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samedi 1 août 2015

Bonnes adresses gourmandes en Sardaigne { Cabras }

 


Comme l'année dernière, me voilà de retour avec les bonnes adresses en Sardaigne :-)

Encore une fois, nous sommes dans le sud-ouest de l'île mais dans un registre moins dispendieux - et moins restaurant - que mon lieu chouchou (rassurez-vous, je ne vais pas tous les jours dans les restaurants étoilés) voici donc une adresse proche de Cabras

Connue pour le poisson et principalement le mulet, fût un temps où la pointe du Sinis (la région en question) était un des lieux de la pêche au thon, mais la tonnara de Su Pallosu a aujourd'hui disparue. On y pêche pourtant toujours et dans certains endroit, les pêcheurs se sont organisés pour vous faire déguster le produit de la pêche. 

C'est le cas du lieu que je vous présente aujourd'hui et qui est un incontournable dans la région. Pour être un peu plus exacte, il s'agit d'un ittitourisme (comme l'agritourisme mais pour la pêche) : l'Ittiturismo Sa Pischera e' Mar e' Pontis.
Connu ici sous le simple nom de "la peschiera" (c'est vous dire si elle est fameuse), c'est une coopérative qui gère l'endroit et qui pêche les mulets ainsi que la quasi totalité des produits qui vous sont présentés. Si vous aimez les ambiances feutrées et la porcelaine de Limoges, ça n'est pas vraiment un endroit fait pour vous car ici c'est avant tout pour la qualité de la nourriture que l'on vient. Sinon ça vous fera peut être penser à une grande cantine. Ceux qui vous servent ne sont pas non plus des professionnels de la restauration - même si certains de ceux qui portent ce titre le méritent fort peu - mais ils sont extrêmement gentils et disponibles. Personnellement, je préfère y aller le midi - on y croise aussi les pépés du cru - mais le repas reste identique le soir.

Comme souvent en Sardaigne, vous aurez à table plus de nourriture que vous ne pouvez en manger. Mais si comme moi vous êtes une bonne fourchette doublée d'une grosse gourmande, vous irez jusqu'à la fin ;-)

samedi 27 juin 2015

Fenouil, Bottarga et Huile parfumée aux Framboises

Pour commencer le week-end avec un peu de fraîcheur, voici une entrée toute simple à réaliser et dont les saveurs très tranchées vous porteront directement au bord de la mer :-) 

Je vous en avais déjà parlé, la bottarga de mulet se marie parfaitement avec deux légumes : les artichauts et le céleri branche. On peut les consommer tout simplement crus avec un peu d'huile d'olive ou les préparer avec des pâtes.

Mais ce moment ce n'est pas la saison des petits artichauts, ni vraiment celle du céleri branche... donc j'ai trouvé un nouveau copain de jeu à la bottarga : le fenouil.
Produit très italien s'il en est, le mariage fenouil et bottarga n'est pas quelque chose que l'on fait habituellement en Sardaigne mais cela fonctionne plutôt bien. En réalité je pense que tous les légumes croquants et avec une saveur puissante sont de potentiels combinaisons. 


Ici c'est vraiment un plat tout simple puisqu'il suffit de mélanger les ingrédients les uns avec les autres. Les saveurs sont étonnantes avec la rondeur et la puissance de la bottarga, le côté frais et anisé du fenouil ainsi que la légère pointe de sucre et d'acidulé apporté par la framboise. Un peu d'huile d'olive et le tour est joué ;-) 


Fenouil, Bottarga et Huile parfumée aux Framboises (pour 4 personnes)
1 gros fenouil 
80 g de bottarga di muggine ou de poutargue 
10 framboises dont 4 pour la décoration 
2 CS d'huile d'olive
4 petites feuilles de menthe (facultatif) 

Bien laver le fenouil, retirer les petits plumets puis la partie la plus dure et le couper en fines lanières. 

Laver les framboises puis les passer au chinois pour retirer les pépins. Emultionner cette pulpe de framboises avec l'huile d'olive. Ajouter les feuilles de menthe ciselées le plus finement possible et mélanger à nouveau. 

