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vendredi 26 août 2016

Les Bussolai buranei {Petits biscuits de Vénétie}


De retour d'Italie... heureusement le soleil m'a suivi jusqu'en France. La chaleur aussi, ce qui ne m'a pas empêcher de faire fonctionner le four pour cette recette. 
Comme vous avez pu le voir sur mon Instagram stories, j'ai fait un détour par Venise pour rentrer en France. Ça n'est pas un choix (c'est une contrainte pour relier mes deux chez-moi assez isolés) mais je dois avouer qu'au delà de la chaleur étouffante, c'était un agréable mini séjour de quelques heures ^^

Il faut dire que chéri et moi sommes de véritables amoureux de la Sérénissime... mais que nous ne la connaissions qu'en version hiver ! Calme et brumeuse, glaciale et mystérieuse. Rien à voir avec la version estivale - beaucoup plus (trop) touristique - dont j'ai eu un rapide aperçu. Mais j'ai tout de même trouvé plein de points positifs. En dehors du soleil qui par chance m'avait souvent tenu compagnie même en hiver, je dois avouer que le bruit des cigales m'a beaucoup étonné (assez bêtement puisqu'il y a beaucoup de jardins et de parcs à Venise). C'était assez déroutant mais tellement plaisant ! Pour la quantité de touristes, je suis restée dans le sestiere de Dorsoduro qui est en réalité été comme hiver (j'en ai eu la confirmation cette fois) plus que tranquille. Les clichés vénitiens ne sont pas dans cette zone ;-) 

L'autre point - super positif - c'est qu'en été, manger une glace prend tout son sens et ne peut pas être marqué du sceau de la gourmandise... alors que par une température de 2°, cette dernière explication est presque la seule valable. J'ai donc fait un pit stop "glace" et un autre "bussolai" (pour ne pas mourir de faim dans l'avion bien évidemment). 


mardi 2 août 2016

Café à la Crème de Menthe comme à Padoue


Les voyages sont toujours pour moi l'occasion de découvertes gourmandes. Lors de mon dernier séjour en Vénétie, j'ai fait un rapide crochet par Padoue et j'ai véritablement adoré cette ville que je ne connaissais qu'au travers de la littérature et du fameux Saint Antoine à qui ma grand-mère demandait toujours de retrouver les objets perdus. 

Comme dans beaucoup d'endroits de la botte (partout ?) on y mange très bien. Il faut dire que cette zone est la notamment patrie du radicchio, cette chicorée tardive que j'adore. Mais un lieu dans Padoue a une spécialité très particulière et qui est à mon avis l'un des immanquables : le café à la crème de menthe. Et cet endroit, c'est le Caffè Pedrocchi

Très honnêtement, le bâtiment en lui-même mérite déjà le détour. C'est un lieu superbe et surtout chargé d'histoire, notamment en lien avec l'unité italienne. De toute façon, c'est en plein centre de Padoue, vous ne pouvez donc pas le manquer ^^


mardi 8 mars 2016

Pasticcio al Radicchio della signora Vanda { Lasagnes à la chicorée }


Derrière ce titre un peu énigmatique ce cache en réalité un grand classique de la cuisine du nord-est de l'Italie (Vénétie et Frioul) : les lasagnes à la chicorée tardive ou radicchio.

Je ne les ai pas simplement nommées lasagne car c'est bien sous le nom de pasticcio que je les ai découvertes. Il se trouve que le fils de la signora Vanda est l'un de mes meilleurs amis et après avoir reçu beaucoup de petits pieds de radicchio venant du jardin frioulan, il a décidé de réaliser un repas à base de ce produit. 

Nous voilà donc partis dans une discussion autour d'une soirée "pasticcio al radicchio". Mais le pasticcio pour bon nombre d'italiens, c'est le pâté... D'où mon premier étonnement à envisager un pâté préparé avec de la chicorée ; mais pourquoi pas. Seulement, au fur et à mesure de la conversation, le doute s'est installé dans mon esprit : nous parlions de deux choses différentes ^^


dimanche 31 janvier 2016

Bigoli sauce au Vin rouge, Poireau, Pancetta et Ricotta salée


Premier Foodista challenge de l'année et première recette de pâtes (non, je blague ^^). 

