Affichage des articles dont le libellé est Beurre. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Beurre. Afficher tous les articles

lundi 25 septembre 2017

Le Préfou {Vendée}


Désormais connu partout en France dans sa version industrielle et apéritive, le pain préfou est une spécialité de Vendée. Gourmandise absolue lorsque l'on aime l'ail, ce pain beurré, poivré et fortement aillé est dans la droite lignée des pains à l'ail que l'on trouve un peu partout en Europe. Entre le garlic bread anglo-saxon et les pains frottés à l'ail du sud de l'Europe (Italie et Espagne en tête) se trouve le préfou vendéen 😉

Autrefois, le préfou servait tout simplement à attendre que la température du four baisse un peu pour la cuisson du pain. En effet après avoir fait monter le four à bois en température, il fallait attendre avant d'enfourner puisque "la goule do fou" était encore trop brûlante. Le "pré-four" servait donc à cuire le préfou (plutôt sympa comme attente, non ?). 

Vous ne le savez peut-être pas mais j'ai une mamie vendéenne. Et pourtant, elle ne m'a jamais parlé du pain préfou. Je l'ai découvert lors de vacances dans le Marais poitevin (puisque c'est une spécialité maraîchine) comme beaucoup de monde je pense. Encore une fois, je vais tirer des conclusions - peut-être hâtives - mais je crois que c'est justement son origine géographique qui fait que ma grand-mère ignorait cette préparation. 

lundi 24 juillet 2017

Shortbread pour Alice au Pays des Merveilles


La recette d'aujourd'hui est un petit retour vers l'enfance. Pour cette nouvelle édition du foodista challenge, Marie de United colors of Macarons a décidé de nous faire préparer les plats des dessins animés qui ont bercé notre enfance. Inutile de vos préciser que l'idée m'a tout de suite plu. 

Trouver un dessin animé en particulier n'a pas été simple (je suis née dans les années 80 donc autant vous dire qu'il y avait beaucoup d'options) mais j'ai décidé d'en choisir un qui m'avait particulièrement marqué. 

Comme beaucoup d'enfants, j'ai été - et je suis encore un peu aujourd'hui - fascinée par le monde d'Alice au Pays des Merveilles. Un monde mystérieux au bout d'un terrier, peuplé d'animaux et d'objets qui parlent, de non-anniversaires et de nourriture magique... Quel enfant pourrai résister ? 

vendredi 25 novembre 2016

Egg nog Cake {Gâteau au lait de poule}


Oui, nous sommes le 25 novembre et oui, Noël ça n'est que dans un mois... 
Je reformule : Ouiiiii ! Nous sommes le 25 novembre et Noël c'est dans un mois !!! 💗💗

Vous l'aurez compris, j'adore Noël. Michel - mon fidèle sapin en plastique - est déjà installé depuis quelques jours dans le salon pour ma plus grande joie ainsi que celle du chat ^^

Si je publie (déjà !) une recette de Noël, c'est pour la Battle food dont Camille de Camille pâtisserie est la marraine. En effet, elle nous a proposé de revisiter un peu Noël et d'être originaux en évitant la dinde, les marrons et le chocolat. Voici ce que cela m'a inspiré... 

samedi 12 novembre 2016

Chocolate Chips Blondies {Blondies Vergeoise & Chocolat}


Call me ! On the line... Call me ! Call me any, any time ! 

Désolée pour ce petit intermède musical kitschouille mais lorsqu'on me dit blondie, je pense forcément à la fameuse chanson du groupe homonyme, même si je doute que l'un et l'autre aient aucun rapport. Si je me suis transformée pendant quelques secondes en Debbie Harry (jeune hein parce que maintenant...) c'est pour vous présenter cette délicieuse recette made in USA

Le blondie est un dessert que j'aime beaucoup et peut-être même plus que le brownie auquel on l'associe souvent (son nom vient d'ailleurs du parallèle fait entre les deux gâteaux puisqu'on l'appelle aussi blond brownie). L'omniprésence du sucre (cassonade ou vergeoise en ce qui me concerne) donne une saveur qui me fait vaguement penser à des spéculoos moelleux. Et j'ai depuis toute petite une vraie passion pour les spéculoos ^^

mardi 24 mai 2016

Marmalade Buns { Brioches à la Marmelade d'Oranges amères }


Lorsque j'ai été nommée marraine du défi Chut, je me suis tout de suite posée la question du thème (logique me direz-vous). Je voulais quelque chose d'un peu rigolo et qui fasse référence à quelque chose que j'aimais. 

