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dimanche 22 octobre 2017

Fromage de chèvre mariné à l'huile (Origan et Tomates séchées)


La recette du jour n'est pas vraiment une recette - les proportions sont plus qu'indicatives - mais c'est une préparation que j'adore : le fromage de chèvre mariné. 

Pour être tout à fait honnête, c'est quelque chose que j'ai croisé pour la première fois sur une salade dans un restaurant (oui, il m'arrive aussi de manger des salades au restaurant ^^). Je ne vous donnerai pas le nom de l'établissement (je n'en ai aucun souvenir) et encore moins le nom de la ville en question... je m'en souviens très bien pour le coup mais ce petit bourg du Lot a une étrange réputation 😉

Toujours est-il que ma salade était garnie de rocamadours marinés. Un délice absolu ! Il faut dire que lorsque l'on aime le fromage, on l'aime souvent sous toutes ses formes 😊


C'est quelque chose que je fais depuis de temps en temps, même si en général je propose plus les fromages marinés à l'apéritif. Vous avez bien évidemment toute liberté pour l'utilisation : en cubes sur une salade, sur une tartine de pain grillée pour un repas sur le pouce... c'est vraiment comme vous voulez !

jeudi 17 août 2017

Vinaigrette aux Anchois


S'il y a une chose que la cuisine italienne m'a appris à apprécier, ce sont bien les anchois. Pendant des années - et cela même une fois adulte - j'ai détesté leur saveur forte et iodée. Aujourd'hui... c'est exactement ce que j'aime dans ce produit 😄

L'idée de cette vinaigrette est tout simplement née d'une salade avec des anchois (super original me direz-vous). Ils étaient sous huile et agrémentaient parfaitement des puntarelle, cette salade un peu amère que l'on trouve beaucoup dans la cuisine romaine. Un peu de sel, de l'huile d'olive... c'était parfait !

J'ai donc adapté l'ensemble à la mode française : à grand renfort de moutarde pour en faire une vinaigrette 😉 C'est vrai qu'en dehors du "dressing" très crémeux des anglo-saxons, la vinaigrette fait partie de nos particularités. Huile, vinaigre, sel et poivre : oui... mais point de moutarde. 

samedi 8 juillet 2017

Pesto de Feuilles de vigne


Après le véritable métissage culinaire du début de semaine - du moins un métissage culinaire qui n'était pas de mon fait - voici une association entre deux pays méditerranéen 😉 

Vous l'avez compris, il s'agit de réaliser une préparation très italienne (le pesto) avec un ingrédient présent dans tout l'est du bassin méditerranéen - Grèce en tête - les feuilles de vigne. 

Pourquoi cette idée étrange me direz-vous ? Il y a quelques années de cela, après avoir ouvert un très grand bocal de feuilles de vigne en saumure... je ne savais qu'en faire (en dehors des classiques dolmadakia. Je me suis donc mise en quête de recettes permettant de les utiliser. En réalité il était inutile de toutes les consommer rapidement, les feuilles de vigne supportant très bien la congélation... mais à l'époque je l'ignorais. J'avais donc testé ce pesto qui a été un vrai succès.

samedi 30 juillet 2016

Lapin froid en Sauce verte { Basilic citronné, Persil et Piment }


Avant les vacances d'été, j'ai toujours pour habitude de vider mon congélateur. J'ai conservé seulement quelques petits pois pour l'hiver à venir mais tout le reste a été consommé. Et comme souvent, j'avais beaucoup d'une seule et même chose. 

Cette fois, c'est le lapin qu'il m'a fallut imposer au menu quelques jours de suite. Je ne fais pas partie des gens qui souffrent de manger plusieurs fois de suite la même chose mais très sincèrement lundi du lapin, mardi du lapin, mercredi du lapin aussi... ça fini par lasser ! J'ai donc été obligée de mettre en oeuvre mon imagination pour trouver des recettes qui sortent un peu de mes habitudes (à savoir le lapin au romarin et aux tomates). 

D'autres contraintes s'ajoutaient à cela puisqu'il faisait chaud et qu'en cuisant un lapin entier - ceux de mon oncle sont particulièrement dodus - j'avais forcément des restes... D'où l'idée de manger le lapin froid. En réalité, c'est quelque chose que je fais de temps en temps sous la forme de salade, un peu comme la chicken salad des anglo-saxons. Il faut dire aussi que niveau goût, ces deux viandes froides sont très proches. 

