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vendredi 13 juillet 2018

Les Arrubiolus {Sardaigne} Beignets de ricotta


Comment ça Carnaval est passé ? Comment ça il fait trop chaud pour faire de la friture ? 
Que celui qui n'a jamais mangé une mascotte sur la plage au mois d'août me jette le premier chichi ! Personnellement j'adore les beignets et cela quelque soit la saison 😏

La recette que je vous propose aujourd'hui est effectivement à la base une recette de Carnaval - comme la quasi totalité des desserts traditionnels frits en Europe - mais qui me rappelle l'été en raison de ses origines : la Sardaigne

Les arrubiolus* sont des douceurs typiques du Carnaval sarde dans différentes zones de l'île. Leur petit nom (on les nomme aussi rujolus) vous fait peut être penser au rojo espagnol ou au ruber latin... et c'est normal puisque c'est de la couleur rouge donnée par le safran et les jaunes d'oeufs que vient leur nom. On m'a raconté que c'était aussi pour la similitude avec le rouge qui montait aux joues des jeunes filles mais je n'en ai pas eu confirmation ailleurs. 

mardi 9 janvier 2018

Pâtes aux épinards et ricotta mustia


Cela faisait quelques temps déjà que je n'avais pas publié de recette de pâtes... rassurez-vous, elles font toujours autant partie de mon alimentation 😋

Aujourd'hui je vous propose un petit détournement d'un classique, les pâtes à la crème d'épinards et ricotta. C'est un plat simple à faire et très délicat niveau saveur. Mais j'ai changé la ricotta... 

Je vous en parle régulièrement - parce que je l'adore - mais la ricotta mustia fait vraiment partie de mes produits chouchous ! Comme le colis de Noël venu de Sardaigne en contenait... j'en ai mangé (un peu), j'ai fait des ravioli (beaucoup... ça se congèle facilement 😉) et il m'en restait (malgré tout). 

samedi 24 juin 2017

Ravioli alla Ricotta mustia {Ravioli de ricotta fumée}


J'ai rarement eu une idée de recette aussi rapidement dans le cadre d'un défi ! Pour cette nouvelle édition du Foodista ChallengeLina du blog Chaud patate nous a proposé comme thème "la fumée dans l'assiette". 

Immédiatement, cette idée des produits fumés m'a fait penser à quelque chose que j'adore : la ricotta mustia. Cette ricotta fumée typiquement sarde est un presidio Slow food et - en toute honnêteté - c'est absolument divin ! 

Si l'on trouve en Italie beaucoup de ricotta salée (en Sicile par exemple où elle entre dans la composition de la pasta alla Norma), la ricotta fumée est un produit que l'on élabore - à ma connaissance - seulement en Sardaigne

vendredi 14 avril 2017

Poitrine d'Agneau farcie à la ricotta et aux blettes


A nouveau de l'agneau mais après le curry mi-indien mi bellachon, voici une recette plus proche de la tradition pascale. 

Cette fois l'agneau n'est pas simplement rôti - comme ce que l'on fait chez moi le plus souvent après l'avoir piqué à l'ail - mais farci... comme on fait souvent dans l'Italie de chéri avec les viandes 😉

Petite, la seule préparation consistant à farcir une viande que l'on préparait autour de moi, c'était le veau Orloff. Dans sa version moderne et très années 80, c'est-à-dire avec du bacon et du fromage fondu. Pas très traditionnel mais divinement bon ! Il faut dire que le fromage fondu et moi c'est une grande histoire d'amour 😏

vendredi 24 février 2017

Samoussas aux trois Fromages... {Mozzarella-Ricotta-Feta}


Le sous-titre de cette recette aurait pu être "quand une discussion à bâtons rompus se transforme en plat"... En effet, ces petits samoussas sont nés d'une conversation récurrente dans laquelle Nath de Pourquoi je grossis défend la supériorité de la feta sur la mozzarella, la mozzarella étant défendue par le reste du monde (en fait Graziella de l'Italie dans ma cuisine, Angélique de Angel's recettes et moi-même 😏). 

Parce que je suis favorable à la paix de ménages et des blogueuses (et que j'aime aussi beaucoup la feta ;-) j'ai un jour pensé tout combiner. Voici donc un apéritif tout simple avec de la feta ET de la mozzarella, mais aussi des "presque" samoussas pour la réunionnaise réfractaire aux fromages italiens 😉

lundi 6 février 2017

Tarte aux Oignons rouges et à la Ricotta


Contrairement à ce que laissaient penser les températures de la semaine dernière... le retour du printemps n'est pas pour tout de suite 😔

Bien que la période où les légumes sont limités aux choux, pommes de terre, carottes et poireaux ne soit pas encore arrivée, je me languie des belles couleurs rouges et roses et certains légumes nouveaux.

