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mercredi 26 juin 2013

Rubis à croquer {caramel parfumé à la cerise}

Quelle fille n'a jamais accroché des cerises à ses oreilles ? Comme je suis restée très enfant, ce fruit est pour moi associé aux bijoux - boucles d'oreilles voir bagues avec un peu de dextérité - et à l'été. Mais comme j'aime la cerise sous toutes ses formes, voici une interprétation un peu plus adulte des fameux pendentifs en cerises. 

C'est un simple caramel parfumé à la cerise qui peut servir de décoration pour d'autres gâteaux,  qui peut former des sucettes si vous y rajouter un petit bâtonnet ou vous ramener en enfance si vous trouvez des coques à roudoudou dans lesquelles le couler :-)


Caramel parfumé à la cerise (pour 2 personnes)
1 cc bombé de tisane parfumée à la cerise
50 grammes de sucre en poudre
30 millilitres d’eau froide
2 gouttes de Jus de Citron (facultatif)

Dans une casserole, faire bouillir l'eau. Verser de l’eau bouillante sur la tisane, couvrir et laisser infuser 10 minutes afin que le parfum soit suffisamment fort. Laisser refroidir. 
Dans une casserole, mettre la tisane refroidie, le sucre et les gouttes de jus de citron. Porter à ébullition sans remuer. Attendre que le mélange atteigne la température de 130-135°C et que le caramel se forme. Pour être certain même sans thermomètre, déposer une goutte de caramel sur une assiette froide, si il fige, c'est qu'il est prêt. verser le caramel sur une plaque recouverte de papier cuisson en donnant des formes différentes au caramel en fonction du décor désiré. 

Une fois que le caramel a durci, le décoller délicatement sans trop le manipuler (pour éviter de laisser des traces de doigts). 

mardi 25 juin 2013

Spaghetti margherita

Nous connaissons tous la pizza margherita. Née à Naples et créée en l'honneur de Margherita di Savoia, la première reine de la toute jeune Italie unifiée, elle était - et est toujours - composée de tomates, de mozzarella et de basilic. Plat pauvre par excellence, la pizza margherita c'est ici métamorphosée en spaghettata ;-)

L'idée était d'avoir des pâtes avec une mozzarella bien filante, comme dans les pizza (vous savez, le petit fil qui s'étire à l'infini et avec lequel on se bagarre parfois). Je me suis concédé une petite entorse aux condiments classiques puisque la sauce tomate est parfumée avec un peu d'ail. 


Spaghetti Margherita (pour 4 personnes)
500 g de spaghetti
700 g de purée de tomate de bonne qualité {ici faite maison}
250 g de mozzarella di bufala
1 bouquet de basilic
2 gousses d'ail
1 cs d'huile d'olive
Sel

Mettre un grand volume d'eau à bouillir. Dans un petit plat, détailler la mozzarella en gros "fils" (si elle est de bonne qualité, les filaments se délitent assez facilement).

Saler l'eau bouillante et jeter les spaghetti. Les laisser cuire le temps indiqué moins une minute. 

Hacher l'ail finement et le faire revenir doucement avec l'huile d'olive dans une poêle. Ajouter la purée de tomate et bien mélanger. Saler et laisser mijoter 7-8 minutes. En fin de cuisson, ajouter la moitié des feuilles de basilic grossièrement découpées. 

Lorsque les spaghetti sont cuits, les sortir de l'eau et les ajouter à la poêle contenant la sauce (si vous craignez de vous brûler, égouttez-les normalement). Ajouter les deux tiers de la mozzarella et bien mélanger. Servir immédiatement  en parsemant du reste de mozzarella et de basilic. 

vendredi 21 juin 2013

Bouchées apéritives Chèvre, Cerise et Thym

Petit retour en enfance : manger des tartines au chèvre et à la confiture de cerise. J'ai toujours adoré le mélange sucré-salé et je crois que fromage / confiture de cerise est quelque chose d'assez classique dans le sud-ouest.