Pour cet événement créé par Stéphanie de Cuisine moi un moutonDéborah de Maman pâtisse nous a proposé comme thème "la cuisine italienne"

Comme toujours deux contraintes : un plat en rapport avec l'Italie et une reprise des couleurs du drapeau italien soit dans le décor, soit dans les ingrédients. 

Le thème était bien évidemment très vaste mais mes idées se sont rapidement concentrées autour d'un petit indice laissé par Déborah : elle aime Venise (du moins il m'a semblé le comprendre). Et ça tombe bien... moi aussi ^^
Même si mes pérégrinations italiennes sont plus sardes, Venise est une ville que j'adore ! Je n'y vais qu'en période post-carnaval (quand il n'y a "personne" ou du moins bien moins de monde) et quand après une matinée à se promener dans les ruelles embrumées, on fini par déjeuner au soleil assis sur le bord d'une fondamenta, un panino al baccalà à la main... Mais je rêve et je m'égare. 

J'avais initialement pensé faire des beignets de Carnaval typiques de la Sérénissime mais pour le côté couleur ça n'était pas ça. Du coup je me suis tournée vers une autre spécialité venue de Vénétie : les bigoli. J'avais déjà eu l'occasion de vous les présenter lors d'une autre recette (bien plus typique que celle qui va suivre) et c'est un format qui ressemble à de très gros spaghetti. Très rugueuses - bien plus que des spaghetti - ces pâtes sont parfaite pour accrocher une sauce un peu liquide. 

dimanche 10 mai 2015

Risi e Bisi... un risotto aux petits pois ?

En voyant la participation d'Annie pour la Battle food sur le thème des petites graines, un plat m'est tout de suite revenu en mémoire : le Risi e bisi vénitien. 

Plat printanier par excellence en raison de la présence des petits pois, c'est un risotto particulier qui ne se réalise théoriquement qu'avec du vialone nano, une espèce de riz typique de la Vénétie qui se prête d'ailleurs mieux que le carnaroli ou l'arborio à la préparation de risotti. Quand on va vers les terres et notamment à Vicenza on trouve une version où le riz diffère (production locale oblige). Même si les habitants de la ville sont surnommés en Italie magnagati (littéralement mangeurs de chats !) pour des raisons historiques plus ou moins diverses, un plat plus certainement typique de la zone est le risi e bisi. 

En Italie, il y a toujours un éternel débat sur le fait que le risi e bisi soit une minestra ou un risotto (pour cela, italiens et français sont bien les mêmes à s'écharper sur des recettes). Mais comme Pellegrino Artusi range le risotto ai piselli dans la catégorie des Minestre asciutte e di magro (c'est-à-dire des minestre "sèches" là où l'on trouve aussi les pâtes), j'ai toujours retenu l'option risotto. Ce choix est aussi motivé par un goût très personnel car je dois bien avouer que je suis loin d'être une amatrice de pâtes ou de riz dans les préparations trop liquides (tortellini in brodo à part ;-) 

L'histoire dit que la tradition à Venise voulait que l'on offre un tel plat au Doge le jour de la Saint Marc - le saint patron de la ville - le 25 avril... En Limousin les petits pois sont arrivés il y a peu donc ma recette est un peu en décalage :-) Beaucoup de légendes ou de faits historiques entourent ce plat, notamment en lien avec l'occupation autrichienne de tout le nord-est de l'Italie au XIXème siècle, mais je m'éloigne un peu de mon sujet. 

