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vendredi 3 novembre 2017

Fregola sarde aux Cèpes et à la Saucisse


Avec une recette comme celle-ci, nous entrons directement dans l'automne et ses saveurs 😊

Je ne sais pas ce qu'il en est pour vous mais personnellement, c'est une saison que j'adore. Il commence à faire un peu froid, la nature se pare de ses plus belles couleurs et surtout elle devient très généreuse en matière de cueillette

Si ma maraîchère comble ma passion pour les courges, ce sont les promenades en forêts qui me permettent d'assouvir mon amour des châtaignes et des champignons. Parce que oui, en étant en Limousin, il est difficile d'échapper au duo châtaignes-cèpes en cette saison. J'ignore totalement ce qu'il en est dans les régions moins bien pourvues en champignons sauvages - dans le Poitou mon grand-père allait aux "lumas" mais jamais aux champignons - mais ici c'est quasiment un sport de compétition. C'est même un croisement entre les secrets de la CIA et du sport de haut niveau 😅 Pourquoi ? Parce qu'il faut crapahuter pour faire une bonne récolte et surtout... personne ne vous donnera jamais ses "coins". 

vendredi 26 mai 2017

Brioches chinoises farcies à la vapeur


J'adore la brioche, toutes les brioches ! Les sucrées avant tout, gourmandes avec du chocolat dedans ou la gâche de mon enfance mais aussi salées pour des versions apéritives toujours très parfumées en ce qui me concerne, puisque c'est ainsi que je les aime. 

La brioche c'est aussi le thème de cette 52ème Battle Food organisée par Kelly du joli blog My Pastry Addiction à qui Déborah de Maman Pâtisse a passé le relais. Le thème avait tout pour être gourmand et régressif : La Brioche, Reine de Notre Enfance

Mais c'est vrai qu'une fois passée l'exaltation des premiers instants - "ouuuuh j'ai une excuse valable pour manger de la brioche !!" - je me suis souvenue qu'il y avait pour moi peu de liens entre mon enfance et la brioche. 
J'ai toujours beaucoup aimé la brioche vendéenne - qui dans le meilleur des cas était celle du boulanger - mais ma petite maman n'en a jamais préparé. Il faut dire qu'elle faisait plus partie des mamans "gâteau au yaourt (cramé)" que des mamans "brioche et cookies" pour les goûters et les événements scolaires 😄 Cela ne m'a jamais empêché de l'aimer de tout mon cœur et d'adorer cuisiner une fois adulte 💕 

vendredi 14 avril 2017

Poitrine d'Agneau farcie à la ricotta et aux blettes


A nouveau de l'agneau mais après le curry mi-indien mi bellachon, voici une recette plus proche de la tradition pascale. 

Cette fois l'agneau n'est pas simplement rôti - comme ce que l'on fait chez moi le plus souvent après l'avoir piqué à l'ail - mais farci... comme on fait souvent dans l'Italie de chéri avec les viandes 😉

Petite, la seule préparation consistant à farcir une viande que l'on préparait autour de moi, c'était le veau Orloff. Dans sa version moderne et très années 80, c'est-à-dire avec du bacon et du fromage fondu. Pas très traditionnel mais divinement bon ! Il faut dire que le fromage fondu et moi c'est une grande histoire d'amour 😏

mercredi 5 avril 2017

Curry d'agneau de Bellac


Premier mercredi du mois... c'est Bataille food ! Et encore une fois, c'est un peu Limousin ! Un peu seulement puisque comme le titre de la recette l'indique, j'ai préparé un plat à base d'une viande locale : l'agneau Baronet. Pour le reste, on voyage plutôt du côté de l'Inde 😊

En effet, Didier de Visites gourmandes nous a choisi pour thème "des produits locaux et des épices"... Je crois qu'avec ma proposition je réunis bien les deux 😉 L'idée était de présenter une production locale (l'agneau donc) et de faire découvrir ce produit au travers d'une recette contenant des épices.

