvrir un classique de cette terre que j'aime tant, j'en serais ravie :-)

mardi 28 avril 2015

Crème crue de Coriandre à la Noix de coco {Dip pour l'apéritif}

J'avais tenté un petit teasing en début de semaine... voici la première recette de l'Asian week ! 

Avec quelques copines blogueuses - dont vous avez la liste en dessous - et à l'initiative de Nath du blog Pourquoi je grossis... nous sommes parties dans l'idée de vous proposer une semaine avec des plats d'inspiration asiatique. Pour ordonner un peu les choses, nous avons fait une division très européenne du repas. De ce que j'ai vu, en Asie on apporte plutôt les plats dans leur totalité sur la table et chacun ce fait sa petite tambouille personnelle... vous pouvez imaginer à quel point cela peut me plaire :-)

Donc en ce mardi nous commençons avec l'apéritif, demain cela sera l'entrée, jeudi un plat et vendredi le dessert. Pour cette asian week, j'ai choisi l'option crème de coco pour l'apéritif

Vous l'aurez peut-être noté au fil des articles, je suis une grande fan de tout ce qui peu se tartiner, que cela soit en version salée pour l'apéritif ou sucrée pour le goûter. Et cette fois, c'est une petite tartinade d'inspiration asiatique que je vous propose. 

C'est tout simple, super rapide (il doit falloir 10 minutes tout compris pour la préparation) et extrêmement parfumé. La noix de coco donne un côté sucré salé à une recette savoureuse spécial paresseuses ;-)


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