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vendredi 3 novembre 2017

Fregola sarde aux Cèpes et à la Saucisse


Avec une recette comme celle-ci, nous entrons directement dans l'automne et ses saveurs 😊

Je ne sais pas ce qu'il en est pour vous mais personnellement, c'est une saison que j'adore. Il commence à faire un peu froid, la nature se pare de ses plus belles couleurs et surtout elle devient très généreuse en matière de cueillette

Si ma maraîchère comble ma passion pour les courges, ce sont les promenades en forêts qui me permettent d'assouvir mon amour des châtaignes et des champignons. Parce que oui, en étant en Limousin, il est difficile d'échapper au duo châtaignes-cèpes en cette saison. J'ignore totalement ce qu'il en est dans les régions moins bien pourvues en champignons sauvages - dans le Poitou mon grand-père allait aux "lumas" mais jamais aux champignons - mais ici c'est quasiment un sport de compétition. C'est même un croisement entre les secrets de la CIA et du sport de haut niveau 😅 Pourquoi ? Parce qu'il faut crapahuter pour faire une bonne récolte et surtout... personne ne vous donnera jamais ses "coins". 

jeudi 29 octobre 2015

Pasta all'Antunna {Pâtes aux Pleurotes}

Si vous êtes dans le sud de l'Italie, je vous parle aujourd'hui de cardoncelli. C'est du moins sous ce nom (je crois) que ce champignon est connu dans le reste de la péninsule. Vous l'aurez compris, en Sardaigne on nomme ce champignon antunna. Très charnu et à la saveur délicate, l'antunna est un délice que l'on peut bien sûr consommer tout simplement sautée. Mais comme souvent en Italie, les champignons peuvent aussi finir dans un plat de pâtes ;-) 

C'est le cas aujourd'hui puisque je vous propose un plat très simple et savoureux, une pasta all'antunna. Ce champignon est très répandu en Sardaigne mais on en trouve aussi dans le sud de la France et dans d'autres régions du sud de l'Italie. Un grand plaisir de cette saison est pour moi - à la pizzeria - la pizza parsemée d'antunna. Si on aime les champignons c'est un vrai délice et c'est nettement plus goûteux que la pizza aux champignons de paris
Pour avoir recherché, il s'agit d'un champignon de la famille des pleurotes (Pleurotus eryngii) que l'on nomme pleurote du panicaut. Si vous n'en trouvez pas, vous pouvez aussi les remplacer par des pleurotes plus "classiques". 

La recette que je vous propose aujourd'hui est un peu la recette de base pour cuisiner les pâtes aux champignons - quels qu'ils soient - en Italie
Les principales variantes autour de cette recette sont la quantité de champignons utilisés et l'utilisation ou non de fromage par la suite (c'est vrai qu'avec un peu de pecorino ou de ricotta mustia c'est excellent). Mais je crois qu'en dehors de ça, en matière de pasta all'antunna, tout le monde procède un peu pareil ;-) 


samedi 24 octobre 2015

Croustillants Girolles et Foie gras poêlé

Après la recette à base de châtaigne du début de la semaine, nous voici encore une fois plongés en plein automne avec un champignon que j'aime beaucoup : la girolle.

Si je suis nulle pour trouver des cèpes, je me débrouille un peu mieux avec les girolles. Deux raisons à cela. La première c'est qu'en Limousin terre de cèpes, les gens laissent plus volontiers les girolles qui sont moins prisées (je me suis toujours demandée pourquoi). La seconde est que les girolles étant d'un orange bien vif, elles restent tout de même plus faciles à voir qu'un champignon au chapeau brun... 

Cette saison est aussi celle où l'on prépare le canard gras. C'est l'occasion de se réunir entre copains et de faire des conserves pour les mois qui suivent. Magrets, confit et foie gras... tout y passe ;-)
L'avantage de vivre dans une région d'élevage reste celle de pouvoir acheter les canards entiers AVEC leur foie. C'est après tout souvent la partie la plus prisée et également la plus chère. 