Pour revenir à la recette et faire pester mes amis vénitiens, celle-ci est un mélange entre le risi e bisi que j'ai eu l'occasion de manger et mon affection pour le risotto bien crémeux mais pas trop humide. Les petits pois sont bien évidemment frais mais ici aussi petite précision : vous pouvez - si vous souhaitez une belle couleur verte et une saveur plus prononcée de petits pois - cuire à part les cosses dans un peu d'eau salée et soit ajouter le bouillon ainsi obtenu, soit mixer le tout et obtenir une sorte de crème très liquide et vert tendre. 
On m'a dit avec pancetta, on m'a dit sans pancetta...
Beaucoup de variantes sont possibles comme vous le voyez ;-) 


mardi 21 avril 2015

Le Houblon sauvage : Où le trouver, Comment le cueillir et le préparer


Le printemps est une période généreuse pour ceux qui n'ont pas de jardin. La nature offre quantité de fleurs et de plantes comestibles. En dehors des désormais classiques orties ou pissenlits, il y en a qui sont peut-être moins connu comme le houblon sauvage. Il s'agit d'une petite plante grimpante que l'on trouve dans une grande partie de la France (visiblement pas ou peu dans le bassin méditerranéen) mais aussi dans le nord de l'Italie (je reviendrai sur ce point un peu plus tard). En occitan, on la nomme parfois "aspargo sarvaigo" (asperge sauvage) et il est vrai que sa forme et sa consommation l'en rapproche. Comme c'est souvent le cas pour les plantes sauvages, ce sont les petites pousses tendres qui sont les meilleurs et que l'on utilise en cuisine. 

Où le trouver ?
Près des lieux humides (rivières, étangs,...) et très souvent, dans les ronces (c'est la partie moins sympathique). On le trouve aussi dans les sous-bois près de zones humides. 
La période la plus adaptée est celles des premières chaleurs du printemps (donc maintenant). 

vendredi 6 février 2015

Spritz al Cynar - Venise à l'apéritif

S'il y a une saveur qui me manque ici et qui est très présente en Italie, c'est bien l'amertume ! Je suis toujours un peu étonnée quand par exemple je demande au marché si le cresson est un peu amer et que l'on me répond tout de suite que "non ! non ! il est très doux ", comme si le côté amer était un défaut. En Italie l'amertume est un goût à part entière et très apprécié pour certains produits ou certains mets. C'est par exemple le cas de nombreuses boissons consommées à l'apéritif

Mon cher et tendre est encore aujourd'hui très surpris de voir le degré d'alcool de certaines boissons que nous français - ou beaucoup d'autres européens du Nord en réalité - consommons pour l'apéritif. C'est vrai qu'en Italie, il est plus habituel de consommer des boissons peut alcoolisées... ce qui explique peut-être aussi que les gens peuvent se permette de prendre l'apéritif avant le déjeuner sans passer pour de parfaits alcooliques ;-) 
Je dois dire que je me suis assez bien adaptée, aussi bien au faible degré d'alcool - puisque auparavant je n'en consommait que très peu - qu'à l'habitude de prendre l'apéritif :-)

L'un de ceux que je chérie le plus - en dehors du Cardinale que je réserve à la période estivale - c'est le Spritz. Au goût peu alcoolique et surtout assez amer, c'est une boisson que j'ai tout de suite aimé. Pourtant le spritz à l'aperol a un côté presque sucré qui peut parfois un peu lassé. C'est alors que j'ai découvert grâce à une amie vénitienne d'adoption que l'on faisait aussi des spritz à base de Cynar entre autres variantes. Ni une, ni deux, lors de mon voyage suivant à Venise, je tournais au Spritz al Cynar (là je sens que ça fait un peu fille portée sur la boisson...). 

Plus alcoolisé que le spritz à l'Aperol - qui est le plus courant - il l'est moins au goût (pas forcément au niveau degré attention ;-) que le spritz au Campari. Il a aussi un goût plus amer et si vous n'aimez pas l'artichaut (la base de cet amaro), je vous rassure tout de suite, le goût en est assez éloigné. 

