mardi 17 avril 2018

Bomboloni {Beignets italiens à la Crème pâtissière}


Aaah les beignets... Personnellement j'adore ça ! Du gras et sucre, n'est-ce pas le combo parfait ? En tout cas, c'est une association très addictive (et pour le coup, ce n'est pas moi qui le dit, c'est la science). 

D'aussi loin que je me souvienne les beignets sont une préparation pour laquelle j'ai une grande affection. Ils sont liés à mes premiers souvenirs culinaires avec les beignets préparés par ma petite mamie, aux vacances avec les chichis dévorés sur les plages de Charente-Maritime mais aussi aux gros beignets fourrés que ma maman achetait de temps en temps à la boulangerie... plaisir d'autant plus précieux qu'il était rare 😊

Ma came à l'époque (et encore aujourd'hui) ? Les beignets fourrés à la confiture de framboises ! Je ne mange jamais de confiture sur les tartines mais je dois avouer que celle de framboise, je peux en manger avec n'importe quoi... même du fromage 😄

En découvrant l'Italie et sa cuisine, j'ai donc forcément tout de suite adoré le concept du beignet italien. Non seulement il y a une diversité fantastique tout au long de la botte - parfois une diversité seulement au niveau du nom, mais nous en reparlerons - mais en plus les italiens ont su prendre le meilleur des traditions de leurs voisins ou occupants (en fonction des périodes de l'histoire, les deux peuvent être les mêmes).


C'est le cas pour ces divins bomboloni ! D'ailleurs, si vous êtes passé en Allemagne (ou en Autriche mais comme ce n'est pas mon cas, j'en suis moins certaine) vous avez forcément mangé un Berliner - celui du «Ich bin ein Berliner» de Kennedy qui fait toujours rire en cours d'allemand (ou d'histoire) - que l'on appelle tout simplement en français "boule de Berlin". 

Comment être certains que ce sont bien les mêmes en Italie et en Allemagne ? Dans le nord de la botte, on les nomme krapfen... mais surtout, une partie du nord de l'Italie ayant été sous domination autrichienne, le lien n'en est que plus évident. Moi, je ne les ai jamais nommé ainsi pour la bonne et simple raison qu'en Sardaigne ou à Rome, on ne parle jamais de krapfen mais de bomboloni (aussi de frittelle dans certaines pâtisseries de Sassari et même de bomba - littéralement "bombe", après tout c'est aussi vrai d'un point de vue calorique - autour de Cagliari). 

Pour la recette, j'ai adapté celle de krapfen du blog Ho voglia di dolce. J'ai diminué les quantités - sinon je me retrouve à la tête d'une vingtaine de beignets - et n'ai donc utilisé que de la farine manitoba puisque c'est celle qui gonfle le mieux. En ce sens, j'ai gardé aussi la même quantité de levure. Par contre, prenez garde au lait... en fonction de la "météo" dans votre cuisine, il faudra peut-être en mettre un peu moins ou un peu plus. De même pour la crème pâtissière, ne la faites pas trop dense, vous risquez de ne pas pouvoir en farcir les beignets (mais si c'est le cas, vous pouvez toujours les couper en deux). 

Le plus souvent, ces beignets - pour ne me fâcher avec personne sur le nom à leur donner - sont garnis avec de la pâte à tartiner ou de la crème pâtissière. Si la première version existe chez nous aussi, je dois avouer que je n'ai vu cette dernière qu'en Italie. Ils sont bien évidemment replis (par les pros) sur les côtés mais comme je suis un peu nulle... je les remplis par le dessus, ça fait moins de dégâts 😉


Beignets italiens à la crème pâtissière (pour une dizaine de beignets) 
Pour la pâte levée :
250 g de farine de force (type manitoba en bio) + un peu 
125 ml de lait entier
40 g de sucre 
30 g de beurre mou
4 g de levure sèche de boulanger 
1 œuf + 1 jaune 
1 cc de sel fin
le zeste d’un citron bio
un peu de sucre glace 
huile de friture
Pour la crème pâtissière : 
150 ml de lait entier
2 petits jaunes d'oeufs 
40 g de sucre
15 g de fécule de maïs
1 CS de beurre
1/2 gousse de vanille 

Au moins 4 heures avant la dégustation, préparer la pâte à beignet. mettre dans un saladier la moitié de la farine avec la levure, 1 cuillère à café de sucre prélevée sur les 40 g et environ la moitié du lait à peine tiède. Laisser reposer pendant une dizaine de minutes. 

Reprendre la préparation, la mélanger à l'aide d'une cuillère en bois afin d'obtenir une pâte homogène puis la couvrir et la laisser lever dans un endroit tiède pendant au moins 45 minutes. 

