vendredi 29 novembre 2013

Infusion fait maison aux Saveurs de Noël

On a tous des souvenirs culinaires en lien avec la période de Noël. Pas nécessairement la fête elle-même, mais toute cette période qui la précède et où l'on mange des petits-gâteaux préparés à l'occasion avec une bonne tasse de thé ou de chocolat et où la maison embaume le dimanche de ces odeurs si particulières. 
Pour moi (mais je pense que je ne suis pas la seule) la période de l'Avent ce sont surtout des souvenirs olfactifs : odeur du pain d'épices, du chocolat chaud, des infusions... et plus tard du vin chaud ^_^

Grande amatrice de thé et tisanes sous toutes leurs formes, je dois avouer que le froid + l'idée de préparer Noël démultiplie ma consommation. Les gens autour de moi connaissent en général cette passion et il n'est pas rare que j'en retrouve dans les cadeaux faits par mes différents pères Noël ;-)

C'est de là que vient la "recette" d'infusion que je vous propose aujourd'hui. C'est une tentative de reproduction de celle qu'une amie italienne expatriée au Luxembourg m'avais offert à Noël dernier et que j'avais véritablement adoré ! Composée en grande partie de pommes, de fleurs d'hibiscus et d'amandes (j'y ai ajouté de la poire), elle a une saveur délicate qui me renvoie directement aux Noëls de mon enfance. 
Cette fois, j'en ai fait un petit cadeau pour mes proches (histoire de les inciter eux aussi à la débauche de tisane ;-)


Infusion aux Saveurs de Noël (pour un petit sachet)
1/4 de la pomme séchée
1/4 de la poire séchée 
1/4 d'amandes effilées
1/4 de fleurs d'hibiscus séchées et de pétales de roses séchées

Couper les pomme séchée et les poires séchées en petits cubes (vous pouvez aussi les acheter déjà coupés). Découper les fleurs en petits bouts.


Mélanger à part égale les pommes séchées, les poires séchées, les amandes effilées et les pétales de fleurs séchées.

Mettre en sachet ou dans une boîte hermétique et utiliser l'équivalent d'une CS d'infusion par tasse.

mardi 26 novembre 2013

Pain d'Epices au Miel

J'adore le pain d'épices ! Que dire après cette déclaration d'amour en règle ? Peut-être que j'aime tous les pain d'épices. Aussi bien les traditionnels que ceux introduisant des variantes dans la recette de base ou des ingrédients comme les figues, les fruits secs ou même des fleurs. 
Si ces préparations restent tout de même des pains d'épices, ils n'ont rien à voir avec le pain d'épices des origines (qui en réalité n'est même certainement pas celui que je vous propose aujourd'hui puisque comme son nom l'indique, le pain d'épices est avant tout... un pain). La présence d'autres ingrédients en modifie le goût, la texture et surtout la conservation. C'est en effet ce dernier point qui change la donne. Le pain d'épices se conserve en théorie très longuement par rapport à beaucoup d'autres gâteaux. C'est l'absence de beurre mais surtout d’œufs qui le lui permet.

Si le pain d'épices est bien marqué géographiquement, les gâteaux à base de miel et surtout d'épices ne sont pas l'apanage de l'est de la France et d'une partie de l'Allemagne. Pour ne parler que de ce que je connais, l'Italie est riche des ces gâteaux ou biscuits pleins d'épices. La symbolique de richesse et de fête étant très présente dans ces préparations. D'ailleurs, au regard du coût des épices notamment au Moyen-Age et bien au-delà, il est certain que seuls des événements particuliers pouvaient justifier une telle dépense :-)


Pain d'épices au Miel
250 g de farine {en théorie, de seigle mais vous pouvez mélanger différents type de farine, cela fera varier la consistance}
250 g de miel de bonne qualité
170 ml de lait {la quantité peu légèrement varier en fonction de la consistance}
1 gousse de cardamone
1 cc de bicarbonate
3 cc de cannelle en poudre
1 cc rase de gingembre en poudre
1 cc de noix de muscade râpée
1 cc d'anis en poudre
1/2 cc de girofle en poudre (ou 1 clou de girofle à faire infuser dans le lait chaud)
1/2 cc de sel

Dans un grand saladier, tamiser puis mélanger la farine, toutes les épices (sauf la cardamome et le clou de girofle s'il est entier) ainsi que le bicarbonate. Ajouter le sel et mélanger. 