L'association des deux produits avec la feuille de brick n'est pas une de mes idée puisque j'ai eu l'occasion de voir réaliser quelque chose de voisin par Alain Moreau -  le chef du restaurant La maison des saveurs à Limoges - lors de Toques et porcelaine. Il enfermait champignons (des cèpes en l'occurrence) et du foie gras poêlé dans une feuille de brick comme accompagnement à un beau morceau de viande limousine (du merlan pour être exacte). 
Je n'ai pas eu la chance d'y goûter mais aujourd'hui... je me rattrape ;-)

Très beau w-end à tous ! 


vendredi 9 octobre 2015

Tagliatelle aux Cèpes, Poitrine séchée et Pecorino sardo

Qui dit automne dit champignons ! Et noisettes, et châtaignes, noix... enfin cueillette en forêt pour résumer ;-) 

Personnellement je ne suis pas très douée pour la cueillette des champignons. Je suis un peu très myope, je distingue mal les couleurs et je suis toujours le nez en l'air... pas top pour remarquer les champignons cachés sous les feuilles. 

Fort heureusement, je suis entourée de gens beaucoup plus doués que moi pour cette activité mais qui sont vite ennuyés à l'idée de devoir nettoyer tous ces champignons. Donc échange de bons procédés : ils cueillent, je nettoie (et cuisine), nous mangeons. Cèpes, girolles et trompettes de la mort de préférence.  

Cependant, la recette que je vous propose aujourd'hui est réalisée avec MON cèpe ! Vous savez, celui qui vous tend les bras au beau milieu du chemin. C'est celui-ci mon cèpe ^_^
J'ai eu de la change, il était assez gros et j'ai pu préparé une recette pour deux... parce que si l'on compte uniquement sur moi... 


J'ai préparé une recette de pâtes toute simple qui mélange la tradition du centre de l'Italie - pour les tagliatelle aux oeufs - et celle de la Sardaigne où l'on trouve quelques cèpes (moins qu'en Limousin tout de même) mais surtout le fameux pecorino sardo. A peine "insaporito" avec un peu de poitrine séchée (je ne trouve pas de traduction élégante et convenable en français pour ce joli mot qui signifie "donner du goût"), c'est un vrai délice ! 

Si vous êtes fan de fromage... je vous reparlerai du pecorino dans les articles à venir ;-) 

samedi 28 mars 2015

Curry de Tofu aux Champignons et à l'Oignon blanc

La recette que je vous propose aujourd'hui a pour but second - le premier étant comme toujours d'être délicieuse - d'être végétarienne. Quand j'ai vu (grâce à Hélène) le concours "Mon plat végétarien préféré" de Food addict, j'ai tout de suite pensé à une chose... le tofu

Une seule raison à ça : mes (mauvais) souvenirs d'enfance. Je vous l'ai déjà dit, j'ai une maman qui a toujours fait attention à la qualité des aliments (je n'ai pas découvert le ketchup à 18 ans mais pas loin...) mais qui par contre n'aime pas du tout cuisiner. Autant vous dire que ça donne des choses pas forcément terrible. Surtout pour ceux qui se souviennent de ce qu'était le tofu dans les années 80-90, c'était loin d'être aussi varié que ce que l'on peut trouver maintenant. Chez ma maman, le tofu se mangeait donc bouilli ou simplement chauffé à la poêle... N'allez pas dire "miam". 

Du coup, quand j'ai découvert en commençant moi-même à cuisiner que le tofu ça pouvait aussi être bon, je suis passée par une période où je l'ai cuisiné un peu à toutes les sauces ;-)

Verdict final ? La façon dont je le préfère, c'est préparé comme un curry ! Ici, je l'ai accompagné de quelques champignons mais surtout d'un peu d'oignon blanc pour apporter un peu de goût et de couleur. Servi avec un peu de riz, c'est tout simple et délicieux. 


samedi 1 novembre 2014

Tapas Cèpes et Brie de Meaux {Souvenir madrilène pluvieux}

L'autre jour lors d'une ballade en forêt (ce qui en Limousin signifie forcément "récolter des châtaignes et des champignons") j'ai trouvé UN cèpe

Du coup une fois de retour à la maison, il a bien fallu lui faire un sort à ce cèpe et autant vous dire qu'un cèpe pour deux... ça ne fait pas beaucoup. Mais parfois, des souvenirs culinaires de voyage viennent à la rescousse ;-)

