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jeudi 17 août 2017

Vinaigrette aux Anchois


S'il y a une chose que la cuisine italienne m'a appris à apprécier, ce sont bien les anchois. Pendant des années - et cela même une fois adulte - j'ai détesté leur saveur forte et iodée. Aujourd'hui... c'est exactement ce que j'aime dans ce produit 😄

L'idée de cette vinaigrette est tout simplement née d'une salade avec des anchois (super original me direz-vous). Ils étaient sous huile et agrémentaient parfaitement des puntarelle, cette salade un peu amère que l'on trouve beaucoup dans la cuisine romaine. Un peu de sel, de l'huile d'olive... c'était parfait !

J'ai donc adapté l'ensemble à la mode française : à grand renfort de moutarde pour en faire une vinaigrette 😉 C'est vrai qu'en dehors du "dressing" très crémeux des anglo-saxons, la vinaigrette fait partie de nos particularités. Huile, vinaigre, sel et poivre : oui... mais point de moutarde. 

lundi 31 octobre 2016

Pasta ca'muddica {Pâtes à la chapelure comme en Sicile}


Aujourd'hui je vous emmène dans une Italie sans fromage puisque c'est le thème que Eric du blog Chez papa Rico nous a donné pour ce foodista challenge

Vous allez me dire "oui, mais pourquoi se priver de ce qui fait l'un des charmes de la cuisine italienne ?". Tout simplement parce que Madame Rico est allergique à la caséine, d'où la recette d'une recette non seulement sans fromage mais d'une manière générale sans laitages. Et comme le dit Eric, "c'est embêtant surtout pour elle et un peu pour moi qui suis fan de cuisine italienne et du parmesan fraîchement râpé sur mes pâtes". Vous allez voir, cette dernière remarque de sa part n'est pas tombée dans l'oreille d'un sourd. 

J'ai eu du mal à trouver mon idée puisqu'en réalité, la cuisine italienne contient énormément de recette traditionnelles sans laitages. Et puis est venue l'illumination ;-) 

Comme le dit si bien Eric, c'est sur les pâtes bien évidemment que le fromage est un incontournable. Sauf... sur les plats de pâtes contenant du poisson ! Petite précision, faire ça en Italie, c'est un peu du style mettre du ketchup dans un bœuf bourguignon : c'est mal ! Très mal ! ^^
Chéri m'a longtemps testée sur la chose en me posant la question - traître - "et là, tu mets du parmesan ?" devant un plat de pasta alle vongole. J'ai rapidement appris ;-) et en plus ça n'est pas terrible donc on ne perd rien.

vendredi 18 décembre 2015

Insalata di rinforzo... Noël à Naples


Avec Hélène de Keskonmangemaman et Nathalie de Saveur passion, nous avons décidé d'inviter l'Italie sur les tables de Fêtes pour le Calendrier de l'Avent gourmand. Pour faire presque un vrai repas italien, nous avons réalisé un primo, un secondo (ou du moins son accompagnement) et un dessert. 

Nathalie revisite un risotto de manière très festive et parfumée, je vous propose un plat issu de la tradition et Hélène nous fait une panna cotta à l'ancienne et aux saveurs hivernales

Le plat d'aujourd'hui est une salade que l'on sert habituellement lors du repas de la vigilia di Natale (le 24 au soir) en Campanie et plus précisément à Naples. Consommée chaude ou plus souvent froide, elle a une saveur très prononcée et très parfumée. Pour faire simple, c'est en fait une salade de chou-fleur avec notamment des sottaceti (ces conserves de légumes dans le vinaigre que l'on consomme beaucoup en Italie) et autres produits de conservation comme les olives ou les câpres sous sel

samedi 20 juin 2015

Pizzette tapenade et ricotta

Pour les apéritifs du week-end qui arrive, voici une idée toute simple mais délicieuse. 

