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vendredi 9 septembre 2016

Pizzette aux Figues et au Gorgonzola


L'été et les vacances ne peuvent pas durer éternellement (dommage). Mais entre le retour au travail et les impératifs de la vie de tous les jours, s'accorder un peu de détente et tenter de prolonger quelques habitudes des vacances, cela reste essentiel... Les apéritifs en  plein air en font partie ;-)

Et quoi de mieux qu'un apéritif dînatoire ? Ça ne requiert pas une grosse organisation et permet de profiter de ses invités. Un des classiques pour moi dans ce cas, ce sont les pizzette.  

Simples à faire puisque seule la pâte à pizza nécessite un peu de travail (et on peut toujours faciliter les choses avec une pâte toute prête ;-) ce genre de grignotage permet aussi toutes les variations d'ingrédients imaginables. Ici j'ai détourné la classique pizza figues / jambon cru pour ne garder que le fruit et lui donner un compagnon avec lequel il se marie à merveille : le fromage


dimanche 29 mai 2016

Pâtes à l'encre de seiche, Poulpe et pépites de Chorizo


Lorsque Flo de Au fil du thym a proposé le chorizo comme thème pour la Battle food, j'ai été ravie. Une seule raison à cela : comme elle c'est un ingrédient que j'adore !

C'est d'ailleurs l'un de ceux que j'aime depuis très longtemps puisque enfant l'un de mes plats préféré était le riz au chorizo de mon papa. C'est un plat que je fais encore régulièrement à la maison dans une version un peu plus italienne et voisine du risotto

Mais en cette saison et malgré le mauvais temps, je n'avais pas forcément envie de préparer ce plat. Et puis il faut dire aussi que l'idée m'est rapidement venue après l'annonce du thème de proposer un plat rouge et noir... Oui, je suis un enfant des années 80 ^^ 

En dehors des lentilles beluga, le seul ingrédient véritablement noir en cuisine c'est l'encre de seiche. Et il se trouve que dans le colis arrivé de Sardaigne il y a déjà quelques temps, il y avait des pâtes à l'encre de seiche ! Produites à Pattada - un village du Logudoro plus connu pour ses couteaux - ce sont des pâtes que j'aime bien aussi dans leur version "nature". D'ailleurs comme dans beaucoup de plats et de recettes, l'encre de seiche apporte ici aussi relativement peu de goût (sauf à préparer un risotto à l'encre de seiche à la façon Blixa Bargeld ^^). 

Pour le côté marin de la chose, je suis allée chercher une association qui a déjà fait ses preuves : fruits de mer - chorizo. Avec des seiches c'est un vrai régal et ici avec du poulpe, on retrouve le même esprit. D'ailleurs si vous avez des seiches, elles vont aussi très bien dans cette recette. Le chorizo, j'en ai fait des petites pépites grillées pour apporter une texture un peu croustillante au plat et aussi... parce que c'est toujours ainsi que je le préfère ;-) 

Je profite de cette recette pour souhaiter une très bonne fête à ma petite maman qui n'aime ni le poulpe, ni réellement le chorizo ^^

mardi 10 mai 2016

Lapin aux Tomates séchées et au Romarin


Il me semble que je vous en avais déjà parlé lors d'un précédent article, mais à la maison la viande que nous consommons a deux origines : mon éleveur-boucher pour tout ce qui est bœuf et porc et l'un de mes oncles maternels pour les lapins et les poulets (enfin les poules). 

En allant le voir l'autre jour, je me suis retrouvée à la tête d'une montagne d’œufs, de kilos de noix (je sais, ça n'est pas un produit animal ^^) et de 3 lapins ! Après une petite distribution autour de moi, j'ai décidé de préparer mon lapin d'une façon relativement simple mais que j'apprécie beaucoup : avec du romarin et surtout beaucoup d'ail et de tomates séchées

Dans ma famille (en réalité chez ma grand-mère) le lapin se mangeait toujours simplement cuit à la cocotte pendant longtemps. J'ai le souvenir de cette énorme cocotte noire en fonte dans lequel le lapin logeait toujours en entier... Ce qui est loin d'être le cas avec ma petite cocotte. J'ai aussi le souvenir de l'odeur qui se dégageait dans la cuisine et qui me donnait faim bien des heures avant le déjeuner :-)