Pourquoi ce choix ? Mon petit Limousin contient plein de beaux produits mais l'approche de Pâques a dicté mon choix : cela sera l'agneau ! L'agneau du Limousin - qui a obtenu en 2000 l’Indication Géographique Protégée - est élevé dans les vertes campagnes autour de Bellac... ville que je connais bien pour l'avoir traversée toute mon enfance puisqu'elle était le passage incontournable pour relier Limoges au Poitou.


vendredi 24 mars 2017

Pâté de pommes de terre limousin


Mois du limousin... troisième semaine (promis, après j'arrête). 

Si la semaine dernière mes massepains étaient dans une ambiance toute printanière, cette fois le climat correspond au plat... il fait froid !

La recette que je vous propose aujourd'hui est THE classique limousin, j'ai nommé le pâté de pommes de terre. Il faut dire que la pomme de terre et le Limousin, c'est une grande histoire d'amour 😊 Ici la terre est rude et peu encline à la générosité. C'est la terre du blé noir et des châtaigniers, à tel point que ces derniers étaient parfois appelés les arbres à pains ! 

Mais à la fin du XVIIIème siècle, le Limousin a connu une grande période de transformation sur tous les plans, notamment alimentaire. Si je vous dis Turgot, il y a trois possibilités. Soit vous êtes limousin cela vous parle, soit vous êtes sorti d'une fac de droit  et cela vous parle aussi (sinon vous n'avez pas écouté pendant les cours d'Histoire du droit et c'est mal !), soit vous n'êtes ni l'un ni l'autre vous ne le connaissez peut-être pas (et à juste titre cela ne vous empêche pas de dormir 😉).

vendredi 14 octobre 2016

Coda alla Vaccinara { Queue de bœuf comme à Rome }


Il fait froid hein ? (Ouiiii !) 
Vous avez envie de plats mijotés et réconfortants ? (Ouiiii !)
Mais un peu de soleil romain ça vous tente aussi ? (Ouiiii !)

Vous êtes au bon endroit ^^

La recette que je vous propose aujourd'hui correspond parfaitement à mon envie du moment (qui je l'espère est aussi la votre) : du chaud, du gourmand, du réconfortant. C'est un grand classique de la cuisine romaine : la coda alla vaccinara. Ce plat met en oeuvre l'un des éléments importants du  quinto quarto romain, la queue de bœuf

Dans la cuisine romaine, le quinto quarto - le cinquième quart - c'est la partie qui reste de l'animal une fois que les bons morceaux ont été détaillés et vendus. Ce sont tous les abats mais aussi la langue et la queue. Archétype de la nourriture pauvre (seuls les riches pouvaient ce permettre les morceaux de viande dits nobles) partout dans le monde pendant des siècles, ces bas morceaux sont désormais souvent très recherchés. 

Je crois qu'à Rome comme dans beaucoup d'endroits en Italie, la cuisine est une affaire sérieuse... Il suffit de voir Sora Lella et son pollo alla Romana rudoyer le pauvre journaliste de la Rai (enfin Sora Lella pas le poulet ^^) lorsque celui-ci a le malheur de dire que ça n'est pas la seule manière de préparer cette volaille ! Cependant, si on peut vous houspiller pour beaucoup de crime de lèse majesté (la pasta alla carbonara avec les mauvais ingrédients, les maritozzi avec ou sans raisins secs, etc.) pour ce plat les différentes versions se côtoient étrangement à Rome même... sans trop de grabuge.

Plat pauvre à l'origine (comme tous les plats réalisés avec les bas morceaux), la recette tiendrait son nom du quartier de Rome où elle est née, quartier où habitaient les Vaccinari, ceux qui abattaient et dépeçaient les bœufs dans la ville éternelle. Un peu comme le quartier de la boucherie à Limoges mais avec beaucoup plus de soleil et d'accent romain ^^ 

samedi 30 juillet 2016

Lapin froid en Sauce verte { Basilic citronné, Persil et Piment }


Avant les vacances d'été, j'ai toujours pour habitude de vider mon congélateur. J'ai conservé seulement quelques petits pois pour l'hiver à venir mais tout le reste a été consommé. Et comme souvent, j'avais beaucoup d'une seule et même chose. 