Fort heureusement, il reste quelques belles couleurs au cœur de l'hiver 💜 Il y a toujours le chou rouge (en réalité plutôt violet), les carottes orange vif mais surtout les oignons rouges (qui sont roses 😏).


mercredi 28 septembre 2016

Fusilloni à la Crème de Pistaches et Ricotta


Dans la cuisine de tous les jours, il n'y a rien que j'affectionne plus que les choses à la fois très rapides et délicieuses. J'imagine que je ne suis pas la seule...

Préparer un repas en un tour de main juste le temps pour les pâtes de cuire, avouez que c'est très pratique. C'est d'ailleurs la caractéristique de beaucoup de plats de pâtes - en dehors de toutes les sauces mijotées - puisque en Italie aussi le gain de temps est désormais une chose non négligeable en cuisine. C'est même la caractéristique de certains plats traditionnels... ce qui leur a valu plutôt mauvaise réputation ^^

vendredi 20 mai 2016

Flans à l'Arroche


À la quoi ? À l'arroche ;-)

Vous avez peut-être déjà rencontré ces feuilles vert sombre et de couleur pourpre claire sur le dessous. Leur couleur les rend un peu étranges, mais elles ressemblent fortement aux petites feuilles des épinards. Et pour cause, ces deux plantes sont de la même famille. 

D'implantation européenne beaucoup plus ancienne que son cousin venu du moyen orient, l'arroche est une plante relativement simple à cultiver et que l'on trouve aussi dans différentes variétés à l'état sauvage. On la considère parfois à tort comme une "mauvaise herbe" alors que la pauvre est tout à fait délicieuse. C'est peut-être aussi ce qui explique qu'elle a disparu de nombre de jardins. 

Sa saveur est en réalité - à mon goût - assez éloignée de l'épinard mais on lui retrouve la même goût un peu plat lorsqu'elle est cuite. Pour avoir essayé différentes préparations, celle que je vous présente aujourd'hui est celle que je préfère. Peut-être que le fromage y est pour quelque chose (avec un peu de fromage gratiné, tout est toujours meilleur ^^). 

Cette recette est une variante d'une recette que je fais habituellement avec les restes de légumes feuilles : le gâteau des prés. Ici pas de pain ni de lait mais de la brousse ou de la ricotta mélangées à des œufs pour retrouver une consistance suffisamment solide. 

Le résultat est très rustique en apparence mais assez délicat au niveau de la saveur, tout à fait ce que j'aime en cette saison :-)


dimanche 31 janvier 2016

Bigoli sauce au Vin rouge, Poireau, Pancetta et Ricotta salée


Premier Foodista challenge de l'année et première recette de pâtes (non, je blague ^^). 

Pour cet événement créé par Stéphanie de Cuisine moi un moutonDéborah de Maman pâtisse nous a proposé comme thème "la cuisine italienne"

Comme toujours deux contraintes : un plat en rapport avec l'Italie et une reprise des couleurs du drapeau italien soit dans le décor, soit dans les ingrédients. 

Le thème était bien évidemment très vaste mais mes idées se sont rapidement concentrées autour d'un petit indice laissé par Déborah : elle aime Venise (du moins il m'a semblé le comprendre). Et ça tombe bien... moi aussi ^^
Même si mes pérégrinations italiennes sont plus sardes, Venise est une ville que j'adore ! Je n'y vais qu'en période post-carnaval (quand il n'y a "personne" ou du moins bien moins de monde) et quand après une matinée à se promener dans les ruelles embrumées, on fini par déjeuner au soleil assis sur le bord d'une fondamenta, un panino al baccalà à la main... Mais je rêve et je m'égare. 

J'avais initialement pensé faire des beignets de Carnaval typiques de la Sérénissime mais pour le côté couleur ça n'était pas ça. Du coup je me suis tournée vers une autre spécialité venue de Vénétie : les bigoli. J'avais déjà eu l'occasion de vous les présenter lors d'une autre recette (bien plus typique que celle qui va suivre) et c'est un format qui ressemble à de très gros spaghetti. Très rugueuses - bien plus que des spaghetti - ces pâtes sont parfaite pour accrocher une sauce un peu liquide. 

vendredi 8 janvier 2016

Gnocchetti sardes aux Artichauts et à la Ricotta salée


Aujourd'hui je vous propose une délicieuse recette qui mélange la tradition sarde à un produit qui pour moi incarne la Sicile : la ricotta salata

Lorsque je me suis retrouvée - oh joie - à la tête d'une petite ricotta salée, je me suis demandée comment j'allais pouvoir l’accommoder, en dehors des grignotages de rigueur. La ricotta salée est un fromage incontournable de la cuisine du sud de l'Italie et plus particulièrement de la Sicile où elle permet de préparer la célèbre pasta alla Norma. Mais ça n'est pas la saison de l'autre ingrédient phare de la recette : les aubergines. Du coup j'ai longtemps réfléchi à une sauce possible pour des pâtes (vous l'aurez compris, je n'ai à aucun instant envisagé un autre type de préparation). 


