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jeudi 10 décembre 2015

Hernekeitto { Soupe aux pois finlandaise }


Pour le plat de notre semaine scandinave, j'ai choisi quelque chose de super roboratif (le mot est faible) et de tout à fait de saison : une soupe de pois cassés. 

Si la pratique n'est pas que finlandaise - qui n'a pas mangé ce plat au moins une fois dans son enfance - le plat est visiblement tout un symbole. On en sert à l'heure actuelle systématiquement le jeudi dans les cantines du pays mais la tradition remonte plus loin. En effet dans les armées suédoises et finlandaises (qui faisaient parties du même royaume), on servait se plat bien lourd le jeudi aux militaires afin de leur permettre de "tenir" le vendredi, jour de maigre pour les catholiques. Il faut dire qu'avec un plat comme celui-ci dans le ventre, on ne doit pas trop avoir de soucis pour aller affronter le froid. 

Ce plat se retrouve - avec des variantes - dans de nombreux pays nordique. En Suède et au Danemark, on prépare le même plat avec des pois jaunes (bizarrement plus proches de ceux que l'on trouve dans le sud de l'Europe) et en Norvège on retire la viande du plat pour y ajoutent un peu de vinaigre. 

mardi 10 novembre 2015

Pesce a scabecciu... Poisson à l'aigre douce comme en Sardaigne


Nous voici revenues avec Graziella de L'Italie dans ma cuisine et Sophie de La conque d'or pour notre voyage gourmand dans nos régions respectives. Cette fois nous vous proposons un secondo piatto, le plat qui correspond à notre plat de résistance. Poisson ou viande, ils sont parfois accompagnés de contorni (des légumes). 

Notre ingrédient commun : les produits de la mer. Cela peut sembler vaste mais en réalité en Sardaigne, le choix se réduit assez vite. 

En effet, contrairement à d'autres îles italiennes mais à l'image de leur voisins corses, les sardes se sont rapidement - à quelques exceptions près - retirés vers l'intérieur des terres. Si les hommes de l'âge nuragique étaient de grands marins (principalement pour le commerce), les siècles suivant furent ceux des invasions et de la pirateries, deux dangers venus de la mer. Associés à la quantité non négligeable de zones de marais, on comprend pourquoi les hommes ont préféré la terre. 
Malgré tout, de nombreuses zones côtières sont restées peuplées. C'est le cas de la catalane Alghero, de Cagliari, de Carloforte, de la zone autour d'Oristano et de l'archipel de la Maddalena pour ne citez qu'elles. 

La cuisine sarde bien que plus riche de plats de viande que de plats de poisson dispose tout de même d'un éventail non négligeable de spécialités. Beaucoup sont des primi (des plats de pâtes) ou des antipasti mais les secondi ne sont pas absents. 
Au delà des diversités - la recette que je vous propose aujourd'hui existe dans différentes zones de l'île avec quelques variantes à chaque fois - on retrouve certains points communs dans les recettes traditionnelles. 

Le premier est l'utilisation très large des poissons dits pauvres. sardines, maquereaux (très prisés à Sassari),  grondins, rascasses sont des poissons très présents sur les tables. On consomme également beaucoup de crustacés et de mollusques : poulpes, sèches, petites pieuvres, moules, couteaux, oursins,... 

Un autre caractéristique est le caractère en général assez simple des préparations (je l'ai appris à mes dépens, pas forcément pour ceux qui ne sont pas habitués aux produits de la mer). Beaucoup de poissons sont tout simplement cuits sur la braise ou au four avec des pommes de terre et quelques tomates (un délice !). Une autre préparation très habituelle consiste à les cuire dans un peu de vin blanc. 


La recette que je vous propose aujourd'hui correspond à cette dernière idée. Il s'agit de cuisiner le poisson (frit théoriquement mais pour certains on les prépare aussi bouilli pour être plus léger) dans une préparation à base de tomate, d'ail en plus ou moins grande quantité et surtout de vinaigre : a scabecciu. 

jeudi 11 juin 2015

Arroz de pato {Riz au canard}

Suite de notre semaine portugaise avec cette fois, le plat. Aujourd'hui je vous propose une recette à base de riz que j'adore, le arroz de pato (que l'on peut traduire par riz au canard). 

Deux raisons m'ont poussé à vous présenter ce plat. D'une part, c'est l'un des rares plats portugais dont je tiens la recette de portugais et surtout, c'est un plat que j'adore et que je prépare régulièrement (plutôt lors de la saison froide ;-)

J'ai vu plusieurs version de ce arroz de pato mais celle que je vous propose ici est ma préférée. Le poivron - qui n'est pas tout à fait "réglementaire" - c'est une amie qu'il l'ajoute à la recette de base de sa maman et je dois dire que c'est excellent. 
Le chouriço c'est - comme sa presque homophonie l'indique - le cousin portugais du chorizo espagnol beaucoup plus connu. En réalité, il est un peu différent (et il a ma préférence dans nombre de recettes) d'une part parce qu'il est peu voir pas du tout séché mais surtout il a une saveur fumée très caractéristique que j'apprécie particulièrement. On en trouve facilement dans les épiceries portugaises mais si vous n'en avez pas, vous pouvez parfaitement le substituer, le goût sera seulement différent :-) 

Je dois bien avouer que j'adore la manière dont on mange le riz au Portugal. Même le riz tout simple est préparé avec un estrugido (j'espère ne pas faire d'erreur sur l'orthographe) c'est-à-dire en faisant revenir le riz dans un mélange oignon / huile avant de le cuire comme un riz pilaf... c'est excellent !  

Vous savez également que j'aime bien faire des liens entre les différentes cultures culinaires. Et bien ce plat pourrait tout à fait - en dehors de son passage au four en fin de cuisson - mis en rapport avec le beaucoup plus célèbre risotto italien. Du riz, de l'oignon revenu, du bouillon pour faire cuire... et dans les deux cas, un délicieux résultat ;-) 


samedi 1 juin 2013

Vin de Laurier

Le vin de laurier est un apéritif que l'on fabrique dans le Poitou. A base de vin rouge et de laurier, c'est une boisson que l'on prépare à cette période de l'année pour la consommer ensuite en toute saison. J'ignore si cette boisson est véritablement du Poitou, mais c'est de là que me viens la recette. C'est une amie de ma maman qui la prépare et elle la tient elle-même d'un de ses voisins. 
Consommé très frais en été ou à température ambiante (et avec modération), ce vin de laurier a un petit goût d'amande amère assez agréable et surprenant. 


Vin de laurier (pour environ 5 litres)
90 jeunes feuilles de laurier-haie
4 litres de vin rouge à 12°
1 litre d'eau de vie
800 g de sucre

Dans un grand récipient, mettre les feuilles de laurier lavées avec l'eau de vie. Laisser macérer à couvert pendant 48 heures.

Après 48 heures, ajouter le vin et le sucre, bien mélanger et laisser à nouveau macérer - toujours à couvert - pour 10 jours en remuant de temps en temps. Au bout de dix jours, filtrer le liquide pour en retirer le laurier et mettre en bouteille.
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