Pour accompagné mon lapin (ici les cuisses mais en réalité peu importe le morceau) j'ai fait une sauce peut être comparée à la sauce chimichuri argentine dont vous pouvez trouver la recette chez Patricia. C'est un peu différent par l'usage mais surtout par la présence du basilic en grande quantité par rapport au persil. A plus forte raison parce que j'ai utilisé du basilic citronné, ce qui ne fait que renforcer le côté frais du plat. 

Accompagné d'une salade verte ou de tomates, c'est une bonne option pour un plat dominical sous la canicule ;-)

lundi 4 juillet 2016

Huile d'olive parfumée à l'Aneth


L'été est - théoriquement - arrivé. C'est donc le moment de manger des salades et autres légumes d'été. C'est aussi le moment d'acheter ou de récolter (pour les plus chanceux) l'aneth. 

C'est pour moi une herbe qui a le goût du grand nord, de la Suède ou de la Scandinavie en général... Peut-être parce qu'on a pris l'habitude de l'associer au saumon dans de nombreuses préparations. Et je dois avouer que je l'ai souvent consommée ainsi. 

L'autre jour au marché, chez les nouveaux voisins d'étals de ma maraîchère, j'ai découvert de jolis bouquets d'herbes aromatiques. Basilic, aneth et même (plus rare en Limousin ;-) coriandre ! Ils sont en plus en reconversion bio donc autant vous dire que j'ai fait une razzia. 

Surtout sur l'aneth en réalité car j'ai goûté il y a peu un plat qui en contenait et que j'ai littéralement adoré ! Elle était présente sous forme d'une petite émulsion et cette huile aromatisée s'en inspire. 

Côté utilisation, elle est idéale avec les poissons bien sûr, mais aussi les légumes cuits (je vous prépare une recette en ce sens) notamment ceux grillés ou les salades. En réalité vous pouvez en faire ce que vous voulez, même l'offrir :-)

C'est tout simple et délicieux alors pourquoi ne pas essayer ?


mardi 7 juin 2016

Fave a ribisari { Fèves en persillade comme à Sassari }


Après avoir fait une rapide étape sucrée vers l'est, nous voici de retour en terres plus proches et plus connues pour moi : la Sardaigne. 

La recette que je vous propose aujourd'hui est marqué par son extrême simplicité et par son goût prononcé très représentatif de la cuisine sarde. Si l'on retrouve la préparation ailleurs dans l'île et surtout en dehors de l'île, elle est emblématique de mon deuxième chez moi, Sassari. 

Je vous en avait déjà parlé lors d'un précédent article, la ville a une culture gastronomique assez particulière faite en grande partie d'abats, d'escargots et de quelques légumes parmi lesquels l'aubergines et les fameuses fèves. 

Vous auriez nommé ce plat fave aglio e prezzemolo (fève à l'ail et au persil), les habitants de Sassari l'appellent fave a ribisari. C'est d'ailleurs assez intraduisible et le véritable sens est lui-même incertain. La version la plus répandue voudrait que cela signifie "qui attire le sel" car le plat se mange - et si vous le testez vous allez vite vous en rendre compte - bien salé pour en développer toute la saveur. C'est vrai que le sel est l'un des principaux exhausteurs de goût...

Quel qu’en soit le nom, cette préparation reste encore aujourd'hui très consommée et l'autre de ses particularités c'est qu'elle est réalisée en toute saison grâce aux fèves sèches, un ingrédient peu utilisé chez nous mais très consommé dans toute l'Italie du sud et en Sardaigne. 


mardi 10 mai 2016

Lapin aux Tomates séchées et au Romarin


Il me semble que je vous en avais déjà parlé lors d'un précédent article, mais à la maison la viande que nous consommons a deux origines : mon éleveur-boucher pour tout ce qui est bœuf et porc et l'un de mes oncles maternels pour les lapins et les poulets (enfin les poules). 

En allant le voir l'autre jour, je me suis retrouvée à la tête d'une montagne d’œufs, de kilos de noix (je sais, ça n'est pas un produit animal ^^) et de 3 lapins ! Après une petite distribution autour de moi, j'ai décidé de préparer mon lapin d'une façon relativement simple mais que j'apprécie beaucoup : avec du romarin et surtout beaucoup d'ail et de tomates séchées. 

