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mardi 3 avril 2018

Mujaddara ou Riz aux lentilles {Liban, Syrie}


Qu'on le nomme MujaddaraMjadra ou Moujadara adas dans sa version syrienne, ce plat est un vrai délice !

Vous le savez certainement désormais, la cuisine du Moyen-Orient est l'une de mes préférées. Je la trouve extrêmement parfumée, toujours délicieuse et souvent végétarienne, ce qui pour moi est un gros avantage.

Si parfois la cuisine libanaise - ou plutôt syrienne ici, vous allez rapidement comprendre pourquoi - est très élaborée dans ses préparations, ce plat se distingue surtout par sa simplicité. Il ne faut que quelques ingrédients et dans la version originaire il ne faut même pas d'épices... les produits se suffisent à eux-mêmes grâce au mode de préparation et au génie des cuisinières ayant peu de moyens.

mardi 14 novembre 2017

Pâtes au jambon à l'italienne


Alors oui, je peux comprendre, voir une blogueuse vous parler de pâtes au jambon, c'est loin de faire rêver...

Genre il y a une recette pour les pâtes au jambon... Tu fais cuire tes pâtes, tu mets une tranche de jambon à côté et t'as des pâtes au jambon, non ? Vous vous en doutez, la réponse est non 😉 (Sinon ça sert à quoi de faire un article là dessus).

Comme beaucoup de petits français, j'ai pourtant été élevée avec cette version. Le duo coquillettes-jambon a guidé et illuminé mon parcours culinaire pendant les premières décennies de ma vie 😅 Et à l'époque, je n'y voyais rien à redire. C'était même au panthéon de mes plats favoris jusqu'à mes 12-13 ans.

Puis un jour, j'ai découvert l'Italie et ses pâtes. Et j'ai découvert que si les "pâtes au jambon" existaient aussi en Italie, cette pasta al prosciutto n'avait rien à voir avec les nôtres. Avec un soffritto à la base - c'est le départ de presque tous les plats de pâtes - et deux trois petites choses pour l'agrémenter... c'est bien meilleur !


samedi 16 septembre 2017

Haricots verts à l'indienne {Curry et Graines de Moutarde}


J'ai longtemps hésiter à nommer cette recette ainsi... pour la bonne et simple raison qu'elle n'est pas en tant que telle d'origine indienne. Mais comme c'est l'idée qui présidait à sa réalisation, j'ai sauté le pas 😊

Il faut aussi avouer que ces jours-ci, nous mangeons beaucoup de haricots à la maison. Entre les blancs et les verts, ma maraîchère en a beaucoup il me faut parfois être inventive pour avoir envie de les manger. Classiquement chez moi c'était soit en salade, soit à la poêle avec de l'ail et du persil... après trois jours, je voulais changer un peu.

Je les adore préparés avec de la sauce tomate mais malheureusement je suis la seule dans ce cas. Comme toujours, je me suis donc tournée vers mes meilleurs amis dans ce cas : les épices

mardi 1 août 2017

Cipolline catanesi {Street food sicilien}


Le sous-titre de cette recette aurait pu être : je ne connais pas la Sicile mais je connais des siciliens 😉

Pourquoi ? Parce que les délicieuses cipolline que je vous propose aujourd'hui, je les ai découvertes... en France, à Limoges 😄

Depuis quelques années déjà, il y a au marché où je retrouve ma maraîchère préférée un monsieur qui vend des produits siciliens. Il cuisine également à merveille et j'ai eu l'occasion de goûter il y a quelques mois de cela à ces petits chaussons farcis.

lundi 6 février 2017

Tarte aux Oignons rouges et à la Ricotta


Contrairement à ce que laissaient penser les températures de la semaine dernière... le retour du printemps n'est pas pour tout de suite 😔

Bien que la période où les légumes sont limités aux choux, pommes de terre, carottes et poireaux ne soit pas encore arrivée, je me languie des belles couleurs rouges et roses et certains légumes nouveaux.