Ici, ça n'est pas vraiment un sucré-salé au plein sens du terme puis qu'il s'agit non pas d'une confiture de cerise, mais d'une simple compote de cerise, sans aucun ajout de sucre. Avec le chèvre, la cerise se marie très bien et le tout a un aspect très frais avec l'été qui arrive. Et pourquoi du thym ? Pour que ça sente un peu la garrigue dans la cuisine ;-)


Bouchées apéritives Chèvre, Cerise et Thym (pour une vingtaine)
200 g de cerises
100 g de chèvre frais
Du pain de campagne (suffisament pour y découper 20 petits ronds ou 20 petits carrés)
4 cs d'eau
1 cc bombée de thym

Dans une casserole, faire cuire à feu doux les cerises lavées et dénoyautées avec les 4 cs d'eau pendant environ 20 minutes. Retirer du feu et mixer rapidement. Réserver.

Découper le pain en petits ronds ou en petits carrés (à peu près du diamètre ou de la longueur d'un - petit - doigt). Déposer un peu de compote de cerise puis tartiner de chèvre frais et parsemer ensuite de thym.

Servir frais.

jeudi 20 juin 2013

Farci poitevin

Regardé d'un œil suspicieux par certain, encensé par d'autre, le farci poitevin divise. Soit on aime, soit on déteste. En effet, à la lecture de la composition (du gras et des légumes verts) il y a des raisons de tordre le nez. Et si vous avez l'occasion d'en goûter, gare aux imitations ou aux farcis de supermarché qui vous dissuaderont à jamais de déguster ce plat typiquement poitevin. 
C'est suite à une discussion avec Popote et Nature que l'idée m'est venue de poster la recette (et aussi parce qu'il y a encore un tout petit peu d'oseille). La préparation est celle que l'on fait chez moi (sans blettes et avec beaucoup d'oseille) avec une amélioration piquée chez une amie de ma maman qui m'a appris véritablement à le faire : les lardons fumés. 

Servi en entré, le farci poitevin se mange avec du pain ou même seul. C'est un grand classique du Poitou (et d'une petite partie de la Charente en réalité) avec peut-être autant de recettes qu'il y a de cuisinières ! 

Vous le verrez, les quantités sont un peu farfelues - notamment la notion de "bol" ou de "saladier" pour évaluer la quantité - mais elle correspond un peu à la réalité du farci poitevin : c'est une recette à la louche  ;-)


Farci poitevin (pour une douzaine de personnes)
1/2 choux frisé (environ un petit saladier) + 8 grandes feuilles
3 saladier d'oseille
1/2 laitue (environ un petit saladier)
un petit saladier de lard coupé en petits dés
1 tasse de pousses d'oignon
1 tasse de pousses d'ail
1 grande tasse de persil
6 œufs durs écrasés
12 œufs frais
200 g de lardons fumés
200 g de pain émietté
1/2 litre de lait
100 g de farine
une petite poignée de sel
poivre du moulin

Laver l'ensemble des légumes. Conserver les premières feuilles extérieures du choux. Retirer la tige de l'oseille et l'ébouillanter environ deux minutes dans une grande casserole d'eau bouillante. Procéder de même avec le choux (en dehors des grandes feuilles). 

Hacher le choux, la laitue, l'oseille les pousses d'oignon et d'ail et le persil assez finement. Dans un saladier, verser le lait et ajouter le pain jusqu'à ce que celui-ci ramollisse. 

Dans un grand récipient type bassine à confiture, mettre le choux, la laitue, les pousses d'oignon et d'ail ainsi que le persil. Saler, poivrer et ajouter les œufs crus, les œufs durs écrasés, les lardons fumés, le lard, la farine, le pain trempé et bien mélanger le tout à la main. Rectifier l'assaisonnement.

Dans un grand volume d'eau salée, ébouillanter les grandes feuilles de choux et les garder à part. 

Prendre une passoire à couscous et y étendre un filet à farci poitevin (presque introuvable en dehors de la région) ou une toile à beurre. Disposer les grandes feuilles de choux dans le fond. Le but est que la farce ne passe pas au travers. Mettre deux feuilles l'une face à l'autre (à la verticale), la partie la plus dure vers le centre, puis procéder de même à l'horizontal mais en mettant cette fois la partie la plus dure vers l'extérieur. Remplir de farce en pressant bien puis refermer avec les feuilles de choux. Prendre le filet à farci poitevin, bien le resserrer et le fermer avec de la ficelle de cuisine.