Et puis au détour d'une phrase échangée avec Karine par blog interposés, une chose s'est imposée à moi : James Bond / les services secrets anglais / la cuisine anglaise (oui je sais, l’enchaînement d'idée n'est pas nécessairement des plus évidents). Mais pour un défi qui se nomme 00 chut, cela me semblait assez logique. 

Karine à été plus qu'imaginative pour l'organisation du défi puisqu'elle a réalisé une petite vidéo (clic) tout à fait dans l'esprit de ce que j'imaginais. 

Comme à chaque fois, annonce des binômes... Et puis verdict des ingrédients. Emilie de Emilie Sweetness, avait choisi la marmalade ! Alors je dois vous avouer qu'en lisant "marma..." j'ai commencé à pâlir (la marmite pour le coup, je déteste ça), mais fort heureusement, elle a pris l'option sucrée. 



mardi 22 mars 2016

La Cornue Limousine... Pâques chez moi


Après avoir beaucoup voyagé en Italie et au bord de la Méditerranée, nous voici de retour en terres plus proches (mais aussi plus tempérées) : mon LimousinJe dis "mon" mais vous le savez, c'est ma terre d'adoption. Je n'y ai pas mes racines, je n'y suis pas née, mais comme j'y ai grandi... c'est un peu mon chez moi :-)

Et en Limousin, contrairement à certaines croyances, nous avons de belles spécialités culinaires. Certaines ont conquis le monde comme le clafoutis, d'autres sont restées très locales comme celle que je vous propose aujourd'hui. 

Si vous ne connaissez pas la cornue
1- vous n'êtes pas limousin (rassurez vous ça n'est pas grave)
2- vous n'êtes jamais passé en Limousin entre les Rameaux et Pâques. En ce moment, on en trouve dans toutes les boulangeries ! 

Très ancienne - elle remonte de manière certaine au Moyen-Age mais aurait des racines encore plus lointaines - avec sa forme de Y et ses trois branches elle n'est pas sans évoquer le diable mais surtout des symboles plus grivois... je ne vais pas vous faire un dessin. Les Rameaux coïncidant avec des fêtes païennes célébrant la fertilité (logique au retour de la végétation du printemps), l'Eglise plutôt que d'interdire ce "pain" un peu trop suggestif a préféré y voir un symbole de la sainte Trinité !  


vendredi 12 février 2016

Fondant au Chocolat au cœur coulant de Fruits Rouges


Dernier jour de notre semaine autour des recettes amoureuses avec un dessert des plus classiques. Cette fois, rien de bien inventif (le fondant ou le coulant au chocolat n'a plus le charme de la nouveauté depuis des années) mais un délicieux dessert préparé avec l'un des ingrédients au mythe aphrodisiaque le plus tenace : le chocolat

Utilisé depuis des siècles par les Aztèques, le chocolat arrive en Europe par l'Espagne avec quantité de produits qui font désormais notre quotidien. En France c'est l'épouse de Louis XIII, Anne d'Autriche - qui comme son nom ne l'indique pas est espagnole - qui introduira la boisson chocolatée, très éloignée de ce que nous connaissons. Depuis cette époque, le chocolat c'est un peu la préparation miracle sensée guérir de presque toutes les maladies courantes et fortifier l'organisme... dans tous les sens du terme. 
Un petit prospectus "publicitaire" de la fin du XVIIIème siècle vante d'ailleurs les mérites d'un chocolat aphrodisiaque. Son inventeur, Le sieur Le Pelletier, vous assure que ses tablettes seront en mesure de vous guérir de toutes les maladies vénériennes ! Si aujourd'hui on attend plus une telle panacée de notre chocolat, il garde bien sa réputation d'ingrédient des amoureux... peut être parce qu'il favorise la sécrétion d'endorphines.

Ici point d'effet aphrodisiaque, point de maladie à soigner, juste un dessert plein d'amour et de gourmandise ! Le cœur de fruits rouges, est là principalement pour l'association parfaite que ces fruits forment avec le chocolat. Mais le rouge est aussi la couleur phare de l'amour et est resté pendant des siècles en Europe occidentale la couleur du mariage.

Bien évidemment, ce sont tous des fruits surgelés, mais vous pouvez tout à fait utiliser des fruits frais lorsque l'été sera revenu ;-) 


vendredi 22 janvier 2016

Cotoletta alla milanese ou Wiener Schnitzel ? Escalope panée...