Couper la bottarga en tranches très fines. Dans les assiettes de service, disposer la bottarga et le fenouil. Napper avec l'huile d'olive parfumée aux framboises et servir. 

jeudi 14 mai 2015

Spaghetti poutargue et sauge

Les choses les plus simples sont parfois les meilleurs... cet adage bien connu s'avère souvent vrai en cuisine. En effet, quoi de meilleur que des asperges cuites à la vapeur et dégustées seules ou avec un petit filet d'huile d'olive ? Des fraises au sucre peut-être ;-)

Toujours est-il que la cuisine italienne est riche de préparations aux ingrédients très simples mais au résultat savoureux. C'est le cas aussi en Sardaigne où l'on trouve des plats extrêmement simples au niveau de leur composition mais à la saveur fantastique. 

Tout à fait dans cet esprit, je vous propose aujourd'hui une version améliorée des fameux spaghetti alla bottarga di muggine  que l'on trouve dans l'île. Je ne reviens pas sur l'histoire de ce produit (je l'avais fait dans un article il y a quelques temps déjà) mais si vous connaissez la poutargue de Martigues, c'est le même produit. Si la bottarga reste un produit coûteux, sa saveur très forte ne nécessite pas l'utilisation d'une grande quantité. 

Je vous parlais d'amélioration par rapport à la recette de base car ici, la saveur est beaucoup plus délicate - j'ai retiré l'ail - et un parfum qui a quelque chose d'herbacé avec l'adjonction de sauge. L'idée est née en mangeant une sauce à base d'encre de seiche et de tomates. Un peu décevante au niveau de la saveur, nous avons cherché avec mon cher et tendre à lui redonner un peu de pep's. Solution d'urgence : la sauge séchée ! Elle a tout de suite amélioré le plat que nous désespérions de sauver... Conquis par ce nouveau mariage de saveurs, mon italien préféré a proposé de le tester également dans les pâtes à la bottarga. Et c'est mille fois meilleur ainsi :-) 

La recette est extrêmement simple - c'est ce qui dans le quotidien fait son principal intérêt - mais fera le régal des amateurs de saveurs iodées. 


mardi 13 janvier 2015

Sedano e Bottarga // Céleri branche et Poutargue

Sedano e Bottarga (ou Céleri et Poutargue dans sa version française) est un plat que j'adore ! En ce début de semaine, j'ai peu de temps et comme ma cuisine c'est regarnie de produits sardes (bottarga en tête), voici une idée d'entrée super rapide, super pratique et surtout délicieuse. 

C'est un grand classique en Sardaigne que j'ai toujours vu servi comme antipasto mais je le prépare en général comme entrée - c'est presque la même chose - si j'ai plusieurs convives ou comme plat quand nous ne sommes que deux (il faut dire que j'aime bien ça ;-) seulement avec un peu de pain. Je vous avais proposé il y a quelques temps déjà une version "pâtes" de ce mariage entre le céleri branche et la poutargue, le voici cette fois dans toute sa pureté et sa simplicité. 

Dans cette préparation assez rustique, la poutargue retrouve un peu ses origines humbles car si elle est désormais un produit de luxe, elle est restée pendant longtemps un met consommé par les plus pauvres (un peu comme la langouste dans le Maine que l'on donnait quant à elle à manger aux prisonniers). 

C'est une entrée plutôt estivale avec sa saveur très fraîche, mais comme personnellement je consomme du céleri plutôt en saison froide, c'est un des plats minutes que je préfère en hiver.

C'est très rapide à préparer mais ne le faites pas trop en avance, les tranches de bottarga risqueraient de se déliter et la texture deviendrait moins agréable. 


lundi 29 septembre 2014

Crème tiède de Haricots blancs (Mogettes vendéennes) et Bottarga

Après avoir préparé des Mogettes vendéennes en s'inspirant du Liban, les voici arrivées dans ma seconde patrie... la Sardaigne