Dans ma famille (en réalité chez ma grand-mère) le lapin se mangeait toujours simplement cuit à la cocotte pendant longtemps. J'ai le souvenir de cette énorme cocotte noire en fonte dans lequel le lapin logeait toujours en entier... Ce qui est loin d'être le cas avec ma petite cocotte. J'ai aussi le souvenir de l'odeur qui se dégageait dans la cuisine et qui me donnait faim bien des heures avant le déjeuner :-)

Mais chez moi, je n'arrive pas à cuisiner le lapin "nature". Je suis moins douée que ma mamie (ou que mon oncle) et j'ai toujours trouvé le résultat quand je le préparais trop sec. Du coup s'était souvent lapin en sauce, à la moutarde ou en civet. 

Et un jour, invitée chez une amie, j'ai eu l'occasion de découvrir cette recette de lapin aux tomates séchées. Je devrais mettre des guillemets au mot recette car en réalité, elle n'avait pas de véritable recette, juste l'envie de préparer ensemble ces produits très méditerranéens (pour une limousine de naissance, c'est un comble ^^). Mais j'ai l'habitude car elle cuisine toujours ainsi, un peu au hasard - comme beaucoup d'entre nous je pense, la seule différence c'est que moi j'essaye de noter les quantités au fur et à mesure - pour des résultats toujours fantastiques ! 

Donc cette fois, pas de véritable recette - les quantités sont approximatives, vous pouvez tranquillement mettre plus ou moins de tomates - mais une association de saveurs que je trouve à la fois très délicate (le goût du lapin n'est pas caché par une sauce) et très parfumée (ça sent bon la garrigue ;-)

dimanche 24 avril 2016

Patatas bravas Made in Limousin


Depuis quelques temps déjà, le dimanche est un rendez-vous dédié à la Battle food (un dimanche par mois pour être exacte). Après avoir cuisiné les fruits exotiques avec Emilie de Emilie Sweetness, cette fois, c'est ma chère Béatrice du blog Popote et Nature qui est la marraine de la 42ème édition. Je dis ma chère parce que je me sens liée à Béatrice qui est une poitevine d'adoption alors que je le suis - en partie - d'origine. Nous échangeons donc parfois sur les macarons de Montmorillon ou autres farcis poitevins ^^

Mais vous l'aurez compris, si Béatrice vit dans le Poitou, elle n'en est pas originaire. Le thème qu'elle a choisi pour cette édition va vous donner un indice : 


Alors ? Où voue-t-on un véritable culte à la pomme de terre ? Ok, en Limousin aussi nous sommes traditionnellement de gros consommateurs de pommes de terre, mais sinon, c'est bien dans le nord de la France qu'il faut chercher. Notre Béa est une fille du Nord, amoureuse des pommes de terre :-)

Il fallait donc une recette à base de pomme de terre + de la couleur dans l'assiette au travers des ingrédients ou de la décoration. Après une très longue réflexion j'ai opté pour les deux, ainsi que pour un métissage un peu incongru mais délicieux entre l'Espagne et le Limousin.

Lorsque je suis allée à Madrid (auparavant l'Espagne se limitait pour moi à Barcelone et à l'aéroport de Gérone qui desservait la Sardaigne ^^) j'ai eu le plaisir de découvrir un truc pour lequel je suis prête à faire des kilomètres : les patatas bravas ! 
Alors certes, c'est quelque chose de tout simple (si vous voulez la recette originale, vous la trouverez chez Annie de By acb for you) mais que je trouve fantastique à l'apéritif. 

Dans l'absolu, la tomate donne déjà de la couleur à la sauce d'un orange un peu flashy dans certains bars lorsqu'elle est industrielle, beaucoup plus doux et de couleur brique lorsqu'elle est faite maison. Mais j'ai décidé d'ajouter (comme souvent ces temps-ci) une petite "limouzi touch" à ma recette et d'orange, la sauce est devenue... rose !

J'ai déjà eu l'occasion de vous en parler dans d'autres recettes, l'un des produits phare de la Corrèze, c'est la moutarde violette de Brive. Très douce et à la saveur à la fois sucrée et acide, on aime ou on aime pas mais personnellement je l'adore. Et il se trouve que cela fonctionne très bien pour faire une variante d'aïoli (qui je vous l'accorde ne contient pas de moutarde). La sauce pour les patatas bravas, c'est un peu un aïoli "soft" (le goût d'ail n'est pas très fort) agrémenté de sauce tomate et d'un peu de piment doux. 