Cette fois, c'est le lapin qu'il m'a fallut imposer au menu quelques jours de suite. Je ne fais pas partie des gens qui souffrent de manger plusieurs fois de suite la même chose mais très sincèrement lundi du lapin, mardi du lapin, mercredi du lapin aussi... ça fini par lasser ! J'ai donc été obligée de mettre en oeuvre mon imagination pour trouver des recettes qui sortent un peu de mes habitudes (à savoir le lapin au romarin et aux tomates). 

D'autres contraintes s'ajoutaient à cela puisqu'il faisait chaud et qu'en cuisant un lapin entier - ceux de mon oncle sont particulièrement dodus - j'avais forcément des restes... D'où l'idée de manger le lapin froidEn réalité, c'est quelque chose que je fais de temps en temps sous la forme de salade, un peu comme la chicken salad des anglo-saxons. Il faut dire aussi que niveau goût, ces deux viandes froides sont très proches. 

Pour accompagné mon lapin (ici les cuisses mais en réalité peu importe le morceau) j'ai fait une sauce peut être comparée à la sauce chimichuri argentine dont vous pouvez trouver la recette chez Patricia. C'est un peu différent par l'usage mais surtout par la présence du basilic en grande quantité par rapport au persil. A plus forte raison parce que j'ai utilisé du basilic citronné, ce qui ne fait que renforcer le côté frais du plat. 

Accompagné d'une salade verte ou de tomates, c'est une bonne option pour un plat dominical sous la canicule ;-)

mardi 10 mai 2016

Lapin aux Tomates séchées et au Romarin


Il me semble que je vous en avais déjà parlé lors d'un précédent article, mais à la maison la viande que nous consommons a deux origines : mon éleveur-boucher pour tout ce qui est bœuf et porc et l'un de mes oncles maternels pour les lapins et les poulets (enfin les poules). 

En allant le voir l'autre jour, je me suis retrouvée à la tête d'une montagne d’œufs, de kilos de noix (je sais, ça n'est pas un produit animal ^^) et de 3 lapins ! Après une petite distribution autour de moi, j'ai décidé de préparer mon lapin d'une façon relativement simple mais que j'apprécie beaucoup : avec du romarin et surtout beaucoup d'ail et de tomates séchées

Dans ma famille (en réalité chez ma grand-mère) le lapin se mangeait toujours simplement cuit à la cocotte pendant longtemps. J'ai le souvenir de cette énorme cocotte noire en fonte dans lequel le lapin logeait toujours en entier... Ce qui est loin d'être le cas avec ma petite cocotte. J'ai aussi le souvenir de l'odeur qui se dégageait dans la cuisine et qui me donnait faim bien des heures avant le déjeuner :-)

Mais chez moi, je n'arrive pas à cuisiner le lapin "nature". Je suis moins douée que ma mamie (ou que mon oncle) et j'ai toujours trouvé le résultat quand je le préparais trop sec. Du coup s'était souvent lapin en sauce, à la moutarde ou en civet

Et un jour, invitée chez une amie, j'ai eu l'occasion de découvrir cette recette de lapin aux tomates séchées. Je devrais mettre des guillemets au mot recette car en réalité, elle n'avait pas de véritable recette, juste l'envie de préparer ensemble ces produits très méditerranéens (pour une limousine de naissance, c'est un comble ^^). Mais j'ai l'habitude car elle cuisine toujours ainsi, un peu au hasard - comme beaucoup d'entre nous je pense, la seule différence c'est que moi j'essaye de noter les quantités au fur et à mesure - pour des résultats toujours fantastiques ! 

Donc cette fois, pas de véritable recette - les quantités sont approximatives, vous pouvez tranquillement mettre plus ou moins de tomates - mais une association de saveurs que je trouve à la fois très délicate (le goût du lapin n'est pas caché par une sauce) et très parfumée (ça sent bon la garrigue ;-)

vendredi 1 avril 2016

Porc laqué au Miel et à la Sauce soja Limouzi Style


Une fois n'est pas coutume, beaucoup de produits carnés sur le blog cette semaine.

Il y a cependant une explication très rationnelle. Pour fêter son 1000ème article, mon amie Hélène du blog Keskonmangemaman a organisé un petit concours consistant en la reprise (à l'identique ou avec des variantes) de l'une de ses recettes. Cinq possibilités : des lemon squares, des filets de poulet au citron, miel et au romarin, un riz frit façon Kow pad thaï, une soupe de chou kale au pois chiches et lait de coco et le fameux filet mignon de porc laqué au miel et sauce soja que j'ai choisi. 