Préchauffer le four à 150°. Beurre le moule à cake puis le garder au frais (inutile si le moule a un revêtement antiadhésif ou s'il est en silicone). 

Dans une casserole, faire chauffer le lait à feu doux (il ne doit pas bouillir). Lorsqu'il frémit, ajouter le miel et le mélanger jusqu'à ce qu'il soit totalement dissout. Laisser tiédir le lait. 

Ajouter doucement le lait dans le saladier tout en mélangeant bien jusqu'à l'obtention d'une pâte homogène. 

Verser la pâte dans le moule et l'enfourner pour environ 1 heure (le pain d'épice est cuit quand un cure-dent planté à cœur ressort sec). Laisser refroidir puis démouler. 


NOTE : 
Si vous utilisez des mélanges d'épices pour pain d'épices tout prêt, conformez-vous aux indications sur l'emballage. Vous pouvez aussi préparer de plus grandes quantités d'épices et réaliser ainsi votre mélange vous même. Je vous conseille celui de Pascale Weeks du blog C'est moi qui l'ai fait pour l'avoir testé.

dimanche 24 novembre 2013

Porc Cul Noir et Purée de Choux-Fleur à la Tome

C'est un peu ma marotte du moment : cuisiner des produits du Limousin. Cette fois, un peu au hasard d'une rencontre, je me suis attaquée au Cul noir limousin
Non, je n'ai pas perdu toute retenue dans mon langage... C'est tout simplement le nom d'une race de porc du sud de la Haute-Vienne qui après avoir été proche de la disparition est en train de revenir doucement sur le devant de la scène (même les grands chefs comme Pierre Troisgros vantent ses qualités gustatives).

Petit retour sur ce cochon dans lequel tout est vraiment bon. Il a été délaissé pendant des années pour ce qui fait toute sa renommée à l'heure actuelle : c'est un petit porc qui fait beaucoup de gras (donc pas très rentable pour les industriels). Élevé en plein air, il se nourrit notamment de châtaignes (autre symbole de la région) ce qui participe grandement à son goût. 
La production étant limitée, il est souvent difficile de trouver la viande à l'état brut (vous trouverez beaucoup plus facilement du jambon ou des pâtés) et son prix - même directement chez le producteur - reste très élevé. Mais je vous assure que le jeu en vaut la chandelle et que ça n'a rien à voir avec la viande de porc que l'on trouve habituellement. 

Ici, la viande est accompagnée d'une purée assez simple mais savoureuse : des choux-fleurs et de la tome (presque un aligot ;-)

Bon dimanche à tous :-)


Porc Cul Noir et Purée de Choux-Fleur à la Tome (pour 2 personnes)
2 belles côtes de porc Cul-noir limousin
1 CS d'huile d'olive
Poivre
Sel

Pour la purée de choux-fleur :
400 g de choux fleur (environ la moitié d'un gros)
1 grosse pomme de terre (environ 120 g)
100 g de tome fraîche
20 g de beurre

Préparer la purée. Laver la pomme de terre, l'éplucher et la découper en gros cubes. Laver le choux-fleur et le détailler en petits bouquets.

Faire bouillir une grande quantité d'eau. Lorsqu'elle arrive à ébullition, saler et y plonger la pomme de terre et le choux-fleur. Laisser cuire une bonne quinzaine de minutes, jusqu'à ce que les légumes deviennent tendres. Égoutter les légumes, les réduire en purée et ajouter la tome coupée en dés en mélangeant bien afin qu'elle fonde. Remettre la casserole contenant la purée sur le feu et ajouter le beurre tout en mélangeant jusqu'à ce que la purée devienne homogène. Tenir au chaud. 

Préparer les côtes de porc. Les sortir du réfrigérateur quelques minutes avant de les cuire. Saler et poivrer la viande de chaque côté.