Mettre le farci à cuire à petit bouillon dans un grand volume d'eau salée pendant au moins 4 heures (cela peut aller jusqu'à 6) en le retournant de temps en temps. 

Servi frais, le farci poitevin se consomme dans les 2 jours. 

NOTE : si vous avez trop de "farce" par rapport à la taille de vos feuilles de choux, vous pouvez tout de même la servir directement après l'avoir fait cuire. Il est également possible de la mettre en bocaux, avant de la cuire (sinon, elle devient aqueuse) et la faire stériliser. Le temps de stérilisation du farci poitevin doit être de 3 heures puisqu'il contient de la viande.

mardi 18 juin 2013

Sabayon charentais

On ne peut pas avoir un blog qui se nomme "Petite cuillère et Charentaises" et faire fi de cette dernière précision. Voici donc un grand classique italien - lo zabaione - revisité à la mode charentaise.

La Charente s'invite au travers d'un de ses alcools phares, le Pineau. Le goût est très proche de celui du sabayon classique puisque par principe il est réalisé avec un vin liquoreux... Mais les amateurs de Pineau le reconnaîtrons sans aucun doute :-)


Sabayon charentais (pour 2 personnes)
3 jaunes d’œuf
4-5 cs de Pineau blanc des Charentes (ou un autre vin liquoreux)
40 g de sucre

Dans un saladier, battre les jaunes avec le sucre jusqu'à ce que le mélange blanchisse. Mettre la préparation dans récipient puis commencer à la cuire au bain-marie (donc dans une casserole plus grande qui elle sera directement sur le feu). Battre les œufs et le sucre sans discontinuer en ajoutant petit à petit le Pineau. Continuer ainsi pendant une grosse dizaine de minutes, jusqu'à ce que le sabayon ai une consistance de crème assez légère.

Servir tiède ou froid dans des petites verrines.

dimanche 16 juin 2013

Le Clafoutis

Limousin ! Limousin ! Limousin ! {version chant de supporter}
Eh oui, on a beau être une petite cuillère avec des charentaises, on est aussi le fruit de son éducation. Et pour avoir grandi - vous l'aurez compris - en Limousin, j'ai été élevée au clafoutis (et aux châtaignes, les clichés ont la vie dure ;-)

C'est surtout un souvenir d'école où à la récré, une grande partie de mes petits camarades - moi comprise - mangeaient du clafoutis dès la belle saison revenue (en automne et en hiver, on suçotait nos châtaignes bouillies) et lançaient joyeusement les noyaux sur les autres, au grand désespoir  des maîtresses et des laves-linges... Ah oui, parce que, petite précision : si vous dites en Limousin que vous enlevez les noyaux des cerises, on risque de vous regarder de travers... Chacun a son explication sur le pourquoi de cette habitude, mais c'est vrai que le clafoutis avec les noyaux (au delà du côté super chic du "je crache discrètement les intrus", sorte d'épreuve du feu quand vous arrivez) c'est meilleur car moins "humide". 

La recette que je présente ici n'est pas celle traditionnelle qui se fait au lait et à la farine, mais la variante avec de la crème fraîche - on a beau être en Limousin, on reste fille de Normand - et de la fécule de pomme de terre est beaucoup plus moelleuse que l'original (mais chuuut, il ne faut pas le dire trop fort :-)
Pour vous rassurer un peu, la version fécule de pomme de terre m'a été donnée par une mamie limousine ;-) 


Clafoutis (pour 2 personnes)
200 g de cerises
140 g de crème fraîche épaisse
1 oeuf
2 cs rases de sucre
1 cs rase de fécule de pomme de terre
1/2 cc d'extrait d'amande amère
Un peu de beurre pour le plat

Préchauffer le four à 200°. Nettoyer les cerises puis les équeuter. Dans un saladier, mélanger l’œuf, le sucre et la crème fraîche. Ajouter l'extrait d'amande amère et la fécule de pomme de terre et mélanger à nouveau jusqu'à l'obtention d'une crème bien homogène.