C'est un peu le cas pour cette recette qui n'est absolument pas une création personnelle. Il y a plusieurs années de ça, j'ai passé quelques jours à Madrid fin avril. Je m'imaginais déjà déambuler en T-shirt et en tongs dans la ville. Beh oui, pour moi quand on passait les Pyrénées il faisait forcément beau ET chaud (mon expérience personnelle de l'Italie m'avait déjà appris que cette remarque n'était pas valable pour les Alpes ^_^ ). 
A l'arrivée... grosse déception et 5 jours de pluie non-stop. Donc pour me remonter le moral ça a été 5 jours de tapas (presque) non-stop. Je sais, c'est mal ! Mais ça m'a permis de découvrir l'indéniable variété proposée par ce grand classique espagnol

Premier soir (pluvieux donc) et découverte d'un mariage qui allait changer ma vie de gourmande... les cèpes et le brie. Le seul fromage que je faisais cohabiter avec ce champignons, c'était le parmesan (ou le grana). Il s'agissait d'une simple tranche de pain grillée avec dessus quelques cèpes (chauds) et un peu de brie (à la mode espagnole...) froid sur le dessus. J'ai adoré ! 

Alors évidemment rentrée en France, j'ai fait la version 100% française et fromage fondu. Je ne dirai qu'une chose... avec des cèpes frais et du brie de Meaux c'est tout de même bien meilleur ;-)



mardi 16 septembre 2014

Quiche Cèpes, Chèvre et Bacon

Réjouissez-vous, il va pleuvoir ! Non, non, je n'ai pas retourné ma veste climatique et je suis toujours une amoureuse inconditionnelle du beau temps... Mais la gourmandise m'a appris - en réalité mon papa amateur de champignon - qu'une bonne pluie entre des périodes chaudes étaient les meilleurs amies des champignons à l'arrivée de l'automne. Et en Limousin en automne, il y a plein de cèpes ! 

Cèpes, trompettes de la mort et girolle, c'est un peu ma sainte trinité du champignon, même si j'ai attendu l'age de vingt ans pour goûter à autre chose que des champignons de Paris. Ici, ils se marient avec un autre de mes produits chouchou : le fromage de chèvre. Les croisillons de bacon apportent un peu de relief à l'ensemble, mais vous pouvez les remplacer par quelques lardons fumés. 

Pour rester dans un côté un peu rustique de cette quiche, j'ai fait une pâte brisée à l'huile d'olive. Pour le coup, c'est une copine limousine qui m'a donné la recette (même si tout le monde le sait, les oliviers en Limousin, ça ne court pas les rues...). Elle déteste le beurre au point de n'apprécier que ce type de pâtes brisées. Je trouve qu'elle se marie bien avec des ingrédients qui ont un goût très prononcé comme les cèpes mais elle est aussi délicieuse avec des préparations sucrées. 




jeudi 19 décembre 2013

Tagliatelle aux Cèpes et Magret de Canard séché

Le plat que je vous présente aujourd'hui est un plat qui me tient à cœur car c'est l'invention de F. Quasiment un chant d'amour au Sud-Ouest qui l'a retiré sauvagement - en réalité c'est plutôt mon fait - de sa belle Sardaigne natale. 
Ce plat est devenu notre plat symbole de ce Noël que l'on fait ensemble dans les jours qui précédent la véritable fête (lors de laquelle nous sommes séparés par de nombreux kilomètre et surtout par la Méditerranée). 

C'est un plat qui fait une très belle symbiose (oui, oui, je sors les grands mots) entre l'Italie et ce que le Sud-Ouest offre de meilleur : les cèpes et le canard ^_^ (bon, la truffe aussi si vous êtes plus riches ;-)

Le canard est ici sous forme de magret séché (que j'avais préparé quelques semaines avant) et pour les cèpes, mon côté fourmi était entré en action lors de la saison puisque j'avais congelé ceux que l'on nous avait généreusement procurés (l'homme de ma vie trouve toujours des âmes charitables prêtes à lui donner des caisses de cèpes... allez savoir pourquoi). Bien sûr les deux peuvent être sans difficulté remplacés par des produits du commerce. Le parmesan quant à lui est là à la fois pour "lier" un peu plus les pâtes avec les différents produits et pour apporter son goût si particulier. Je vous l'accorde, c'est aussi pour remettre les tagliatelle un peu dans leur contexte (après tout, les deux sont des grands classiques du centre de l'Italie ;-)


Tagliatelle aux Cèpes et Magret de Canard séché (pour 4 personnes)
250 g de tagliatelle fraîches
200 g de cèpes (comme nous sommes hors saison, surgelés)
80 g de magret de canard séché (une recette ICI)
2 CS de vin blanc sec
2 branches de persil
30 g de parmesan fraîchement râpé (facultatif) + pour servir
2 petites gousses d'ail haché
Sel, poivre

Faire chauffer un grand volume d'eau. 