Avec quelques heures d'avance... très beau week-end à tous ! 

mardi 18 mars 2014

Bigoli in Salsa

Après avoir essayé de vous faire saliver avec quelques adresses vénitiennes, aujourd'hui Petite Cuillère va essayer de faire entrer Venise dans votre cuisine (si, si, ça loge ;-)

La recette que je vous propose est un autre grand classique de la Sérénissime, les bigoli (ou bigoi) in salsa. Si l'on traduit, cela signifie simplement Bigoli (un type de pâte qui ressemble à de gros spaghetti) en sauce... Oui, mais en sauce de quoi ? En sauce bien prononcée en saveurs et complétement éloignée des habituels plats délicats en goût que l'on rencontre dans le Nord de l'Italie. Comme quoi, la cuisine de Venise garde une identité bien spécifique.
Composé de poisson sous sel et d'oignon, c'est un plat dont on ignore les origines exactes. Il en existe une variante avec de l'ail qui a elle la réputation d'être née dans le quartier du Ghetto à Venise (un endroit magnifique dans le sestiere de Cannaregio), le mot étant lui-même certainement issu du dialecte vénitien. 

Une chose est certaine, c'est un plat pauvre. Loin des fastes de la cuisine noble vénitienne, l'oignon et le poisson séché font partie des bases de l'alimentation populaire pendant des siècles à Venise et en réalité le long de bien des côtes européennes. 

C'est un plat que l'on peu manger toute l'année, mais sa composition en fait un plat traditionnellement consommé pendant les jours maigres. Préparé avec des sardines ou des anchois sous sel, il n'y a normalement (en plus) de l'oignon et de l'huile dans la sauce. Petite touche toute personnelle (mais je vais être honnête, je l'ai aussi vu dans certaines préparations), un peu de vin blanc qui apporte une légère acidité à l'ensemble et qui se marie parfaitement avec la douceur de l'oignon et le côté salé du poisson. 


Bigoli in Salsa (pour 2 personnes)
200 g de bigoli
30 g d'anchois sous sel (ou à défaut sous huile et de bonne qualité)
40 g d'oignon (épluché et sans le germe)
3 CS d'huile d'olive
2 CS de vin blanc (facultatif)


Pour les anchois sous sel, en retirer un maximum afin que cela ne couvre pas le goût du reste des produits. Émincer le plus finement possible l'oignon. 

Dans un casserole, faire bouillir un grand volume d'eau. Salez l'eau des pâtes (moins que dans les recettes classiques) et cuisez-les le temps indiqué sur le paquet (les bigoli de par leur "épaisseur" ont souvent un temps de cuisson légèrement plus long). 

Pendant ce temps, préparer la sauce. Dans une poêle, faire chauffer l'huile d'olive à feu très doux. Ajouter ensuite les oignons et poursuivre la cuisson de la même manière pendant 5 minutes. Il sera nécessaire d'ajouter un peu d'eau de cuisson des pâtes afin que la préparation de brûle pas mais c'est tout à fait normal. Déposer les anchois entiers dans la poêle et continuer la cuisson pendant encore 5 minutes, en remuant afin les anchois se délitent. Ajouter le vin blanc pour terminer la cuisson. Éteindre le feu. 

Égoutter les pâtes sans trop retirer d'eau et les verser dans la poêle contenant la sauce. Mélanger rapidement et servir bien chaud. 


NOTE :

Attention à ne pas trop saler l'eau de cuisson des pâtes, les anchois le sont déjà.

Cependant, si vous utilisez des anchois à l'huile, vous pouvez saler légèrement la préparation. 


Concernant le format de pâtes, si vous ne trouvez pas de bigoli, des spaghetti conviennent tout à fait. 

samedi 15 mars 2014

Où manger à Venise... Quelques Adresses pour les Gourmands et les Gourmets

Manger des cicchetti et boire un verre de prosecco, de spritz ou une "ombra", on a beau dire, mais c'est l'un des grands plaisirs de Venise. Voici réunis pour vous quelques endroits que j'aime particulièrement. Ce sont essentiellement des osterie (ou bacari), mais vous y trouverez aussi quelques restaurants ou pâtisseries. Un grand merci à Elisa - vénitienne d'adoption - qui m'a permis de découvrir nombre de ces lieux.

Ils sont classés par Sestiere (les quartiers de Venise) et vous trouverez plus d'adresse dans ceux que je préfère mais c'est déjà un bon début ;-)

Sestiere Cannaregio


Osteria alla Vedova (Cannaregio 3912, Calle del Pistor) 
Pas évident à trouver, mais l'endroit vaut le détour ! Les meilleurs "polpette" que j'ai goûté (pas de ma vie, mais presque ;-)
On peut prendre l'apéritif debout au comptoir ou manger quelque chose d'un peu plus substantiel au restaurant. 