Fort heureusement, il reste quelques belles couleurs au cœur de l'hiver 💜 Il y a toujours le chou rouge (en réalité plutôt violet), les carottes orange vif mais surtout les oignons rouges (qui sont roses 😏).


vendredi 12 août 2016

Pane Frattau comme en Sardaigne


La recette que je vous propose aujourd'hui est l'un des plats emblématique de la Sardaigne : le pane frattau

Je suis étonnée de ne pas vous avoir proposé cette recette plus tôt tant elle est simple et savoureuse. C'est même l'une de mes préférées ! Composée de tomates, de basilic, de pecorino et de pain carasau (ce pain sarde tout fin et craquant auquel j'avais consacré un article il y a quelques années), le tout est surmonté d'un œuf poché et servi dans la foulée. C'est un plat campagnard, très essentiel dans sa composition et sa préparation puisque le bouillon sert à cuire l’œuf puis à imbiber les feuilles de pain. 

C'est un plat unique, rassasiant et parfait pour qui travaillait dans les champs. L'origine en est inconnu - le mythe d'une création en hommage au roi d'Italie n'a a priori pas lieu d'être - mais l'utilisation des "vieux" morceaux de pane carasau fait penser à d'autres recettes présentes sur l'île, à plus forte raison parce que la tomate était présente chez beaucoup seulement les jours fastes. C'est une "recette" née de la nécessité de consommer les produits présents. 

Aujourd'hui c'est un plat que l'on sert à l'assiette mais il est normalement fait pour être partagé... libre à vous de choisir votre version préférée :-)

mardi 17 novembre 2015

Cubes de Bouillon végétal { Home made }


Pour cette nouvelle édition de la Battle food Julia des Cookines nous a proposé un thème que je ne pouvais qu'aimer... 


Alors certes il m'arrive de céder aux sirènes de l'industriel mais de manière générale, mes placards de cuisine contiennent relativement peu de produits transformés. Ça n'est pas toujours pratique en fin de journée lorsque l'on est fatigué et que l'on a bien envie de faire rapide mais pour pallier à ses moments de paresse culinaire, je congèle souvent des plats préparés en grandes quantités ou des soupes. 

Je dois donc bien avouer que je me suis longuement creusé la tête avant de trouver une idée. C'est en visitant mon placard que j'ai finalement trouvé le produit à retravailler en version home made puisqu'il y a une chose très manufacturée qui est toujours présente dans ma cuisine : le bouillon en cube

Bien que les traditions sardes soient en partie venues à mon secours pour les soupes (c'était principalement là que j'utilisais ces cubes) avec l'usage de tomates séchées sous sel, je dois avouer que je n'ai jamais renoncé - en dehors de certaines préparations où la qualité du bouillon fait le plat - à cette solution de facilité. 

Et pourtant, ça n'est pas si compliqué d'en faire une version maison ! Cela a surtout un gros avantage qui est de pouvoir contrôler la quantité de gras et de sel que l'on utilise. On ne peut tout de même pas supprimer la totalité du sel puisque c'est lui qui permet une conservation correcte. L'autre avantage, il peut aussi permettre de recycler certaines parties délaissées des légumes

mercredi 7 octobre 2015

Craig's Crazy Guac Tac... ou presque !


Pour cette vingt septième Bataille Food et après avoir mangé des glaces en mode comfort food grâce à Florence, Bénédicte du blog Fais moi croquer ! nous a préparé un thème tout vert : l'avocat

En réfléchissant à une recette à base d'avocat, deux choses me sont venues à l'esprit : les glaces à l'avocat et au chocolat - surprenant et délicieux - et les mots "guac tac"... Je me suis demandée pendant quelques jours où j'avais bien pu entendre ces mots là (et ce qu'ils signifiaient exactement) puis je me suis décidée à chercher sur internet, toujours un très bon allier dans ce genre d'occasion. 

Résultat de la recherche : une vidéo extraite de la série Portlandia nommée "Craig's Crazy Guac Tacs". Dans un épisode - hilarant comme tous les autres - Carrie et Fred sont affamés, assoiffés et à la recherche d'un lieu pour les accueillir. Soudain ils aperçoivent l'enseigne Around the world in 80 plates (si vous aimez Jules Verne, ça doit vous rappeler quelque chose ;-) 
Le seul problème : impossible de trouver un plat normal à manger ! Ils ont tous des ajouts de toutes sortes, assez hallucinants et hautement improbables. Un plat est notamment mentionné, les "guac tac" (tacos au guacamole) fou de Craig... Craig étant par ailleurs la personne chargée de la vidéosurveillance afin d'empêcher les gens de partager leurs plats ! Vous n'avez rien compris, vous êtes un peu perdu, c'est normal, c'est l'effet Portlandia ^_^ 