En ce moment, malgré la chaleur nous avons des choux, des endives, et quelques raves... Mais en moins local il y a aussi les artichauts


Vous le savez, pour moi les artichauts sont synonyme de Sardaigne (et de Rome parfois ^^). Je voue un véritable culte à ceux appartenant à l'espèce endémique sur l'île, si vous y avez goûté vous me comprenez certainement. Et le côté à la fois puissant mais très délicat de la ricotta salata ne pouvait que faire merveille avec.

Je vous avait présenté une sauce aux artichauts similaire il y a deux ans, toujours servie avec les fameux gnocchetti sardi. Cette fois c'est une proposition un peu plus gourmande... j'espère que vous l'apprécierez :-)  

mardi 29 septembre 2015

Focaccine di Ricotta


Pour avoir récemment échangé sur ce thème, l'une des choses que j'aime particulièrement dans le fait d'avoir un blog, c'est l'échange. J'essaye de vous faire partager certaines de mes idées, de mes recettes, de mes découvertes ; mais j'apprends également énormément au travers de vos commentaires ici ou sur les réseaux sociaux. L'autre chose que j'aime beaucoup, c'est que ce blog m'a permis de tisser des liens virtuels mais aussi parfois bien réels avec d'autres blogueuses. Comme en amitié, il est parfois difficile de dire ce qui nous uni de prime abord mais on sait que l'on a plaisir à discuter ensemble. 

Ce petit projet que je vous présente aujourd'hui a pour origine un point commun bien identifiable que je partage avec Graziella de L'Italie dans ma cuisine et Sophie du blog La Conque d'or. Ce lien c'est notre amour pour l'Italie - elles s'y sont même installées définitivement - et surtout pour un italien (je vous rassure, chacune le sien). Nous sommes toutes les trois tombées dans la marmite italienne par amour et un peu par obligation puisque la vie commune est aussi faite de cuisine (ou de plats surgelés pour les moins chanceux). Elles comme moi nous avons beaucoup appris de nos chers et tendres, de nos amis et de nos belles-mères ! Celle de Graziella est en passe de devenir une véritable célébrité ;-) 

Pour nous amuser un peu et pour vous faire découvrir un peu plus la cuisine de nos régions respectives - Sardaigne, Pouilles et Sicile - nous avons décidé de vous proposer un plat par mois en respectant la division italienne du repas. A chaque fois, un ingrédient fera le lien entre nous. 
J'espère que l'idée vous plaira - vous trouverez en bas de la recette les photos ainsi que les liens des autres plats - et je vous embarque tout ce suite direction la Sardaigne pour un antipasto... à base de pain


***

La première chose à préciser c'est que traditionnellement, l'antipasto n'existe pas en tant que tel en Sardaigne. Dans une terre de tradition paysanne et en grande partie pastorale, l'habitude était celle du plat unique (comme dans beaucoup d'autres zones du monde en fait). C'est ce qui explique le caractère toujours très roboratif des plats sardes, même en plein été. D'ailleurs à la campagne on trouve encore des gens - de mon âge - qui mangent sur ce mode du plat unique. 

Par contre - la Sardaigne faisant partie de l'Italie - on y trouve désormais la division italienne des plats (antipasto, primo, secondo, dolce). Et pour découvrir la variété des antipasti, il faut absolument vous rendre dans un agritourisme ! En effet, les antipasti en Sardaigne tournent essentiellement autour de trois choses (toutes de production locale) : la charcuterie, le fromage et le pain. C'est ce qui explique que les antipasti consommés chez le producteur soient si appréciés ;-)

Je ne sais pas faire le saucisson maison ni même le pecorino mais l'ingrédient en commun que nous avions choisi avec mes deux camarades était le pain (ouf !). En fonction des régions d'Italie, le rapport au pain peut être bien différent. Je vous renvoie à mes deux camarades pour les Pouilles et la Sicile mais pour ce qui est de la Sardaigne, la culture du pain y est profondément ancrée. Pour vous donner une n'ai toujours pas fait le tour de tous les types de pains qui existent ! On y trouve des pains "voyageurs" comme le carasau, des pains farcis (de toutes sortes dont celui d'aujourd'hui fait théoriquement partie), des pains de fêtes qui sont de véritables œuvres d'art (les coccoi), des grosses miches au levain,... J'arrête la liste ici car elle est beaucoup plus longue. Depuis le pain de la période nuragique marqué par la Pintadera à ceux plus récents, l'île est riche de ses pains. 