En Italie, un des grands classique pour les fêtes ou pour les spuntini - les en-cas - c'est la pizzetta, la petite pizza. Le pluriel serait d'ailleurs plus adapté car on n'en mange rarement une seule ;-) 
C'est quelque chose de très simple à faire puisqu'il s'agit le plus souvent de mini pizze garnies de sauce tomate et éventuellement d'un peu de mozzarella ou de quelques olives

Ici c'est une version un peu plus adulte des pizzette puisqu'à la place de la sauce tomate, j'ai utilisé de la tapenade d'olives noires. Ce classique qui sent bon la Provence et que j'ai toujours adoré ! Cette recette provençale à base d'olives écrasées est dans la lignée de beaucoup de préparation que l'on retrouve tout autour du bassin méditerranéen

Sa saveur puissante et sa discrète amertume en font un produit qui se marie à la perfection avec des camarades plus discrets comme c'est le cas ici pour la ricottaMême dans sa version au lait de brebis - de loin la meilleur - la ricotta reste un fromage à la saveur douce et très fraîche. Pour lui conserver cette caractéristique et atténuer la force de la tapenade, je l'ai utilisée froide sur les pizzette sorties du four. 

Il faut certes compter le temps de levé de la pâte mais sinon, il n'y a presque rien à faire sauf à les déguster. 


samedi 17 janvier 2015

Crostini di fegatini {inspiration Toscane pour l'apéritif}

Aujourd'hui un apéritif... réservé aux amateurs du genre ;-) 
Pour moi, le foie a pendant longtemps évoqué deux choses. La terreur des grandes tranches de foie à peine saisies à la poêle et le souvenir des repas de famille du côté de ma maman avec la sempiternelle question à chaque fois qu'un lapin ou une volaille avaient été cuits au four : "qui veut le foie ?" 
Autant vous dire que je n'ai jamais levé la main ;-) 

Et puis comme les goûts changent et que j'ai - ensuite - appris à goûter les choses qu'à priori je n'aimais pas... j'ai finalement mangé du foie. Je n'en aime toujours pas le goût quand il est trop fort et c'est ce qui explique un peu que toutes les recettes du blog contenant du foie... on peu goût de foie. C'est aussi le cas dans cet antipasto très classique en Toscane et en Ombrie (certainement même dans tout le centre de l'Italie). Il existe peut-être autant de recette que de cuisinier pour ce genre de plats très campagnards et ici c'est la version que j'aime le plus. Un des invariables reste l'utilisation de câpres (très italien) mais surtout d'anchois ! Toujours très italien mais en réalité beaucoup plus surprenant dans un plat à base de foie. Pourtant le mariage est une véritable réussite et les deux ingrédients donnent beaucoup de relief à la saveur un peu plus plate du foie. 

Le classique reste l'utilisation de foies de volailles mais je les prépare également avec ceux de lapin. Je n'ai qu'un foie à la fois (attention à l'orthographe ;-) et les quantité sont donc petites. Comme en général, je ne mange que des lapins ou des volailles qui me viennent d'amis ou de membres de la famille, ils contiennent donc toujours leur foie. Si vous les prenez chez le volailler en général il vous demande si vous souhaitez les conservez. Si jusqu'à maintenant vous ne saviez qu'en faire... voici une délicieuse idée :-)


samedi 23 août 2014

Spaghetti Fleurs de Courgettes et Roquette sauvage

S'il y a une chose que j'aime par dessus tout, ce sont les fleurs de courgettes. Elles sont tellement belles avec leur couleur d'un jaune vif tirant sur l'orange.
Quand je suis en France, je les demande à ma maraîchère préférée (qui sinon n'en fait rien) mais ici en Sardaigne, les fleurs de courgettes sont légion sur les marchés et coûtent relativement peu cher. Mais une fois passé le temps des beignets et des fleurs farcies, d'autres idées sont les bienvenues.  Cette fois, mes fleurs de courgettes ont fini dans un plat de pâtes, à côté de deux voisins sympathiques :-)

Le premier d'entre eux est la roquette sauvage. Également appelée roquette jaune en raison de ses petites fleurs qui ressemblent à celles de la moutarde (avec qui elle voisine), elle pousse ici en abondance. Comme sa soeur la roquette domestique il s'agit d'une plante crucifère et elle sert à parfumer les salades. Son goût est à la fois plus prononcé que celui de la roquette mais aussi moins piquant ce qui en fait une compagnie viable pour la délicate fleur de courgette. 