Cette île que je chérie tant est pleine de superbes produits et la bottarga di muggine est l'un d'entre eux. Donc après avoir écumé les grands classiques comme les spaghetti alla bottarga ou le mélange ricotta mustia / bottarga, voici une association bien moins sarde : mogettes vendéennes et bottarga. 
L'idée d'associer les haricots blancs et la poutargue est celle d'un ami très cher (Ale le roi du pesto ;-) En discutant des combinaisons possible, il a suggéré un mariage avec des borlotti (des haricots coco qui une fois cuits deviennent rose tendre). Instinctivement et un peu par atavisme, j'ai tout de suite envisagé de les substituer par des mogettes ;-) 

Au delà de la couleur blanc crème des haricots de mon enfance, leur goût est moins "sucré" que celui des haricots borlotti. Et en plus, avec une touche d'ail, les mogettes ont déjà fait leurs preuves :-)

Le résultat est un plat très simple - vous allez le voir, il y a peu d'ingrédients - mais aux saveurs délicates et contrastées. 




mardi 29 avril 2014

La Bottarga di Muggine {Produits sardes}


Pour vous présenter certains des produits typiques de la Sardaigne, je ne pouvais faire l'impasse sur la bottarga. Oeufs de mulet salés et séchés, on la trouve ailleurs dans le bassin méditerranéen et la poutargue que l'on trouve à Martigues est le même produit. 
En Sardaigne, c'est une denrée typique et un représentant de l'île bien au-delà des mers qui l’entourent. Dans son livre "Viaggio in Sardegna. Undici percorsi nell'isola che non si vede", la romancière Michela Murgia (qui est par ailleurs originaire de la principale zone productrice sur l'île) consacre un petit chapitre à la bottarga, "il segreto del muggine" (le secret du mulet). Une grande partie des informations sur la production et l'origine historique en sont issues. 

Un peu d'Histoire...

Probablement produite dès la période phénicienne (les superbes ruines de Tharros sont proches d'Oristano), le bottarga vient quand à lui de l'arabe bot-ha-rik que l'on peut traduire par "oeufs de poisson séchés". Sa production diffusée dans tout le bassin méditerranéen, notamment de la Tunisie au Maroc explique certainement cette "hybridation" culturelle et gustative. D'ailleurs, les contacts avec les Phéniciens seraient également l'origine reconnue à la poutargue que l'on trouve dans le sud-est de la France. 
Le produit n'est donc pas exclusivement sarde, mais les caractéristiques assez distinctives concernant la matière première de la bottarga sarda mais aussi ses modalités de production en font un produit à part entière. 


Production

Pour résumer, le principe est assez simple, les deux poches d'oeufs (qui restent unies) sont nettoyées, salées, compressées puis séchées.
C'est la zone de Cabras, à côté d'Oristano dans l'Ouest de l'île qui est la plus ancienne zone de production. Les étangs salins qui l'émaillent sont riches de mulets, les poissons dont les oeufs sont récupérés avant d'être salés, compressés et séchés. On en trouve ailleurs sur les côtes ouest et sud de la Sardaigne, mais la bottarga de la zone précédente reste la plus réputée. Elle a d'ailleurs été quasiment introuvable pendant quelques temps après une interdiction de deux ans imposée en 1999 afin de permettre le "repos biologique" de l'écosystème local (sa quasi destruction ayant entraîné une surmortalité de l'ensemble des espèces présentes). Les choses tendent heureusement à s'améliorer depuis. 
La distinction entre les différents types de bottarga étant une opération de spécialistes (et la bottarga étant de toute façon bonne), on en trouve de l'excellente venant du nord-ouest (Alghero ou Stintino) mais aussi du sud (la zone autour de Cagliari) et dans le centre-est où celle de Tortolì est en train d'acquérir ses lettres de noblesse sur l'île. 

Dans une plus petite île au sud ouest de l'île "principale", à San Pietro pour être exacte, on trouve également de la bottarga de thon. Elle aussi délicieuse, elle reste tout de même moins délicate et moins appréciée que celle de mulet (le prix n'est pas le même non plus...). 