Une raison principale à ce choix (en bonne gourmande, j'avais voté pour les petits gâteaux au citron), c'était la recette la plus simple à revisiter autour de notre point commun à toutes les deux : le Limousin

Ici j'ai donc repris sa recette mais à la place d'un miel toutes fleurs, j'ai employé le très parfumé miel de châtaignier. Il a une saveur très puissante, un peu amère que j'aime beaucoup dans différents plats. Pour ces raisons, j'en ai mis un peu moins dans ma recette au risque de couvrir toutes les autres saveurs. C'est ce qui explique les autres variations de quantité. 

En réalité - et en dehors du fait que le miel de châtaignier fait très limousin - trois produits viennent de la région. Le porc vient de l'extrême sud du Limousin (à Payzac en Dordogne mais c'est à la frontière ^^), le miel de châtaignier est récolté dans des monts d'Ambazac par mon ami Eric de La miellerie du chemin des moines et les échalotes conservées dans le vinaigre viennent de Vicq-sur-Breuilh juste à côté de Limoges. Le soja et le sésame limousins, malgré le réchauffement climatique, ça n'est pas pour tout de suite ;-) 

Pour les échalotes, c'est quelque chose que j'ai découvert un peu par hasard mais que je trouve très sympa sur le principe. Cela fait un peu comme des échalotes confites et prêtes à l'emploie (plus besoin de soffritto ^^). 

Je ne sais pas si cette version limousine d'un grand classique asiatique plaira à Hélène mais à la maison nous avons adoré ! 

mardi 15 mars 2016

Polpette au Citron et à la Menthe


Avec le week-end dernier tout ensoleillé, j'ai presque l'impression que le printemps revient. Il y a des primevères et des jonquilles depuis presque déjà un mois et si on ajoute une fête de Pâques particulièrement précoce dans le calendrier, le printemps est en train de l'emporter sur l'hiver. 

En cuisine aussi le changement de saison se fait sentir... On est au moment où les légumes d'hiver arrivent à épuisement (j'ai mangé mes dernières blettes ces jours-ci) et où les légumes de printemps n'ont pas encore pointé le bout de leur nez. La terre se repose un peu avant l'explosion printanière :-) 

Du coup, pas de légumes de printemps - en réalité pas de légumes tout court - dans la recette que je vous propose aujourd'hui mais un grand classique italien : les polpette di carne

Plat pauvre par excellente puisqu'il y a beaucoup de pain (rassis en théorie) par rapport à la quantité totale de viande, il fait les délices des petits italiens... mais aussi des plus grands ;-) 

mardi 8 mars 2016

Pasticcio al Radicchio della signora Vanda { Lasagnes à la chicorée }


Derrière ce titre un peu énigmatique ce cache en réalité un grand classique de la cuisine du nord-est de l'Italie (Vénétie et Frioul) : les lasagnes à la chicorée tardive ou radicchio.

Je ne les ai pas simplement nommées lasagne car c'est bien sous le nom de pasticcio que je les ai découvertes. Il se trouve que le fils de la signora Vanda est l'un de mes meilleurs amis et après avoir reçu beaucoup de petits pieds de radicchio venant du jardin frioulan, il a décidé de réaliser un repas à base de ce produit. 

Nous voilà donc partis dans une discussion autour d'une soirée "pasticcio al radicchio". Mais le pasticcio pour bon nombre d'italiens, c'est le pâté... D'où mon premier étonnement à envisager un pâté préparé avec de la chicorée ; mais pourquoi pas. Seulement, au fur et à mesure de la conversation, le doute s'est installé dans mon esprit : nous parlions de deux choses différentes ^^


vendredi 19 février 2016

Rôti de porc salé aux Herbes et Provence


Lorsque Isabelle du blog La cuisine d'ici et d'isca m'a proposé de participer à son défi autour des "recettes oubliées de nos grands-mères" je dois avouer que je n'ai tout de suite su quoi faire. En ce qui concerne mes grands-mères, seule l'une d'entre elles m'a transmis un savoir culinaire et beaucoup des recettes que j'aime étaient déjà sur le blog.  