Dans le Portlandia Cookbook dont je vous avais déjà parlé, on trouve donc logiquement la recette de ces fameux "guac tac". Cela va être déjà la deuxième recette que je vous propose issue de cette série (et à nouveau dans le cadre d'une Bataille food) ! Je n'y peut rien mais Fred & Carrie ont définitivement mis un peu de rire et d'autodérision dans ma cuisine :-) 

Un taco c'est en réalité une tortilla + quelque chose à l'intérieur. On peut totalement laisser court à son imagination !  C'est ce que j'ai fait ici puisque j'ai pris des libertés aussi bien avec la recette d'origine qu'avec la recette du livre. C'est une version acidulée, craquante et végétarienne des "tacos fous au guacamole" de Craig. Acidulée par la présence d'oignon rouge et de grenade, craquante pour les mêmes grains de grenade et le radis et végétarienne parce que j'ai supprimé le rouget présent dans la recette d'origine. Ce qui est d'ailleurs à mon avis la chose la plus folle de ce tacos ;-) 

mardi 22 septembre 2015

Samoussa au Boeuf et aux Petits pois


Aujourd'hui commence notre semaine de cuisine créole ! 

Avec quelques copines blogueuses (et un copain) nous avons décidé de recommencer nos petits voyages culinaires autour du monde.

Et cette fois, c'est Valérie qui est à l'origine de ce joli thème de la cuisine créole. Même si le terme recouvre une grande variété de réalités - les linguistes, les sociologues et les historiens ce sont beaucoup penchés sur la question - en gastronomie le terme désigne la cuisine des Caraïbes, de La Réunion, de Madagascar, de l'île Maurice et de la Guyane. D'une manière beaucoup plus générale on regroupe sous ce terme toutes les cuisines où le métissage est l'essence même d'une préparation. 

Pour ma part, ma connaissance de la cuisine créole est assez limitée mais elle est liée à la Guadeloupe, à la Réunion et à ces amis qui sont à l'origine de ces souvenirs :-) 

La recette que je vous propose aujourd'hui est tout à fait dans cet esprit. Elle est la tentative de reproduction de ma première rencontre (mémorable vous l'aurez compris) avec ces délicieux petits triangles que l'on nomme samoussa. Je devais avoir 6-7 ans et à la fête de fin d'année de mon école, le papa réunionnais d'une copine tenait un stand où il faisait frire des samoussas (je ne sais pas si cela serait encore possible aujourd'hui). C'était pour moi une denrée méconnue mais j'ai toujours été curieuse / gourmande / amatrice de plats épicés. Le côté piquant, tout chaud et merveilleusement parfumé de ces samoussas a été une véritable révélation pour moi. L'autre raison à cela était la présence de petits pois dans la farce que pour la première fois j'appréciais. Je pense que j'ai du mettre ensuite une bonne dizaine d'année avant d'en remanger ;-)

Voilà l'histoire de ce plat dont je n'ai jamais eu la recette exacte mais qui ressemble un peu à ce que j'ai goûté ce jour là. 

Grosse entorse à la préparation d'origine : j'ai cuit mes samoussas au four ! Le maillot de bain à ses raisons... vous connaissez la suite ;-) 

Je les ai servis avec un peu de sauce pimentée (dont vous trouverez la recette ICI) légèrement diluée. Mais vous pouvez aussi préparer - pour une version plus douce - une sauce rapide au yaourt en y ajoutant un peu de sel et de la coriandre hachée. 

samedi 11 juillet 2015

Comme un Goulash...

Le sous-titre de la recette aurait pu être "entre le gulas de Gordana et celui de belle maman mon coeur balance..." pour la bonne est simple raison que la recette que je vous propose aujourd'hui - en plus de faire monter de quelques degré la température, comme si cela était nécessaire - est un mélange entre la recette de Gordana et celle préparée par la mère de mon cher et tendre. 

Le goulash n'a pourtant rien de sarde mais c'est l'un des piatti forti de ma belle maman. Et comme le goulash de Gordana, il ressemble bien peu à ce que les hongrois nomment ainsi. 
Les deux plats sont différent mais c'est pourtant bien ainsi qu'on les nomme. Celui yougoslave - et celui que je connaissais avant d'aller en Hongrie - est un ragoût de viande avec de l'oignon, du paprika et parfois de la tomate. La version italienne contient beaucoup (beaucoup !) de tomate mais ça le rend finalement assez agréable puisque la sauce est bien plus consistante. Avec une salade de poivrons et un peu de pain, ça fonctionne très bien. 