Donc c'est parti pour un vol direct Brive-la-Gaillarde / Madrid (on peut toujours rêver ;-)


dimanche 3 avril 2016

Brioche au Citron et à l'Huile d'Olive { vegan }


Je ne sais pas vous, mais à chaque fois que j'ai envie de faire une brioche, je n'ai jamais ni lait, ni œufs (ou pas suffisamment). Il faut dire que je consomme très peu de lait - chez moi 1 litre de lait = 1 litre de yaourt) et je mange beaucoup d’œufs ce qui fait que je suis régulièrement en panne :-)

Du coup, lorsque j'ai découvert cette recette de brioche à l'huile d'olive dans le très beau livre de Marie Chioca Cuisiner sans lait, j'ai rapidement décidé de la tester. Verdict ? Elle est excellente et très facile à faire. En réalité la texture est très voisine des pains au lait... mais sans lait ! Très agréable au petit-déjeuner :-)

Ici, je l'ai parfumée au citron pour la rendre plus gourmande et l'adapter au thème de cette nouvelle édition de Recettes autour d'un ingrédient. Ce défi lancé par Samar de Mes inspirations culinaires et Soulef de Amour de cuisine porte son concept dans son nom. Et quand C'est Salima qui cuisine a proposé le citron, je savais que ce thème était parfait pour moi. Je suis une grande consommatrice d'agrumes et il me restait encore des beaux citrons à la maison.

J'ai donc intégré le zeste de ce fruit d'hiver dans ma pâte à brioche et j'ai remplacé le liquide représenté par l'eau de fleur d'oranger par le jus du même citron. La texture est étonnamment moelleuse et très parfumée, plus au citron qu'à l'huile d'olive en réalité. Et contrairement aux vraies brioches, on a pas l'impression de faire un écart sur une alimentation équilibrée. 

Bon après, rien ne vous empêche d'être très gourmands et d'ajouter un peu de confiture sur votre petit bout de brioche ;-)


jeudi 24 mars 2016

Manaïche, Man’oushe, Galettes au za'atar


Après ce beau titre à choix multiple, quelques petites explications s'imposent ;-) 
Le za’atar (ou zahtar, ou zatar) est un des grands classiques de la cuisine libanaise et il fait véritablement partie des produits que j'adore. Mélange d'épices ou épice en lui même, le débat n'est toujours pas résolu. 
D'une manière générale, toute la cuisine libanaise me fascine et bien qu'elle soit très éloignée de mes habitudes, je prépare régulièrement certains plats qui en sont les représentants comme le labné ou la soupe de lentilles et de blettes.  

Quand j'ai vu le thème choisi par Elise de And so we cook pour cette nouvelle édition du Foodista challenge, je n'ai pas regretté de l'avoir désignée comme nouvelle marraine ! 



Tout un programme et un vaste choix de choses délicieuses avec un plat issu de la cuisine traditionnelle libanaise et un élément végétal.

jeudi 11 février 2016

Pâtes à la crème douce de Pois Chiches et Roquette


Pour le plat de notre semaine des amoureux, j'ai encore une fois choisi de rendre visite à des ingrédients réputés aphrodisiaques. A l'image du céleri de l'apéritif, mes deux invités du jours ont perdu leur réputation au fil des siècles : les pois chiches et la roquette. Je ne sais pas si vous leur connaissiez ces vertus mais personnellement c'est en travaillant autour de ce projet que je l'ai découvert ! 

La réputation de la roquette remonte loin dans l'histoire puisque déjà au Ier siècle, l'auteur latin Lucius Moderatus Columella dans son traité sur l'agriculture De re rustica reconnait la puissance de la roquette. Le philosophe et médecin persan Avicenne et d'autres à sa suite confirmeront que la roquette serait d'efficacité immédiate... A tel point qu'au Moyen Âge, l'Eglise interdit sa cultivation dans les cloîtres (deux précautions valent mieux qu'une).
Mais c'est peut-être son goût piquant et son odeur puissante qui lui ont valu cette réputation.

jeudi 26 novembre 2015

Petits pains à la Sauge


Je ne sais pas si cela vous arrive mais il y a parfois certains ingrédients que j'ai en très (trop ?) grande quantité. Ceux pour lesquels on a une famille qui veille au réapprovisionnement (pour moi c'est la confiture) ou ceux que les amis ou voisins donnent en quantités astronomiques. Basilic, origan, persil et sauge font partie pour moi ces cette dernière catégorie. En dehors du persil que j'ai toujours du mal à apprécier dans sa version sèche, les autres plantes subissent en général ce traitement. Qui n'apprécie pas de mettre un peu d'origan dans un plat en plein hiver ? 