S'ils ne l'ont pas été préalablement à la congélation ou à la mise sous vide, découper les cèpes. En saison, prendre des cèpes frais, les brosser (au maximum, les passer rapidement sous un jet d'eau bien froide) et les couper. Découper le magret de canard en tranches fines, puis détailler chaque tranches en trois (voir quatre) petits morceaux plus étroits. 

Dans une poêle anti-adhésive, saisir l'espace de quelques secondes (peut-être une vingtaine, pas plus) les tranches de magrets de canard. Les retirer et les réserver. Dans la même poêle, faire chauffer doucement l'huile d'olive et l'ail haché. Lorsque l'ail devient translucide, ajouter les cèpes et augmenter le feu. Les cuire ainsi pendant  minutes puis baisser le feu, ajouter le vin blanc et laisser cuire à feu doux sept minutes. Si vous utiliser du parmesan, l'ajouter en fin de cuisson, bien mélanger puis éteindre le feu. 

Pendant ce temps (plutôt vers la fin de la cuisson des cèpes), lorsque l'eau des pâtes est arrivée à ébullition, saler puis jeter les tagliatelle dans l'eau et les faire cuire environ deux à trois minutes (pas plus si elles sont fraîches). Égoutter-les puis ajoutez-les aux cèpes. Ajouter les morceaux de magret, mélanger et parsemer de persil et d'un peu de parmesan. Servir. 

lundi 9 décembre 2013

Champignons de Paris sautés au Citron et au Thym

Les champignons de Paris. Ils ont été pendant longtemps les seuls champignons que j'ai mangé... De quoi apprendre à les accommoder de diverses façons ;-)

Cette recette est toute simple et permet de donner un peu de peps à des champignons tous simples. Je la fais depuis longtemps, mais des améliorations sont arrivées au fil du temps comme par exemple l'ajout de parmesan. Il n'a rien d'obligatoire - il n'y en a d'ailleurs pas sur la photo- mais cela donne un côté gourmand au plat. Je trouve que c'est un fromage qui se marie à merveille avec les champignons ainsi qu'avec beaucoup de légumes. Et puis c'est un peu la petite touche italienne qui manquait au plat ;-)

Idéal avec des viandes blanches, ils peuvent aussi se manger tout seuls.


Champignons de Paris au Citron et au Thym (pour 4 personnes)
800 g de champignons de Paris
70 g de parmesan fraîchement râpé (facultatif)
1 citron biologique
2 branches de thym
2 CS d'huile d'olive
1 pincée de piment
Sel

Nettoyer les champignons de Paris. Les frotter avec un torchon propre et s'ils sont vraiment trop sales, les passer très rapidement sous un jet d'eau froide assez fort afin d'éviter qu'ils se détrempent. Découper les champignons en fines lamelles et les réserver. 

Récupérer le zeste du citron ainsi que le jus. 

Dans une poêle anti-adhésive, faire chauffer l'huile. Y ajouter la pincée de piment puis les champignons. Ajouter la moitié des zestes et bien mélanger. Laisser cuire à feu vif pendant  environ 3 minutes puis en abaissant le feu pour 5 autres minutes. En fin de cuisson, ajouter le thym, le reste des zestes de citron, le jus de citron (l'équivalent d'une CS) et - de manière facultative - le parmesan râpé. Bien mélanger et servir chaud. 