Ici j'ai suivi les conseils de Gordana pour la préparation - j'ai pris la même viande mais libre à vous de varier - en ajoutant la "belle-mère touch" à tout ça :-)

mercredi 1 juillet 2015

Bird in a Grilled cheese nest {Brunch version Portlandia}

Premier mercredi du mois et donc Bataille food (cette fois organisée par Sandra de Cuisine addict après être partis en Bollyfood avec Dorian). Et non, Petite Cuillère et Charentaises ne s'est pas transformé en version anglaise sans sous-titres pour l'occasion. 

Quelques explications ;-) 
Désignée par Jenna qui est à l'origine de la BF, Sandra nous a proposé comme thème "Brunch!!" (moi qui adore ça, l'idée ne pouvait que me plaire). Il fallait donc préparer un plat pour un brunch avec comme impératif un oeuf et un légume ou un fruit de saison. 

Mais pour moi brunch + oeufs = Portlandia
Comment vous n'êtes pas un nolife qui passe ses soirées à regarder toutes les séries qui sortent ? Grand bien vous fasse. Moi je ne suis pas très loin de cette description et c'est pour ça que je connais Portlandia, série complètement déjantée de et avec Carrie Brownstein et Fred Armisen. C'est pour moi l'une des meilleurs séries des 5 dernières années ! Bien barré et très drôle, ils s'y moquent gentiment des travers de la ville un peu bobo sur les bords. 
La nourriture a une place importante dans la vie des Portlanders et donc dans la série. C'est sans doute ce qui a conduit à la publication du livre The Portlandia Cookbook: Cook Like a Local... Toujours dans la dérision. 
Mon père Noël a été suffisament gentil pour me l'offrir et l'une des rubriques fait directement référence à un épisode de la saison 2 entièrement consacré au brunch (Brunch Village). 

Voici donc la réinterprétation d'une des recettes du livre, les Bird in a grilled cheese nest. Pas de vrais oiseaux ici - l'utilisation du mot bird est un clin d'oeil que les fans de la série verront dans l'instant - mais des oeufs enfermés dans des tranches de pain de mie comme c'est - ou ce fut - la mode. J'ai un peu beaucoup remanié la recette, d'une part pour y incorporer les oignons rouges - ils sont jeunes et tous doux en ce moment - mais aussi parce que la mayo tiède c'est bof et que la cuisson au four c'est mieux ;-) 

Alors bon brunch et surtout... put an egg on it ! 


jeudi 18 juin 2015

Petits pois à la bonne femme


Aujourd'hui, je vous présente une recette qui me tient à cœur pour plusieurs raisons. 
La première c'est qu'après avoir cordialement détesté les petits pois, c'est un légume que j'adore (je pense que la brièveté de la saison n'y est pas pour rien). 
La seconde c'est que cette recette est l'une de celle que j'ai appris dans le livre de cuisine de mon arrière grand-mère. Même si ma maman, la pauvre, n'en a pas fait grand chose, c'est un livre qu'elle a précieusement conservé pour moi :-)
Avant je l'avais vu utilisé par ma grand-mère et c'est dans ce livre que j'ai trouvé mes premières recettes de gâteaux. Il date de 1909 donc autant vous dire qu'il est dans un piètre état mais que c'est une véritable mine d'or qui contient notamment cette recette des petits pois à la bonne femme

On voit souvent des petits pois dit à la française préparés avec des lardons... Mais en réalité , cette adjonction en fait des petits pois "à la bonne femme". Attention, on ne contredit pas le livre de mamie sur ce point ;-)

La seule chose qui me plait moyennement dans la recette originale, c'est le fait de lier le tout avec du beurre froid et un jaune d’œuf. Du coup, exit ces deux éléments et d'ailleurs je pense que dans les livres de cuisine des années 60-70 (les derniers à s'être intéressés à ce type de préparation) on ne lie plus les petits pois en fin de cuisson. 
Autre modification, j'ai diminué - démesurément - les quantités de beurre. Il faut dire que 150 g de beurre pour une seule et même recette... gloups ! 

A la maison, c'est quelque chose que nous mangeons comme plat unique mais rien ne vous empêche de le servir comme accompagnement. Il faudra seulement penser à diminuer de moitié les quantités. 