Puisque c'est un peu la base de toute recette de pâtes - et pour éviter d'avoir un plat trop sec - j'ai fait un soffritto avec un gousse d'ail entière (pour n'avoir que le parfum) auquel j'ai ajouté quelques filets d'anchois.

Les fleurs de courgette étant légèrement frites, vous pouvez tout à fait utiliser des beignets de fleurs de courgette de la veille (si vous arriver à ne pas tout manger ;-)

Beau w-end à tous !


Spaghetti aux Fleurs de Courgettes, Anchois et Roquette jaune (pour 2 personnes en plat unique)
240 g de spaghetti
Une quinzaine de fleurs de courgettes
2 filets d'anchois sous huile
3 CS d'huile d'olive
4 feuilles de roquette sauvage 
1 gousse d'ail sans la peau

Laver rapidement les fleurs de courgettes sous un filet d'eau puis en retirer le pistil. Les ouvrir et les déposer sur du papier absorbant.

Porter un grand volume d'eau à ébullition. Lorsqu'elle bout, saler et verser les spaghetti. Laisser cuire le temps indiqué sur la confection en remuant régulièrement. 

Pendant ce temps, faire chauffer l'huile dans une poêle anti-adhésive. Faire légèrement frire les fleurs dans l'huile. Les retirer et les réserver sur du papier absorbant.

Faire ensuite revenir à feu doux dans la poêle la gousse d'ail simplement écrasée avec la paume de la main. Quand l'ail commence à devenir translucide, le retirer. Ajouter les anchois et les laisser se déliter dans l'huile. Retirer du feu et réserver.

Une fois les spaghetti cuits, les retirer de l'eau de cuisson puis les verser dans la poêle contenant l'huile. Ajouter les feuilles de roquette sauvage grossièrement coupées, les fleurs de courgettes et mélanger avant de servir en ajoutant éventuellement un filet d'huile d'olive.


lundi 28 avril 2014

Pâtes aux Epinards et aux Feuilles de Betteraves

Fin de cette période spéciale betterave avec encore une fois, les feuilles (eh oui, je suis passée au marché samedi ;-)
Cette fois, la recette est moins originale que les deux précédentes puisqu'elle est la reprise d'un plat que je fais régulièrement à la maison, des pâtes aux épinards, aux anchois et aux pignons. Je vous l'ai dit (et vous le saviez peut-être déjà), les feuilles de betterave ont un goût proche de celui de l'épinard, en un peu moins prononcé peut-être. C'est principalement ce qui explique cette nouvelle variante d'un plat simple aux saveurs franches. 
Ici, j'ai fait un mélange moitié épinard / moitié feuilles de betteraves... et on ne voyait pas la différence ^_^
Vous pouvez donc adapter la recette soit en version 100% épinards, soit en version 100% betteraves, à vous de voir en fonction de votre panier :-)


Pâtes aux Epinards et aux Feuilles de Betteraves (pour 4 personnes)
360 g de pâtes
60 g de feuilles de betteraves (environ)
60 g de feuilles d'épinard (environ)
9 filets d'anchois sous huile 
2 petites gousses d'ail émincées
2 CS d'huile d'olive
1 poignée de pignons de pin
1 pincée de piment
2 CS de vin blanc sec
Sel


Nettoyer les feuilles de betteraves et les feuilles d'épinards. Retirer les parties les plus dures. 