Et puis je me suis dis qu'après tout des grands-mères il y en a beaucoup (et pas seulement les miennes). C'est vrai qu'il y a parfois dans nos vies des gens avec lesquels nous n'avons pas de liens familiaux au sens stricts mais auxquels nous sommes très liés. 

En matière de cuisine, il y a une femme qui a joué un rôle important (c'est rare puisque chez moi ce sont plutôt les hommes qui cuisinent). Elle a l’age de ma maman et c'est sa meilleure amie depuis l'adolescence. C'est peut-être parce qu'elle a elle même des petits-enfants que je la voie plus comme une mamie que comme la maman de quelqu'un. La recette que je vous propose aujourd'hui est la sienne, mot pour mot :-) 

Elle la fait depuis peu (elle aussi l'a apprise d'une grand-mère qui n'est pas la sienne ;-) mais je l'ai tout de suite adoptée. Il s'agit d'un petit rôti de porc salé comme on peut en préparer en Bretagne. Séché par l'action du sel, conservé également par l'alcool, c'est aujourd'hui plus un moyen de déguster un plat qui réveille les papilles que de réellement conserver la viande. Mais c'est une recette très ancienne qui originellement n'avait que ce but très louable. 

En y repensant, c'est dans le même esprit que le magret séché que je vous avais proposé il y a quelques années de cela. La viande change mais la technique ancestrale reste la même. 

vendredi 22 janvier 2016

Cotoletta alla milanese ou Wiener Schnitzel ? Escalope panée...


La recette du jour a plusieurs noms et plusieurs origines possibles. Ce qui est rassurant c'est que dans tous les cas elle est délicieuse ^^ 

Si jamais vous êtes passés par Milan, vous avez nécessairement rencontré dans un restaurant une escalope de veau très plate et panée. Mais si vous avez visité Vienne (et l'Autriche plus généralement) vous avez certainement eu l'occasion de déguster le même plat. Eh oui, qu'on les nomme cotoletta alla milanese ou wiener Schnitzel les préparations sont identiques ! Mais qui a eu en premier la délicieuse idée de paner une escalope de veau ? 

Comme toujours chacun va gratter dans les archives, on expose les témoignages de repas des siècles passés à la recherche de la première préparation de la fameuse recette, on discute longuement sur les éventuelles différences, etc. Alors ? Milanaise ou viennoise notre escalope ?

Disons qu'au delà des preuves présentées par chacune des parties, l'histoire plaide plutôt en faveur d'une influence autrichienne sur la gastronomie milanaise. Petit retour en arrière... Après la période florissante du Duché, Milan et sa région passent sous domination espagnole. Avec le début de la guerre de Succession, Milan est occupé par l'Autriche (à partir de 1706) et en 1713 est signé le traité d'Utrecht. S'il nous intéresse nous français à plusieurs titre, pour l'histoire de notre escalope de veau, il entérine la cession d'une partie du Milanais à l'Autriche. La ville restera sous domination autrichienne jusqu'en 1796 et l'arrivée de Napoléon Bonaparte.
Si les milanais ont peu probablement influencé la gastronomie autrichienne (je risque de me faire taper sur les doigts en disant ça ^^), ce presque siècle d'occupation a de grande chance d'avoir marqué la cuisine lombarde. En même temps, dans certains plats beaucoup plus anciens, elle ne sont pas si éloignées l'une de l'autre, la cassoeula à base de porc et de chou n'est pas sans rappeler différentes préparations d'origine germanique. 
Mais il est aussi fort possible que d'un même produit on ait préparé un recette identique. 

Inutile de vous le préciser, cette cotoletta ne peut en aucun cas (jamais ! mai ! never !) être servie avec des pâtes... Vous l'aurez compris je penche plus du côté italien dans la dégustation. Mais je ne pense pas qu'en Autriche on fasse ce genre de chose. Choisissez plutôt une petite salade ou des frites pour les plus gourmands. On sert aussi souvent une vraie côtelette de veau avec l'os mais c'est bien moins pratique à consommer. 