La recette du jour a plusieurs noms et plusieurs origines possibles. Ce qui est rassurant c'est que dans tous les cas elle est délicieuse ^^ 

Si jamais vous êtes passés par Milan, vous avez nécessairement rencontré dans un restaurant une escalope de veau très plate et panée. Mais si vous avez visité Vienne (et l'Autriche plus généralement) vous avez certainement eu l'occasion de déguster le même plat. Eh oui, qu'on les nomme cotoletta alla milanese ou wiener Schnitzel les préparations sont identiques ! Mais qui a eu en premier la délicieuse idée de paner une escalope de veau ? 

Comme toujours chacun va gratter dans les archives, on expose les témoignages de repas des siècles passés à la recherche de la première préparation de la fameuse recette, on discute longuement sur les éventuelles différences, etc. Alors ? Milanaise ou viennoise notre escalope ?

Disons qu'au delà des preuves présentées par chacune des parties, l'histoire plaide plutôt en faveur d'une influence autrichienne sur la gastronomie milanaise. Petit retour en arrière... Après la période florissante du Duché, Milan et sa région passent sous domination espagnole. Avec le début de la guerre de Succession, Milan est occupé par l'Autriche (à partir de 1706) et en 1713 est signé le traité d'Utrecht. S'il nous intéresse nous français à plusieurs titre, pour l'histoire de notre escalope de veau, il entérine la cession d'une partie du Milanais à l'Autriche. La ville restera sous domination autrichienne jusqu'en 1796 et l'arrivée de Napoléon Bonaparte.
Si les milanais ont peu probablement influencé la gastronomie autrichienne (je risque de me faire taper sur les doigts en disant ça ^^), ce presque siècle d'occupation a de grande chance d'avoir marqué la cuisine lombarde. En même temps, dans certains plats beaucoup plus anciens, elle ne sont pas si éloignées l'une de l'autre, la cassoeula à base de porc et de chou n'est pas sans rappeler différentes préparations d'origine germanique. 
Mais il est aussi fort possible que d'un même produit on ait préparé un recette identique. 

Inutile de vous le préciser, cette cotoletta ne peut en aucun cas (jamais ! mai ! never !) être servie avec des pâtes... Vous l'aurez compris je penche plus du côté italien dans la dégustation. Mais je ne pense pas qu'en Autriche on fasse ce genre de chose. Choisissez plutôt une petite salade ou des frites pour les plus gourmands. On sert aussi souvent une vraie côtelette de veau avec l'os mais c'est bien moins pratique à consommer. 

Ici c'est une version presque "mini" notamment puisque le grand jeu en Italie est de proposer la cotoletta la plus grande (qui dépasse de l'assiette) possible. Je suis restée sage sur la taille de l'escalope mais comme d'habitude assez exigeante sur la qualité de la viande... Je vous conseille de faire de même pour avoir un résultat parfait ;-)   


vendredi 11 décembre 2015

Kladdkaka { Gâteau au chocolat comme en Suède }


{ Le meilleur gâteau au chocolat du monde vient de Suède }

Avec des affirmations de ce genre, il va falloir que mon gâteau en jette ^^

En matière de gâteau au chocolat, il y a tellement de recettes qui existent qu'il est pour moi toujours un peu difficile de faire un choix. Je reste très attachée aux gâteaux de mon enfance mais en grandissant, mes goûts en matière de gâteau au chocolat se sont affirmés et maintenant je le sais : ce que j'aime c'est le gâteau au chocolat bien humide dans le style mud cake.  

Je ne renoncerai jamais aux autres versions mais je dois avouer qu'il y a un côté extrêmement régressif dans ces gâteaux qui font que la cuillère - même une fois la bouchée de gâteau avalée - reste encore couverte de gâteau... et qu'il faut bien évidement la nettoyer consciencieusement, pas avec du liquide vaisselle vous l'aurez compris ^^

Du coup lorsque ma route à croisé celle du kladdkaka, je me suis littéralement prise de passion pour ce gâteau dont je n'avais pas tout de suite saisi le nom. 