Dans une grande casserole, porter un grand volume d'eau à ébullition. Saler puis y plonger les pâtes et les laisser cuire le temps indiqué sur le paquet en prenant soin de remuer régulièrement. 

Pendant ce temps, dans une poêle, faire revenir doucement les gousses d'ail. Ajouter les anchois et les laisser cuire jusqu'à ce qu'ils se délitent dans l'huile. Verser les feuilles dans la poêle et faire cuire environ 3 minutes (si les feuilles se dessèchent, il suffit d'ajouter un peu d'eau de cuisson des pâtes). Ajouter ensuite le vin blanc et continuer la cuisson jusqu'à ce que le vin soit absorbé. 

Lorsqu'elles sont cuites, égoutter les pâtes puis les verser dans la poêle. Ajouter les pignons de pin et bien mélanger. 

Servir avec éventuellement un peu de chapelure. 

mardi 18 mars 2014

Bigoli in Salsa

Après avoir essayé de vous faire saliver avec quelques adresses vénitiennes, aujourd'hui Petite Cuillère va essayer de faire entrer Venise dans votre cuisine (si, si, ça loge ;-)

La recette que je vous propose est un autre grand classique de la Sérénissime, les bigoli (ou bigoi) in salsa. Si l'on traduit, cela signifie simplement Bigoli (un type de pâte qui ressemble à de gros spaghetti) en sauce... Oui, mais en sauce de quoi ? En sauce bien prononcée en saveurs et complétement éloignée des habituels plats délicats en goût que l'on rencontre dans le Nord de l'Italie. Comme quoi, la cuisine de Venise garde une identité bien spécifique.
Composé de poisson sous sel et d'oignon, c'est un plat dont on ignore les origines exactes. Il en existe une variante avec de l'ail qui a elle la réputation d'être née dans le quartier du Ghetto à Venise (un endroit magnifique dans le sestiere de Cannaregio), le mot étant lui-même certainement issu du dialecte vénitien. 

Une chose est certaine, c'est un plat pauvre. Loin des fastes de la cuisine noble vénitienne, l'oignon et le poisson séché font partie des bases de l'alimentation populaire pendant des siècles à Venise et en réalité le long de bien des côtes européennes. 

C'est un plat que l'on peu manger toute l'année, mais sa composition en fait un plat traditionnellement consommé pendant les jours maigres. Préparé avec des sardines ou des anchois sous sel, il n'y a normalement (en plus) de l'oignon et de l'huile dans la sauce. Petite touche toute personnelle (mais je vais être honnête, je l'ai aussi vu dans certaines préparations), un peu de vin blanc qui apporte une légère acidité à l'ensemble et qui se marie parfaitement avec la douceur de l'oignon et le côté salé du poisson. 


Bigoli in Salsa (pour 2 personnes)
200 g de bigoli
30 g d'anchois sous sel (ou à défaut sous huile et de bonne qualité)
40 g d'oignon (épluché et sans le germe)
3 CS d'huile d'olive
2 CS de vin blanc (facultatif)


Pour les anchois sous sel, en retirer un maximum afin que cela ne couvre pas le goût du reste des produits. Émincer le plus finement possible l'oignon. 

Dans un casserole, faire bouillir un grand volume d'eau. Salez l'eau des pâtes (moins que dans les recettes classiques) et cuisez-les le temps indiqué sur le paquet (les bigoli de par leur "épaisseur" ont souvent un temps de cuisson légèrement plus long). 

Pendant ce temps, préparer la sauce. Dans une poêle, faire chauffer l'huile d'olive à feu très doux. Ajouter ensuite les oignons et poursuivre la cuisson de la même manière pendant 5 minutes. Il sera nécessaire d'ajouter un peu d'eau de cuisson des pâtes afin que la préparation de brûle pas mais c'est tout à fait normal. Déposer les anchois entiers dans la poêle et continuer la cuisson pendant encore 5 minutes, en remuant afin les anchois se délitent. Ajouter le vin blanc pour terminer la cuisson. Éteindre le feu. 