NOTE : 
Si vous voulez accentuer le côté "acide", vous pouvez servir les champignons avec le reste du jus de citron.  

lundi 11 novembre 2013

Civet de Lapin

En ce jour férié, je vous propose une recette familiale. Elle l'est pour deux raisons : d'une part, c'est une recette que l'on partage souvent en famille (au regard des quantités, ça n'est pas une recette pour deux comme je les fais souvent) mais c'est aussi une recette de famille puisqu'elle me vient de mon oncle :-)

D'une manière générale, toutes les recettes de gibier ou de volatiles en tous genre me viennent de lui. Grand amateur de cuisine, il m'a enseigné plein de choses et m'a appris à aimer des produits que je n'aurais jamais pensé goûter. Il existe d'ailleurs grâce à lui chez les enfants de ma famille le mythe d'un "poulet marron" qui une fois arrivé à l'âge adulte s'avère être en fait du canard ^_^

La recette n'est pas celle d'un civet traditionnel (il n'y a pas les carottes que l'on y trouve habituellement) mais c'est la version que j'aime le plus. 


Civet de Lapin (pour 6 personnes)
1 gros lapin (avec tous ses abats, foie, cœur et rognons)
300 g de champignons de Paris
200 g de lardons fumés
80 g beurre
5 petits oignons (ou 2 gros) hachés
2 gousses d’ail
1 branche de thym frais
1 feuille de laurier
1 bouquet de persil
1 litre de vin rouge (pour moi, un vin de Bourgogne)
1 verre à liqueur de Cognac
Sel, poivre

Préparer la garniture. Éplucher puis hacher les oignons. Laver rapidement les champignons puis les découper en tranches et réserver. Laver le persil . 

Hacher les abats du lapin. Les mettre dans un petit récipient, saler, poivrer et couvrir avec le Cognac. Réserver au frais, filmé. 

Découper le lapin en gros morceaux, saler et poivrer.

Dans une grande cocotte en fonte, mettre à bouillir le litre de vin rouge puis flamber. Maintenir sur feu doux.

Dans une poêle, mettre le beurre à fondre avec un petit filet d'huile d'olive. Ajouter les morceaux de lapin et laisser dorer une bonne quinzaine de minutes en remuant bien afin que les morceaux colorent sans attacher. Retirer les morceaux et les mettre dans la cocotte contenant le vin et laisser cuire à couvert à petit bouillon.

Dans la même poêle, mettre les oignons hachés et les faire colorer. Les ajouter au lapin dans la cocotte. Procéder de la même manière pour les lardons fumés.

Faire revenir les champignons rapidement dans la poêle et les réserver.

Avec le laurier, le thym et le persil, former un bouquet garni et l'ajouter dans la cocotte en fonte. Mettre également les gousses d'ail.

Le lapin doit bien cuire environ 3 heures à feu très doux. 20 minutes avant la fin de la cuisson, ajouter les champignons ainsi que les abats égouttés. 

Servir bien chaud avec de pommes de terre vapeur, de la polenta ou de la semoule (personnellement, j'ai une grosse préférence pour la semoule recouverte de sauce ^_^).


NOTES : 

Si le "jus" dans lequel le lapin cuit est trop réduit, ajouter un peu de bouillon de volaille ou de bouillon végétal.

En théorie, le sang du lapin est lui aussi utilisé pour lier la sauce avec un trait de vinaigre (c'est ce qui donne le côté très foncé) mais si vous ne l'avez pas conservé ou si votre lapin vient du commerce, il est tout à fait possible de s'en passer. 

lundi 4 novembre 2013

Risotto aux Trompettes de la mort

Appelées également cornes d'abondance ou chanterelles noires - vous avouerez que ça fait quand même moins peur - ce sont des champignons que je ne mange (et donc ne cueille) que depuis deux trois ans. Pourquoi autant de temps avant de déguster ce que certains considèrent comme étant un des meilleurs champignons ? Un traumatisme d'enfance (si je peux appeler ça ainsi :-)
Petit retour en arrière : j'ai 6-7 ans et mon père rentre tout fier avec un panier plein de champignons noirs (les fameuses trompettes). Comme à mon habitude, je fais la tête, déclare que "c'est moche, ça sent mauvais et que je n'en mangerais pas !" Mais le pire a été la découverte du nom : des trompettes de la mort ! 
Résultat : J'ai passé toute la soirée à pleurnicher en étant persuadée que mes parents allaient passer l'arme à gauche dans la nuit... 
Du coup pas de trompettes pendant des années... En réalité, pas d'autres champignons non plus ^_^