J'ai donc décidé de préparé un pain qui soit différent du fameux pane guttiau - le plus diffusé à l'antipasto aujourd'hui - que je vous avais déjà présenté. Ces petites focacce sont typiques en Sardaigne parce que préparées à base de ricotta de brebis. Si vous en avez déjà goûté, vous savez à quelle point son goût est différent de ce que l'on fait avec du lait de vache (et je ne parle pas de celle industrielle). Onctueuse et parfumée, c'est un véritable délice. Produit des "restes" du fromage (du petit-lait), quand la saison bat son plein on l’intègre parfois au pain. On trouve plein de version différentes - parmi lesquelles du "vrai" pain préparé à base de farine de blé dur - mais aussi ce genre de toute petites focacce - d'où le nom de focaccine - qui peuvent être préparées notamment comme antipasto dans les agritourismes. J'ai un souvenir mémorable de celle que j'avais mangé à Bitti !  

En ce moment je ne suis pas en Sardaigne, j'ai donc préparé une ricotta maison (1/2 vache et 1/2 chèvre) en suivant les instructions que vous trouverez ici. C'est très long mais pas très compliqué :-) 
Si vous êtes en Corse lors de la saison du brocciu, vous avez de la chance puisque c'est - peut-être à quelques détails près - la même chose. Vous pouvez essayer avec la ricotta du supermarché mais vous n'aurez pas du tout la même consistance après cuisson. Si vous ne la faites pas vous même (ce qui est tout à fait normal, je vous l'accorde) essayez de trouver une bonne ricotta chez un fromager (il y en a de la très bonne même en France). 

Dégustées encore bien chaudes et tout juste sorties du four, c'est un vrai délice ! Si vous ne les consommez pas immédiatement, conservez-les dans un linge afin de maintenir leur moelleux. 

On vous retrouve mardi 13 octobre pour notre prochain rendez-vous "Un ingrédient et trois régions italiennes".


samedi 20 juin 2015

Pizzette tapenade et ricotta

Pour les apéritifs du week-end qui arrive, voici une idée toute simple mais délicieuse. 

En Italie, un des grands classique pour les fêtes ou pour les spuntini - les en-cas - c'est la pizzetta, la petite pizza. Le pluriel serait d'ailleurs plus adapté car on n'en mange rarement une seule ;-) 
C'est quelque chose de très simple à faire puisqu'il s'agit le plus souvent de mini pizze garnies de sauce tomate et éventuellement d'un peu de mozzarella ou de quelques olives

Ici c'est une version un peu plus adulte des pizzette puisqu'à la place de la sauce tomate, j'ai utilisé de la tapenade d'olives noires. Ce classique qui sent bon la Provence et que j'ai toujours adoré ! Cette recette provençale à base d'olives écrasées est dans la lignée de beaucoup de préparation que l'on retrouve tout autour du bassin méditerranéen

Sa saveur puissante et sa discrète amertume en font un produit qui se marie à la perfection avec des camarades plus discrets comme c'est le cas ici pour la ricottaMême dans sa version au lait de brebis - de loin la meilleur - la ricotta reste un fromage à la saveur douce et très fraîche. Pour lui conserver cette caractéristique et atténuer la force de la tapenade, je l'ai utilisée froide sur les pizzette sorties du four. 

Il faut certes compter le temps de levé de la pâte mais sinon, il n'y a presque rien à faire sauf à les déguster. 


jeudi 9 avril 2015

Lumaconi à la Ricotta et aux Epinards

Ça y est ! Le printemps c'est finalement installé et les beaux jours ensoleillés sont là. Les épinards sont présents depuis quelques semaines déjà et la saison bat son plein.

Et comme c'est un plat de pâtes que je vous propose, il est préparé avec le duo très italien épinards / ricotta qui est plus qu'un classique. On le retrouve particulièrement dans le centre de l'Italie - les délicieux gnudi n'en sont qu'une illustration - ils sont souvent la base de la farce pour des ravioli. Aujourd'hui ce sont bien des pâtes farcies mais dans une version plus simple puisque j'ai utilisé des pâtes du commerce. 

Les lumaconi - qui signifie gros escargots en raison de la forme de cette pâtes - sont très pratiques à farcir mais vous pouvez tout à fait adapter la recette avec un autre type de grandes pâtes creuses. Dans ce cas, il sera peut être nécessaire d'adapter la quantité de pâte, les "contenances" étant bien évidemment légèrement différentes d'un format à l'autre. Originaires de la Campani, c'est pour moi une pâte de fête, aussi parce que c'est toujours un peu plus long à préparer. 