Goût et conservation 

La bottarga a une saveur iodée très présente. C'est un produit à la consistance dense et à la couleur orangée : plus ou moins en fonction de sa dessiccation. La bottarga la plus prisée est celle (et là, je sens bien que je vais vous perdre ^_^) qui a encore "su biddiu" (en sarde, le nombril), à savoir une petite partie du placenta au bout de la poche... Mais je vous assure que c'est moins désagréable que ça en a l'air ;-) 

La bottarga se conserve au frais (au frigo donc) et il faut la sortir quelques instant avant son utilisation (pour qu'elle revienne à température ambiante). Une fois entamée (ou ouverte si vous l'avez sous vide), il faut la consommer au maximum dans le mois. 
En Sardaigne, on trouve en général la bottarga protégée par une couche extrêmement fine de cire (qu'il faut retirer avant de la consommer). Si vous devez la transporter, celle sous-vide sera la seule solution. 

La bottarga en poudre se conserve un peu plus longtemps, mais ses qualités gustatives restent moindres par rapport à la bottarga entière. 


Utilisation 

Le plus simple reste de la découper en tranches fines et de les accompagner d'un peu d'huile d'olive extra-vierge. Avec un peu de pain, c'est un véritable délice ! 

Deux unions particulièrement heureuses - et répandues en Sardaigne - sont bottarga et céleri branche, mais surtout bottarga et artichauts (les petits artichauts épineux typiques de l'île font des merveilles :-) 

Sinon, elle est très largement utilisée dans les primi piatti. Sur les pâtes, c'est vrai qu'un tout petit peu de bottarga change le plat. En Sardaigne et dans toute l'Italie, on trouve souvent de la bottarga moulue, la plus pratique pour faire les fameux Spaghetti alla Bottarga, un plat de paresseux par essence ^_^ 


Quelques recettes à base de bottarga 









Vous trouverez également plein de bonnes idées sur le petit livre de Mayalen Zubillaga.





mercredi 12 février 2014

Spaghetti Sedano e Bottarga {Spaghetti au Céleri branche et à la Poutargue}

Après avoir mangé beaucoup de gâteaux, Petite Cuillère part en lutte contre les préjugés culinaires... Non, les pâtes ne sont pas nécessairement les ennemies du régime (bon, ok, si vous mangez des pâtes à la carbonara tous les jours, ça risque d'être un peu compliqué...).

J'ai toujours été émerveillée par la ligne de certaines de mes amies italiennes... qui mangent des pâtes tous les jours ! Donc je me suis renseignée, pour la science bien évidemment... et un peu pour préparer ce qu'elles appellent la "prova costume" (explication en français... ce moment ou on se sent un peu seule dans la cabine d'essayage, boudinée dans un maillot de bain que l'on pensait deux fois trop grand...). Résultat de mon enquête : les pâtes ça peut être très équilibré !
Petits conseils italiens donc : limiter la quantité de pâtes (100 g maximum), éviter de faire un soffritto (l'ail ou l'oignon revenu dans l'huile... la base de nombreuses recettes de pâtes) et les cuisiner avec des légumes. Des conseils de bon sens, mais qui restent bienvenus :-)

Pour tenter de se rapprocher des codes du diététiquement correct, voici une recette rapide, délicieuse et qui n'est - je l'espère - pas trop riche. C'est en réalité une version "pâtes" d'un plat que j'adore manger quand je suis en Sardaigne : sedano e bottarga. Du céleri branche et de la bottarga (ou poutargue). Dans la version originelle, c'est nécessairement avec la bottarga entière (coupée en très fines tranches), mais sur des pâtes, la bottarga en poudre comme on la trouve souvent en Italie fait très bien l'affaire ;-)


Spaghetti Sedano e Bottarga (pour deux personnes)
200 g de spaghetti
3 petites branches de céleri
Un peu de bottarga (2 CS rases pour la version en poudre, 1 à 2 cm en version entière)
1 CS d'huile d'olive
1 petite gousse d'ail hachée
1/2 verre d'eau

Bien laver puis découper en petit cubes les branches de céleri. Dans une poêle anti-adhésive, faire revenir l'ail haché dans l'huile d'olive. Ajouter ensuite les morceaux de céleri puis faire revenir dans l'huile. Lorsqu'elle a été entièrement absorbée - et pour éviter d'ajouter trop d'huile - verser une peu d'eau et continuer la cuisson pour encore 10 minutes.