Heureusement, chaque chose en son temps, maintenant j'ai appris à les cuisiner (merci Papa) et à apprécier leur texture presque croquante et leur goût prononcé. 
Et comme le risotto se prête à pas mal d'expérimentation ces temps-ci, et bien j'ai fait un sort aux trompettes de la mort de cette manière ;-)


Risotto aux Trompettes de la mort (pour 4 personnes)
250 g de riz Carnaroli
180 g de trompettes de la mort
1 litre de bouillon végétal
50 g de parmesan
1 petit échalote
1 gousse d'ail
1 noix de beurre + 20 g pour lier
1 cs d'huile d'olive
1/2 verre de vin blanc
Sel

Dans une casserole, préparer le bouillon végétal. Le tenir au chaud tout le temps de la préparation. 

Bien nettoyer les trompettes de la mort. Il n'est pas toujours nécessaire de les passer sous l'eau mais si c'est le cas, il ne faut pas les laisser trop longtemps sous l'eau. Découper les plus grosses.

Dans une poêle anti-adhésive, faire revenir à feu doux l'ail non haché dans l'huile d'olive. Lorsque l'ail commence à cuire, le retirer puis ajouter les trompettes de la mort. Augmenter le feu pour les saisir puis après 5 petites minutes, baisser le feu, saler et laisser cuire 2 minutes. Lorsque les trompettes de la mort sont cuites, les retirer presque toutes de la poêle (retirer également la gousse d'ail) et les réserver. 

Dans la poêle contenant encore quelques trompettes (environ une cuillère à soupe) mettre le beurre à fondre puis l'échalote hachée à cuire à feu doux. Lorsqu'il est devenu translucide, ajouter le riz en une seule fois et le mélanger jusqu'à ce qu'il devienne lui aussi transparent. Verser le vin blanc sur le riz en remuant bien le temps qu'il s'évapore. 

Mouiller le riz avec une louche de bouillon. Bien mélanger et continuer ainsi jusqu'à épuisement du bouillon (il faudra entre 10 à 13 minutes à peu près). 

Lorsque le risotto arrive en fin de cuisson (le riz est crémeux mais encore ferme sous la dent), ajouter les trompettes de la mort et bien mélanger. 

Lorsque le risotto est cuit, le retirer du feu et y mélanger les 20 g de beurre mou coupé en cubes puis le parmesan râpé. 

lundi 14 octobre 2013

Risotto Girolles, Crevettes et Noisettes torréfiées

Chez moi le lundi soir, c'est risotto... De quoi faire une nouvelle maxime : "c'est lundi, c'est risotti !"
Donc en dehors des grands classiques que je fait de manière régulière, je cherche parfois à diversifier un peu et à changer du risotto au safran ou du poire / bleu d'Auvergne que j'adore.

Cette fois, c'est un risotto assez particulier, à la fois terre / mer et automnal. Des girolles et des noisettes pour l'automne et le côté terre ; des crevettes pour le côté mer. 
Les trois saveurs se marient à merveille, sans que l'une ne prenne le dessus sur l'autre. D'ailleurs, la saveur de la girolle est à mon sens un peu voisine de celle de la noisette. 

Contrairement à mes habitudes et à la tradition, la mantecatura (le fait de lier le risotto) ne se fait qu'avec le beurre... Le parmesan n'apporte rien de supplémentaire au niveau texture et son goût risque de dominer le plat.


Risotto Girolles, Crevettes et Noisettes torréfiées (pour 4 personnes)
350 g de riz de type Carnaroli
300 g de girolles
100 g de crevettes
Une vingtaine de noisettes
1 litre à 1,5 litre de bouillon végétal
10 g + 50 g de beurre
1 cs d'huile d'olive
1 petite gousse d'ail
1 petit oignon

Préchauffer le four à 150°. Disposer les noisettes sans leur coque sur la plaque du four recouverte de papier cuisson. Les torréfier pendant 10 minutes en les mélangeant de temps en temps. Retirer les noisettes du four puis les frotter les unes avec les autres dans un torchon propre (pour faire partir la petite peau marron). Les hacher grossièrement. Réserver. 

Préparer le bouillon végétal, de préférence avec des restes de légumes, mais sinon un cube fera tout à fait l'affaire. Le maintenir au chaud tout le temps de la préparation. 