Égoutter les pâtes sans trop retirer d'eau et les verser dans la poêle contenant la sauce. Mélanger rapidement et servir bien chaud. 


NOTE :

Attention à ne pas trop saler l'eau de cuisson des pâtes, les anchois le sont déjà.

Cependant, si vous utilisez des anchois à l'huile, vous pouvez saler légèrement la préparation. 


Concernant le format de pâtes, si vous ne trouvez pas de bigoli, des spaghetti conviennent tout à fait. 

lundi 6 janvier 2014

Spaghetti Capperi e Acciughe {Spaghetti aux Câpres et aux Anchois}

Parfois, il suffit de peu pour avoir l'impression d'être en été... C'est un peu l'effet que me fait ce plat.

Issu de la tradition du sud de l'Italie - avec la présence de "pan grattato", je serais même tentée de dire sicilienne - les pâtes avec des câpres et des anchois sont un plat extrêmement simple mais plein de saveurs et de contrastes. De manière un peu incongrue, je ne tiens pas la recette d'un sicilien (ou d'une sicilienne) mais d'un ami du Frioul, au nord-est de l'Italie. Rien à voir donc avec ses propres traditions culinaires, beaucoup plus proche de l'Autriche et de la Slovénie voisine. C'est pourtant chez lui que j'ai mangé (assez régulièrement en fait) ces pâtes que j'adore.

C'est leur simplicité qui fait tout leur intérêt - si vous ne disposez que de peu de temps ou d'envie de cuisiner - mais je dois avouer le leur goût me porte à les consommer régulièrement en dehors de toute "paresse" culinaire :-)

Belle semaine à tous !


Spaghetti capperi e acciughe (pour 2 personnes)
250 g de spaghetti
6 filets d'anchois sous huile
2 cc de câpres
2 petites gousses d'ail
3 CS d'huile d'olive
2 CS de vin blanc sec
2 CS de chapelure
1 bouquet de persil
1 pincée de piment
Sel

Mettre un grand volume d'eau à chauffer. Lorsque l'eau commence à bouillir, ajouter le sel puis verser les spaghetti. Les faire cuire le temps indiqué en remuant régulièrement, surtout au début de la cuisson. 

Dans une poêle anti-adhésive, verser l'huile d'olive puis ajouter le piment et l'ail. Faire chauffer à feu doux pendant 2 petites minutes et adjoindre les filets d'anchois. Les laisser de déliter dans l'huile en mélangeant (cela doit former une sorte de crème). Verser les câpres et cuire encore deux petites minutes. 
Ajouter le vin blanc ainsi que les deux tiers du persil haché et laisser réduire.

Lorsque les spaghetti sont cuits, les retirer de l'eau à l'aide d'une grande fourchette à pâte et les verser dans la poêle (si vous voulez faire plus simple, vous pouvez utiliser un égouttoir en faisant attention à ne pas trop assécher les pâtes). Bien mélanger, parsemer du reste de persil et d'un peu de chapelure puis servir immédiatement. 


mercredi 17 avril 2013

Maccheroni aux têtes de choux

Ces derniers temps, un légume un peu inhabituel est apparu sur les étals des marchés, j'ai nommé les têtes de choux. Pour avoir - comme à chaque fois - passé pas mal de temps à discuter avec ma maraîchère préférée, j'ai obtenu quelques explications (et je suis repartie avec un joli bouquet de têtes de choux). Le fameux légume n'est temporaire que par son existence elle-même très éphémère. Il s'agit en réalité des choux (de Bruxelles ou brocoli) montés et ce, juste avant qu'ils fleurissent. Il reste donc peu de temps pour les récolter (et en fonction de l'endroit où vous vous trouvez, elles ont peut être déjà disparu !). 
Et comme j'aime bien les pâtes, et bien j'ai adapté une recette que je fait habituellement avec des brocolis (le goût des têtes de choux est très proche, mais en beaucoup plus délicat). 