Pendant ce temps, préparer les spaghetti. Faire bouillir un grand volume d'eau. Lorsqu'elle arrive à ébullition, saler et y plonger les spaghetti. Faire cuire le temps indiqué en remuant régulièrement, surtout en début de cuisson.

Lorsque les pâtes sont cuites, les égoutter (pas trop, afin que les spaghetti ne se collent pas entre eux par la suite) et les verser dans la poêle contenant le céleri. Saupoudrer généreusement de bottarga en poudre ou en tranches et mélanger avant de servir.


NOTE :
Pour une version plus gourmande et moins légère, il est possible de mélanger la bottarga avec l'équivalent de deux cuillères à soupe d'huile d'olive avant de la répartir sur les pâtes :-)

samedi 9 novembre 2013

Spaghetti alla Bottarga

Vous le savez peut-être, la bottarga, c'est ma grande passion (pour parodier Omar Sharif). J'en mettrais partout ou presque : pâtes, fromage, tout y passe

Mais je ne vous ai jamais présenté le grand classique en Sardaigne : la pasta alla bottarga (les pâtes à la poutargue). C'est un plat qui brille avant tout par sa simplicité. Je vais schématiser un peu, mais c'est des pâtes et de la bottarga (de mulet). Donc rien de bien compliqué et surtout un plat prêt en un tour de main. 

En Italie pour ce genre de préparation, on utilise en général de la bottarga déjà râpée, mais rien n'empêche de réaliser la recette avec de la bottarga entière. Dans ce cas, il faut réduire la quantité (on en retire un tiers minimum) car la bottarga encore sous sa forme de poche est beaucoup plus forte en goût et cela de manière assez évidente si elle est très sèche.  

Une petite rapide, pratique et goûteuse pour un w-end spécial paresse ;-)


Spaghetti alla bottarga (pour 4 personnes)
400 g de spaghetti
60 g de bottarga di muggine {ou de poutargue}
2 gousses d'ail hâchées
5 CS d'huile d'olive de bonne qualité

Dans un faitout, porter à ébullition une grande quantité d'eau. Ajouter le sel et faire cuire les spaghetti en remuant régulièrement.

Lorsque les pâtes arrivent en fin de cuisson, faire revenir tout doucement l'ail dans l'huile d'olive dans une poêle. Lorsque l'ail devient translucide, arrêter la cuisson. 

Égoutter les pâtes une fois qu'elles sont cuites et les verser dans la poêle contenant l'huile, bien mélanger et saupoudrer généreusement de bottarga râpé ou en poudre. Bien mélanger à nouveau et servir immédiatement.


NOTE : Si vous craignez que le goût de l'ail soit trop prononcé, vous pouvez le mettre entier dans l'huile d'olive et le retirer une fois cuit. 

jeudi 22 août 2013

Fregola aux Aubergines et à la Bottarga

Aujourd'hui, fregola en version (presque) végétarienne...  Presque tout simplement parce que à ce plat végétarien que j'ai déjà goûté en Sardaigne, j'ai ajouté un peu de la star de l'île... j'ai nommé la bottarga di muggine
Je sais, je suis plus royaliste que le roi ;-)
Comme dans la recette précédente, la fregola est servie un peu "humide" mais moins que dans la version traditionnelle. Deux raison à cela : d'une part, il n'y a pas de sauce à la base de la recette, mais surtout j'ai préparé la fregola véritablement à la manière d'un risotto (mantecatura mise à part puisque pas de beurre ni de fromage ici). 

Le résultat est excellent et la bottarga se marie très bien avec l'aubergine (légume qui reste un grand classique de la gastronomie de la ville de Sassari). 


Fregola aux aubergines et à la bottarga (pour 4 personnes)
250 g de fregola
1 grosse aubergine
700 ml  de bouillon végétal
2 gousses d'ail
3-4 feuilles de basilic
Un peu de bottarga râpée {ou de poutargue}
Huile d'olive
Sel

Laver l'aubergine et la détailler en tout petits cubes. Dans une poêle anti-adhésive, faire chauffer l'huile d'olive avec une gousse d'ail coupée en deux. Lorsqu'il est devenu translucide, retirer l'ail et mettre les aubergines à cuire pendant une bonne dizaine de minutes. Retirer du feu et réserver.