Mais chez moi, je n'arrive pas à cuisiner le lapin "nature". Je suis moins douée que ma mamie (ou que mon oncle) et j'ai toujours trouvé le résultat quand je le préparais trop sec. Du coup s'était souvent lapin en sauce, à la moutarde ou en civet

Et un jour, invitée chez une amie, j'ai eu l'occasion de découvrir cette recette de lapin aux tomates séchées. Je devrais mettre des guillemets au mot recette car en réalité, elle n'avait pas de véritable recette, juste l'envie de préparer ensemble ces produits très méditerranéens (pour une limousine de naissance, c'est un comble ^^). Mais j'ai l'habitude car elle cuisine toujours ainsi, un peu au hasard - comme beaucoup d'entre nous je pense, la seule différence c'est que moi j'essaye de noter les quantités au fur et à mesure - pour des résultats toujours fantastiques ! 

Donc cette fois, pas de véritable recette - les quantités sont approximatives, vous pouvez tranquillement mettre plus ou moins de tomates - mais une association de saveurs que je trouve à la fois très délicate (le goût du lapin n'est pas caché par une sauce) et très parfumée (ça sent bon la garrigue ;-)

jeudi 29 octobre 2015

Pasta all'Antunna {Pâtes aux Pleurotes}

Si vous êtes dans le sud de l'Italie, je vous parle aujourd'hui de cardoncelli. C'est du moins sous ce nom (je crois) que ce champignon est connu dans le reste de la péninsule. Vous l'aurez compris, en Sardaigne on nomme ce champignon antunna. Très charnu et à la saveur délicate, l'antunna est un délice que l'on peut bien sûr consommer tout simplement sautée. Mais comme souvent en Italie, les champignons peuvent aussi finir dans un plat de pâtes ;-) 

C'est le cas aujourd'hui puisque je vous propose un plat très simple et savoureux, une pasta all'antunna. Ce champignon est très répandu en Sardaigne mais on en trouve aussi dans le sud de la France et dans d'autres régions du sud de l'Italie. Un grand plaisir de cette saison est pour moi - à la pizzeria - la pizza parsemée d'antunna. Si on aime les champignons c'est un vrai délice et c'est nettement plus goûteux que la pizza aux champignons de paris
Pour avoir recherché, il s'agit d'un champignon de la famille des pleurotes (Pleurotus eryngii) que l'on nomme pleurote du panicaut. Si vous n'en trouvez pas, vous pouvez aussi les remplacer par des pleurotes plus "classiques". 

La recette que je vous propose aujourd'hui est un peu la recette de base pour cuisiner les pâtes aux champignons - quels qu'ils soient - en Italie
Les principales variantes autour de cette recette sont la quantité de champignons utilisés et l'utilisation ou non de fromage par la suite (c'est vrai qu'avec un peu de pecorino ou de ricotta mustia c'est excellent). Mais je crois qu'en dehors de ça, en matière de pasta all'antunna, tout le monde procède un peu pareil ;-) 


dimanche 31 mai 2015

Coeurs de cardons "in umido"

Pour moi les cardons, ça se prononce en italien (cardi), avec l'accent du sud-est ou pas du tout. Petite explication sur cette lubie linguistique :-)

Je vous l'ai déjà dit de nombreuses fois, les légumes et moi pendant longtemps nous avons été les meilleurs ennemis du monde... Et au panthéon des détestés, il y avait les blettes (ou les bettes comme on disait parfois chez mes grands-parents). Il faut dire que l'on ne proposait que les côtes - parfois aussi appelées cardes, vous allez le voir la précision a son importance - en gratin. Gratin de la cantine en plus (donc par essence dans les années 80, assez peu ragoûtant) ! 