jeudi 18 juin 2015

Petits pois à la bonne femme


Aujourd'hui, je vous présente une recette qui me tient à cœur pour plusieurs raisons. 
La première c'est qu'après avoir cordialement détesté les petits pois, c'est un légume que j'adore (je pense que la brièveté de la saison n'y est pas pour rien). 
La seconde c'est que cette recette est l'une de celle que j'ai appris dans le livre de cuisine de mon arrière grand-mère. Même si ma maman, la pauvre, n'en a pas fait grand chose, c'est un livre qu'elle a précieusement conservé pour moi :-)
Avant je l'avais vu utilisé par ma grand-mère et c'est dans ce livre que j'ai trouvé mes premières recettes de gâteaux. Il date de 1909 donc autant vous dire qu'il est dans un piètre état mais que c'est une véritable mine d'or qui contient notamment cette recette des petits pois à la bonne femme

On voit souvent des petits pois dit à la française préparés avec des lardons... Mais en réalité , cette adjonction en fait des petits pois "à la bonne femme". Attention, on ne contredit pas le livre de mamie sur ce point ;-)

La seule chose qui me plait moyennement dans la recette originale, c'est le fait de lier le tout avec du beurre froid et un jaune d’œuf. Du coup, exit ces deux éléments et d'ailleurs je pense que dans les livres de cuisine des années 60-70 (les derniers à s'être intéressés à ce type de préparation) on ne lie plus les petits pois en fin de cuisson. 
Autre modification, j'ai diminué - démesurément - les quantités de beurre. Il faut dire que 150 g de beurre pour une seule et même recette... gloups ! 

A la maison, c'est quelque chose que nous mangeons comme plat unique mais rien ne vous empêche de le servir comme accompagnement. Il faudra seulement penser à diminuer de moitié les quantités. 

Dernier petit conseil : si vous avez un jardin et des laitues qui commencent à monter... faites leur un sort ainsi, vous verrez c'est délicieux :-)

dimanche 7 juin 2015

Chouquettes du mercredi après-midi...


Non, non, je n'ai pas perdu mon agenda, nous sommes bien dimanche. Mais c'est un dimanche de Battle food ! Et pour cette édition organisée par Chapeau melon, le thème est 

« DOUCEUR DE VOTRE ENFANCE »

Il était question de retrouver sa madeleine de Proust, ce plat qui a la saveur de l’enfanceEt ma madeleine de Proust personnelle, ce sont les chouquettes
J'ai une assez mauvaise mémoire - tous ceux qui me connaissent vous le dirons - et du coup je n'ai que le souvenir assez vague du moment où ma maman m'emmenait à la boulangerie acheter une petite poche de chouquettes. La seule chose qui pour moi est restée marquante est la joie que cela m'inspirait et surtout la texture des chouquettes, un peu poisseuses à cause du sucre et surtout toutes gonflées avant d'être écrasées entre la langue et le palais :-) 
Du coup, pour écrire cet article, j'ai été obligée de questionner ma maman sur les conditions précises de "dégustation" de ces fameuses chouquettes... Comme elle se souvient bien mieux que moi de ce genre de chose, elle a été en mesure de me rafraîchir la mémoire. 

Pour la recette, j'ai fait des infidélités à la recette des choux de mon papa et j'ai utilisé celle de Christophe Michalak que j'ai repéré il y a quelques mois déjà chez Karine. Honnêtement, elle est inratable ! J'ai juste augmenté un peu la température de cuisson pour adapter à mon four (un four tout ce qu'il y a de traditionnel). 

Ça faisait une éternité que je n'avais pas mangé de chouquettes - depuis l'adolescence, c'est certain - et je dois avouer que : 

"[...] bientôt, machinalement, accablé par la morne journée et la perspective d'un triste lendemain, je portai à mes lèvres [une chouquette]. Mais à l'instant même où la [chouquette] toucha mon palais, je tressaillis, attentif à ce qui se passait d'extraordinaire en moi. Un plaisir délicieux m'avait envahi, isolé, sans la notion de sa cause. Il m'avait aussitôt rendu les vicissitudes de la vie indifférentes, ses désastres inoffensifs, sa brièveté illusoire, de la même façon qu'opère l'amour, en me remplissant d'une essence précieuse : ou plutôt cette essence n'était pas en moi, elle était moi. J'avais cessé de me sentir médiocre, contingent, mortel. D'où avait pu me venir cette puissante joie ? "
Marcel Proust (défiguré par mes soins...), Du côté de chez Swann, 1913.