Osteria Al Timon (Cannaregio 2574, Fondamenta degli Ormesini)
Un endroit super où les cicchetti sont à des prix très démocratiques et les plats simples mais délicieux (étonnamment la carte contient quelques produits sardes comme la ricotta mustia). L'autre intérêt de l'endroit, c'est que l'on peut consommer tout cela sur les tables à l'extérieurs le long de la fondamenta... histoire de prendre un peu le soleil à la belle saison. 

Osteria Al Paradiso Perduto (Cannaregio 2540, Fondamenta della Misericordia)
Plus le soir qu'à midi, un très bon endroit pour grignoter quelques cicchetti. On peu aussi s'installer véritablement et manger à table. Le discours pour le précédent concernant l'extérieur est aussi valable. Les Bigoli con cozze, vongole e peperoncino sont délicieux. 

Osteria Al Ponte (Cannaregio 6378, Ponte del Cavallo)
A la limite entre Cannaregio et Castello, presque au Campo Santi Giovanni e Paolo, on la reconnaît à la couleur rouge de la devanture. Les plateaux de charcuterie sont excellents et l'ambiance sympathique. On y trouve aussi bien des gens relativement jeunes que la petite mamie du quartier qui s'arrête boire un petit quelque chose accompagné de son chariot à course ^_^ 


Sestiere San Marco


Osteria Ruga Rialto (San Polo 692, Ruga Rialto)
On la reconnaît à la botte. La friture y est délicieuse mais en plus d'être un endroit historique, Ruga Rialto vaut la peine d'y boire un petit quelque chose... pour y rencontrer Chicco ! Chicco c'est le chat noir qui se promène dans les lieux. Maintenant qu'il est vieux, il est moins agile, mais on peut encore parfois le trouver derrière le comptoir au milieu des bouteilles :-)

Rosticceria San Bartolomeo (San Marco 5424, Sottoportego della Bissa)
Un endroit tout simple qui ressemble plus à une cafétéria qu'au chose mais où la friture est excellente. Les vénitiens ne s'y trompent pas et à l'heure du déjeuner, l'endroit est plein à craquer. La mozzarella in carrozza (qui n'a rien de vénitien) y est fourrée au jambon ou aux anchois et les arancini sont succulents ! L'endroit parfait si vous voulez manger pour peu de frais (si vous voulez plus light, ils font aussi des tramezzini ;-)


Sestiere Dorsoduro


Osteria Al Bottegon (Dorsoduro 1877, Fondamenta Nani)
L'endroit où l'on mange les meilleurs cicchetti de Venise selon certains mais surtout, celui où ils sont parmis les plus économiques (à une époques, ils étaient à 1euro, maintenant c'est 1.20). Ceux au potiron et à la ricotta sont mes préférés mais ils changent très régulièrement. On trouve aussi des choses plus simple comme de la mortadelle avec du piment qui avait inspiré cette recette.  
Essayer de vous y rendre tôt (au déjeuner avant 13h et au dîner avant 21h) sinon l'endroit se rempli et les cicchetti disparaissent. 

Pasticceria da Tonolo (Dorsoduro 3764, Calle de San Pantalon)
Pour ceux qui comme moi sont des drogués du Gianduja, le "bignè" est à essayer absolument ! Toutes les pâtisseries sont bonnes et pour Carnaval, on y mange les meilleurs "fritelle" de la ville.

Salon de thé Fujiyama (Dorsoduro 2727a, Calle Lunga San Barnaba)
Pour une petite pause au calme, c'est l'endroit parfait. Avec une petite courette intérieure où l'on peut prendre le thé en toute saison (avec des moufles en hiver...) c'est un petit salon de thé tout mignon qui propose une gamme relativement étendue de thés et quelques infusions. Pour les gourmands, vous y trouverez aussi quelques gâteaux.