Beurrer le plat et y déposer les cerises. Recouvrir avec la crème et enfourner pour environ 20 minutes, le temps que le dessus dore un peu. Servir tiède ou froid.

vendredi 14 juin 2013

Glace au chèvre et la à fraise... sans sorbetière

S'il y a une chose que j'aime énormément, et ce depuis toujours, c'est la glace. Tous les parfums ! Sans distinction ! Donc comme je n'ai pas de sorbetière (ni en France, ni à plus forte raison en Italie), je dois avouer que la - bonne - glace devient une fête. Mais un jour, j'ai découvert qu'on pouvait faire de bonnes glaces (ou en tout cas de bons substituts) sans sorbetière.

Cette recette est inspiré de deux autres recettes, la Glace marbrée fraises et mascarpone d'Un Déjeuner de Soleil et la Glace au fromage de chèvre (publiée par Arabafelice in Cucina).

Le résultat est excellent, pas trop sucré et avec un petit goût rustique apporté par le chèvre frais.


Glace au chèvre et à la fraise sans sorbetière (pour 2 personnes)
Pour le coulis de fraises
Une dizaine de grosses fraises
1 cs de sucre
1 cs d'eau

Pour la glace
100 g de fromage de chèvre frais
100 g de crème fraîche épaisse
100 ml de lait
50 g de sucre (il est possible d'en mettre un peu moins)

Préparer le coulis de fraises. Laver les fraises, les équeuter puis les mettre dans une casserole avec le sucre et l'eau. Laisser cuire à feu doux environ 10 minutes. L'eau contenue dans les fraises et le sucre doivent former un jus épais, très rouge. Retirer du feu et filtrer l'ensemble pour ne retenir que la sauce.  La mettre dans un petit pot, couvrir et réserver au frais. 
Vous pouvez mettre quelques fraises de côté pour les ajouter en suite sur la glace au moment de servir. 

Préparer la glace. Faire chauffer le lait et le sucre jusqu'à ce que celui-ci soit dissout et le lait chaud (normalement, il ne faut pas plus de 2-3 minutes). Retirer du feu. Dans un saladier, mélanger le chèvre frais et la crème fraîche. Ajouter le lait sucré tiédi et bien fouetter le tout afin d'avoir une préparation la plus homogène possible. Déposer la crème dans un moule assez plat et placé recouvert de papier film au congélateur pour au moins 45 minutes. Lorsque la crème a attend la consistance d'une glace molle, ajouter la moitié du coulis de fraises sur le dessus et mélanger doucement pour former des traces de coulis (pour une couleur homogène, il suffit de bien mélanger le tout). Remettre au congélateur pour encore au moins 2 heures. 

Servir (en sortant la glace au dernier moment) en décorant du reste de coulis et de quelques fraises en morceaux. 

jeudi 13 juin 2013

Tartelettes fraises, basilic et mousse de chèvre... sans cuisson

Il fait beau, il fait - presque - chaud, les fraises poussent dans les jardins... Le printemps à enfin pointé son nez :-)
Quoi de mieux donc qu'un petit dessert avec des fraises ? En plus, cette recette est un peu une recette spéciale cuisine d'étudiant puisqu'elle se fait sans cuisson ! Je ne sais pas si c'était votre cas, mais dans mon premier studio, ne n'avais pas de four - pas même un mini four - et pour assouvir ma passion pour les desserts, je faisais deux choses : des tiramisù et des tartes au chocolat ou aux fruits. Oui, mais pour les tartes, il faut un four me direz-vous... que nenni (en fait, si, mais pas avec cette recette ^^). En effet, c'est un "faux" fond de tarte un peu sur l'idée du cheese cake : des biscuits hachés et du beurre fondu que l'on fait ensuite durcir au frigo. Un jeu d'enfant !

Allez, comme c'est bientôt l'été, on va plutôt dire que c'est de la cuisine camping ;-)


Tartelettes fraise, basilic et mousse de chèvre (pour 6 personnes)
Pour le fond de tarte :
15 biscuits type Petit Brun, digestive biscuits, ...
100 g de beurre fondu

Pour la mousse de chèvre :
100 g de chèvre frais
100 g de fromage blanc
1 cc de sucre

une vingtaine de fraises (il en faut environ 4 par tartelettes)
2 cs de sucre
3 cs d'eau
une dizaine de feuilles de basilic + un peu pour décorer.