Et vous, quelle est votre madeleine de Proust ? 

mardi 3 février 2015

Biscuits à la Rose et au Gingembre confit {Battle Food 28}

Quand Hanane du joli blog Safran Gourmand a proposé comme thème pour cette 28 ème édition de la Battle food "La Saint Valentin", je me suis dit qu'il y avait peu de chance que je participe cette fois. Comme je ne fête pas la Saint Valentin c'était un peu le néant niveau inspiration... 
Mais en cherchant ce à quoi me faisait penser cette fête, un produit s'est imposé à moi : la rose. La rose sous toutes ses formes en réalité puisqu'on retrouve dans la recette à la fois des roses séchées (plus pour la couleur) et de l'eau de rose (pour son parfum inimitable). Pour continuer dans le même esprit, un peu de gingembre pour relever le tout (et pour une version un moins platonique de l'amour ;-) 
Le mariage rose / gingembre fonctionne très bien pour l'avoir goûté dans une délicieuse infusion préparée par un petit salon de thé japonais... à Venise
Ici pour un peu plus de douceur, j'ai choisi du gingembre confit. A la fois piquant et très sucré, il fait un bon compagnon pour la rose à la saveur beaucoup plus ronde et délicate. 
Des petits biscuits très parfumés et délicats, je l'espère parfait à offrir à un Valentin ou une Valentine :-)



mardi 20 janvier 2015

Chocolate Chip Cookies {Cookies aux Pépites de Chocolat}

Bon, il fait moche... faisons des cookies ! Je ne sais pas vous mais personnellement dès que je vois le ciel s'assombrir et les températures baisser, j'ai des envie de petits gâteaux.

Cette fois, je vous propose un grand classique, les cookies aux pépites de chocolat ! On en mangeait pas vraiment chez moi quand j'étais enfant et c'était du coup devenu pour moi un mythe très américain et bien évidemment influencé par la télévision. Quand j'ai découvert (assez tard en réalité) ce qu'étaient les cookies dans leur version industrielle, j'ai été plus que déçue... c'est un peu toujours le risque je pense quand on imagine la saveur des choses à l'avance. Alors je me suis lancée dans la réalisation de cookies (ils font partie des premiers gâteaux que j'ai réalisé seule). Après avoir testé plusieurs variantes - en réalité toutes les recettes de cookies sont sur la même base et seules les quantités évoluent - j'ai trouvé ma version favorite (mais qui ne sera pas forcément la votre j'en conviens :-)

A la fois croustillants et moelleux - cette dernière caractéristique est une des choses à laquelle je tiens le plus - ces cookies restent ceux que j'aime le plus... peut-être à parités avec ceux à la cannelle.  


lundi 17 novembre 2014

Les Gnudi toscans... des Ravioli tout nus !


Aujourd'hui, recette gourmande spécial fainéants (youpi). Direction la Toscane pour déguster des gnudi Les gnudi ce sont de délicieuses petites boulettes à base de farce à ravioli. D'ailleurs "ignudo" ou "gnudo" en ancien italien signifie "nu". Ce sont donc des ravioli tout nus puisque sans pâte autour ;-) A Sienne, on les nomme également "malfatti" (malfaits), vous aurez compris pourquoi. 

Autant vous dire que c'est le top pour les paresseux (bon pas trop paresseux non plus) puisque les gnudi offrent une certaine facilité par rapport aux ravioli. Pas besoin de faire la pâte ni ensuite de la farcir... ni à titre tout personnel de se battre avec son moule à ravioli parce que l'on a pas assez fariné. Ici, il ne faut de la farine que pour entourer les gnudi. On n'en met jamais dans la farce des ravioli, les gnudi ne peuvent donc pas en contenir. Elle sert uniquement à enrober la farce avant la cuisson pour éviter de faire de la purée. 

Le plus classique dans la zone autour de Florence reste de les consommer avec un beurre de sauge (encore du pas compliqué). Je ne sais pas ce qu'il en est ailleurs en Toscane, mais pour accentuer le côté  savoureux du plat et contrebalancer la délicatesse des gnudi, vous pouvez aussi les préparer avec une bonne sauce tomate (faite maison... mi raccomando ;-) 

En théorie, les gnudi sont toujours à base d'épinards, mais on peut utiliser d'autres feuilles comme les blettes qui sont aussi très présente dans la cuisine du centre de l'Italie. On trouve plein de recettes différentes qui varient sur la quantité des ingrédients. Celle que je vous propose est ma "proportion" préférée, mais rien en vous empêche de mettre plus de ricotta ou d'épinards. Vous aurez tout simplement des gnudi plus blanc... ou plus verts. 