Du coup quand lors d'un voyage en Provence, je me suis vue proposer des cardons... Autant vous dire que j'ai tiré le nez (pour moi à l'époque, cardons = cardes = côtes de blettes = non). Mais comme je suis une fille bien élevée et que j'ai toujours goûté les choses que l'on me proposait, j'ai goûté et... adoré (il n'y a que les idiots qui ne changent pas d'avis comme on dit). Nouveau coup de coeur en Sardaigne quand j'ai découvert une autre manière de préparer les cardons. Sur l'île il y a non seulement beaucoup d'artichauts (c'est une des raisons pour laquelle je l'aime ;-) mais aussi beaucoup de cardons avec lequel on fait un délicieux miel ou un plat appelé Gureu cun ous que l'on peut traduire par "cardons aux oeufs" et qui ressemble vaguement à une omelette aux cardons. 

Par contre, chez moi... il n'y a pas de cardons. Le Cynara cardunculus est une plante de la même famille que les artichauts ou les chardons et en Limousin les seuls chardons que nous avons sont les fleurs qui piquent. Donc je passe par les conserves. 

Petite explication sur le titre également, in umido en italien signifie pour un plat "en sauce" ou "en ragoût". C'est plus spécifiquement la viande que l'on prépare habituellement ainsi - un peu comme en France me direz-vous - mais on peut également préparer des légumes de cette manière. La préparation peut être "in bianco" ou "in rosso" (avec ou sans tomate en fait) mais avec mes goûts et mes habitudes du sud de l'Italie, j'ai choisi l'option avec :-)

Un peu de pancetta, de la délicieuse pulpe de tomate parfumée au basilic et les cardons font des merveilles avec leur délicats goût d'artichaut. 


dimanche 10 mai 2015

Risi e Bisi... un risotto aux petits pois ?

En voyant la participation d'Annie pour la Battle food sur le thème des petites graines, un plat m'est tout de suite revenu en mémoire : le Risi e bisi vénitien. 

Plat printanier par excellence en raison de la présence des petits pois, c'est un risotto particulier qui ne se réalise théoriquement qu'avec du vialone nano, une espèce de riz typique de la Vénétie qui se prête d'ailleurs mieux que le carnaroli ou l'arborio à la préparation de risotti. Quand on va vers les terres et notamment à Vicenza on trouve une version où le riz diffère (production locale oblige). Même si les habitants de la ville sont surnommés en Italie magnagati (littéralement mangeurs de chats !) pour des raisons historiques plus ou moins diverses, un plat plus certainement typique de la zone est le risi e bisi. 

En Italie, il y a toujours un éternel débat sur le fait que le risi e bisi soit une minestra ou un risotto (pour cela, italiens et français sont bien les mêmes à s'écharper sur des recettes). Mais comme Pellegrino Artusi range le risotto ai piselli dans la catégorie des Minestre asciutte e di magro (c'est-à-dire des minestre "sèches" là où l'on trouve aussi les pâtes), j'ai toujours retenu l'option risotto. Ce choix est aussi motivé par un goût très personnel car je dois bien avouer que je suis loin d'être une amatrice de pâtes ou de riz dans les préparations trop liquides (tortellini in brodo à part ;-) 

L'histoire dit que la tradition à Venise voulait que l'on offre un tel plat au Doge le jour de la Saint Marc - le saint patron de la ville - le 25 avril... En Limousin les petits pois sont arrivés il y a peu donc ma recette est un peu en décalage :-) Beaucoup de légendes ou de faits historiques entourent ce plat, notamment en lien avec l'occupation autrichienne de tout le nord-est de l'Italie au XIXème siècle, mais je m'éloigne un peu de mon sujet. 

Pour revenir à la recette et faire pester mes amis vénitiens, celle-ci est un mélange entre le risi e bisi que j'ai eu l'occasion de manger et mon affection pour le risotto bien crémeux mais pas trop humide. Les petits pois sont bien évidemment frais mais ici aussi petite précision : vous pouvez - si vous souhaitez une belle couleur verte et une saveur plus prononcée de petits pois - cuire à part les cosses dans un peu d'eau salée et soit ajouter le bouillon ainsi obtenu, soit mixer le tout et obtenir une sorte de crème très liquide et vert tendre. 
On m'a dit avec pancetta, on m'a dit sans pancetta...
Beaucoup de variantes sont possibles comme vous le voyez ;-) 


mercredi 28 janvier 2015

Fregola sarde au Filet-mignon et Vermentino di Gallura

Le plat que je vous propose en ce début de semaine est à la fois simple, savoureux et roboratif (eh oui, il fait froid à ne pas mettre une fourchette dehors). 