Dans un saladier, écraser les biscuits puis ajouter le beurre fondu et le sucre. Bien mélanger jusqu'à l'obtention d'une préparation un peu humide et compacte. Dans les moules à tartelette (ou à tarte si vous voulez faire une version à partager), déposer cette pâte en tassant bien, surtout sur les bords. Couvrir de film alimentaire et placer au frais pour au moins 1 heure, le temps que les fonds de tarte se solidifient. 

Mettre le chèvre, le sucre et le fromage blanc dans grand bol et mélanger au batteur ou au fouet (pour aérer un peu la préparation). Filmer et réserver au frais.

Dans une casserole, mettre à chauffer l'eau, le sucre et le basilic. Porter à ébullition et ajouter les fraises. Faire cuire pendant 2-3 minutes en arrosant en continuation les fraises. 

Sortir les fonds de tarte et les recouvrir de mousse de chèvre. Disposer les fraises sur le dessus et décorer avec le basilic.

NOTES :

{si vous craignez que le goût soit trop fort, vous pouvez faire 100 g de fromage blanc, 50g de chèvre et 50g de crème fouettée}

{l'eau contenue dans les fraises va former un sirop que vous pouvez tout à fait utiliser dans une autre préparation}

mercredi 12 juin 2013

Pasta Roquette, Tomates cerises et Bottarga

Les tomates ne sont pas encore tout à fait de saison, mais elles arrivent petit à petit sur les étals des marchés. Du coup, j'en ai acheté, notamment parce que j'avais envie de vous proposer une recette de pâtes que j'adore :-)

Il y a une petite pointe de Sardaigne dans ces pâtes puisqu'elles sont saupoudrées de bottarga. Si le mot vous fait penser à la poutargue, c'est normal car c'est la même chose ! Il s'agit d'une poche d'œufs de mulet salée puis séchée et si dans le sud-est de la France, elle est exclusivement de mulet (à ma connaissance en tout cas), en Italie on en trouve aussi de thon (moins savoureuse selon beaucoup). En Sardaigne, elle est - presque - toujours "di muggine" donc de mulet. 
On en consomme beaucoup sur l'île, par exemple râpée sur les pâtes. Une grande partie provient de la région autour d'Oristano mais on en trouve aussi une très bonne sur l'Isola di San Pietro, une île au sud-ouest de l'île principale. Je dois avouer que j'étais un peu réticente avant de goûter, mais le goût est assez exceptionnel : à la fois fort et très délicat. 

Ici, il s'agit d'une recette simplissime puisque tous les ingrédients sont mélangés crus aux pâtes. De quoi se régaler en un tour de main ;-)


Pasta Roquette, Tomates cerises et Bottarga (pour 2 personnes)
250 g de
10 tomates cerises
Une grosse poignée de roquette
Un peu de Bottarga di muggine
2 CS d'huile d'olive
Sel

Mettre l'eau pour les pâtes à bouillir. Pendant ce temps, découper les tomates cerises en petits dés en retirant les pépins.
Faire cuire les pâtes dans un grand volume d'eau bouillante salée (le temps indiqué par le fabriquant). Une fois cuite, les égoutter et les mettre dans un saladier. Arroser généreusement d'huile d'olive, parsemer de tomates cerises et de roquettes puis mélanger. Au dernier moment, saupoudrer d'un peu de bottarga râpée.
Servir immédiatement.

NOTE : la recette peut aussi être consommée comme une salade de pâtes. Dans ce cas, augmenter légèrement la quantité de sel et une fois les pâtes cuites, les passer sous l'eau pour arrêter la cuisson.

samedi 8 juin 2013

Pousse d'épine

Commercialisé en Vendée, sous le nom de Troussepinette, cette boisson est un grand classique de l'apéritif. En Poitou, on l'appelle plutôt Pousse d'épine ou même Vin d'épines, mais l'idée reste la même : faire macérer dans du vin et de l'eau de vie les jeunes pousse d'un arbuste que l'on nomme - chez moi au moins - l'épine.