Mais cette année, en plus de ma "dealeuse" officielle de sauge, ma maman et une autre amie ont eu l'idée de me donner de grandes brassées de cette aromate que j'adore. Et quand on arrive presque au kilo et que personne n'est tenté par une redistribution... on s'adapte ;-) 

mardi 17 novembre 2015

Cubes de Bouillon végétal { Home made }


Pour cette nouvelle édition de la Battle food Julia des Cookines nous a proposé un thème que je ne pouvais qu'aimer... 


Alors certes il m'arrive de céder aux sirènes de l'industriel mais de manière générale, mes placards de cuisine contiennent relativement peu de produits transformés. Ça n'est pas toujours pratique en fin de journée lorsque l'on est fatigué et que l'on a bien envie de faire rapide mais pour pallier à ses moments de paresse culinaire, je congèle souvent des plats préparés en grandes quantités ou des soupes. 

Je dois donc bien avouer que je me suis longuement creusé la tête avant de trouver une idée. C'est en visitant mon placard que j'ai finalement trouvé le produit à retravailler en version home made puisqu'il y a une chose très manufacturée qui est toujours présente dans ma cuisine : le bouillon en cube. 

Bien que les traditions sardes soient en partie venues à mon secours pour les soupes (c'était principalement là que j'utilisais ces cubes) avec l'usage de tomates séchées sous sel, je dois avouer que je n'ai jamais renoncé - en dehors de certaines préparations où la qualité du bouillon fait le plat - à cette solution de facilité. 

Et pourtant, ça n'est pas si compliqué d'en faire une version maison ! Cela a surtout un gros avantage qui est de pouvoir contrôler la quantité de gras et de sel que l'on utilise. On ne peut tout de même pas supprimer la totalité du sel puisque c'est lui qui permet une conservation correcte. L'autre avantage, il peut aussi permettre de recycler certaines parties délaissées des légumes. 

mercredi 9 septembre 2015

Aubergines au four comme en Sardaigne { Melanzane alla sarda }


Vous pensiez que l'été était terminé ? Que nenni ! 

Je ne sais pas chez vous mais chez moi, la saison de l'aubergine bat son plein. C'est toujours quelque chose que j'aime ce décalage des saisons entre mes deux "chez-moi". Pour l'avoir vu chez certaines blogueuses, les aubergines ont par exemple 2 mois d'avance en Provence par rapport au Limousin... et bien c'est la même chose en Sardaigne ;-) 

Du coup mon retour ce fait encore une fois en douceur niveau cuisine puisque les étals des marchés sont encore pleins de légumes et de fruits qui pour moi évoquent l'été. Et puis nous ne sommes pas encore officiellement en automne. 

Alors en attendant de pouvoir cuisiner des châtaignes, des champignons et des potimarrons, voici un plat qui sent bon l'été. Je vous en parlais sur Facebook, j'ai récupéré cet été beaucoup de recettes (écrites) hérités de la grand-mère maternelle de mon cher et tendre. Et bien celle que je vous propose aujourd'hui est un héritage oral direct de la nonna du côté paternel. Je l'adore ! Elle a 90 ans et elle fait encore de la gym (plus en forme que moi en somme).  

Lors d'un repas dominical, la discussion c'est orientée sur la meilleure manière de manger les aubergines... Je crois que la France et l'Italie sont bien les deux seuls pays où l'on parle de nourriture lorsque l'on est à table. Il faut dire qu'en Sardaigne et tout particulièrement dans le Nord à Sassari, l'aubergine est une véritable religion ! La mirinzana - en dialect local - a même sa chanson (pas glamour du tout donc je vous passe l'explication de texte). 
Si on peu la consommer en parmigiana comme un peu partout en Italie, ma version préférée de l'aubergine est cuite au barbecue avec beaucoup (beaucoup) d'huile d'olive, d'ail et de persil. 
Mais selon la mamie - et on ne contredit pas les mamies italiennes - la meilleur version et la plus consommée dans le nord de l'île reste celle des aubergines à la sarde. C'était la première fois que j'en entendais parlé et je lui ai donc demandé de quoi il s'agissait. Si vous voulez le découvrir... il ne vous reste plus qu'à lire la recette ;-) 