Dernier petit conseil : si vous avez un jardin et des laitues qui commencent à monter... faites leur un sort ainsi, vous verrez c'est délicieux :-)

vendredi 27 février 2015

La Purée de Piment... Une sauce qui déménage !

Vous me pardonnerez - je l'espère - pour ce titre mais c'est véritablement ce à quoi la purée de piment me fait penser ! Après le soleil dans une assiette de pâtes, voici la chaleur dans une purée de piment. 

C'est quelque chose que j'ai longtemps consommé tout prêt avant de me lancer dans cette préparation en réalité très simple. En ayant grandi avec un papa grand amateur de cuisine épicée, j'ai toujours eu l'habitude de consommer du piment. Ce que j'ai toujours aimé dans ce produit - au delà du goût bien évidemment - c'est sa présence sous des formes qui sont sensiblement les mêmes dans différentes régions du monde. De la pâte de piment que l'on prépare en Calabre (qui est crue et pour laquelle on égoutte longuement les piments broyés) à la pâte de piment que j'ai rencontré dans la cuisine du Sénégal en passant par celle asiatique, en matière de purée de piment, tutto il mondo è paese comme disent les italiens ;-) 

Les usages de cette purée sont nombreux. Elle fait partie de différentes sauces ou recettes traditionnelles tout autour du monde et on peut aussi l'utiliser pour relever des sauces ou des recettes maisons. Personnellement, j'en badigeonne les poissons blancs que je cuits au four ou j'en ajoute pour relever une soupe un peu fade. Mais libre à vous de l'utiliser comme vous le souhaitez. 

Ici c'est une variante un peu personnelle puisque je la prépare avec de l'huile d'olive alors que la recette que j'ai à la base prévoit une huile plus neutre comme celle de tournesol ou d'arachide. Mais on va dire que c'est la petite touche italienne :-)


vendredi 21 novembre 2014

Gratin d'Oignons rouges au Saint Nectaire

Cette semaine a été un peu placée sous le signe des plats chauds et réconfortants... Peut-être suis-je influencée par le froid sec de ces jours-ci :-)

Donc en cette fin de semaine, voici un gratin d'automne à la fois doux et crémeux avec un saint-nectaire fermier au top de sa forme. L'ingrédient principal du plat (en dehors du fromage) ce sont les oignons rouges. C'est un produit que j'aime véritablement - d'ailleurs ils sont également la base de ma recette dans l'Almanach insolite - pour sa saveur mais aussi sa couleur ! Même après cuisson, ils gardent cette belle teinte rose plus ou moins prononcée et surtout... ils sont beaucoup plus doux que leurs confrères. 

Dans ce gratin, cette douceur est contrastée par la saveur du saint-nectaire. L'ensemble reste assez délicat en bouche et rustique dans son esprit. C'est un plat (ici aux proportions d'un accompagnement) très facile à préparer et qui peut se réaliser à l'avance. Il faudra seulement le faire réchauffer au dernier moment. Une petite idée toute simple pour la garniture d'un plat de fête ou comme accompagnement d'une viande blanche. 


mardi 5 août 2014

La Panzanella Toscane {presque en Version Originale}

Vous l'aurez peut-être noté au fil des posts, je n'aime pas jeter la nourriture. Et pour ce qui est de cuisiner du pain rassis... ma mauvaise mémoire m'a un peu poussée à me pencher sur la question ;-)

La recette du jour est bien une recette anti-gaspillage par excellence, récupérée cette fois de l'autre côté des Alpes. Si vous avez eu la chance de visiter la Toscane, vous avez très certainement rencontré ce qui est son plat estival le plus connu : la panzanella. En réalité, on la prépare dans une grande partie du centre de l'Italie. C'est un plat campagnard fait de peu de produits et surtout qui permet d'utiliser le vieux pain. 