Ici, j'ai laissé le plat dans son goût le plus proche des produits avec une sauce tomate pas trop riche - pour avoir goûté avec un ragoût, c'est délicieux mais beaucoup plus lourd - et à peine un peu de noix de muscade pour parfumer la farce... après tout, c'est l'un des autres mariages heureux avec les épinards cuits :-) 


mercredi 4 février 2015

Formagelle sardes - Gâteaux à la Ricotta et aux Agrumes

Un peu de soleil dans cet hiver un peu gris... Grâce à Lyne du blog Epices et moi, le soleil s'il n'est pas dans le ciel se trouve dans le plat. En effet, pour cette 20ème bataille food le thème est "Un zeste d’agrume … Tout en douceur"

C'est vrai que c'est tout à fait de saison, les agrumes étant un peu les petits soleils des grises journées d'hiver. Pourtant les agrumes sont pour moi longtemps restés ces fruits que je ne voyais que sur les étals des marchés et pas sur les arbres, climat oblige. Mais lors du premier hiver que j'ai passé en Sardaigne, j'ai découvert la beauté de ces fruits colorés au cœur de l'hiver. J'avais l'impression d'en voir partout mais c'était un peu le cas. Pour vous donner une idée, les arbres le long de l'une des principales rues de Sassari sont des orangers ornementaux :-)

J'ai par la même occasion découvert le plaisir de les cuisiner - quand on croule sous les citron de l'arbre familial, il faut bien trouver des solutions - que ce soit dans des préparations bien françaises, anglo-saxonnes (puisque je voue un culte au lemon curd) mais surtout italiennes et sardes. C'est le cas par exemple de cette recette. 

Vous l'aurez vu au travers des Seadas par exemple, le fromage dans les dessert reste une habitude assez diffusée en Sardaigne. Pour les formagelle (ou formaggelle) - qui sont aussi nommées pàrdulas ou casadinas en fonction des dialectes - on utilise soit de la ricotta, soit un mélange ricotta et pecorino, soit... seulement du pecorino comme dans la zone de Nuoro (dans la Barbagia, le cœur de l'île) où on les prépare avec du pecorino frais légèrement acidifié. 

Cette version à la ricotta est celle du sud de l'île, autour de Cagliari. C'est celle que je vous présente car il est impossible de trouver du pecorino frais en dehors de l'île. J'y ai ajouté une particularité de la zone de Sassari qui est de mettre des raisins secs dans la farce. Cela apporte beaucoup de goût et un relief supplémentaire à la recette et belle-maman (qui vient d'un village du Meilogu, juste en dessous de Sassari) les prépare ainsi ;-)

Même si elles sont traditionnelles pour les fêtes de Pâques, on en trouve maintenant pendant toute la saison de la ricotta ou du pecorino frais. Il existe également une version salé délicieuse mais ça, c'est une autre recette :-)

lundi 17 novembre 2014

Les Gnudi toscans... des Ravioli tout nus !


Aujourd'hui, recette gourmande spécial fainéants (youpi). Direction la Toscane pour déguster des gnudi Les gnudi ce sont de délicieuses petites boulettes à base de farce à ravioli. D'ailleurs "ignudo" ou "gnudo" en ancien italien signifie "nu". Ce sont donc des ravioli tout nus puisque sans pâte autour ;-) A Sienne, on les nomme également "malfatti" (malfaits), vous aurez compris pourquoi. 

Autant vous dire que c'est le top pour les paresseux (bon pas trop paresseux non plus) puisque les gnudi offrent une certaine facilité par rapport aux ravioli. Pas besoin de faire la pâte ni ensuite de la farcir... ni à titre tout personnel de se battre avec son moule à ravioli parce que l'on a pas assez fariné. Ici, il ne faut de la farine que pour entourer les gnudi. On n'en met jamais dans la farce des ravioli, les gnudi ne peuvent donc pas en contenir. Elle sert uniquement à enrober la farce avant la cuisson pour éviter de faire de la purée. 