Sestiere Santa Croce


Osteria La zucca (Santa Croce 1762, Calle del Tintor) +39 041 524 1570
Sans aucun doute l'un de mes restaurant préféré à Venise puisque j'y retourne à chaque fois que j'y suis. Vous ne trouverez pas sur la carte les incontournables de la gastronomie vénitienne mais c'est parfait pour faire un break avec les cicchetti et l'alcool.
La cuisine est excellente avec des produits de très bonne qualité. Essayez la spécialité de la maison, le Flan di zucca (que j'avais tenté de reproduire il y a quelques temps de cela). Un peu victime de son succès, si vous trouvez une place sans réserver, c'est le moment de jouer au super loto... Il vaut mieux appeler.

Osteria da Filo (Sestier Santa Croce 30165, )
L'endroit est accueillant et le personnel aussi. Les cicchetti ne sont pas toujours vénitiens (beaucoup de petites choses orientales et quelques mini-sandwichs pleins de saveur) mais l'ambiance est vraiment sympa. Plutôt jeune on y trouve de temps en temps de concerts (si vous détestez The No Smoking Orchestra, passez votre chemin ^_^ ). 


Sestiere Castello 


CoVino (Castello 3829a-3829, Calle del Pestrin) Tel. +39 041 2412705
Deux garçons plein d'imagination et de talent, un restaurant minuscule où la cuisine est dans la salle... Voici une description rapide de ce qu'est CoVino.
Leur maxime pourrait être "less is more" tant la cuisine proposée semble dénuée d'artifices inutiles. Pour en avoir discuté avec Dimitri qui officie en cuisine, c'est bien l'idée recherchée... Le tartare de piémontaise - une race désormais presidio Slow food - sans câpres, sans oignon est parfait. Le risotto est fait sans "soffrito" : le résultat est déroutant et raffiné (certainement en raison d'un bouillon extrêmement soigné). Je  pourrais rester dans la même veine pour l'ensemble de ce que j'ai goûté.
Un conseil, pour le choix des vins, laissez-vous guider par Andrea qui saura vous proposer un mariage réussi avec chaque plat.
Le lieu a ouvert il y a quelques mois mais j'ai eu un véritable coup de coeur pour cet endroit ! Allez-y ;-)

Bar Zenzero' (Castello 5920a, Campo Santa Marina)
Si vous dormez dans un hôtel pas loin... allez y prendre votre petit-déjeuner ! Les pâtisseries y sont excellentes et les croissants "à l'italienne" défient largement leurs cousins français (ils en font un rempli aux fruits des bois que j'adore). En plus, les deux patrons sont super gentils, ce qui ne gâche rien.

Pasticceria Didovich (Castello 5909, Campo Santa Marina)
Juste à côté du bar précédent, c'est une des célèbres pâtisseries de la ville. 

Osteria Ai Do Pozzi e Dae Fie (Castello 2613, Campo Do Pozzi)
Le Campo est très agréable et hors des itinéraires touristiques surpeuplés. Les prix sont bons, la cuisine aussi. 


Edit de mars 2016 : Malheureusement, le bar Zenzero' n'existe plus... il faut cherchez les croissants ailleurs ;-) 

vendredi 10 mai 2013

Lo Spritz

Originellement, le Spritz est un mélange de vin et d'eau pétillante né en Vénétie (pendant la période de domination autrichienne d'où la consonance peu italienne du mot). Pour avoir goûté cette version "ancestrale" chez un ami frioulan qui le fait comme ça, je dois avouer que c'est plutôt agréable les jours de grande chaleur (les connaisseurs vont me jeter des pierres...). 
Avec le temps est apparu le Spritz tel qu'on le trouve maintenant, c'est à dire composé toujours de vin - cette fois, un vin blanc sec voir de plus en plus souvent du Prosecco, un vin italien "à bulle" - et d'eau gazeuse, mais avec en plus du Campari - il paraît que c'est ça la version traditionnelle du cocktail - ou de l'Aperol, un apéritif à la couleur orange fluo et au goût légèrement amer. Pour avoir goûté le Spritz avec du Campari, je trouve ça un peu trop fort, donc voici la "recette" du Spritz dans sa version à l'Aperol (qui est celle que l'on sert maintenant de manière presque systématique en Italie). Il arrive qu'il soit accompagné d'une tranche d'orange et d'une olive mais je ne suis pas fan de ces adjonctions. 