Pour ce type de plat, il en est comme de beaucoup issus de la tradition campagnarde... Chacun a sa version ;-) Mon point de départ, c'est la recette de Giulia Scarpaleggia. Auteur du blog Juls' Kitchen et du superbe livre I Love Toscana.  Elle a aussi fait une très belle version "hérétique" (de son propre aveu) qui ressemble à un couscous.
La base est immuable : pain dur, oignon rouge, basilic, huile d'olive, un peu de sel et du vinaigre (de vin blanc en théorie puisque le rouge "tache" le pain). Avec l'arrivée des tomates en Europe et la faveur nouvelle portée au concombre, ces ingrédient viennent s'inscrire dans les canons de la recette.
Une variante principale - et essentielle à mon sens - c'est celle qui concerne la préparation du pain. Soit en gros cubes (voir même en tartines comme dans les Marches), soit émietté. Cette dernière version est celle que j'ai mangé en Toscane et c'est celle qui ressemble le plus à la pratique que l'on peut observer dans d'autres recettes de la même zone comme la célèbre Ribollita
Avec du pain de campagne toscan, la version "miettes" est certainement la meilleure (ce pain étant par ailleurs sans sel, il ne faut pas oublier d'en ajouter lors de la préparation). Mais avec mes moyens français (ou sardes en ce moment) et un bon pain proche du pain de campagne, la version "cubes" a ma préférence (attention, pas de pain blanc au risque de manger de la soupe).

Avec la chaleur qui revient, il fallait bien une recette comme celle-ci :-)


La Panzanella toscane (pour 2 personnes)
200 g environ de pain rassis (de campagne et de bonne qualité)
3 tomates mûres de taille moyenne
1 petit oignon rouge
1 petit concombre (ou 1/2 s'il est grand)
Quelques feuilles de basilic frais (une vingtaine)
2 et 1/2 CS d'huile d'olive
1 et 1/2 CS de vinaigre de vin blanc
Sel

Nettoyer les légumes. Couper les tomates en quartier et les concombres en tranches puis les mettre dans un saladier. Peler l'oignon rouge et l'émincer. Le plonger dans l'eau froide afin d'en atténuer le côté piquant.

Dans un grand plat du type plat à gratin, verser environ 3-4 cm d'eau fraiche. Couper le pain rassis en tranches épaisses et les plonger dans le plat (elles ne doivent pas être complétement immergées). Les laisser ainsi pendant quelques minutes, juste le temps qu'elles s'imprègnent de l'eau, sans être totalement mouillées (entre 3 et 5 minutes environ). Égoutter le pain.

Retirer l'oignon rouge de l'eau, l'égoutter et l'ajouter aux tomates. Sur les légumes, ajouter le pain, soit coupé en petits cubes, soit émietté. Bien mélanger en ajoutant également le basilic haché très grossièrement. Saler et assaisonner avec l'huile et le vinaigre de vin blanc.

Laisser reposer une petite demi-heure avant de servir (en ajoutant éventuellement un peu plus d'huile d'olive).


NOTE :

Il est également possible de présenter différemment la panzanella. Il suffit de disposer la tranche de pain humide dans le fond d'une assiette, d'un verser un peu d'huile et de vinaigre, de saler puis de la recouvrir complétement de légumes et de basilic et enfin d'ajouter encore un peu d'huile et de vinaigre.

La quantité d'huile est en réalité variable en fonction de la capacité d'absorption du pain. Mais l'idée reste que la panzanella ne rende pas de liquide une fois servie.


lundi 30 juin 2014

Andouillette sautée aux Tomates et aux Oignons

Après l'andouille... voici l'andouillette ^_^ 
Vous l'aurez compris, j'aime beaucoup ce genre de choses. Disons que je suis plutôt bien tombée en Limousin et à Limoges en particulier où les abats se taillent une place de choix dans la culture gastronomique locale
Et pourtant, la recette du jour est bien le fruit de la réflexion... d'un Normand ! Mon petit papa, lui aussi amateur d'abats (j'ai le souvenir de l'avoir vu manger régulièrement de la cervelle dans mon enfance). C'est lui qui est à l'origine du plat que je reproduis aujourd'hui.

Une recette pas si loin que ça de ses origines (qui ne connaît pas les tripes à la mode de Caen) et c'est un plat dont mon frère et moi étions - et sommes encore - très friand. La seule variante par rapport à "l'original" : Un peu de persil mais surtout, l'andouillette qui est grillée seule avant d'être liée au reste. Ça n'en est que meilleur :-)


Andouillette sautée aux Tomates et aux Oignons (pour 4 personnes)
2 andouillettes 
3 gros oignons jaunes
5 tomates
1/2 verre de vin blanc sec
1 CS d'huile d'olive
1 branche de persil
Sel, poivre

Couper les andouillettes en rondelles. Les faire revenir rapidement à feu élevé dans une poêle anti-adhésive afin de les saisir et de les griller légèrement. Verser ensuite avec un peu de vin blanc, laisser s'évaporer et retirer du feu. Réserver. 