Le plus classique dans la zone autour de Florence reste de les consommer avec un beurre de sauge (encore du pas compliqué). Je ne sais pas ce qu'il en est ailleurs en Toscane, mais pour accentuer le côté  savoureux du plat et contrebalancer la délicatesse des gnudi, vous pouvez aussi les préparer avec une bonne sauce tomate (faite maison... mi raccomando ;-) 

En théorie, les gnudi sont toujours à base d'épinards, mais on peut utiliser d'autres feuilles comme les blettes qui sont aussi très présente dans la cuisine du centre de l'Italie. On trouve plein de recettes différentes qui varient sur la quantité des ingrédients. Celle que je vous propose est ma "proportion" préférée, mais rien en vous empêche de mettre plus de ricotta ou d'épinards. Vous aurez tout simplement des gnudi plus blanc... ou plus verts. 



samedi 16 août 2014

La Ricotta Mustia prend le Maquis {marinade Citron, Marjolaine et Miel d'Arbousier}

En Sardaigne comme ailleurs, la saison de la ricotta ne dure qu'un temps... J'en ai découvert la raison il y a peu et si mi-juillet la traite des brebis n'avait déjà lieu plus qu'une fois par jour, j'imagine ce qu'il en est mi-août. C'est pourquoi j'ai fait une dernière provision de ricotta mustia avant une - difficile - période de privation ;-)

Toujours dans le "mood" apéritif, j'ai utilisé une partie de mon butin pour faire quelque chose de tout simple et de rapide mais dont le parfum (et le goût puisque c'est un peu le principe) fait très méditerranéen.

Un peu comme en Corse, le maquis est très présent en Sardaigne et dans le nord-ouest de l'île il constitue même la majeure partie de la végétation. Il donne bien évidemment lieu à une quantité importante de bonnes choses parmi lesquels différentes sortes de miel. Le miel d'arbousier (Corbezzolo en italien) est un des plus communs en Sardaigne et on le trouve notamment sur les fameuses Seadas. C'est un miel que le contraste entre l'amertume et le côté sucré rend assez facilement identifiable. Ici il permet de faire un sucré-salé... pas trop sucré. 
Le citronnier n'est pas un arbre de maquis, mais on en trouve tellement ici (et dans les marinades en général) que je n'avais pas d'autre choix :-)
La marjolaine quant à elle apporte une dernière note méditerranéenne à ce petit grignotage très frais.


Ricotta mustia marinée version Maquis (pour 4 personnes)
400 g de ricotta mustia (ou de ricotta affumicata)
1/2 citron (ou 1 petit citron)
Huile d'olive de bonne qualité (4 CS)
2 branches de marjolaine
1 cc de miel d'arbousier

Découper la ricotta mustia en petits cubes de tailles plus ou moins équivalente puis la déposer dans un plat.

Dans un petit bol, émulsionner l'huile d'olive et le jus du citron. Délayer le miel et bien mélanger à nouveau. 

Parsemez la ricotta mustia de marjolaine et de quelques zestes de citron puis arrosez avec la marinade à base d'huile. Couvrir.
Laissez mariner la ricotta pendant 2 petites heures au frais en retournant les cubes de temps en temps afin qu'ils s’imprègnent bien. 

Servir avec un peu de pain grillé.


NOTE : 
La ricotta mustia se conserve facilement 3 semaines - 1 mois (c'est un peu sa raison d'être ;-) donc vous pouvez tout à fait préparer le tout bien en avance et le conserver pendant cette durée au réfrigérateur.

La recette fonctionne aussi avec une ricotta fraîche qui aura un peu durci au frigo après avoir été égouttée. Si vous voulez vous rapprocher de la saveur de la ricotta mustia il sera également nécessaire de saler le plat.

samedi 2 août 2014

Fenouil gratiné aux Deux Ricotta

Ces derniers jours le beau temps n'a pas été au rendez-vous. J'ai donc allumé le four (après quelques "réparations" de mon technicien préféré)

J'en ai profité pour faire un gratin à base d'un produit que j'adore : la ricotta mustia. Typiquement sarde sous cette dénomination, il s'agit d'une variété particulière de ricotta fumée (affumicata). Cette ricotta a un goût fort très particulier qui séduira tous les amateurs de fromage (même ceux qui n'aiment pas sa sœur fraîche ;-)

Ici, la ricotta fraiche est aussi présente puisque la ricotta mustia seule risquerait de couvrir la saveur rafraîchissante, anisée et délicate du fenouil.



Fenouil gratiné aux Deux Ricotta (pour 2 personnes)
2 petits bulbes de fenouil
60 g de ricotta fraîche
60 g de ricotta mustia (ou de ricotta affumicata)
2 CS de parmesan rapé
1 et 1/2 CS de chapelure
1 CS d'huile d'olive
1 cc d'origan
Sel

Préchauffer le four à 200°. Nettoyer les bulbes de fenouils. Retirer les parties externes les plus dures ainsi que les petits restes du feuillage. Les couper en deux et séparer les petites coques. Les disposer sur un plat à gratin, saler légèrement et répartir l'huile d'olive sur le fenouil.