mardi 18 août 2015

Carpaccio de veau, amandes concassées et huile d'olive parfumée à la mélisse

Pour cette Battle food, nous voici à nouveau en Italie. C'est cette fois Hélène du superbe blog Rock the Bretzel qui est à l'origine du thème d'aujourd'hui : le carpaccio ! 
Plat assez récent - même si la cuisine piémontaise connait traditionnellement quelque chose de similaire - le carpaccio est né dans les années 60 à Venise. Guiseppe Cipriani, le propriétaire du Harry's Bar (à qui l'on doit également le délicieux cocktail Bellini) pour les besoins d'une cliente prépare un plat de viande crue. Inspiré par l'exposition sur le peintre Vittore Carpaccio, il lui donne son nom... le carpaccio est né :-) 

Après avoir longtemps cherché ce que j'allais pouvoir "carpaccioter", je me suis rendue à l'évidence : pour moi le carpaccio c'est un produit carné...

Donc comme j'adore le carpaccio de boeuf, j'ai décidé de reprendre ce classique et de le détourner un peu. Première entorse, l'utilisation du veau à la saveur beaucoup plus douce. Pour la touche un peu fantaisiste, j'ai ajouté du croquant avec les amandes concassées - s'il y a bien une chose que je reproche à ce plat en temps normal, c'est son unité de texture - ainsi qu'un peu de parfum avec la mélisse. Cette plante que l'on utilise principalement dans les infusions (ça c'est mon côté mamie) se marie en réalité très bien avec différentes combinaisons salées, un peu à l'instar de la menthe. 

Ici j'ai fait une macération rapide dans l'huile d'olive mais vous trouverez en note à la fin de l'article les indications pour réaliser une véritable huile à la mélisse. 

Fraiche et pleine de saveurs, j'espère que cette proposition vous plaira :-)


jeudi 9 juillet 2015

Pindjour {en Tartines pour l'apéritif}


Après nous être promenées en Asie, avoir fait un arrêt au Portugal, nous voici arrivées avec quelques copines blogueuses dans les Balkans ! 

C'est la douce Gordana du délicieux blog Des recettes à gogo qui nous a proposé de partir à la découverte de cette cuisine qui est la sienne, géographiquement assez proche mais aussi - à tort - assez méconnue. 

Donc quand Gordana nous a proposé ce "Balkan tour", je me suis mise à chercher des informations sur la cuisine - notamment serbe puisque c'est le pays d'origine de notre Gogo - et je me suis immédiatement plongée dans un livre que j'adore mais que j'utilise principalement en hiver, Recettes végétariennes slaves de Daria Sobowiec. 
De la cuisine serbe je ne connaissais que peu de choses - du moins je le pensais - mais il y avait un produit que j'aimais beaucoup : l'ajvar (allez voir les blogs des copines, vous avez plusieurs versions). Il y a quelques années de cela un ami frioulan m'avait fait goûter cette délicieuse purée de poivron et j'avais trouvé ça excellent. Mais il l'avait acheté en Croatie donc je n'ai pas immédiatement fait le lien. C'est en regardant sur internet que j'ai vu que d'une part l'ajvar était quelque chose que l'on produisait en quantité dans une grande partie des Balkans (dont la Serbie) et qu'il avait beaucoup de cousins dont fait partie le pindjour que je vous propose aujourd'hui. 

Pindjour, Ajvar, Lutenica (dont la recette se trouve aussi dans le livre de Daria Sobowiec), sont toutes des préparations très voisines ayant pour but - plus particulièrement pour les deux premières à ma connaissance - de conserver les légumes d'été pour les utiliser comme condiment à la saison froide. Si vous êtes curieux, vous trouverez ICI un beau reportage en anglais sur la préparation de l'ajvar. 