Ici c'est une version presque "mini" notamment puisque le grand jeu en Italie est de proposer la cotoletta la plus grande (qui dépasse de l'assiette) possible. Je suis restée sage sur la taille de l'escalope mais comme d'habitude assez exigeante sur la qualité de la viande... Je vous conseille de faire de même pour avoir un résultat parfait ;-)   


mardi 12 janvier 2016

Zuppa di farro - Soupe de petit épeautre {Souvenirs romains}


Ça n'est pas qu'il fasse bien froid mais le temps est tellement maussade que je suis en mode soupe presque tous les soirs... Pour faire revenir un peu de soleil et de couleurs dans les cuisines, celle que je vous propose aujourd'hui porte en elle toute la douceur de vivre et le soleil de Rome. C'est plutôt bien comme programme ;-)

Bon en réalité, à Rome aussi il fait parfois moche en hiver mais cette recette est une tentative de reproduction de la zuppa di farro d'un restaurant de la ville éternelle que j'adore. 
Armando al Pantheon c'est un petit restaurant situé (comme son nom l'indique) juste à côté du Panthéon. Si j'y suis allée, c'est parce qu'une amie qui avait fait ses études à Rome n'avait de cesse de mentionner ce lieu et sa soupe dont elle essayait en vain de récupérer la recette auprès de son amie Fabiana (qui oeuvre accessoirement dans les cuisines de ce restaurant avec son papa). J'ai eu l'occasion de passer un repas en Sardaigne avec elle - toujours grâce à cette amie commune - et le seul mot qui me venait à l'esprit c'était "pétulante". Tout ce que l'on peut imaginer de la femme italienne (exception faite de sa blondeur) en rondeur, en exubérance et en accent romain :-) 

C'est ainsi que la curiosité aidant, je suis allée goûter cette fameuse soupe. Je vous annonce tout de suite deux choses : 
1-elle est divine (oui, c'est bien d'une soupe dont je parle) 
2-je ne suis pas arrivée - moi non plus - à "craquer" la recette. La texture est différente mais le goût lui est très voisin. Pour les ingrédients, je suis assez certaine de mon coup ;-) 
Si jamais vous avez l'occasion d'aller à Rome, je vous conseille fortement cet endroit, non pas pour manger "italien" (ce qui en Italie a peu de sens) mais bien pour manger romain. La carte ne comporte d'ailleurs presque que des plats issus de la tradition laziale

En France - du moins à ma connaissance - on ne trouve que très difficilement du farro, c'est-à-dire des graines d'amidonnier (triticum dicoccum) mais son frère l'engrain ou petit épeautre (triticum monococcum) et vraiment très similaire. 

Voici donc la "presque" zuppa di farro de Armando al Pantheon, bien chaude, très gourmande et un peu ensoleillée.  

jeudi 10 décembre 2015

Hernekeitto { Soupe aux pois finlandaise }


Pour le plat de notre semaine scandinave, j'ai choisi quelque chose de super roboratif (le mot est faible) et de tout à fait de saison : une soupe de pois cassés

Si la pratique n'est pas que finlandaise - qui n'a pas mangé ce plat au moins une fois dans son enfance - le plat est visiblement tout un symbole. On en sert à l'heure actuelle systématiquement le jeudi dans les cantines du pays mais la tradition remonte plus loin. En effet dans les armées suédoises et finlandaises (qui faisaient parties du même royaume), on servait se plat bien lourd le jeudi aux militaires afin de leur permettre de "tenir" le vendredi, jour de maigre pour les catholiques. Il faut dire qu'avec un plat comme celui-ci dans le ventre, on ne doit pas trop avoir de soucis pour aller affronter le froid. 

Ce plat se retrouve - avec des variantes - dans de nombreux pays nordique. En Suède et au Danemark, on prépare le même plat avec des pois jaunes (bizarrement plus proches de ceux que l'on trouve dans le sud de l'Europe) et en Norvège on retire la viande du plat pour y ajoutent un peu de vinaigre. 

jeudi 24 septembre 2015

Le Rougail saucisses de Nath

Le Rougail saucisses est un plat que j'aime beaucoup mais que je n'avais jamais préparé personnellement. Du coup l'occasion était trop belle pour ne pas me lancer :-)

En la matière, je me suis fiée à la blogueuse made-in Réunion dont je suis virtuellement - mais aussi géographiquement - la plus proche, Nath de Pourquoi je grossis.