La photo rend bien ce que sont les feuilles des têtes de choux puisqu'une fois cuite (avec un peu de bicarbonate pour leur garder leur belle couleur et les rendre digestes) elles ressemblent un peu à des petites algues :-)



Maccheroni aux têtes de choux (pour 2 personnes)
250 g de Maccheroni (ou d'un autre type de pâte courte striée)
1 bouquet de têtes de choux (environ 200 g)
6 filets d'anchois à l'huile
Une pincée de piment de cayenne
1 gousse d'ail
2 cs d'huile d'olive
Un peu de chapelure (facultatif)
Sel

Bien nettoyer les têtes de choux et retirer les parties les plus dures. Couper grossièrement et plonger 5 minutes dans une grande casserole d'eau bouillante avec une cc de bicarbonate et une petite poignée de sel.

Bien égoutter les têtes de choux et réserver. Dans une poêle, faire revenir l'ail émincé dans l'huile avec la pincée de piment. Une fois l'ail devenu translucide, ajouter les filets d'anchois et les laisser se déliter dans l'huile afin de former une sauce. Ajouter les têtes de choux et laisser cuire environ 10 minutes (ou le temps de cuisson des pâtes). 

Plonger les pâtes dans un grand volume d'eau salée bouillante. Une fois qu'elles sont cuites, bien les égoutter et bien les mélanger aux têtes de choux. Parsemer de chapelure et servir immédiatement. 

mardi 16 avril 2013

Tartelettes de laitue

Vous avez peut-être déjà eu l'occasion de vous en rendre compte, je n'aime pas jeter, ce qui fait que j'ai tendance à utiliser le plus possible un produit. Et comme je suis une grande mangeuse de salade sous toutes ses formes, je me retrouve souvent à la tête de beaucoup de feuilles un peu abîmées donc pas assez jolies pour être mangées crues, mais tout à fait consommables. Puisque la saison des soupes est passée (avec le grand classique de la soupe de laitue revenue dans un peu de lard pour parfumer ;-), voici une recette pratique qui permet de "recycler" à la fois les restes de salade et les éventuels restes de pâte brisée. 

La tartelette a une petite touche méditerranéenne (on ne se refait pas...) avec des anchois, des pignons et des raisins secs. C'est un mélange classique en Sicile, que l'on fait aussi dans les pâtes (un véritable délice). Et puisque j'étais d'humeur sicilienne, et bien j'en ai profité pour aller jusqu'au bout et j'ai ajouté de la pistache de Bronte, cadeau de Sophie de La Conque d'Or, un blog plein de belles recettes siciliennes (si vous aimez les pistaches, allez voir son pesto).

Une recette simple pour le retour (enfin) de la belle saison :-)




Tartelettes de laitue (pour 4 personnes)

Pour la pâte brisée (on utilisera que la moitié, l'autre peut être congelée):
250 g de farine
125 g de beurre froid en dés
50 ml d'eau
1 jaune d'oeuf
5 g de sel fin (une cc bombée)

Pour la garniture :
Salade verte (environ 500g) ici un mélange de laitue et de feuille de chêne brune
6 petits filets d'anchois à l'huile d'olive
20 g de pistaches en poudre
1 CS bombée de pignons de pin
1 CS de raisins secs
1 pincée de piment
1 petite échalote
1 gousse d'ail
2 CS huile d'olive
Sel

Préparer la pâte brisée. Mélanger le sel à la farine tamisée. Ajouter le beurre coupé en dés et travailler comme pour faire des sablés. Ajouter l'eau et le jaune d'oeuf et travailler pour former une pâte bien homogène. Former une boulet et la couvrir pour la laisser au frigo pour au minimum deux heures.