Pour ma part après avoir réalisé la préparation (ici en petite quantité), j'ai préparé des tartines avec un peu de fromage de brebis en saumure. On trouve en Serbie ce type de fromage qui ressemble un peu à la feta en moins consistant. Je ne connais que le - joli - nom bulgare de ce fromage que l'on nomme sirene (j'ai un ami d'origine bulgare qui farci les poivrons avec... c'est tout simplement excellent) mais comme je n'en avais pas, je suis allée au plus simple ;-) 

dimanche 5 juillet 2015

Panino di melanzane alla parmigiana

Battle food... trente-troisième ! 
Organisé par Elise du très beau blog And so we cook, le théme de cette édition est « Un pique-nique à l’ombre des palmiers » ! Tout un programme ;-)

Comme il fallait concevoir une recette que nous emporterions avec nous sur la plage, dans un parc ou à la campagne, mon choix c'est porté - après pas mal d'hésitation - sur ce qui est pour moi LE sandwich de l'été : celui à base de melanzane alla parmigiana ! 

Vous allez dire que je suis tombée sur la tête pour envisager cela... c'est aussi ce que je pensais avant d'être en Italie. Moi qui était habituée aux plages de l'Atlantique, j'ai découvert en Sardaigne une tout autre manière de "vivre" la plage. Et quand je dis vivre la plage, je pourrais presque dire vivre À la plage ! Parce que pour certaines familles c'est véritablement ça. Les gens viennent avec la mamie, les enfants, le chien, les parasol, les chaises, les jeux et surtout la glacière. Précieuse glacière qui ne contient pas des choses basiques comme des fruits, du pain et du jambon... Non ! Elle contient des bonnes choses préparées par la mamma avec en tête les fameuses melanzane alla parmigiana (il y a un dessin de Fiamma Luzzati très rigolot sur cette habitude en Sicile). 

A Sassari il y a un autre cliché dans le même style, celui des gens qui apportent à la plage un thermos contenant des gigioni (plus connus sous le nom de gnocchetti  sardi) al sugo... a manger très chaud bien évidemment. J'exagère un peu car tout le monde ne pratique pas ainsi mais ça me fait toujours sourire de voir ces véritables campement (et je me demande toujours comment les gens ont le courage d'emporter tout ça). 

Pour ma part, je pratique aussi les melanzane alla parmiagiana à la plage... mais dans une version plus pratique - coincées dans un petit pain - et aussi moins organisée puisque je l'achète au bar, préparé par la maman de Raffaele (si vous allez à Mugoni, arrêtez-vous au bar delle Ninfe ;-) 

Ici c'est une version clairement allégée que je vous propose - attention, pas light, juste un peu moins grasse - puisqu'au lieu de frire les aubergines, je les ai grillées. Deux avantages à cela : on réduit un peu la quantité totale d'huile (mais rassurez-vous, la lecture de la recette fera tout de même faire des bons à un nutritionniste) et surtout le résultat est un peu moins moelleux. C'est loin d'être un avantage quand on mange la parmigiana comme plat mais dans un sandwich, c'est nettement plus pratique ;-)


mercredi 27 mai 2015

Pasta aglio e olio à la mode charentaise {Pâtes à l'aillet}

Je fêtais la semaine dernière son arrivée (chez moi) avec une petite vinaigrette, voici cette fois l'aillet à l'honneur dans un grand classique italien : la pasta aglio e olio. 
Souvent accompagné de beaucoup de piment (aglio, olio e pepperoncino donc) c'est l'un des plats que mon italien préféré m'a appris en premier. Il faut dire que ça n'est pas le genre de chose que l'on vous proposera à table en Italie si vous êtes invité... C'est plutôt l'archétype du plat de pâtes pour célibataire ou paresseux (ou les deux). 
Toujours est-il que c'est un plat que j'adore avec des saveurs très fortes (ail et piment en sont la raisons) mais qui se marient à merveille. 

C'est aussi un plat qui est devenu l'objet d'une blague entre mon frère et moi puisque dans les premiers temps de "rodage" de la recette (pourtant bien simple) je lui ai fait tester une version pimentée +++ qui était carrément immangeable tellement elle était forte ! Du coup quand je lui propose de cuisiner des pâtes, il me répond de manière systématique qu'il accepte tout en dehors des pâtes au piment. 