Faire chauffer à feu vif une poêle anti-adhésive. Mettre un peu d'huile d'olive dans le fond et saisir les côtes de porc 5 minutes d'un côté puis 5 minutes de l'autre. Baisser le feu et couvrir la poêle d'un couvercle afin que la viande reste la plus tendre possible.

Servir les côtes de porc avec la purée et le jus de viande. 


vendredi 22 novembre 2013

Compote façon Vin Chaud au Beaujolais nouveau

Vous n'avez pas pu passer à côté... Le beaujolais nouveau est de sortie ! 
Comme à la maison nous ne sommes pas de gros consommateurs de vin (à part dans la cuisine) je me retrouve toujours avec des bouteilles ouvertes et non terminées. Et c'est bien le cas aujourd'hui puisque comme tous les ans, j'ai vu mon petit papa arriver avec une bouteille à la main "juste pour voir le goût qu'il a cette année". 

Pas assez pour faire des poires au vin, donc à plus forte raison, pas assez pour faire mijoter une viande. Petit tour dans la cuisine et résultat : beaucoup de pommes et de poires (et oui, c'est la saison). Et bien on va tenter de faire une compote ;-)

J'adore la compote mais je suis la seule à en manger normalement... et pourtant cette fois, on a bien accepter de goûter avec moi ^_^


Compote façon vin chaud (Pour 4 personnes)
6 pommes
4 poires
120 ml de Beaujolais nouveau {ou d'un autre vin rouge}
2 bâtons de cannelle
3 grains de poivre
1 étoile de badiane
1 clou de girofle {ça c'est parce que je ne suis pas une grande amatrice, mais si vous aimez le goût, mettez-en 2}
Quelques brins d'orange confite pour la décoration (facultatif)


Dans une petite casserole, mettre le vin à chauffer doucement sans qu'il arrive à ébullition. Ajouter toutes les épices et laisser cuire 5 minutes.

Laver et éplucher les pommes et les poires puis les couper en petits dés. Les ajouter au vin et laisser cuire encore 15 minutes

Lorsque la compote est cuite, retirer les épices. Passer la compote afin de supprimer les derniers morceaux de fruits. Servir tiède ou froid avec un peu d'orange confite.


NOTE : A la différence du vin chaud, le sucre est ici apporté par les fruits. Si ils n'étaient pas suffisamment sucrés il est possible d'ajouter 1 CS de sucre.

mardi 19 novembre 2013

Piratage de Big Fernand : Je vous présente le Martial {Le hamburger limousin}

Après avoir fait des buns pendant tout un après-midi avec mes camarades de WIIMK, j'ai bien sûr fait des burgers !

Et voici une partie du résultat : le burger limousin !
Petite explication du pourquoi du comment. La recette du buns, c'est celle du livre L'atelier du hamburger de Big Fernand. On ne présente plus ce phénomène, chantre du "hamburgé" avec que des bonnes choses dedans. Donc j'ai décidé de rester dans la lignée et de faire mon hamburger avec que du bon et... du local :-) Ça n'est pas une recette à kilomètre zéro, mais une recette à moins de 150 km (même pour la farine et la levure le seul écart, c'est le beurre qui vient du Cantal, mais ça n'est pas très loin ;-)

Ma région d'adoption - dont j'aime beaucoup la cuisine simple - c'est le Limousin. Donc mon hamburger et réalisé avec des produits qui en sont issus. Il y a bien un "vrai" hamburger limousin (ou tout du moins labellisé comme tel) qui était celui proposé lors du dernier salon de l'agriculture par les éleveurs et les producteurs de la région. Donc j'ai fait quelque chose de différent (aussi parce que je ne suis pas fan des pommes avec la viande).

Ici, que des choses que j'aime : de la viande de bœuf, de la Cornet de Bordeaux (du Limousin... et oui ^_^), de la moutarde violette de Brive (dont je vous reparlerai rapidement) et du Pomerol. Le Pomerol est un fromage à pâte pressée non cuite originaire du Limousin. Il est assez proche du Cantal  (même géographiquement en ce qui concerne sa production) aussi bien d’aspect que de goût, ce qui explique que vous pouvez parfaitement le substituer (la production et la vente du Pomerol restant limitées). 

