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vendredi 16 septembre 2016

Fondant au chocolat, Figues et Liqueur à l'Anis


Pour la petite fille des climats tempérés que j'étais (suis encore ?) les figues ont toujours eu quelque chose de fascinant et de très méditerranéen. C'est un fruit que j'aimais sans même y avoir goûté, seulement parce qu'il était beau, violet et respirait le soleil. 

Il m'a fallu d'ailleurs attendre longtemps avant de manger mes premières figues : on ne peut pas dire que le Limousin (ni même le Poitou) soient des terres de prédilections pour les figuiers. Encore maintenant quand je suis en Sardaigne, je suis toujours surprise de voir les gens cueillir les fruits mûrs à même l'arbre dans leur jardin ou à la campagne... La pratique me semble tellement détachée de ma culture alimentaire :-) 

Désormais c'est un fruit que je consomme beaucoup en été (elles sont mûres très tôt dans l'île chère à mon cœur et rarement violettes) et je fais toujours quelques pots de confiture pour retrouver un peu de soleil en hiver. En France j'en mange plus rarement au regard du prix que coûtent les bonnes figues chez moi. 

samedi 9 juillet 2016

Cerises ou Guignes à l'Eau de Vie


Chez moi on ne pourra pas dire que cette année se présente comme généreuse en fruits... Les cerises et les guignes sont arrivées fin juin alors qu'on a l'habitude de voir mûrir les dernières dès mi-mai et même les melons sont lents à venir. 

Cependant si vous avez la chance d'avoir beaucoup de fruits d'été, vous avez certainement la possibilité et peut-être l'habitude d'en faire des conserves. Des pêches ou des abricots au sirop, des confitures de toutes sortes mais aussi les fruits conservés dans l'alcool

Il est vrai que c'est une pratique qui se perd un peu mais je trouve charmant son petit côté vintage et j'adore les grignoter à la fin d'un repas un peu festif

Il faut dire aussi que pour moi elles ont un peu le goût de l'interdit. Enfant je voyais toujours ma grand-mère en proposer à la fin des repas aux invités. Et bien évidemment je n'avais pas le droit d'en manger. Mais cela sentait bon et les récipients de services étaient souvent des petits verres à peine plus grands que celui de la photo, parfaitement adaptés à mes goûts :-)

lundi 23 novembre 2015

Tiramisù à la Courge Butternut et aux Noisettes { sans oeufs }


Le défi culinaire créé par Stéphanie de Cuisine-moi un mouton arrive aujourd'hui à sa treizième édition ! Et c'est Maëva qui a été désignée comme notre nouvelle marraine (vous pouvez retrouver toute la liste des éditions précédentes sous l'article). 

Et pour cette 13ème foodista nous avons pour thème : 


Impératifs : une recette comportant différentes couches (assez logique) réalisée avec un fruit ou un légume de saison ainsi que la présence d'une décoration automnale. Et pour l'occasion, j'ai préparé un tiramisù qui sort un peu du commun. 

L'idée de base, c'est Maëva elle même qui me l'a donnée puisqu'elle a suggéré le tiramisù comme une possible préparation. Pour l'ingrédient principal, cela a été un peu plus compliqué. Question tiramisù je dois avouer que mes goûts sont assez classiques et qu'en dehors de la version traditionnelle je m'aventure assez peu. J'adore la version coco et citron vert, j'aime bien la version spéculoos et j'ai une affection particulière pour celui à la framboise d'une de mes amies. Et c'est tout ^^ 

Je suis donc allée fouiner du côté des produits de saison. Noix, noisettes, châtaignes, pommes, poires et j'en passe. Le garde-manger sucré était riche en option. Et pourtant c'est encore une fois la présence de deux produits l'un à côté de l'autre qui a été source d'inspiration ;-) Beh oui, vous pensez à quoi vous si vous avez un butternut posé à côté d'un paquet de boudoirs 

vendredi 20 février 2015

Et si Suzette visitait le Limousin... Crêpes Suzette à la Châtaigne {Farine et Liqueur}

Pour ce deuxième "défi Chut", après le Chocolat proposé par Karine du blog Chut je pâtisse, ce sont cette fois Alice de La Fabrique à Délices et Maurylise de Homemade Maurylise qui nous proposent un thème tout en gourmandise... Crêpes (gourmandes) party !
Le sous titre "Je crêpe donc je suis" m'a particulièrement plu... "Crepo ergo sum" M. Descartes ?

Alors quand Hélène du blog Keskonmangemaman m'a attribué comme ingrédient secret la châtaigne, j'étais aux anges ! Pour connaître un peu Hélène (les blogs permettent aussi de belles rencontres), je sais que notre premier point commun est géographique puisque nous résidons toutes les deux en Limousin... et le Limousin, c'est un peu la patrie de la châtaigne ! 
La feuille de l'arbre est le symbole de la région et les châtaignes fraîches - ou séchées dans  les clédiers (des petits bâtiments destinés à sécher les fameuses châtaignes) - ont été une des bases de l'alimentation locale pendant des siècles.
Cette fois, elles se sont invitées dans un plat qui n'a rien de limousin et qui surtout par son raffinement un peu suranné s'éloigne de la rudesse de la châtaigne : les crêpes Suzette. 