Dans son petit déménagement, elle n'a pas - ou pas encore je l'espère - porté avec elle cette délicieuse recette. Mais elle n'était pas passé inaperçue en ce qui me concerne ^_^

Du coup très peu de modification par rapport à la recette d'origine en dehors des quantités. J'ai juste mis un peu moins de curcuma et j'ai remplacé l'échalote par l'oignon. Cela ne fera pas plaisir à Carlo Cracco qui prétend que l'échalote c'est vachement plus cool que l'oignon mais tant pis... Pour les puristes j'ai aussi sauté d'étape de cuisson des saucisses dans l'eau bouillante. L'opération est là principalement pour les dégraisser et pour éviter que la viande ne se délite trop par la suite, ce qui pour le premier aspect n'était pas le cas de mes saucisses.

En effet à la maison nous avons tenté la recette en version "saucisse locale" faute d'avoir des vraies saucisses réunionnaises. Le goût est différent et si vous trouvez la V.O. je vous conseille de la choisir (et de diminuer la dose de piment). J'ai eu l'occasion de goûter la préparation avec des saucisses fumées, c'est très bon 
aussi


mardi 22 septembre 2015

Samoussa au Boeuf et aux Petits pois


Aujourd'hui commence notre semaine de cuisine créole ! 

Avec quelques copines blogueuses (et un copain) nous avons décidé de recommencer nos petits voyages culinaires autour du monde.

Et cette fois, c'est Valérie qui est à l'origine de ce joli thème de la cuisine créole. Même si le terme recouvre une grande variété de réalités - les linguistes, les sociologues et les historiens ce sont beaucoup penchés sur la question - en gastronomie le terme désigne la cuisine des Caraïbes, de La Réunion, de Madagascar, de l'île Maurice et de la Guyane. D'une manière beaucoup plus générale on regroupe sous ce terme toutes les cuisines où le métissage est l'essence même d'une préparation. 

Pour ma part, ma connaissance de la cuisine créole est assez limitée mais elle est liée à la Guadeloupe, à la Réunion et à ces amis qui sont à l'origine de ces souvenirs :-) 

La recette que je vous propose aujourd'hui est tout à fait dans cet esprit. Elle est la tentative de reproduction de ma première rencontre (mémorable vous l'aurez compris) avec ces délicieux petits triangles que l'on nomme samoussa. Je devais avoir 6-7 ans et à la fête de fin d'année de mon école, le papa réunionnais d'une copine tenait un stand où il faisait frire des samoussas (je ne sais pas si cela serait encore possible aujourd'hui). C'était pour moi une denrée méconnue mais j'ai toujours été curieuse / gourmande / amatrice de plats épicés. Le côté piquant, tout chaud et merveilleusement parfumé de ces samoussas a été une véritable révélation pour moi. L'autre raison à cela était la présence de petits pois dans la farce que pour la première fois j'appréciais. Je pense que j'ai du mettre ensuite une bonne dizaine d'année avant d'en remanger ;-)

Voilà l'histoire de ce plat dont je n'ai jamais eu la recette exacte mais qui ressemble un peu à ce que j'ai goûté ce jour là. 

Grosse entorse à la préparation d'origine : j'ai cuit mes samoussas au four ! Le maillot de bain à ses raisons... vous connaissez la suite ;-) 

Je les ai servis avec un peu de sauce pimentée (dont vous trouverez la recette ICI) légèrement diluée. Mais vous pouvez aussi préparer - pour une version plus douce - une sauce rapide au yaourt en y ajoutant un peu de sel et de la coriandre hachée. 

mardi 18 août 2015

Carpaccio de veau, amandes concassées et huile d'olive parfumée à la mélisse

Pour cette Battle food, nous voici à nouveau en Italie. C'est cette fois Hélène du superbe blog Rock the Bretzel qui est à l'origine du thème d'aujourd'hui : le carpaccio
Plat assez récent - même si la cuisine piémontaise connait traditionnellement quelque chose de similaire - le carpaccio est né dans les années 60 à Venise. Guiseppe Cipriani, le propriétaire du Harry's Bar (à qui l'on doit également le délicieux cocktail Bellini) pour les besoins d'une cliente prépare un plat de viande crue. Inspiré par l'exposition sur le peintre Vittore Carpaccio, il lui donne son nom... le carpaccio est né :-) 

Après avoir longtemps cherché ce que j'allais pouvoir "carpaccioter", je me suis rendue à l'évidence : pour moi le carpaccio c'est un produit carné...