Dans une poêle, mettre à nouveau un peu d'huile d'olive, l'autre gousse d'ail coupée en deux puis une fois que cette dernière et cuite, la retirer et ajouter la fregola. La faire toaster pendant 1 minute puis ajouter une grosse louche de bouillon (elle doit juste être recouverte). Ajouter ensuite petit à petit le reste du bouillon en tournant régulièrement.

Attention à la cuisson parfois rapide (en tout cas, plus que le riz dans un risotto) car il faudra entre 8 et 9 minutes pour que la fregola soit cuite tout en restant ferme. En fin de cuisson, ajouter les aubergines mises de côté ainsi que le basilic haché. Bien mélanger.

Servir immédiatement (la fregola doit être bien chaude) parsemée d'un peu de bottarga râpée.

lundi 12 août 2013

Piadina version "Voyage le long de la botte"

Bataille food n°3... Après la session cerise organisée par Objectif : zéro miettes, on mange tous avec les doigts ! C'est le principe qu'a établi Virginie de Little Bouillon : il faut réaliser un "summer finger food" (je sais déjà que Jenna en a fait trrois ;-)
Grande amatrice d'apéritifs en tout genre (et du simple fait de manger avec les mains...), la recette que je vous propose a ces deux caractéristiques. L'idée était aussi de s'inspirer de Little Bouillon. Ce que j'aime beaucoup chez elle, ce sont ses tartines toujours originales et avec des combinaisons de goût réussies.
C'est donc ici un finger food dans le même esprit, mais que j'ai essayé de rendre un peu italien à la fois par ses ingrédients (on passe par plusieurs régions d'Italie) et par sa forme car les tartines sont sensées rappeler des tranches de pizza.

Concernant les ingrédients, il y a une base de pain romagnol, la piadina, un pain plat presque dépourvu de mie. Le coté frais est apporté par les tomates cerises et la stracciatella (au lait de bufflonne), un fromage proche de la burrata, produit dans la région des Pouilles, au sud de l'Italie. Pour les saveurs plus tranchées, artichauts à l'huile (ici fait maison) et bottarga râpée, tous les deux sardes.

Le tout pour faire un apéritif minute - si vous préparez le pain à l'avance - et qui se mange avec les doigts !


Piadina version "Voyage le long de la botte" (pour 2 personnes)
1 piadina (d'enrivon 20 cm de diamètre)
5 tomates cerises
3 petits artichauts à l'huile {de bonne qualité, mieux si faits maison}
3 grosses CS de stracciatella
10 à 15 g de bottarga

Préparer la piadina (même la veille) en suivant la recette ICI.

Faire durcir légèrement le pain dans une poêle anti-adhésive bien chaude (moins d'1 minute de chaque côté). Découper des triangles dans le pain afin d'imiter la découpe d'une pizza.

Tartiner généreusement de stracciatella (à défaut, elle peut être remplacer par du stracchino, plus simple à trouver en France). Découper les tomates cerises en tranches. Égoutter les artichauts pour leur faire perdre un peu d'huile et les couper en grosses tranches.

Disposer 1 ou 2 tranches et tomates et d'artichauts sur le pain et parsemer (plus ou moins généreusement en fonction des goûts) de bottarga râpée.

Servir immédiatement.


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#Logo by Jenna#

Et si vous voulez découvrir les autres recettes, voici les liens des différents blogs :

Le Bistro de Jenna
La Chipie en cuisine
Bowl & spoon
Frenchement Bon
Plus une miette dans l'assiette
La Fabrique à délices
Objectif : zéro miette!
Confessions de 2 foodaholic
A table les garçons
Encore une lichette - Canalblog
Cook'n Closet
A Good Cooking Day
Kuchniasentymentalna
Dans la cuisine de Lully !
Aurorelle
Little Bouillon