L'épine noire (appelée aussi Prunellier) est une plante que l'on trouve assez facilement dans toute la partie centre-ouest de la France. Pour préparer cette boisson, il faut récupérer la partie haute de chaque pousse, en générale juste après la floraison donc en cette saison (un peu plus tôt les années où il fait beau ;-)


Pousse d'épine (pour environ 5 litres)
800 g environ de pousse d'épine
4 litres de vin rouge, rosé ou blanc mais d'au moins 12°
1 litre d'eau de vie
800 g de sucre (on peu aller jusqu'à un kilo si on aime vraiment le côté sucré)

Bien laver les pousses d'épine et les mettre à macérer dans un grand récipient avec le vin, l'eau de vie et le sucre. Laisser à couvert pendant 4 à 5 semaines en remuant de temps en temps. Filtrer et mettre en bouteille. 

A consommer avec modération ;-)

mercredi 5 juin 2013

Pasta con le sarde en VF

S'il y a une chose que j'aime en cuisine, c'est m'amuser et réussir à faire un repas avec les contraintes de mon frigo. Donc quand j'ai vu la proposition de Jenna de préparer une recette à base de courgette, poireau, échalote et... sardines en boîte, je me suis retrouvée un peu dans la même situation que devant mon frigo les jours où il n'est pas très coopératif ("mais qu'est-ce-que je vais faire avec ça ?!?"). 

Mon principal problème dans les ingrédients, la sardine en boîte. Pas que je n'aime pas ça, mais je n'ai pas l'habitude d'en acheter et encore moins de les préparer. Je me suis donc concentrée très fort sur le problème et la solution m'est venue de la cuisine sicilienne. Je ne suis jamais allée en Sicile (même si j'en rêve), mais la littérature sicilienne - Montalbano en tête - et mes assistantes d'italien au lycée - toutes siciliennes - m'ont laissé quelques idées de recettes appétissantes. 

Un grand classique sicilien, c'est la pasta alle sarde, les pâtes aux sardines. Que les siciliens qui passent par là ferment les yeux ! Ils risquent la syncope en se rendant compte que je les prépares ici avec des sardines à l'huile... Je suis donc très loin de la recette originale (qui ne contient ni courgette, ni poireau, ni échalote), mais l'inspiration viens de là ;-) 
C'est aussi un peu pour ça qu'elles sont "en VF" parce qu'elles n'ont en commun avec l'original que le nom et les sardines. Le reste des ingrédients les rends plus françaises qu'autre chose :-)


Pasta con le sarde en VF (pour 2 personnes)
300 g de spaghetti
1 boîte de sardines à l'huile
100 g de courgette
50 g de poireau
1/2 échalote
1 gousse d'ail
1 cs de pignons de pin
1 cs d'huile
2 cs de chapelure (mieux si faite maison)
1/2 piment oiseau
sel

Égoutter les sardines à l'huile et les passer ensuite dans du papier absorbant. Les nettoyer pour en retirer la peau et l'arrête centrale. 

Laver la courgette puis la détailler en tout petits morceaux. Procéder de même avec le poireau en faisant de fines lamelles. Émincer l'échalote et l'ail finement. 

Mettre l'eau des pâtes à chauffer. Dans une poêle, faire doucement revenir l'échalote, l'ail, les pignons de pin et le piment dans l'huile. Lorsque l'ail devient translucide, retirer le piment et ajouter les sardines. Laisser cuire pendant 2-3 minutes, le temps que  les sardines se délitent. Ajouter les poireaux émincés et la courgette. Laisse cuire pendant environ 7 minutes, le temps que les légumes soient tendres. Pendant ce temps, faire cuire les pâtes dans un grand volume d'eau salée. 

Une fois prêtes, égoutter les pâtes et, hors du feu, les ajouter à la préparation dans la poêle. Bien mélanger et saupoudrer de chapelure. Servir immédiatement.

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Et si vous voulez découvrir les autres recettes, voici les liens des différents blogs ou pages :

dzemdzus

kuchnia sentymentalna

Mon petit coin gourmand

Little Bouillon

à table les garçons

breves de gourmandise

objectif zero miettes

l'eau a la bouche

le 848

bistro de jenna

mardi 4 juin 2013

Le n°14 de Yummy est en ligne... ça sent l'été!