Laver les tomates et les couper de manière grossière. Peler l'oignon et l'émincer. Dans la même poêle anti-adhésive que précédemment, faire revenir l'oignon dans l'huile d'olive. Ajouter les tomates et laisser cuire 5 minutes. Remettre ensuite les tranches d'andouillette dans la poêle et laisser cuire l'ensemble une petite dizaine de minutes. 

Lorsque l'andouillette et les tomates sont cuites, parsemer de persil haché, mélanger et servir bien chaud. 

mercredi 4 juin 2014

Galette un peu Poitevine, un peu Limousine et très Bretonne / BF #13

Quand Sophie du blog J'ai le cœur gourmandise a annoncé son thème très breton, j'ai tout de suite adhéré ! Mais quoi de plus drôle que de détourner un plat ?

La Galette du jour - puisque c'était le thème - est une Galette à la Mousse de Chèvre, l'Andouille de Guéméné et à la Moutarde violette ! Elle est donc bien bretonne (l'andouille et la galette sont présente). Mais elle est aussi un peu poitevine (avec le chèvre ici frais mais qui reste sous toutes ses formes le symbole de la région) et un peu limousine avec la moutarde violette de Brive. Je vous en avait déjà parlé, mais c'est réellement un produit que j'adore :-)

L'andouille dans les galettes de sarrasin, c'est un véritable délice. Je n'en mange en réalité que quand je vais chez mon oncle en Bretagne et en été puisque lui, il cuit l'andouille au barbecue... donc un temps clément est nécessaire. C'est presque ma madeleine de Proust bretonne puisque lors de nos vacances bretonne plus petits, c'était le plat auquel mon frère et moi avions droit le soir de notre arrivée :-)
Et puis, il y avait un ingrédient breton imposé donc cela convient tout à fait. 

La mousse de chèvre, c'est quelque chose que j'avais déjà préparé en version sucrée pour une tarte. Ici, c'est une version salée et un peu plus consistante qui "rafraîchi" un peu l'ensemble. En réalité, je n'ai qu'un seul regret... ne pas avoir trouvé d'oignons de Roscoff pour les faire griller... 


Galette Mousse de Chèvre, Andouille de Guéméné, Moutarde violette et tiges oignons (pour 4 personnes)

Pour les galettes (vous en aurez une quinzaine de petites)
500 g de farine de sarrasin
1 L d’eau froide environ
17 g de gros sel 

Pour la mousse de chèvre salée:
170 g de chèvre frais
130 g de fromage blanc

Pour la garniture :
12 tranches d'andouille de Guéméné
4 cc bien bombées de moutarde violette de Brive
1 tige d'oignon (facultatif)
Sel 


Préparer la pâte à galette. Dans un grand saladier, mélanger la farine de sarrasin, le sel. Ajouter ensuite un tiers de l'eau et fouetter. Lorsque la pâte est homogène, ajouter le reste de l'eau. Laisser reposer au moins 4 heures filmé au frais (la durée, c'est un "truc" que j'ai trouvé chez Anne de Papilles et pupilles). 

Préparer la mousse de chèvre frais. Dans un grand bol, verser le chèvre et le fromage blanc. Bien mélanger au batteur ou au fouet pour aérer la préparation. Entreposer filmé au frais.

Préparer les galettes. Mélanger à nouveau la pâte pour lui rendre son homogénéité. Huilez légèrement une crêpière avec un papier essuie-tout. Faire chauffer à feu vif puis y verser une louche de pâte. Décoller les bords à l'aide de la spatule, puis lorsque les petites bulles se forment et que la galette se colore légèrement, la retourner. Faire cuire l'autre côté de la galette (il faut un peu moins de temps que pour l'autre face en général). 

Pour chaque galette, disposer de la mousse de chèvre sur la galette de sarrasin, ajouter quelques tranches d'andouille grillée, une cuillère à café de moutarde violette et quelques petits bouts de tige d'oignon.


NOTE : 
Si vous ne réalisez pas les 15 galettes, vous pouvez tout à fait congeler la pâte en la mettant dans une bouteille en verre (surtout pas entièrement remplie) et la conserver ainsi pendant une petite semaine. 


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Et si vous voulez découvrir les autres recettes, voici les liens des différents blogs ou pages :

Sylvia
- Nathalie Pélagère



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