Bien nettoyer les girolles sans les laisser trop longtemps sous l'eau (elles perdraient leur goût et deviendraient toutes molles) et les découper si elles sont grosses. 

Dans une poêle anti-adhésive, faire revenir à feu doux l'ail non haché dans l'huile d'olive. Lorsque l'ail commence à cuire, le retirer et mettre les girolles. Augmenter le feu pour les saisir puis après 5 petites minutes, baisser le feu, saler et faire cuire 2 à 3 minutes. Lorsque les girolles sont cuites, les retirer du feu et les réserver. 

Dans une autre poêle, saisir les crevettes crues nettoyées. Si les crevettes sont déjà cuites, les décortiquer et les couper en deux. Une fois les crevettes cuites, retirer la tête et la carapace puis les couper en deux et les réserver.  

Dans la poêle ayant servie à la cuisson des girolles (inutile de la lavée, le "jus" formé par les champignons parfumera le riz dès le départ), mettre le beurre à fondre puis l'oignon haché à cuire à feu doux. Lorsqu'il est devenu translucide, ajouter le riz en une seule fois et le mélanger jusqu'à ce qu'il devienne lui aussi transparent. 
A ce stade, on ajoute normalement un peu de vin blanc, mais pas dans cette recette où l'acidité risquerait de masquer quelque peu le goût des girolles. 

Mouiller le riz avec une louche de bouillon. Bien mélanger et continuer ainsi jusqu'à épuisement du bouillon (il faudra entre 10 à 13 minutes à peu près). 

Lorsque le risotto arrive en fin de cuisson (pour le savoir, une seule solution, il faut goûter : le riz doit être crémeux mais ferme sous la dent), ajouter les girolles, la moitié des noisettes hachées et bien mélanger. Ajouter ensuite les crevettes et mélanger à nouveau. 

Lorsque le risotto est cuit, le retirer du feu et y mélanger les 50 g de beurre mou coupé en cubes. Servir bien chaud avec le reste des noisettes torréfiées. 


NOTE : Si vous ne voulez pas utiliser votre four pour seulement une vingtaine de noisettes, vous pouvez en torréfier plus. Le reste des noisettes pourra alors très bien être conservé (une fois les noisettes refroidies) dans un bocal en verre fermé hermétiquement et cela pendant plusieurs semaines. 

dimanche 26 mai 2013

Galette de flocons d'avoine et champignons

Pour la fête des mères, pas de gâteau, mais un hommage à ma petite maman (qui n'est pas près de moi en ce moment). Cette recette est une de ses recettes fétiches, qu'elle avait pour habitude d'appeler "galette végétarienne". En réalité, c'était une base d’œuf et de flocons d'avoine à laquelle elle pouvait ajouter différents ingrédients. 
Ici, c'est une version avec des champignons de Paris, les seuls que je mangeais étant enfant, peut-être un peu à cause de cette poésie :-)


Galette de flocons d'avoine et champignons (pour 2 personnes ou 4 en entrée)
120 g de flocons d'avoine issus de l'agriculture biologique
2 gros œufs
100 g de champignons de Paris
60 g d'Emmental râpé
1 gousse d'ail
Une dizaine de feuilles de persil
1 cc d'huile d’olive + une autre pour la cuisson des galettes
Sel, poivre

Laver rapidement les champignons de Paris à l'eau claire et peler le chapeau si nécessaire. Les découper en fines lamelles. Dans une poêle anti-adhésive, faire revenir doucement l'ail émincé finement. Ajouter les champignons de Paris et faites les sauter pendant environ 7 minutes. Saler, poivrer et réserver.

Dans un saladier, battre les œufs en omelette, saler et poivrer. Ajouter les flocons d'avoine et laisser gonfler 10 minutes. Ajouter l'Emmental râpé et les champignons et bien mélanger le tout afin de l'amalgamer. Ajouter les feuilles de persil ciselées et mélanger à nouveau.

Dans une poêle anti-adhésive chaude, mettre un peu d'huile d'olive et déposer des petites boules de pâte formées avec la main. Les aplatir pour leur donner la forme de petites galettes (le nombre change en fonction de la dimension :-)

Laisser cuire 3 à 4 minutes puis retourner de l'autre côté et laisser à nouveau 3 à 4 minutes (les galettes doivent être dorées).

Servir chaud ou froid avec une salade verte. 
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