Comme désormais je manie avec plus de prudence et de dextérité le piment - et que vous pouvez tout à fait doser à votre goût sans modifier l'idée de la recette - je vous propose aujourd'hui une version un peu charentaise de ce classique italien. Un peu charentaise puisque l'aillet reste un légume très consommé dans la région et qu'en ayant un blog nommé Petite cuillère et Charentaises, je ne pouvais pas envisager les choses différemment ;-) 

Mais en dehors du clin d’œil, cette version est un véritable coup de cœur. L'aillet, beaucoup plus délicat et à la saveur plus verte que l'ail dont il est en fait la jeune pousse, donne une petite touche fraîche à ce plat de pâtes que l'on déguste pourtant très chaud. Pour accentuer cet aspect, je vous conseille de le faire cuire très peu, à la fois pour lui conserver sa couleur mais aussi toute sa saveur. 


mardi 19 mai 2015

Vinaigrette sucrée-salée au miel de citronnier et à l'aillet {Concours}

Ça y est, il est finalement arrivé ! Qui ? Mais je parle de l'aillet bien sûr. 

L'aillet c'est tout simplement la jeune pousse d'ail dont les gousses ne sont pas encore formées. D'ailleurs si vous attendez la fin de la saison, vous allez voir petit à petit des mini gousses se former à l'intérieur. Le grand classique en Charentes, c'est d'offrir le premier mai un brin d'aillet... bien moins glamour que le muguet surtout quand on sait qu'il s'agit de croquer dedans. Autre grande tradition, l'omelette à l'aillet qui réunit parfois encore les gens dans les villages (en Charentes limousine vous avez quelques salles de fêtes qui sont bondées le 1er mai à 9h le matin pour un "petit-déjeuner" à l'aillet). 

Mais cette année, l'aillet est arrivé avec un peu de retard en Limousin donc pas de bisous à l'aillet pour la fête du travail. On se rattrape aujourd'hui avec cette préparation qui réunit deux produits que j'affectionne particulièrement : l'aillet et le miel. 
Vous l'avez peut-être remarqué au fil des articles, j'adore le miel. Ou plutôt devrais-je dire les miels puisque l'une des caractéristiques de ce produit est sa diversité. Des plus délicats comme le miel d'acacia aux plus costaux comme le miel de châtaignier, je crois que j'aime toute la palette de ceux que j'ai déjà goûté ! 

Je vous propose donc de gagner grâce à Famille Mary ces deux beaux miels bio qui ont gentiment posé pour la photo. Le premier est à la lavande et le second est un miel de citronnier (l'un de mes miels chouchous)... Et vous pourrez du coup tester cette vinaigrette toute simple mais très parfumée !


jeudi 14 mai 2015

Spaghetti poutargue et sauge

Les choses les plus simples sont parfois les meilleurs... cet adage bien connu s'avère souvent vrai en cuisine. En effet, quoi de meilleur que des asperges cuites à la vapeur et dégustées seules ou avec un petit filet d'huile d'olive ? Des fraises au sucre peut-être ;-)

Toujours est-il que la cuisine italienne est riche de préparations aux ingrédients très simples mais au résultat savoureux. C'est le cas aussi en Sardaigne où l'on trouve des plats extrêmement simples au niveau de leur composition mais à la saveur fantastique. 

Tout à fait dans cet esprit, je vous propose aujourd'hui une version améliorée des fameux spaghetti alla bottarga di muggine  que l'on trouve dans l'île. Je ne reviens pas sur l'histoire de ce produit (je l'avais fait dans un article il y a quelques temps déjà) mais si vous connaissez la poutargue de Martigues, c'est le même produit. Si la bottarga reste un produit coûteux, sa saveur très forte ne nécessite pas l'utilisation d'une grande quantité. 

Je vous parlais d'amélioration par rapport à la recette de base car ici, la saveur est beaucoup plus délicate - j'ai retiré l'ail - et un parfum qui a quelque chose d'herbacé avec l'adjonction de sauge. L'idée est née en mangeant une sauce à base d'encre de seiche et de tomates. Un peu décevante au niveau de la saveur, nous avons cherché avec mon cher et tendre à lui redonner un peu de pep's. Solution d'urgence : la sauge séchée ! Elle a tout de suite amélioré le plat que nous désespérions de sauver... Conquis par ce nouveau mariage de saveurs, mon italien préféré a proposé de le tester également dans les pâtes à la bottarga. Et c'est mille fois meilleur ainsi :-) 

La recette est extrêmement simple - c'est ce qui dans le quotidien fait son principal intérêt - mais fera le régal des amateurs de saveurs iodées. 


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