Enfourner pour 20 minutes pour conserver le croquant du fenouil, 30 minutes si l'on souhaite un gratin plus fondant. Sortir le plat du four et laisser tiédir. 

Dans un petit bol, mélanger la chapelure, le parmesan et l'origan.

Mélanger les morceaux de fenouil afin de laisser tomber l'excédent d'huile dans le fond du plat puis redisposer les fenouils, face creuse vers le haut. Répartir les deux types de ricotta en les émiettant au dessus du fenouil. Parsemer du mélange à base de chapelure puis enfourner à nouveau pour une grosse dizaine de minutes, jusqu'à ce que le fromage soit fondu et grillé.



samedi 29 mars 2014

Gâteau à la Ricotta et à l'Eau de Rose

Aujourd'hui, je vous propose un gâteau un peu essentiel au travers de ses ingrédients, mais en même temps raffiné et presque féminin avec l'eau de rose qui entre pour une part importante dans son goût. 
La base est un gâteau de ricotta, quelque chose que j'ai découvert en Italie. En Sardaigne pour être plus exacte, où la ricotta est le plus souvent au lait de brebis et dont le goût est bien plus prononcé que celle de vache. La première fois que j'en ai mangé en version sucrée, c'était dans un petit-déjeuner accompagnée de miel et d'amandes (préparation que j'ai dès lors retenue comme étant mon petit-déjeuner préféré :-)

L'eau de rose, c'est la petite touche féminine (et dans mon esprit très orientale) du gâteau. J'ai le souvenir étant petite d'avoir assisté chez la maman d'une de mes copines à la préparation de pâtisseries. Nous avons passé l'après-midi à tremper nos doigts dans le sirop qui servait à les enrober... un sirop d'eau de rose. Je suis rentrée chez moi avec un T-shirt maculé de tâches poisseuses, mais très heureuse de cette découverte. Devenue plus grande, j'ai arrêté de tremper mes doigts dans le sirop, mais je m'en sert régulièrement pour à a fois sucrer des gâteaux qui ne le sont que très peu à la base et les rendre un peu humides et plus moelleux. C'est le cas ici avec ce gâteau consistant (le volume est apporté principalement par les oeufs battus en neige) mais très moelleux. 


Gâteau à la Ricotta et à l'Eau de Rose (pour 8 personnes)
230 g de ricotta (idéalement de brebis) parfaitement égouttée
180 g de farine T55
100 g de sucre
2 oeufs 
3 CS d'eau de rose
1/2 cc de bicarbonate

Pour le sirop :
100 g d'eau
80 g de sucre
2 CS d'eau de rose

Pour la décoration : 
Quelques pétales de rose séchées (facultatif)

Préchauffer le four à 180°. Séparer les blancs des jaunes d’œufs. Dans un saladier, battre les blancs en neige jusqu'à ce qu'ils soient bien fermes. Dans un autre récipient, fouetter la ricotta avec le sucre. Ajouter ensuite l'eau de rose, les jaunes d’œufs et battre à nouveau jusqu'à l'obtention d'une préparation homogène.

Mélanger la farine et le bicarbonate puis la tamiser. Mélanger à la préparation contenant la ricotta. Incorporer ensuite  les blancs en neige de manière très délicate (il ne faut pas les faire redescendre)

Verser la pâte dans un moule préalablement beurré et fariné. Enfourner pour 30 à 35 minutes (le test de la pique en bois qui doit ressortir sèche est le seul valable. 

Pendant que le gâteau cuit, préparer le sirop en mélangeant l'ensemble des ingrédients dans une petite casserole. Faire cuire pendant 20 minutes, le temps que le mélange prenne une consistance sirupeuse. 

Sortir le gâteau du four et attendre une dizaine de minute avant de le démouler. Poser le gâteau sur le plat de service puis l'imbiber avec le sirop d'eau de rose (tiède) environ deux cuillères à soupe par deux cuillères à soupe (pour ne pas le détremper d'un coup). Lorsque le sirop est épuisé, le gâteau est prêt à être servi. 

dimanche 9 février 2014

Honey Pie ou Tarte au Miel... Dessert pour les Beatles

Parmi les héritages qui me viennent de mon père, la cuisine n'est pas le seul. Il m'a aussi transmis le virus des Beatles :-)
Pour avoir passé une partie de mon enfance à l'entendre écorcher les différents morceaux sur sa guitare, j'avais déjà toute petite une affection très particulière pour certains de leurs morceaux et une aversion très prononcée pour d'autres... Une de mes préférées était "Wild Honey Pie". 