mercredi 8 octobre 2014

Pommes au four à la Crème d'Amande et à la Pistache

En ce mercredi, jour des enfants, voici une recette délicieuse et toute simple. Ce dessert est un peu la continuité de la Tarte fine à la Crème d'Amande et aux Pommes que j'avais fait il y a déjà quelques temps. Sauf que cette fois, ce sont les pommes qui contiennent la crème d'amande ;-)

Les pommes cuites sont pour moi un souvenir particulièrement cher. Toute mon enfance, j'ai entendu l'histoire de mon arrière grand-père (normand) qui en anglais ne savait dire qu'une chose... "very good pomme cuite" (vous apprécierez l'indéniable bilinguisme ;-) C'était son dessert préféré et il était connu pour sa passion de ce fruit qui fait les grandes heures de la gastronomie normande. 

Enfant, c'était donc quelque chose que nous mangions souvent à la maison, en général avec un peu de sucre et de cannelle. Plus grande, j'ai expérimenté les nombreuses variantes dont les blogs de cuisine sont riches (avec une prédilection pour tout ce qui comporte du caramel). 

En voici une - j'espère toute personnelle - qui donne aux pommes cuites une petite touche de sud.



samedi 17 mai 2014

Brownies aux Amandes torréfiées {sans gluten}

Il n'y a rien que j'aime plus qu'un gâteau à la fois fondant et un peu croquant. C'est peut-être la seule chose qui justifie mon affection pour les brownies (ça et ma passion pour tous les gâteaux au chocolat). 

Dans la recette du jour, pour accentuer l'aspect croquant, à la place des classiques noix de pécan (que de toute façon, je n'avais pas ;-) j'ai ajouté des amandes préalablement torréfiées. Elles sont à la fois plus croquantes que les amandes qui n'ont pas subit ce traitement, mais leur goût est aussi un peu différent, avec un petit quelque chose de boisé et une saveur plus prononcée. 

Une autre particularité de ce brownie est qu'il ne contient pas de farine. En réalité, j'ai peut-être vu autant de recettes avec que de recettes sans... La seule différence est la quantité de produit sec à ajouter et surtout le temps de cuisson qui augmente légèrement. En dehors de ça, on y voit que du feu ;-)


Brownies aux Amandes torréfiées (pour 6 personnes)
150 g d'amandes pelées 
125 g de chocolat noir
125 g de beurre mou
100 g de sucre 
2 gros œufs

Préchauffer le four à 180°. Y enfourner les amandes dix minutes sur la plaque pour les faire torréfier. Les laisser refroidir puis les mixer.

Faire fondre le chocolat au bain-marie. Ajouter ensuite le beurre mou et bien mélanger jusqu'à ce qu'il soit complément amalgamé au chocolat et la préparation bien lisse. 

Pendant ce temps, battre les œufs avec le sucre jusqu'à ce que l'ils blanchissent. Verser cette préparation sur le chocolat, bien mélanger, puis ajouter les amandes et bien mélanger à nouveau. 

Versez le tout dans un moule puis enfournez à 180° pendant 30 à 35 minutes (l'absence de farine nécessite un temps de cuisson un peu plus long que pour un brownie classique).

Sortir le gâteau du four et le laisser refroidir. Démouler, couper en petits carrés et servir. 

mercredi 16 avril 2014

Chewy Cookies aux Mulberries

Beaucoup trop de mots anglais dans ce titre ^_^
Héritage de mes mois passés en Angleterre, j'ai appris a connaître un peu mieux la cuisine anglo-saxonne, à adorer ses gâteaux et à vouer à la damnation éternelle sa tarte au maïs et au thon. Les cookies ne sont pas anglais mais c'est en Angleterre que j'ai découvert la recette. La maman de l'amie chez qui j'étais - très portée sur la pâtisserie - en plus de m'enseigner à faire les hot cross buns, m'a montrer comment réaliser différentes sortes de cookies. M'étant toujours limitée aux cookies de supermarché, un mode de diversité c'est soudain ouvert à moi. Différents ingrédients, différentes épaisseurs, différentes consistances... Depuis cette époque, j'ai une préférence très nette pour les cookies très moelleux voir "mous". Il y a une catégorie qui correspond à cela et qu'en anglais l'on nomme "chewy cookies". Je ne vais pas traduire littéralement le mot "chewy" sinon vous n'allez pas lire la recette ;-) Mais pour vous décrire un peu ce que c'est, le chewy cookie est un cookie moelleux mais un peu collant. 
Pour allez toujours dans ce sens, j'ai agrémenté les cookies de mulberries séchées, des petites baies de mûrier blanc à l'aspect un peu étrange (on dirait de minuscules pommes de pin) mais à la texture un peu collante lorsqu'elles sont sèches. 
Ils se conservent un peu moins longtemps que des cookies normaux à cause de la présence de crème, mais ils se conservent facilement 5 à 6 jours dans une boîte hermétique (tout en gardant leur côté "chewy"). 