Théoriquement, les crêpes Suzette sont farcies avec un beurre Suzette (d'où leur nom). C'est un beurre pommade sucré et parfumé avec des zestes d'orange. L'alcool quant à lui, se trouve dans la pâte à crêpe et dans la farce et ça se limite à ça. 
Mais personnellement, je préfère les crêpes Suzette que l'on fait chez moi et qui ne respectent pas la mémoire de ce cher Auguste Escoffier. J'ai toujours eu pour habitude de les manger avec une sorte de caramel d'orange et Grand Marnier et sans beurre... ce qui en fait en réalité une toute autre recette :-)
Alors comme de toute façon ma version à la châtaigne est déjà une infraction à la grande cuisine, j'ai gardé ma version de la Suzette. Ici, la farine de châtaigne avec son petit goût fumé apporte une touche un peu rustique aux délicates crêpes et le mélange entre le jus des oranges et la liqueur de châtaigne coupée avec un peu de vin doux donne un caramel liquide à la saveur acidulée. 

Un véritable délice ;-) 


mercredi 3 décembre 2014

Liqueur au Chocolat... Souvenir de Noël en Italie { BF 18 }

Pour cette édition de la Bataille Food, c'est Stéphanie du blog L'Atelier de Stéph et Lolie, qui a choisi un thème bien de saison : « Il était une fois... La magie de Noël »

L'idée pour ce défi est de proposer une recette regroupant un ingrédient festif (Foie gras, truffes, saumon, marrons glacés, fruits confits, chocolat, etc) et un ingrédient liquide (Champagne, vin, alcools, tous les jus d’ agrumes, etc). Gourmandise au programme ;-)

En voyant les suggestions d'ingrédient, une idée c'est toute suite imposée à moi : il liquore al cioccolato. La liqueur au chocolat que j'ai découvert en Italie et que l'on consomme parfois en toute fin des repas festifs. Les italiens sont - c'est un avis tout personnel - très doués dans ce genre de préparations et elles me font toujours penser à certaines habitudes désormais un peu perdues en France d'offrir des liqueurs à ses hôtes après un copieux repas (avec modération bien sûr comme on dit). 

La préparation est toute simple puisque pour résumer il s'agit d'alcooliser un chocolat chaud. La recette me viens d'une amie sarde - celle chez qui j'ai goûté à cette liqueur au chocolat - et c'est celle de sa tante. Je n'y ai donc pas touché puisqu'elle était délicieuse telle quelle. Si vous la préparer, vous pouvez régler un peu la quantité de sucre en fonction de ce que vous aimez.
Cela peut également devenir un sympathique cadeau gourmand une fois versé dans de jolies petites bouteilles. 

Et je suis certaine qu'avec un petit verre de cette liqueur au chocolat sur le rebord de la cheminée, le père Noël sera plus enclin à remplir votre chaussette de cadeaux ;-)


mercredi 1 octobre 2014

Crème Menthe-Chocolat un peu comme des After Eight { BF # 16}

Ah la crème au chocolat ! Qui n'a pas aimé ça étant enfant ? Personnellement, c'est quelque chose dont encore aujourd'hui - l'âge de raison et la majorité étant loin derrière moi - je raffole. 

C'est rapide à faire (il faut une grosse dizaine de minutes) et surtout... ça se mange très bien avec les doigts histoire de s'en mettre partout (ne me dites pas que vous n'y avez jamais trempé l'index ;-) 

Quand j'ai vu la proposition de Lucie pour cette Bataille food de réaliser une recette "souvenir d'enfance", j'ai tout de suite pensé à une crème au chocolat. Et pour l'herbe aromatique, la menthe s'est imposée à moi. Pour la simple raison que le mariage menthe-chocolat est un incontournable de mon enfance ! En numéro 1 : la glace (c'était le parfum préféré de mon père donc il y en avait toujours à la maison) et en numéro 2 : les fameux chocolats After Eight. Cette fois c'est plutôt une gentille bêtise d'enfance puisqu'en période de Noël, mon frère et moi avions l'habitude de vider l'étui de ses chocolats... tout en laissant les papiers à l'intérieur (que celui qui ne l'a jamais fait me jette le premier choux de Bruxelles). Résultat, mes parents offraient régulièrement aux invités de passage... des papiers de chocolat vides :-)

La recette, vous le verrez, c'est en fait une - presque - crème anglaise (je ne suis pas la reine de la technique pâtissière... ceci explique cela ;-) tout simplement parfumée au chocolat et à la liqueur de menthe. Un souvenir d'enfance... pas pour les enfants !



lundi 30 décembre 2013

Kir Royal à la mode Sarde {Mirto et Champagne}... Et une très bonne Année !