La recette est inspirée par des ingrédients que l'on trouve de manière omniprésente en Sardaigne et que j'aime beaucoup. La fregola, base du plat est cette petite pâte toastée en forme de bille qui se prête aussi bien à une cuisson comme celle du risotto ou à la préparation de soupes. Jusqu'à maintenant je ne vous l'avais proposée que dans des versions "mer" ou végétariennes mais cette fois je me rapproche de la terre. 


L'autre ingrédient, c'est un peu de filet-mignon. Rien de typiquement sarde, mais la viande de porc en général reste l'une des plus consommées, sans parler du mythique porcetto
Dans cette recette, la viande ne va ni mijoter, ni cuire très longtemps, donc pensez à choisir des morceaux tendres et rapides à cuire. Ici j'ai choisi du filet mignon mais une côte coupée dans la longe ou un morceau dans le filet va très bien aussi. 

Dernier élément du plat, un peu de vin blanc. C'est sans aucun doute le cépage blanc le plus connu de l'île, le Vermentino di Gallura. Situé dans la partie Nord-Est de l'île, cette zone est une des plus jolies de la Sardaigne, que ce soit au niveau des côtes ou de la campagne :-) 

Comme le Vermentino di Gallura n'est pas toujours facile à trouver en France, je vous conseille de le substituer par un vin blanc du même cépage (on en trouve parmi les vins corses par exemple) le résultat sera identique. 

Pour le reste, il s'agit simplement de faire cuire ce plat... à la manière d'un risotto. Un peu de pecorino sardo pour lier le tout et le tour est joué ;-)


lundi 1 décembre 2014

Tagliatelle al Ragù di Coniglio... Tagliatelle au Ragoût de Lapin comme en Toscane

Je vous en parlais plus tôt dans la semaine, la pasta al ragù est un grand classique de la cuisine italienne. Si le plus connu reste le ragù alla bolognese, le principe d'une viande effilochée comme principale composante d'une sauce pour les pâtes est très largement diffusé tout le long de la botte. 

Cette fois, c'est un ragoût toscan - même si le principe du ragoût de lapin ou de lièvre se retrouve dans tout le centre de l'Italie - et en blanc que je vous propose. En blanc (mauvaise traduction littérale de ma part du "in bianco" italien) car la tomate n'entre pas dans la composition du plat. 

La recette de base, c'est celle du livre I love Toscana de Giulia Scarpaleggia. Je l'av. Je l'avais demandé au père Noël l'année dernière et il me l'a apporté :-)
Un livre superbe où les recettes traditionnelles voisinent avec des explications et de très belles photos sur les produits essentiels de cette cuisine si ancrée dans son terroir. 

Il est vrai que les produits de la chasse comme le lièvre et le sanglier sont très présents dans la gastronomie du centre de la péninsule. Mais si les deux premiers sont - presque - toujours cuisinés avec du vin rouge, le lapin est lui plutôt préparé avec du vin blanc.

Le résultat est un plat plein de saveurs, nourrissant (notamment parce que ce sont des pâtes aux œufs) et pour moi presque hivernal :-)


samedi 25 octobre 2014

Baci di Dama salés à l'Olive noire {Battle Food # 25}

Pour cette 25 ème Battle Food, c'est La Cantine des Cousins qui nous a proposé le thème de la cuisine "Trompe L’œil".

Quelle bonne idée de surprendre ceux avec qui vous dégustez le plat en question. Oui, mais quel plat ? Encore une fois, j'ai opté pour la voie italienne ;-)

Les baci di dama (baisers de dame) sont des petits gâteaux que je vous avais déjà présenté dans une précédente recette. Simples à préparer - pas d'équipement particulier en dehors du four et d'un saladier - divertissants à assembler et délicieux... c'est un peu le biscuit de dépannage parfait. 

La version trompe l’œil, c'est bien évidemment une version salée. Dans les petits gâteaux, on garde les amandes, mais le sucre est remplacé par du parmesan... et surtout, le chocolat devient pâte d'olive noire.

Si vous regardez les deux photos, la ressemblance est plus que frappante... seul le noir profond de l'olive est un indice de ce que vous êtes véritablement sur le point de manger ;-)



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