Chewy Cookies aux Mulberries (pour une dizaine de cookies)
150 g de farine
120 g de sucre
100 g de beurre mou
1 cc de poudre à lever
2 CS de crème épaisse
50 g de mulberries + environ 20 g pour le dessus des cookies


Mélanger la farine et la poudre à lever. Dans un saladier, mélanger à la main le beurre mou et le sucre. Ajouter ensuite la crème et continuer à mélanger. Verser la farine et malaxer jusqu'à l'obtention d'une pâte homogène mais légèrement humide. Incorporer les 50 g de mulberries. Former une boule, la filmer et l'entreposer pour 20 minutes au réfrigérateur. Préchauffer le four à 180°. 

Sortir la pâte du réfrigérateur puis la diviser en petites boules de la taille d'une grosse noix. Les disposer sur la plaque du four préalablement recouverte de papier cuisson. Bien les espacer car ils vont beaucoup s’étaler à la cuisson. Disposer le reste des mulberries sur les cookies puis enfourner pour 15 minutes. 

Sortir les cookies du four. Vous pouvez les déguster tièdes, mais ils seront vraiment "chewy" seulement après quelques heures :-)

mardi 25 février 2014

Faire son Beurre Maison

Il y a des petites choses toutes simples qui sont parfois source d'une grande satisfaction... C'est un peu le cas pour moi quand je fais du beurre :-)
Soyons clairs, je ne suis pas obsédée par le "fait maison" au point de ne consommer que le beurre que je fais moi-même (le temps et ma musculature ne me le permettent pas...) mais une fois de temps en temps, c'est agréable de pouvoir dire qu'on l'a fait.
La préparation est toute simple, ne nécessite qu'un ingrédient, mais si comme moi vous tentez de le faire à la main, il faut pas mal de muscle... Sinon, votre batteur est votre meilleur allié. 
La "recette" est le fruit d'un interrogatoire en règle de maman. Elle déteste cuisiner - et le fait de son propre aveu assez mal - mais elle a passé son adolescence à aider ma grand-mère en cuisine pour des choses de ce genre (la fabrication des yaourts version années cinquante est aussi un de ses héritages ^_^). Donc quand je lui ai dit un jour que j'avais l'intention de faire mon propre beurre, elle a replongé dans ses souvenirs pour moi. Pour être honnête, j'y ai appris beaucoup plus que le simple processus de fabrication...

Quand je lui ai fait goûter le résultat final, elle était toute contente et très fière de m'avoir transmis quelque chose qui s'apparente malgré tout à de la cuisine :-)


Beurre fait maison :
De la crème entière de très bonne qualité
{ici j'ai utilisée celle retirée du lait entier que j'achète pour faire les yaourts... cela correspond à une dizaine de ml de crème}

Dans un récipient étroit aux rebords très hauts, commencer à battre la crème (avec un batteur électrique, vous gagnerez un temps fou). 
En réalité, les consignes pourraient se limiter à cela. Si ça prend un peu de temps, voici la description de ce qui va se passer (histoire de ne pas renoncer). La crème va s'épaissir et devenir jaune clair. Elle va ensuite former un liquide blanc dans lequel les petits "flocons" de beurre jaune bien plus foncé vont apparaître. Il faut continue à battre encore un peu jusqu'à ce qu'une petite masse se forme. 

A ce point, retirer le batteur (ou le fouet pour les plus courageux) et recueillir les petits morceaux de beurre. La laisser égoutter sur un tissus tendu. Presser le beurre entre les mains afin de former une masse bien compacte et pour en retirer un maximum de liquide puis.... tartiner !