Bon, ok, normalement chez Big Fernand, les hamburgers ont un "prénom" dont la première lettre rappelle celle de la viande qui les composent mais ici, le mien s'appelle Martial simplement parce que c'est un prénom encore très usité dans la région... et puis on a qu'à dire qu'il est principalement composé de "Miande" ^_^

Encore un grand merci à tous ceux qui ont participé à ce Hangout spécial buns (une bonne partie des conseils présent dans ce billet viennent d'eux :-)


Hamburger limousin
Pour 10 buns :
600 g de farine T65 bio française + 50 g pour le fleurage
6 g de sel (1cc)
14 g de sucre semoule (1 CS)
180 g de lait écrémé
150 g d’eau tiède ou chaude selon la température du lait
1 œuf moyen
30 g de beurre doux à température ambiante
25 g de levure fraîche (ou 10 g de levure sèche)
Graines de sésame ou de pavot

Pour la garniture (pour chaque burger) :
150 g de viande de boeuf limousin hachée
80 g de Cantal peu affiné ou de Pomerol
1 feuille de salade (ici de la Cornet de Bordeaux)
2 grosses CS de moutarde violette de Brive

Préparer les buns. Dans un saladier, mélanger la farine, le sucre et le sel. Dans un bol mettre l'eau et le lait tiède et ajouter la levure émiettée. La laisser ainsi pendant une bonne dizaine de minutes. Former un puits dans la farine et y verser le mélange eau / lait / levure, le beurre coupé en petits dés et l’œuf.
A l'aide du manche d'une cuillère en bois, commencer à amalgamer les ingrédients. Une fois qu'une pâte est obtenue, la travailler à la main afin d'obtenir une pâte souple et homogène. Bien pétrir, former une boule et la laisser pousser dans une ambiance chaude pendant 1h30 à couvert.

Retirer la pâte du saladier et la diviser en 10 petits pâtons d'environ 100 g chacun. Former des boules bien lisses (pour éviter que les buns s'ouvrent à la cuisson). Garder les pâtons en attente sous un torchon tout au long de la préparation pour éviter qu'ils sèchent.
Dans une petite assiette, verser les graines de sésame. Dans une autre, disposer 2-3 feuilles de papier absorbant bien humidifiées. Prendre chaque bun, le retourner et l'écraser légèrement sur le papier absorbant puis ensuite sur les graines de sésame. Déposer les buns sur la plaque du four recouverte de papier sulfurisé. Recouvrir d'un torchon propre et laisser pousser 1h.

Préchauffer le four à 220° avec dans le bas soit une deuxième lèche frite, soit une plaque en fonte. Faire bouillir un verre d'eau dans une petite casserole.  Lorsque le four est bien chaud, enfourner les buns puis verser rapidement l'eau bouillante sur la plaque en fonte afin de créer de la vapeur. Refermer immédiatement la porte du four et abaisser la température à 200°. Laisser cuire les buns entre 15 à 20 minutes. Lorsqu'ils sont bien dorés, ils sont prêts. Les sortir du four, les déposer sur une grille et les laisser refroidir avant de les ouvrir et de les utiliser.

Préparer la garniture. Avec la viande de bœuf hachée, former des steaks assez épais sans trop tasser la viande. Dans une poêle (ou encore mieux, au grill) saisir la viande et la porter à la cuisson désirée.
En fin de cuisson, déposer le fromage détaillé en fines tranches sur la viande afin qu'il fonde. Vous pouvez également le faire fondre à la machine à raclette, seul dans la poêle ou même en dernier recours au four à micro-ondes.

Pendant ce temps, passer les buns quelques minutes sous le grill du four. Sortir les buns puis tartiner généreusement la partie de dessous de moutarde violette. Déposer ensuite la feuille de salade, la viande et enfin le fromage fondu. Remettre le petit chapeau et servir immédiatement.

NOTES :
La quantité de buns étant importante, vous pouvez tout à fait les congeler après les avoir fait cuire. Emballez-les un par un dans du papier film avant de les placer au congélateur. Pour les utiliser, ils suffit de les mettre à décongeler la veille dans le réfrigérateur.



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