Donc comme j'adore le carpaccio de boeuf, j'ai décidé de reprendre ce classique et de le détourner un peu. Première entorse, l'utilisation du veau à la saveur beaucoup plus douce. Pour la touche un peu fantaisiste, j'ai ajouté du croquant avec les amandes concassées - s'il y a bien une chose que je reproche à ce plat en temps normal, c'est son unité de texture - ainsi qu'un peu de parfum avec la mélisse. Cette plante que l'on utilise principalement dans les infusions (ça c'est mon côté mamie) se marie en réalité très bien avec différentes combinaisons salées, un peu à l'instar de la menthe

Ici j'ai fait une macération rapide dans l'huile d'olive mais vous trouverez en note à la fin de l'article les indications pour réaliser une véritable huile à la mélisse. 

Fraiche et pleine de saveurs, j'espère que cette proposition vous plaira :-)


samedi 11 juillet 2015

Comme un Goulash...

Le sous-titre de la recette aurait pu être "entre le gulas de Gordana et celui de belle maman mon coeur balance..." pour la bonne est simple raison que la recette que je vous propose aujourd'hui - en plus de faire monter de quelques degré la température, comme si cela était nécessaire - est un mélange entre la recette de Gordana et celle préparée par la mère de mon cher et tendre. 

Le goulash n'a pourtant rien de sarde mais c'est l'un des piatti forti de ma belle maman. Et comme le goulash de Gordana, il ressemble bien peu à ce que les hongrois nomment ainsi. 
Les deux plats sont différent mais c'est pourtant bien ainsi qu'on les nomme. Celui yougoslave - et celui que je connaissais avant d'aller en Hongrie - est un ragoût de viande avec de l'oignon, du paprika et parfois de la tomate. La version italienne contient beaucoup (beaucoup !) de tomate mais ça le rend finalement assez agréable puisque la sauce est bien plus consistante. Avec une salade de poivrons et un peu de pain, ça fonctionne très bien. 

Ici j'ai suivi les conseils de Gordana pour la préparation - j'ai pris la même viande mais libre à vous de varier - en ajoutant la "belle-mère touch" à tout ça :-)

vendredi 10 juillet 2015

Punjene paprike {Poivrons farcis au riz et à la viande comme en Serbie}

Après l'apéritif, voici l'entrée :-)

Demain je vous proposerai une recette pas tout à fait de saison - non pas au niveau des ingrédients mais pour une question de température - mais aujourd'hui nous restons en été.

Les légumes farcis c'est un grand classique dans beaucoup de pays bordant le bassin méditerranéen. On en trouve en Tunisie, en France, en Italie mais aussi tout le long de l'Adriatique et même au delà. Question thématique, nous sommes donc en plein dedans ;-)


Et si je connaissais les poivrons farcis frits - dangereusement délicieux, surtout pour les hanches - j'ai découvert que les poivrons farcis à la viande et au riz était un grand classique en ex-Yougoslavie. Cela m'a un peu fait pensé aux grands-mères d'ici qui mélangent viande et riz en cas de pénurie de chair à saucisse pour préparer des tomates farcies. Il est vrai que le riz reste moins cher que la viande et cela partout dans le monde (du moins je l'espère).

Visiblement on utilise de petits poivrons ronds mais comme c'est introuvable ici - sauf à les faire pousser - j'ai utiliser des poivrons cornus assez voisins. 

Pour avoir vu plein de recettes différentes - pas tant au niveau des ingrédients que des modalités de préparation - j'ai opté pour ce qui me semblait le plus logique. Ce ne sont donc certainement pas des poivrons farcis dans les règles de l'art... mais ils sont délicieux :-)


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