NOTE (postérieure) : 
La quantité de beurre est ici relativement faible car réalisée avec la crème d'un litre de lait entier. Si vous devez en réaliser plus, il est vivement conseillé de rincer le beurre à l'eau froide. Cette étape permet une meilleure conservation dans le temps. 

mardi 21 janvier 2014

Tarte fine à la Crème d'Amande et aux Pommes

C'est un dessert tout simple que je vous propose aujourd'hui. Une petite tarte très bonne et qui ne prend pas beaucoup de temps pour la réalisation. 
L'idée de base... Une galette des rois en suspens par manque d'ingrédients un dimanche matin... Et oui, je ne suis pas toujours très prévoyante. Mais arrivée à la moitié de la préparation et face à ma toute petite abaisse de pâte feuilletée, je me suis dit qu'il fallait bien en faire quelque chose. Alors j'ai opté pour une tarte avec de la crème d'amande (pas super original, je sais) sur laquelle j'ai ajouté une petite pomme pour essayer d'alléger un peu le tout au niveau du goût :-)


Tarte fine à la Crème d'Amande et aux Pommes (pour 6 personnes)
1 abaisse de pâte feuilleté de 25 cm de diamètre
1 pomme
60 g de beurre mou
60 g de sucre
60 g de poudre d'amande
1 œuf
Quelques gouttes d'extrait d'amande amère

Préparer la crème d'amande. Dans un saladier, battre ensemble le beurre mou et le sucre avec un fouet. Lorsque la préparation est homogène, ajouter l’œuf et bien mélanger à nouveau. Verser ensuite l'amande amère, mélanger puis rajouter la poudre d'amande, mélanger et réserver. 

Laver la pomme, la peler, en retirer le cœur et la détailler en petites tranches. 

Préchauffer le four à 180°. Abaisser la pâte feuilleté si ça n'est pas déjà le cas. La disposer sur la plaque du four recouverte de papier cuisson puis piquer la pâte à la fourchette pour éviter qu'elle se développe trop à la cuisson. Pincer les bords de la pâte afin de maintenir la crème d'amande lors de la cuisson. Garnir la tarte de pâte d'amande puis y déposer les tranches de pomme. 

Enfourner pour environ 30 minutes. La tarte est prête lorsque la crème d'amande commence à colorer. Sortir la tarte puis la laisser refroidir avant de servir (éventuellement avec une petite boule de glace à la vanille pour les plus gourmands :-)


mardi 14 janvier 2014

Lemon Curd

Quand je suis en Sardaigne en hiver, il y a toujours quelque chose qui me frappe... Les superbes agrumes - citron, mandarines, oranges et autres - que l'on voit appesantir les branches des arbres. Moi qui ai plus été habituée à "l'oranger sur le sol irlandais" qu'à la "A cugghiuta de lumei" (la récolte des citrons, un chant sicilien) je dois avouer que ça me fait rêver !

Donc quand on me propose des beaux citrons issus de l'arbre familial en me disant que dans tous les cas, ils étaient trop nombreux pour être tous consommés, je me suis tout de suite mise en mode "Lemon curd" ;-)

Vous l'avez peut-être remarqué, les curds et moi, c'est une histoire d'amour qui dure ^_^ La première rencontre, c'était lorsque j'étais en Angleterre. Pas terrible du tout, mais en même temps, c'était une préparation à base de poudre que l'on m'avais servie... Le deuxième rendez-vous c'est mieux passé puisque c'était sur un cupcake (au citron lui aussi) que le lemon curd faisait office de topping... Je n'aurais mangé que ça ! C'est en réalité ce que je fais encore maintenant parce qu'en dehors de quelques desserts, le lemon curd chez moi... c'est à la cuillère ;-)


Lemon curd (pour un pot)
2 œuf
60 g de sucre
60 g de beurre
Le jus de 2 citron
Le zeste de 2 citron
2 cc d'amidon de maïs

Dans un petit cul de poule, mélanger le sucre avec le zeste de citron et le jus. Ajouter ensuite l’œuf et l'amidon de maïs. Au bain-marie, cuire le mélange en fouettant doucement, jusqu'à ce que la préparation épaississe (ça doit un peu faire comme une crème anglaise).
Hors du feu, laisser un peu tiédir et ajouter le beurre en petit morceaux. Bien mélanger afin que le beurre s'incorpore au reste de la préparation. Filmer le lemon curd et le réserver au frais.


NOTE : 
Conservé filmé au réfrigérateur, le lemon curd dure au moins deux semaines. 

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...