Présente sur l'album blanc de 1968, "Wild Honey Pie" - qui n'a rien à voir avec la chanson "Honey Pie" mais qui en fait un plat récurrent chez les Beatles - est un morceau de musique expérimentale pour ne pas dire psychédélique (on est proche de l'hallucination auditive). Wikipedia a la gentillesse de nous préciser qu'il "est probable que le thème ait vu le jour lors du séjour des Beatles en Inde"... on se demande bien pourquoi ^_^

Mais comment se fait le passage entre la chanson et le dessert lui-même ? Tout simplement parce que lorsque j'ai découvert le sens de ces mots j'ai eu énormément de mal à concevoir ce que pouvait être une tarte au miel... Une tarte avec du miel dessus ? Naaan, pas possible. Donc je me suis inspirée de ce que j'avais vu en Italie, pas des tartes au miel, mais des tartes à la ricotta. Avec un oeuf et un peu de farine (ici j'ai mis de la fécule de maïs), ça fait de superbes tartes, délicieuses même si loin d'être légère ;-)

Pour faire mes Honey pie, j'ai donc tout simplement ajouté du miel (toutes fleurs, mais pour avoir essayé avec du miel d'acacia, c'est bien différent et très bon). 


Honey Pie (pour 6 petites tartelettes)
Pour la pâte :
Voir la recette ICI (un des deux fonds suffit)

250 g de ricotta
120 g de miel
2 petits œufs (à défaut, 1 gros + 1 jaune)
le zeste d'un demi citron
3 cc de fécule de maïs

Préparer le fond de tarte (même la veille) comme indiqué ICI.

Dans un saladier, mélanger la ricotta bien égouttée, le miel, les zestes de citron, les œufs et bien mélanger. Ajouter ensuite la fécule de maïs et bien battre à nouveau afin d'avoir une préparation homogène. Préchauffer le four à 180°.

Au moment de la préparation, sortir la pâte du réfrigérateur et l'étaler sur un plan de travail bien froid. Couper le fond en six parts et les déposer sur les moules. Foncer la pâte, la faire adhérer le mieux possible au moule et retirer le surplus à l'aide d'un rouleau à pâtisserie. Piquer les fonds de tarte avec une fourchette.
Verser la préparation à base de miel et de ricotta dans les fonds de tarte et les enfourner dans le bas du four pendant 10 minutes. Pour les vingt minutes restantes, déplacer la plaque au centre du four.

Quant la pâte fonce et que la préparation au miel colore, les tartes sont prêtes. Les sortir et les laisser refroidir avant de servir. 

mardi 21 mai 2013

Ricotta de brebis, amandes et miel de châtaignier

Après avoir vu le petit déjeuner sicilien de Sophie de La Conque d'or, j'ai eu envie de vous en faire partager un de l'autre île italienne, la Sardaigne. C'est un peu une non recette puisqu'il suffit d'ajouter les ingrédients les uns aux autre, mais le goût de la ricotta de brebis avec le côté sucré du miel et le croquant des amandes en fait quelque chose de très particulier. 

La Sardaigne étant une terre de tradition pastorale très ancienne, les fromages sont nombreux (par exemple le pecorino fresco sardo dont je vous ai déjà parlé) et souvent très bons. A titre d'exemple, trois fromages bénéficient d'une "Appellation d'origine protégée", le Fiore Sardo (un fromage très doux), le Pecorino Sardo (la star de l'île) et... le pecorino romano (qui contrairement à ce que son nom peu laisser penser est désormais produit à 90% en Sardaigne). 
La ricotta fraîche de brebis ("arrescotu friscu") est aussi nommée "Brotzu" ou même "Brocciu" en Gallura, la partie nord de l'île la plus proche de la Corse (et le dialecte vous l'aurez vu est identique). Cela vous laisse deviner une substitution possible, car si vous ne trouvez pas de ricotta de brebis fraîche, vous pouvez utiliser un très bon brocciu frais (autant vous dire qu'il vaut mieux habiter en Corse ;-)

A l'heure actuelle, cette préparation est plutôt devenue un dessert, mais pour l'avoir essayé au petit-déjeuner dans un agritourisme où la ricotta était toute fraîche, c'est un délice !


Ricotta amandes et miel de châtaignier (pour 2 personnes)
250g de ricotta de brebis fraîche
4 grosses cs de miel de châtaignier
Une vingtaine d'amandes

Dans deux petits ramequins, disposer la moitié de la ricotta. Parsemer d'amandes entières (environ un tiers) et recouvrir chaque ramequin d'une cuillère à soupe de miel de châtaignier (ou tout autre miel amer puisqu'en Sardaigne, c'est souvent du miel d'arbousier). Recouvrir du reste de ricotta, disposer le reste des amandes et recouvrir généreusement de miel et... c'est prêt :-)
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