mardi 6 août 2013

Ricotta mustia et bottarga

Le plat que je vous propose aujourd'hui n'est pas une invention de ma part. C'est la reproduction - à l'identique puisque c'est loin d'être compliqué - d'un antipasto que j'ai eu l'occasion de manger dans un restaurant de poisson à Sennori, en Sardaigne, "Da Vito". L'une des caractéristiques de l'endroit (en dehors du fameux Vito et de sa collection de photos à l'entrée) est la quantité d'antipasti qui vous sont servis (la dernière fois, nous étions quatre et l'on comptait pas moins de 13 plats sur la table...). Je n'y suis allée que deux fois, mais les deux fois j'ai eu l'occasion de manger cette ricotta mustia parsemée de bottarga (devenu officiellement un de mes mélanges préférés).
La recette n'est pas difficile (au point même que j'ai un peu honte de la nommer recette) mais les produits doivent être de bonne qualité. 

On retrouve dans cet antipasto toute l'âme et l'identité de la Sardaigne : les terres du cœur de l'île avec le fromage à base de lait de brebis et la mer avec les oeufs séchés des mulets de l'étang de Cabras. Le goût est difficilement descriptible, mais le côté onctueux et fumé de la ricotta mustia se marie à merveille avec le côté marin et salé de la bottarga. Le tout lié avec un filet d'huile d'olive... c'est prêt !


Ricotta mustia et bottarga (pour 2 personnes)
100 g de ricotta mustia
30 g de bottarga di muggine râpée {ou de poutargue}
4-5 CS d'huile d'olive de bonne qualité

Détailler la ricotta mustia (ou une autre ricotta fumée) en tranches d'un demi centimètre d'épaisseur et les disposer dans le plat de service.

Râper très finement la bottarga di muggine (on trouve en Italie de la bottarga "moulue" qui est utilisée normalement seulement pour les pâtes mais qui fonctionne très bien pour ce type de préparation).

Parsemer la ricotta de bottarga puis recouvrir d'un filet d'huile d'olive. 

Servir immédiatement.

mercredi 12 juin 2013

Pasta Roquette, Tomates cerises et Bottarga

Les tomates ne sont pas encore tout à fait de saison, mais elles arrivent petit à petit sur les étals des marchés. Du coup, j'en ai acheté, notamment parce que j'avais envie de vous proposer une recette de pâtes que j'adore :-)

Il y a une petite pointe de Sardaigne dans ces pâtes puisqu'elles sont saupoudrées de bottarga. Si le mot vous fait penser à la poutargue, c'est normal car c'est la même chose ! Il s'agit d'une poche d'œufs de mulet salée puis séchée et si dans le sud-est de la France, elle est exclusivement de mulet (à ma connaissance en tout cas), en Italie on en trouve aussi de thon (moins savoureuse selon beaucoup). En Sardaigne, elle est - presque - toujours "di muggine" donc de mulet. 
On en consomme beaucoup sur l'île, par exemple râpée sur les pâtes. Une grande partie provient de la région autour d'Oristano mais on en trouve aussi une très bonne sur l'Isola di San Pietro, une île au sud-ouest de l'île principale. Je dois avouer que j'étais un peu réticente avant de goûter, mais le goût est assez exceptionnel : à la fois fort et très délicat. 

Ici, il s'agit d'une recette simplissime puisque tous les ingrédients sont mélangés crus aux pâtes. De quoi se régaler en un tour de main ;-)


Pasta Roquette, Tomates cerises et Bottarga (pour 2 personnes)
250 g de
10 tomates cerises
Une grosse poignée de roquette
Un peu de Bottarga di muggine
2 CS d'huile d'olive
Sel

Mettre l'eau pour les pâtes à bouillir. Pendant ce temps, découper les tomates cerises en petits dés en retirant les pépins.
Faire cuire les pâtes dans un grand volume d'eau bouillante salée (le temps indiqué par le fabriquant). Une fois cuite, les égoutter et les mettre dans un saladier. Arroser généreusement d'huile d'olive, parsemer de tomates cerises et de roquettes puis mélanger. Au dernier moment, saupoudrer d'un peu de bottarga râpée.
Servir immédiatement.

NOTE : la recette peut aussi être consommée comme une salade de pâtes. Dans ce cas, augmenter légèrement la quantité de sel et une fois les pâtes cuites, les passer sous l'eau pour arrêter la cuisson.
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