Laver la salade et bien l’égoutter. La couper grossièrement en lanières. Dans une poêle, faire doucement revenir l'ail et l'échalote émincés avec l'huile d'olive. Lorsque l'échalote devient transparente, ajouter le piment, les raisins secs et les filets d'anchois. Bien mélanger (les anchois doivent se déliter pour former une sauce) puis parsemer de la moitié des pistaches en poudre et des pignons de pin. Ajouter la salade et laisser cuire jusqu'à ce que le mélange perde toute son humidité et que la salade soit bien tendre (il peut être nécessaire d'ajouter un peu d'eau). Retirer du feu et saler. 

Préchauffer le four à 180°. Étaler la pâte brisée et faire des petits disques de 8 à 10 cm de diamètre. Y répartir de la salade cuite et enfourner pour 20 minutes à 180°.

Sortir les tartelettes du four et les parsemer du reste de pistache.

vendredi 26 octobre 2012

Polenta aux brocolis


La polenta est pour moi un plat d'automne par excellence, avec son côté bien chaud et surtout roboratif. Donc quand j'ai vu le temps ce matin, je me suis dit que l'occasion était venue de me lancer et de cuisiner un des ennemies de mon enfance, le brocoli. Mais cette recette n'est pas pour autant un héritage ; elle est née d'un malentendu sur son ingrédient principal. 

En effet, une amie du nord de l'Italie m'avait parlé de « polenta con dei broccoletti », que j'ai traduit littéralement par « polenta avec des PETITS brocoli »... Mais, j'ai découvert par la suite (en cherchant la fameuse recette sur internet) que c'était une erreur de traduction car les « broccoli » ou « broccoletti » italien (il n'y a pas de faute d'orthographe puisqu'il faut bien deux -c dans la langue de Dante ;-) ne sont pas nos brocoli à nous puisqu'ils ont des petites feuilles que l'on mange. J'ai eu par la suite l'occasion de m’apercevoir que beaucoup de légumes de ce type sont couramment nommés « broccoli » en Italie.

Après cette petite erreur, j'ai décidé de ne pas me laisser abattre et de tenter la recette avec mes brocoli. Je les ai cuisinés avec une recette que je réalise habituellement (et qui fait très méditerranéen dans l'esprit puisqu'il y a de l'ail et des anchois) et je les ai ajoutés – écrasés – à la polenta (et comme personne n'est parfait, j'ai utilisé de la polenta précuite...). 
Le résultat est assez sympathique avec le bon goût du brocoli, le caractère de l'ail et le crémeux de la polenta. Un plat parfait pour regarder la pluie tomber dehors ;-)

Polenta aux brocolis

Polenta aux brocolis (pour 4 personnes) :
- 300 g environ de brocoli (deux gros bouquets)
- 150 g de farine de maïs pour polenta (pour moi, précuite)
- 500 ml d'eau
- 3 filets d'anchois à l'huile
- 2 gousses d'ail
- 1 petite pincée de piment
- 20 g de beurre
- 60 g de parmesan râpé
- sel
- huile d'olive

Laver et trier les brocolis. Faire revenir dans une poêle l'ail haché avec 3 cuillères à soupe d'huile, la pincée de piment et les filets d'anchois (ils doivent se « dissoudre » dans l'huile par la suite). Ajouter les brocolis et faire cuire à feu doux. Saler le tout (à ce stade, il peut être nécessaire de rajouter un peu d'eau pour que les brocolis n'accrochent pas). Laisser cuire 15 minutes en écrasant les brocolis à la fourchette. 

Porter à ébullition les 500 ml d'eau pour la polenta puis la saler (une petite cuillère bombée). Baisser le feu, verser la polenta en pluie (sinon cela risque de faire des grumeaux) et tourner très rapidement pendant deux minutes environ. Lorsque la polenta est cuite, y ajouter l'écrasé de brocolis, le beurre, le parmesan et mélanger. 

Servir la polenta aux brocolis bien chaude (la fumée se voit même sur la photo;-)

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