Je dois l'admettre, j'adore le Champagne. Mais pour changer un peu des habitudes, je vous le propose dans une version "cocktail". Pour ce Réveillon, mon cocktail est - comme beaucoup de mes recettes - à la croisée entre différentes traditions culinaires. Et afin de faire un petit clin d’œil à cette Sardaigne que j'aime tant, voici un kir royal un peu Sarde ^_^
Un peu sarde car à la place de l'habituelle crème de cassis, j'ai utilisé du Mirto, une liqueur typique de la Sardaigne (et de la Corse). Produite avec les petites baies d'un violet sombre - presque noir - du petit arbuste du même nom, la liqueur de myrte a un goût très particulier, à la fois très vert et sucré. Habituellement consommé en digestif et servi glacé, il est plus rarement mélangé à d'autres produits. Mais c'est le cas cette fois pour un Réveillon qui pétille :-)

Je vous souhaite une très belle fin d'année, un joyeux 31 et à très bientôt !


Kir royal à la liqueur de myrte (pour 4 personnes)
800 ml de Champagne
200 ml de liqueur de myrte
50 ml d'eau
50 g de sucre

Préparer le sirop. Dans une petite casserole, faire chauffer l'eau et le sucre. Laisser cuire une dizaine de minutes. Retirer la casserole du feu et laisser refroidir le sirop.

Au moment de servir, Répartir le sirop dans les verres. Verser délicatement la liqueur de myrte puis compléter avec le champagne. Mélanger délicatement et servir.


NOTE :
Pour se rapprocher le plus possible de la saveur d'un kir, j'ai ajouté un peu de sirop de sucre afin d'adoucir la liqueur de myrte mais le kir est excellent avec la liqueur seulement (il est juste un peu moins doux :-)

lundi 11 février 2013

Frittelle lunghe sarde

Demain, c'est Mardi Gras ! Déguisements et beignets de rigueur ! 

Donc voici une recette de beignets typiquement sardes, plus exactement, "sassaresi", puisque originaires de Sassari une ville au Nord de l'île chère à mon coeur. En forme de longue spirale, parfumées d'orange, d'anis et d'eau de vie, elles sont dangereusement bonnes (pour les hanches).
La recette est un mix entre celle d'une amie sarde (expatriée en Allemagne... la pauvre) et les judicieux conseils partagés par la maman de F. 
Cela fait de ces "Frisgiori Longhi" (longs beignets) une recette indirectement collaborative (ça devient habituel...). On les trouves partout en Sardaigne, mais il n'y a qu'à Sassari que l'on ne met de l'oeuf dans la recette.

L'élément indispensable à la recette (en dehors des ingrédients), c'est une énorme poêle (type celle en fonte de nos grands-mères) d'une largeur d'au moins 30 cm. Il faut également un instrument spécifique pour les faire (un espèce d’entonnoir en laiton avec un très long manche) mais impossible pour moi de le rapporter dans mon bagage à main... Donc la substitution se fait facilement avec une bouteille d'eau retournée et dont le fond aura été découpé.

Frittelle lunghe sarde

Frittelle lunghe sarde (pour un nombre indéterminé de gourmands)

500 g de semoule de blé
500 g. de farine de type "00"
1 litre de lait tiède
1 oeuf
25 g de levure de bière en cube
1/2 verre d'eau de vie
1/2 verre de liqueur d'anis
2 cs de sucre
1 pincée de sel
Le zeste de 2 oranges non traitées
Huile pour friture en abondance
Sucre semoule (pour y rouler les frittelle une fois frites)

Dans un grand saladier, mélanger les deux farines et le sel. Dans un bol, battre l'oeuf en omelette. Émietter le cube de levure dans le lait tiède, attendre que des petites bulles se forment sur le dessus puis mélanger petit à petit à la farine. Il faut mélanger en faisant un mouvement circulaire, en soulevant la pâte de bas en haut avec une seule main. 
Ajouter le zeste d'orange, l'eau de vie et la liqueur d'anis et mélanger à nouveau jusqu'à obtenir une consistance bien lisse.

Faire lever dans le saladier couvert d'un torchon dans un endroit tiède et à l'abri des courants d'air. La pâte doit doubler de volume. Elle ne doit pas être trop liquide, mais suffisamment dense pour pouvoir par la suite garder sa forme dans l'huile. Si besoin, ajouter un peu de lait tiède. 

Dans une grande poêle à bord très haut, faire chauffer une grande quantité d'huile de friture. Humidifier l'embout (la bouteille coupée et retournée en l'occurrence) avec de l'eau et y verser la pâte en bloquant l'ouverture avec le doigt. Lorsque l'huile est bien chaude (on peut faire le test avec une petite goutte de pâte qui doit gonfler au contact de  l'huile), y laisser tomber la pâte en dessinant une spirale du centre vers l'extérieur (si besoin en s'aidant d'une fourchette). 
Faire dorer la fritella sur chaque face en la retournant de temps en temps. Elle doit être d'une couleur bien foncée (un peu plus que sur la photo en réalité). 

Sortir les fritelle de l'huile et les égoutter sur du papier absorbant. Les rouler ensuite dans le sucre semoule afin de bien les enrober. Servir encore tiède.

NOTE : si vous êtes peu nombre, diminuez les quantités par deux voir par trois.
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