Reprendre le saladier (la pâte doit avoir doublé de volume). Verser le reste de la farine, le sel, le reste du sucre, le zeste du citron, l’œuf et le jaune battus puis le lait. Travailler la pâte à la main pour incorporer l'ensemble et obtenir une préparation souple, homogène et pas trop collante. Adapter éventuellement la texture en incorporant un peu de farine si elle colle trop ou un peu de lait si elle n'est pas suffisamment souple. 

Ajouter ensuite petit à petit le beurre en prenant soin de ne pas en remettre avant que le morceau précédent soit bien incorporé à la pâte (comme pour une pâte à brioche). Travailler la pâte et lorsqu'elle est bien souple et lisse, la remettre dans le saladier, la couvrir puis la laisser lever dans un endroit tiède pendant 1h30 à 2 heures (elle doit doubler de volume). 

Pendant que la pâte lève, préparer la crème pâtissière. Mettre le lait à chauffer dans une casserole avec la demi gousse de vanille raclée. Lorsque le lait arrive à frémissement, arrêter le feu. 

Pendant ce temps, battre les jaunes d’œuf avec le sucre dans un saladier afin de les faire blanchir. Ajouter ensuite petit à petit en fouettant la fécule de maïs à la préparation.

Verser environ la moitié du lait - sans la gousse de vanille - sur la préparation à base d’œuf et de sucre et fouetter pour la détendre sans former de grumeaux. Remettre le tout dans la casserole avec le reste du lait, fouetter et faire cuire à feu très doux sans jamais cesser de remuer.


Lorsque la crème est épaissie, retirer la casserole du feu et la verser dans une grande assiette (pour la faire refroidir plus rapidement). Tamponner la avec le beurre mou pour qu'elle reste bien homogène même sur le dessus. Filmer et laisser tiédir avant de mettre au frais. 

Reprendre la pâte à beignets, fariner le plan de travail et étaler la pâte à environ 0.50 cm d'épaisseur. Couper des disques de pâte à l'aide d'un emporte pièce. Les disposer sur un plateau recouvert de papier cuisson puis les laisser à nouveau lever pendant environ 30 minutes. 

Mettre une quantité généreuse d'huile dans une casserole profonde et la faire chauffer jusqu'à ce qu'elle atteigne la température idéale pour la friture (environ 170° et pas plus de 180°). 

Immerger (si possible) 3 beignets dans l'huile chaude et la laisser cuire environ 3 minutes de chaque côté. Les égoutter ensuite sur du papier absorbant et les laisser tiédir. Procéder ainsi avec l'ensemble des beignets. 

Verser la crème pâtissière dans une poche à douille. Prendre les beignets et faire un trou (sur les côtés ou au dessus) puis les farcir avec la crème. Saupoudrer de sucre glace et déguster immédiatement. 



Avec cette recette je participe au compile-moi un menu de ce mois-ci organisé par Nath d'Une cuisine pour Voozenoo en collaboration avec notre chère marraine Hélène de Keskonmangemaman qui a choisi pour thème les farces !
J'aurais le plaisir de rejoindre l'équipe le mois prochain... et pas (seulement) parce que c'est mon anniversaire 😃


10 commentaires:

  1. Des beignets bien connus et fait depuis longtemps par les blogs

    RépondreSupprimer
  2. magnifiques, j'ai pensé de suite à Berliner et découvre grâce à toi la variante italienne
    gros bisous

    RépondreSupprimer
  3. Ces jolis beignets bien dodus m'ont l'air irrésistibles !

    RépondreSupprimer
  4. qu'est ce que c'est bon ça, mamamiaaa

    RépondreSupprimer
  5. oh c'est pas sympa de me mettre ça sous les yeux! je vais craquer!!!!!

    RépondreSupprimer
  6. Oh là là ils ont l'air extra ces beaux beignets miam
    Bonne fin de journée
    bises

    RépondreSupprimer
  7. ohhh comme ils sont gourmands j'adore les beignets et avec de la creme patissiere une pure gourmandise
    bisous

    RépondreSupprimer
  8. Vivement que tu arrives :D
    Je me régale avec tes beignets et je crois que mon fils a eu les yeux qui ont pétillé !!
    Des bisous et bon week-end

    RépondreSupprimer
  9. mes grosses fesses ,ne te remercient pas ^^ , mais moi je te dis merci pour cette superbe participation qui me fait saliver au dessus de mon clavier ^^

    RépondreSupprimer
  10. J'adore ces p'tits beignets! hyper gourmands!
    belle semaine Gabrielle
    bisous

    RépondreSupprimer

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...