Soyons clairs, il y a autant de manière de faire le Spritz qu'il y a de vénitiens (voir même d'italiens) puisque les proportions changent et les ingrédients aussi... Le Spritz que je vous propose ici, c'est la version que je préfère, avec les proportions et le mélange que j'aime le plus, mais rien ne vous empêche de varier selon vos goûts :-)


Spritz :
Vin blanc sec (3 volumes)
Aperol (2 volumes)
Eau minérale très gazeuse (2 volumes)
Quelques glaçons

Déposer les glaçons dans le verre. Verser l'Aperol dans le verre puis ajouter le vin blanc et finalement l'eau gazeuse. Mélanger.

NOTE : Vous pouvez modifier les proportions selon votre goût puisque très souvent, on pratique le mélange 1/3 Aperol, 1/3 vin blanc, 1/3 eau gazeuse voir 3 de volumes vin blanc, 2 d'Aperol et 1 d'eau gazeuse, voir... ;-)

vendredi 30 novembre 2012

Flan di zucca de la Zucca

Encore du potiron et encore une recette italienne ! Eh oui, on ne se refait pas...
Ce flan di zucca (ou flan de potiron) est quelque chose que j'ai découvert lorsque je suis allée à Venise. C'est une ville sur laquelle j'avais beaucoup d'a priori plutôt négatifs mais après l'avoir visitée, j'y ai laissé une partie de mon cœur (et de mon estomac aussi ;-)

Donc après m'être délectée de chiquetti pendant plusieurs jours, lors de la dernière soirée là-bas, nous sommes allés dans un restaurant conseillé par une amie vénitienne d'adoption. C'était un petit endroit, La Zucca, une « Osteria » qui ne paye pas de mine mais où la cuisine est étonnante de saveur et de simplicité. Et leur spécialité, c'est le flan di zucca. Dans l'absolu, l'intitulé n'a rien de très divertissant, mais le goût était vraiment renversant ! C'était tellement bon que j'y retournerai rien que pour ça ;-)
Donc comme je ne retournerai certainement pas tout de suite à Venise, je me console avec ses petits flans :-)

Flan di Zucca


Flan di zucca (pour 4 personnes)
500 g de potiron
125 g de mascarpone
2 œufs
40 g de fécule de pomme de terre
un peu de chapelure (faite maison)
30 g de beurre + un peu pour les moules
1 échalote
1 pincée de piment
1 pincée de cannelle
1 pincée de noix de muscade
sel

Peler le potiron et le couper en petits dés. Le faire cuire dans une poêle avec le beurre et l’échalote coupée en deux (il faudra la retirer au bout de 5 minutes car elle n'est là que pour apporter un peu de goût). Après 10 minutes de cuisson, ajouter le sel et le piment. Il est possible qu'il soit nécessaire d'ajouter du liquide durant la cuisson (si le potiron devint trop sec) et dans ce cas, je vous conseil d'ajouter un peu de bouillon de poule (voir du lait).

Une fois que le potiron est cuit (il doit avoir la consistance très tendre), le réduite en purée, ajouter la pincée de cannelle et celle de noix de muscade fraîchement râpée.

Laisser refroidir puis ajouter le mascarpone, le fécule de pomme de terre et les œufs un par un. Mélanger doucement.

Beurrer le moule (un grand ou 4 petits) et chemiser avec de la chapelure. Y verser la préparation et mettre à cuire au bain-marie au four pour environ une heure à 180°.

Sortir le ou les moules du four et laisser refroidir. Démouler le flan. Saupoudrer avec un peu de fromage (parmesan ou grana padano) et servir immédiatement.


NOTE : 
Pour la version sans gluten, il faut substituer à la chapelure classique, une chapelure sans gluten. Le plus simple reste de la faire maison en écrasant très finement des tartines grillées sans gluten.

Si vous avez des graines de potiron, il est possible de les disposer sur le flan en décoration mais aussi pour apporter un peu de croquant à l'ensemble. 

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