A chaque fois j'attends ce rendez-vous avec impatience... le dernier numéro du magazine Yummy ! (magazine en ligne gratuit et collaboratif) est sorti !  Et sincèrement, il sent bon l'été avec des recettes à base de cerises, de tomates, d'aubergines, de framboises et j'en passe.

Vous retrouverez aussi ma petite participation dans la rubrique "Idées autour du BBQ" dans laquelle le magazine laisse la parole aux réseau sociaux et où pourrez notamment lire la recette des aubergines au barbecue de Petite Cuillère et Charentaises :-)

Vous pouvez le feuilleter ICI
et le télécharger ICI

Bonne lecture !

lundi 3 juin 2013

Pesto de pistache

Le Pesto est une préparation - aujourd'hui connue de tous - originaire de la Ligurie et à base de basilico genovese (une espèce de basilic au parfum très spécifique). Désormais, elle présente beaucoup de variante, certaines historiques - l'arrivée des génois en Sicile a donné naissance au Pesto alla Trapanese - d'autres issues de l'imagination des cuisinières... Le mot italien "pestare" (un peu différent dans le dialecte de Gênes) signifiant "écraser" (vous aurez fait le lien avec la préparation :-) il est possible de préparer un pesto avec différents ingrédients.

Le pesto que je vous propose aujourdh'ui a pour origine une recette de Sophie du blog La Conque d'Or. La recette est bien la sienne - c'est elle qui indirectement m'a initiée à la pistache dans les plats salés - la seule différence est une petite variation au niveau des quantités et le fait qu'ici, l'ail n'est pas cuit. 

Les pistaches de Bronte - qui n'ont rien à voir avec les sœurs du même nom mais avec un village de la province de Catane en Sicile - ont un goût véritablement fantastique (si vous n'en trouvez pas, je vous rassure, vous pouvez tout de même les remplacer). Le résultat est un pesto très délicat aux saveurs subtiles. 



Pesto de pistache (pour 2 personnes) :
150 g pistaches de Bronte non salées
1 gousse d'ail
3 cs de Grana padano
5 cs d'huile d'olive
1 pincée de sel

Dans un mixer, broyer les pistaches sans en faire de la poudre. En mettre 1 cs de côté pour la décoration.

Ajouter l'ail, le parmesan et la pincée de sel. Mixer par à coup puis ajouter petit à petit l'huile en mélangeant. Dans le meilleur des cas, utiliser un mortier en écrasant d'abord l'ail avec le sel, puis en le mélangeant aux pistaches et en ajoutant ensuite petit à petit l'huile d'olive. 
Le pesto doit être bien crémeux.

Il peut être consommé immédiatement avec des pâtes (il pourra être nécessaire d'allonger le pesto avec un peu d'huile ou d'eau de cuisson des pâtes) ou des gnocchi voire sur une petite tranche de pain avec quelques tomates fraîches. 

samedi 1 juin 2013

Vin de Laurier

Le vin de laurier est un apéritif que l'on fabrique dans le Poitou. A base de vin rouge et de laurier, c'est une boisson que l'on prépare à cette période de l'année pour la consommer ensuite en toute saison. J'ignore si cette boisson est véritablement du Poitou, mais c'est de là que me viens la recette. C'est une amie de ma maman qui la prépare et elle la tient elle-même d'un de ses voisins. 
Consommé très frais en été ou à température ambiante (et avec modération), ce vin de laurier a un petit goût d'amande amère assez agréable et surprenant. 


Vin de laurier (pour environ 5 litres)
90 jeunes feuilles de laurier-haie
4 litres de vin rouge à 12°
1 litre d'eau de vie
800 g de sucre

Dans un grand récipient, mettre les feuilles de laurier lavées avec l'eau de vie. Laisser macérer à couvert pendant 48 heures.

Après 48 heures, ajouter le vin et le sucre, bien mélanger et laisser à nouveau macérer - toujours à couvert - pour 10 jours en remuant de temps en temps. Au bout de dix jours, filtrer le liquide pour en retirer le laurier et mettre en bouteille.